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Qui Voyagent ?


"L'homme qui veut s'instruire doit lire d'abord, et puis voyager pour rectifier ce qu'il a appris.”
Giacomo Casanova


Qui voyage ?  Anne et Joe
Pour nous contacter : 
filimen@hotmail.fr

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La photo du jour


Nos Aventures Par Dates

Le voyage en chiffre

Nombre d'heures passées en avion : 54h10
Nombre d'heures passées en bus : 7h04
Nombre d'heures passées en bateau : 39h21
Nombre d'heures passées en tramway : 1h40

Nombre d'heures passées en train : 11h59

Nombre d'heures passées en télésiège : Oh45

Nombre d'heures passées en hélicoptère : 0h05

Quelle heure est il ?

  Melbourne ( GMT + 10h )

Quel temps fait il ?

 

20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 04:58

                                                     LA NOUVELLE ZELANDE DU 26 JUIN AU 6 JUILLET 2009

Vendredi 3 juillet

Nuit difficile a cause de cette sa….de Kéa de m… ! Il a beau être en voie de disparition, il y en a 2 qui ont passé la nuit a faire la nouba sur le toit de notre camper van !!!! Du coup je suis obligé de sortir en pijama dans la neige pour lui jeter des boules de neiges, pendant que Anne reste bien au chaud, morte de rire. Ma technique ne fonctionne pas vraiment, ils ne se taisent seulement 5 minutes, juste le temps pour nous de nous rendormir….et de nous re réveiller !

Au petit matin, j'ai cherché les kéa pour les réveiller, mais impossible de les trouver ! grrr. Alors rien de tel qu’une petit vaisselle à la neige pour se remonter le moral !


A notre programme aujourd’hui, nous devons remonter au nord de l’ile, pour refaire la croisière avec les dauphins que nous avons tant aimé.

La route est superbe et le temps se dégage de kms en kms.




La neige se fait de plus en plus épaisse, ce qui nous oblige a mettre les chaines. Mais sur les roues arrières et non avant puisque qu’il s’agit d’un 4x4.








Les moutons et les vaches ne semblent pas étonnés que tant de neige recouvre toutes les pâtures.



Après cette magnifique route, nous arrivons à Kaikoura avant que l’office du tourisme ne ferme. Nous réservons donc la croisière pour le lendemain et décidons de nous faire un petit resto. C’est donc le ventre bien plein par de délicieux fruits de mers et poissons que nous fermerons les yeux sur cette journée.


Samedi 4 juillet :

Ouille ouille ouille…le temps n’est pas de la fête ce matin, espérons que les dauphins eux en seront.

Nous attendons 8h30 pour que l’on nous annonce que la croisière est annulée pour cause du mauvais temps, ce qui a fait s’éloigner les dauphins. Nous sommes bien évidemment très déçus, mais pas autant que les gens qui n’avaient jamais fait la croisière.

Pour nous consoler, nous allons demander à l’office du tourisme quelques marches, et apprenons qu’a quelques minutes de voiture, se situe une marche unique. Nous allons donc à 20 minutes de là, à Ohan’s Walk, pour arriver dans un endroit qui restera à jamais gravé dans nos mémoires.

En effet, au bout de ces 10 minutes de marche facile, une magnifique cascade se jete dans un trou d’eau dans lequel jouent des dizaines et des dizaines de bébés phoques.






Une véritable garderie pour phoques qui jouent, nagent, se chiffonnent et font de gigantesques bonds dans l’eau.

Certains frileux restent sur le bord, alors que d’autres viennent les chercher pour venir jouer.









Nous restons là durant au moins une heure pour les admirer faire leurs pitreries. Il s'approchent parfois très près car ils sont hyper curieux.



...et adorent poser pour la photo...





Le soir, nous repartons en direction de Christchurch pour passer notre dernière nuit avant de rendre le camping car au petit matin et de prendre l’avion pour Melbourne...


...avec dans nos têtes...de nouvelles images que nous n'oublierons jamais !


Notre escapade en Nouvelle Zélande n'a été que pur bonheur. C'est un pays magnifique (du moins l'île du Sud) que je conseille à tous le monde de visiter. Les paysages sont grandioses et totalement changeants suivants les saisons. Reste plus qu'à revenir en été !

                        Merci la vie de nous avoir permis de voir de si belles choses...et toujours main dans la main !

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Published by Anne & Joe - dans Nouvelle Zelande
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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 04:38

                                                         LA NOUVELLE ZELANDE DU 26 JUIN AU 6 JUILLET 2009

Jeudi 02 juillet 09

Après une bonne nuit suivie d’un petit déjeuner riche mais pas trop copieux, nous sommes fin prêts à grimper le glacier.

Nous sommes regroupés avec une cinquantaine d’autres touristes dans le chalet et attendons les instructions.
L’ambiance est plutôt détendue, mais tout le monde se regarde et cherche à évaluer le niveau physique de chaque
membre du groupe. En effet, plus le niveau du groupe est bon, plus nous irons loin sur le glacier donc plus nous
aurons de chance de voir de la glace bleue…

C’est à notre tour de nous équiper. Nous recevons un parka bleu imperméable, un sur pantalon une paire de grosses
chaussettes de laine, des moufles et bien sur les grosses chaussures avec une petite sacoche et les crampons adaptés.


La tenue est loin d’être sexy, mais elle est confortable, c’est tout ce qu’on lui demande.


Tout le monde est enfin prêt, nous partons donc en car à la conquête du glacier. Nous sommes prêts de 40 personnes
et 3 guides nous accompagnent. Nous espérons qu’une chose c’est que le groupe sera dispatché en 3.
Nous empruntons un petit chemin de traverse dans la forêt pour rejoindre le lit du glacier. Nous marchions tous en file indienne. J’ai cru que j’allais devenir dingue ! J’ai eu le malheur de me trouver derrière un japonais qui s’arrêtait sans prévenir tous les 3 mètres pour prendre une photo de sa dulcinée, qui bien évidemment posait !
Nous arrivons finalement face au glacier. Il est superbe.



Nous sommes tous excités, d’autant plus que le temps semble se maintenir favorablement. Après un rapide cours sur la géologie des lieux, les guides se séparent et demandent à ce que l’on en face autant. Il faut donc 3 groupes de niveau. Le premier groupe sera celui des « camera happy ». Une manière poétique pour qualifier ce groupe de plus lent en prétextant un temps plus long pour prendre des photos. Le second sera le groupe intermédiaire et le troisième, le groupe des sportifs avec un bon rythme d’avancée.

Nous avons éclaté de rire lorsque tout le groupe de japonais s’est orienté direct vers le guide de « la camera happy ». Nous, nous allons bien évidemment dans le groupe des sportifs avec l’espoir de pouvoir apercevoir la glace bleue.
11 personnes, essentiellement dans nos âges se sont greffées au groupe. Une fois tout le monde en compagnie de leur guide, nous partons. Nous n’avons même pas eu le temps de dire ouf que notre guide était déjà 20 mètres plus loin !

Nus passons devant une jolie cascade, mais nous avons tout juste le temps de la photographier.


Bien qu’il soit un peu impressionnant, notre guide est fort sympathique et a beaucoup d’humour.


Nous recevons les derniers conseils de sécurité et effectuons nos premiers pas sur terrain glissant. Quelques mètres plus loi, nous arrivons au « stand » des crampons. Après une rapide démo, à nous de les chausser. Ils sont super légers. Que l’aventure commence !


Chose logique, nous ne devons jamais devancer le guide mais toujours le suivre. Il part donc le piolet à la main et nous construit des escaliers de glace.


Une fois le feu vert reçu, nous nous élançons à notre tour.


Pour le moment, la glace est loin d’être blanche ou encore mieux bleue, mais nous sommes heureux de tenter cette expérience.



Le groupe est vraiment sympa et tout le monde a trouvé son rythme donc la ballade est très agréable.


Je peux vous assurer que nous avons-nous aussi été des « camera happy » ! Nous n’avons cessé de prendre des photos tellement cette expérience était incroyable.


Et que demander de plus, le soleil nous a rejoint. C’est grâce à lui que nous apercevons notre première glace bleue dans un petit trou.

Marcher sur la glace avec des crampons n’est pas difficile ; il suffit juste de bien lever les pieds. Notre ascension se fait sans difficultés.


Le groupe se retrouve à l’arrêt. Le guide lui, est en plein effort. Que fait-il ? Il creuse… Puis, nous voyons un membre du groupe disparaitre dans un trou. On va descendre dans une sorte de terrier ! Nous sommes impatients. Notre tour arrive finalement.

Je saisie la corde de vie et m’enfonce dans ce tout petit trou de glace. C’est très étrange comme sensation. Cette glace froide, mais étrangement pas si froide, tout autour de vous…


Plus vous descendez, plus le terrier devient étroit.


La glace est d’un bleu magnifique ! C’est juste incroyable.



Allez, les autres doivent trépigner d’impatience, il est temps de remonter à la surface.
En attendant le reste du groupe, nous nous prêtons au jeu des photos. Disons que nous sommes le groupe des sportifs camera happy ! Nous prenons les autres, qui nous prennent à notre tour en photo. Vive le numérique !






Quelques temps plus tard, notre ascension reprend. Plus nous grimpons, plus la glace devient d’un blanc immaculé, et plus nous sommes heureux.
Notre guide nous emmène au travers des escaliers de glace, des crevasses, des petites poches d’eau… Ce glacier n’est rien d’autre qu’une véritable aire de jeu.




Nous sommes totalement excités ! Les paysages sont complètement fous. Et la couleur de la glace si pure, si blanche, si bleue… Epoustouflant.



Impossible de ne pas faire des photos toutes les cinq minutes !



Notre guide nous informe que nous avons atteint le point le plus haut de la ballade. C’est-à-dire 250 mètres de hauteur sur le glacier. Une caisse avec des outils nous attend pour la traditionnelle photo montage, auquel nous nous prêtons avec plaisir.




Etant donné que nous sommes arrivés dans les temps, notre guide nous propose un petit extra… Alors on est reparti. Un petit saut au dessus d’une crevasse et quelques mètres plus loin, notre guide nous demande de nous délester de nos sacs à dos.


Nous avons très vite compris la raison de cette demande. Nous devons passer à travers une faille dans la glace… une minuscule faille…
Quelle expérience inoubliable. Nous sommes pratiquement 100% en contact avec la glace. Je vous promets que vous êtes plutôt content de ne pas avoir abusé des hamburgers !



La glace est parfaitement sculptée ; c’est magnifique.


Je pense que vous devez vous demander pourquoi cette glace est bleue. La couleur n’est pas due aux minéraux, mais à la réflexion de la lumière. En d’autre terme, en fonction de la profondeur de la glace et de la manière dont les rayons du soleil percutent la surface, vous pouvez avoir de la glace de la couleur de l’arc en ciel ! Notre guide, par exemple, a déjà vu de la glace violette ! Incroyable, n’est-ce pas.

Nous traversons une seconde faille mais un peu plus large que la première.




De retour à la lumière du jour, nous profitons de nos derniers moments de temps libre pour effectuer quelques clichées avant d’entamer le retour.





Toujours sous les ordres de notre guide, nous redescendons, par un autre chemin vers la base du glacier. Nous empruntons de nouveau les escaliers de glace élaborés par toute l’équipe de guides.




Nos premiers pas sur la glace n’ont été que pur bonheur et découverte. C’est une expérience inoubliable que nous avons effectué sans trop d’effort sur le Frantz Joseph Glacier.
Un grand merci à notre guide kiwi qui a maintenu un bon rythme de marche nous ayant ainsi permis d’expérimenter la grande faille !

Encore une fois, notre belle étoile a veillé sur nous, car dès que nous avons quitté la glace et foulé la roche sur le chemin du retour, la pluie a fait son entrée ! Si ce n’est pas de la chance ça !
Ravis, heureux, contents, nous repartons vers de nouvelles aventures.

Nous emprunterons une jolie route de montagne, sous les nuages bas et la neige, alors nous décidons de passer la nuit en pleine montagne habillée de son épais manteau blanc.

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Published by Anne & Joe - dans Nouvelle Zelande
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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 04:14

                                                     LA NOUVELLE ZELANDE DU 26 JUIN AU 6 JUILLET 2009

Mercredi 01 juillet 09

Après une nuit bien calme sur le bord du lac, nous reprenons la route pour cette fois ci quitter la « scenic drive ».
Mais en Nouvelle Zélande, quasiment toutes les routes méritent le titre de « route touristique » tellement elles sont belles.



Je ne vous ai pas encore présenté notre compagnon de route : le camper van. Et oui, pour une fois, Troopy ne fait pas partit de l’aventure. Nous lui avons accordé 10 jours de répit. Il est en garde chez Marcus et Jenn, nos amis de Williamstown.

Nous sommes donc au volant d’un Toyota HiAce essence.



Il s’est révélé être fort agréable à conduire étant donné la visibilité parfaite du fait des nombreuses fenêtres mais surtout du fait de son avant très court, ce qui facilite grandement les manœuvres.
A l’intérieur, nous avions un frigo (que nous n’avons jamais allumé étant donné la température extérieure proche de 0°C !), de placards de rangements, d’un évier, de deux gaz et il fut bien sûr livré avec tous les ustensiles de cuisine.



La journée, nous installions la table qui se transformait la nuit en un grand lit confortable. Le Nomad 2/3 Berth est parfait pour un couple… avec un enfant ! (et oui, il y a aussi un petit lit au dessus du notre…Parfait pour Ruby ! )

Ruby, parlons-en. Vous devez surement vous demander comment cela se fait que ce petit ours soit parmi nous en Nouvelle Zélande.

Nous aussi, nous avons été très surpris de sa présence ! Nous n’avons pu lui prendre un billet d’avion (c’est que c’est toujours plus cher que de voyager à 3...), alors, nous lui avons expliqué qu’il devait garder Troopy pendant 10 jours et qu’on reviendrait le chercher ensuite. Ah je ne vous raconte pas comment il a fait la comédie ! Il voulait venir à tout prix… Mais de bons parents ne cèdent pas au chantage de leur petit trésor. Nous lui disons donc au revoir en même temps qu’à Marcus et Jenn et partons pour l’aéroport, nos bagages sur le dos.

Arrivés en Nouvelle Zélande, nous ouvrons nos bagages et SURPRISE ! Le petit Ruby s’était glissé dans un de nos sacs à notre insu ! Sacré coquin ! Mais nous n’avons pas eu le cœur de le gronder… il est tellement mignon…


Et puis ca tombe bien, dans le camper van, il y a 3 ceintures à l’avant…


C’est donc tous les 3 que nous avalons les kilomètres dans ce nouveau pays. Nous repassons à Te Anau avec son plus grand lac de l’île du Sud, puis roulons en direction de Queenstown. La route est encore une fois très jolie.


Nous atteignons assez rapidement cette fameuse ville attrape touristes qui se vante de proposer le plus grand panel d’activités à sensations. C’est vrai le choix est étourdissant, tout comme les prix d’ailleurs. Parachutisme, parapente, hélicoptère, ski, rafting, saut à l'élastique, canyoning, VTT… tous vos désirs peuvent être réalisés ; voilà pourquoi Queenstown se vante d'être la capitale mondiale des sports extrêmes.
Nous n’effectuerons toutefois qu’une courte halte dans cette ébullition de touristes. Nous allons à l’office de tourisme pour savoir de quelle manière nous pouvons découvrir la ville, mais nous n’étions pas des clients intéressants car nous ne souhaitions pas acheter un tour, alors la dame n’a pas pris la peine de nous répondre… Au suivant !
Et bien, nous avons fait de même, nous avons quitté illico presto cet endroit au profit de Wanaka à une heure et demi de route vers le Nord.
Nous découvrons un endroit paisible au bord d’un grand lac d’origine glacière. Nous profitons de l’ambiance tranquille du lac lors du coucher du soleil puis allons sur internet pour donner quelques nouvelles.




Nous reprenons la route pour quelques kilomètres avant de nous endormir, encore une fois dans les bras l’un de l’autre.

Jeudi 02 juillet 09

L’objectif d’aujourd’hui est d’atteindre les glaciers. La route qui nous conduit à Haast est encore une fois digne d’intérêt. Dès que nous apercevons un panneau, nous nous arrêtons et partons pour une courte marche à la découverte de ruisseaux, aux eaux incroyablement limpides…




…de cascades qui semblent surgir de nulle part, ou tout simplement de forêts denses.



Nous ne sommes pas mécontents que les ballades ne soient que de 5 minutes, car plus nous progressons vers le Nord, plus le temps se dégrade.
Nous arrivons donc à Haast sous la pluie. La pauvre dame de l’office de tourisme était bien embêtée, car tout ce qu’elle avait à nous proposer, c’était de longues randonnées dans Mount Aspiring NP… Heu, non merci !
Nous arrivons donc au fameux glacier : le Fox Glacier. Avec l’Argentine, la Nouvelle-Zélande est l'un des rares pays où l’on peut voir des glaciers descendre si bas en altitude (250m), et si proches de l’océan, insolites dans cet univers de forêt, de roches et d’eau. C’est l’occasion d’approcher au plus près ces colosses de glace. Nous aimerions effectuer une randonnée avec un guide sur le glacier.
Cette expérience est possible sur les deux glaciers du pays : Fox glacier et Frantz Joseph Glacier. Nous allons donc prendre des renseignements pour définir notre choix. Nous sommes encore une fois accueillis avec froideur et peu de considération. Décidément, les néozélandais sont loin, très loin d’égaler la chaleur des volontaires australiens.
Bref, nous ressortons de ce bureau avec une brochure que nous avions déjà et pas plus d’informations. Nous décidons donc d’aller voir le glacier pour nous faire notre propre avis.


Impossible de l’approcher car la randonnée qui nous permet d’être face à face est fermée pour cause de récents éboulis. Nous restons donc derrière la corde au loin, pendant que tous les groupes guidés progressent vers le géant. Nous n’avons été que peu séduit par l’endroit alors nous reprenons la route pour atteindre le second glacier.
Néanmoins avant de quitter la région du Fox Glacier, nous avons eu la « bonne » idée d’effectuer le tour du Lac Matheson qui est sensé offrir l'une des plus belles vue sur le Dividing Range. Le sommet du Mt Cook doit même apparemment se refléter dans les eaux du lac… probablement mais pas lorsqu’il pleut et que les nuages sont tellement bas que l’on ne voyait même pas l’ombre de la montagne dans le paysage ! 45 minutes de marche ridicule, juste histoire de dire que nous avons, nous aussi, fait le tour du lac Matheson ; « il pleut, il mouille, c’est la fête aux deux grosses nouilles… »


Bien trempés, nous repartons vers le second glacier. Plus d’une heure plus tard, nous garons le camper van devant la boutique du Frantz Joseph Glacier et allons demander quelques renseignements. L’accueil est tout aussi froid et incompétent que son concurrent. Mais nous ne voulons pas repartir de la Nouvelle Zélande sans avoir tenté cette expérience.
Alors c’est partit, on book pour une randonnée à la mi journée demain… même s’il a prévu de pleuvoir…

C’est donc fait, nous sommes attendus demain matin à 8h45 pour une nouvelle aventure.
aventure.
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 04:41
                                                     LA NOUVELLE ZELANDE DU 26 JUIN AU 6 JUILLET 2009

Mardi 30 juin 09

Nous ouvrons les yeux sur la journée qui s’annonce la plus chargée de ce voyage. Nous souhaitons en effet parcourir les 200 kms de scenic drive jusqu’à Milford Sound où nous ferons une croisière puis une randonnée et enfin nous aimerions atteindre notre prochaine destination : Wanaka.
Tout cela en une seule journée d’hiver avec un soleil qui se lève que vers 8h00 et qui se couche à 17h00.
Un, deux, trois partez ! Le Top chrono est lancé…

Nous nous réveillons bien au chaud sous la couette dans notre petit van, mais à la vue de la fumée qui sort de notre bouche à chaque respiration, nous savons pertinemment qu’il fait très froid dehors.
Allez, un peu de courage et nous sautons dans nos jeans glacés. D’ailleurs; ce matin, il n’y avait pas que nos vêtements à être gelé… les vitres intérieur de la voitures étaient elles aussi givrées…



Et bien évidemment les vitres extérieures nécessitent d’être frottées…


Après avoir fait le plein à Te Anau, nous nous élançons sur cette route qualifiée comme l’une des plus jolies de la Nouvelle Zélande.
Au fur et à mesure que nous avalons les kilomètres, nous découvrons de magnifiques paysages enneigés.


Nous longeons les lacs et grandes plaines avec des yeux ébahis. Mais quelle frustration; pas le temps de s’arreter et de profiter de l’immensité de ces grandes étendues, le départ de notre croisière est fixé à 11h00.
J’ai donc encore une fois l’appareil photo à la main, prêt à photographier chaque paysage.


Mais des fois, le panorama qui défile devant nous est tellement grandiose, que nous nous accordons 2 minutes d’arrêt…



Au fur et à mesure que nous approchons du but, la route devient de plus en plus glissante et enneigée. Nous n’avons toutefois pas eu besoin de mettre les chaines, mais la concentration était à son comble à bord du van.


Il fait tellement froid dehors que des stalactites décorent les parois de la montagne. C’est tout simplement magique de voir cette glace…


Nous évitons cependant de nous arrêter sur le bas côté de crainte de ne pouvoir repartir tellement la route est glissante… Le stress monte un peu, nous voyons l’heure tourner et nous ne pouvons pas rouler à plus de 40 km/h… Encore 70 kms à parcourir…

Le tunnel de Homer se profile à l’horizon. C’est d’ici que part une exellente randonnée de montagne. Mais nous faisons une croix dessus étant donné le risque d’avalanche et sans compter que le sentier n’est pas clairement balisé.


Nous entrons tout doucement dans cet étrange tunnel… au sol verglacé et au plafond orné de stalactites. Il est fort étroit et très sombre. Nous avons l’impression de nous engouffrer dans le centre de la terre. L’émotion ressentie en traversant ce tunnel fut très particulière; nous sommes plutôt contents de retrouver la lumière du jour.


Ok; nous voilà de l’autre côté de la montagne. Un petit coup d’œil sur la montre et nous poursuivons notre route. Nous sommes toujours inquiets de ne pouvoir être à temps pour l’embarquement. Mais nous avons doublé un bus plein de japonais… Ils vont surement faire la croisière eux aussi, alors on garde la foi !

De nombreux panneaux nous indiquent les curiosités à voir le long de la route, mais pas le temps, on file. Nous arrivons à destination à 10h50. Le bateau part à 11h. Il nous reste à acheter les tickets et à rejoindre le ponton d’embarquement qui se situe à 700 mètres à pied.
Les tickets en main, nous partons en sprint sur la promenade en bois qui longe le fiord. Allez, on peut le faire !
Nous arrivons tout essoufflés au bateau en brandissant nos tickets. Mais ce ne sont pas les bons, nous devons les échanger contre le bordereau d’entrée. Ni une ni deux, je file vers le bureau de vente et échange les tickets contre notre laisser passer.
Gagné ! Il est 11h00, nous sommes à bord du bateau et les moteurs ronronnent. Piouuu.. Pour un contre la montre, c’était un contre la montre !

Nous pouvons maintenant profiter -tranquillement- de la splendeur des lieux.



Nous avons une chance incroyable car il pleut un jour sur deux (soit 12m par an !) et nous découvrons le fiord sous un magnifique soleil. Si ce n‘est pas avoir une bonne étoile ça ! Nous sommes heureux comme tout et regardons de tous les côtés. C’est encore une fois grandiose.


A peine 5 minutes après le départ du bateau, un flanc de montagne dévoile une magnifique cascade. Tout le monde est excité à bord du bateau.


Nous allons naviguer 1h40 sur ce fiord, creusé lors de l’ère glaciaire. 1h40 dans cet univers à part où eau et végétaux semblent se livrer un combat permanent sur des pentes abruptes de roche noire.



C’est ici que la montagne rencontre la mer, c’est ici que les montagnes jaillissent majestueusement des profondeurs, c’est ici que les montagnes admirent leur reflet dans l’eau bleu azure du fiord, voilà pourquoi le parc national du Fiordland, patrimoine mondial de l’UNESCO, est réputé pour être une des plus spectaculaires zones naturelles du monde.





Cet endroit est également un havre de paix et nourriture en abondance pour les animaux marins. Les phoques nous ont fait le plaisir d’être au rendez-vous.




Les oiseaux aussi utilisent cette zone pour pécher.




Avez-vous remarqué l’incroyable couleur de l’eau ? L’océan se colore de différents bleus intenses en fonction du degré de profondeur.
Et lorsqu’un rayon de soleil vient frapper la mer… C’est l’illumination des Champs Elysées !


Je suis toute impatiente car je sais que nous allons approcher une cascade de près avec le bateau. Je le sais car j’ai vu les photos sur les brochures. Alors à chaque tournant, l’excitation monte. C’est juste derrière cette paroi… Le bateau progresse lentement… Ah non ! Ce n’est pas ici, c’est juste derrière celle-ci alors… Et en effet, un magnifique rideau d’eau se dessine sur le flanc de la montagne.



J’avais bien prévu mon coup; alors que les autres passagers s’étaient mis au chaud en cabine, nous sommes resté sur le pont. C’est ainsi que nous avons pu profiter en tête à tête -le temps d’une toute petite minute- de la cascade.



Puis la horde de touristes se bouscule pour faire la même photo que nous… La puissance de la chute d’eau propulse des embruns partout; alors nous cédons bien volontiers notre place et allons profiter du spectacle un peu en retrait, bien au sec !

La croisière touche à sa fin; nous faisons toutefois une courte halte pour déposer des touristes à leur prochaine attraction. Ils ont en effet réservé pour un petit tour dans les profondeurs du Fiord pour découvrir ses trésors. Ils seront au sec dans un sous marins.
Le ponton est à l’abris dans une petite anse dont le paysage est complètement différent.


Les 4 personnes déposées, nous reprenons le cours de la ballade et repassons devant les grandes montagnes du départ. Une dernière photo et c‘est fini.


De nouveau sur la terre ferme, nous regardons encore une fois ce merveilleux endroit, pour être sur que ces images soient à jamais gravées dans notre mémoire et nous reprenons la route vers de nouveaux paysages.


Nous réempruntons la seule et unique route qui mène à ce petit coin de paradis et cette fois, nous nous arrêtons aux différents points d’intérêts qui bordent la route.
C’est ainsi que nous découvrons un endroit magnifique nommé « The Chasm ». 2 petits ponts de bois au dessus de la rivière Cleddau nous offrent une vue spectaculaire sur une série de petites cascades. Des milliers d’années d’effort du torrent ont sculpté ces formes rondes et ces bassins dans la roche.

Désolés pour les photos, elles ne rendent pas du tout la puissance du paysage…


Sur le parking du retour, un kéa nous attendait. Le kéa, c’est ce gros perroquet vert qui repeuple doucement les terres néozélandaises.
En effet, il fut chassé, presque jusqu’à l’extinction, car il décimait les troupeaux de moutons. Oui, oui, ce petit oiseau peut tuer un mouton !
En tous les cas, dès qu’il nous a vu arriver, il s’est mis à courir vers nous dans l’espoir de recevoir de la nourriture… Désolés, rien pour toi !


Nous reprenons la route vers notre future randonnée; mais nous nous arrêtons encore une fois devant une petite cascade le long de la route. La couleur de l’eau nous interpelle encore une fois. Ce bleu est définitivement superbe.


Nous atteignons le début de notre ballade. A défaut d’effectuer Gertrude Saddle pour des raisons de sécurité et de temps, nous avons choisi de grimper « Key Summit ». 3 heures de marche pour atteindre 900 mètres d’altitude et jouir d’une magnifique vue. Encore une fois, notre temps fut compté, hors de question d’atteindre le sommet une fois que le soleil se soit caché derrière les montagnes, alors il ne faut pas trainer !
Nous entamons donc d’un bon pas la première étape du Routeburn Track. L'ascension se fait à travers d'épaisses forêts de hêtres. Une petite cascade vient agrémenter cette longue montée.


L’eau qui s’écoule de la paroi est d’une limpidité extraordinaire, elle est pratiquement transparente…


Plus nous prenons de l’altitude, moins la forêt est dense et plus les sommets enneigés apparaissent.


Au fur et à mesure que le paysage se dévoile, nous pressons le pas de crainte d’arriver trop tard. Nous ne voulons surtout pas rater les couleurs chaudes sur la végétation montagnarde.


Allez, encore un effort. Les derniers mètres sont assez pentus, mais on tient bon et ca y est : nous y sommes…


Les photos parlent d’elles mêmes… juste grandiose…


Nous posons fièrement devant le panneau des 911 mètres d’altitude…


Les multiples tarns (cuvette glaciaires) qui parsèment Key Summit ainsi que la végétation spécifique de ce milieu alpin humide ont donné à Key Summit un air de jardin parfaitement naturel. Nous prenons un parfait plaisir à marcher dans un tel décor.




De petits ponts de bois en petits ponts de bois, nous respirons le bon air pur et emmagasinons le plus de souvenirs que possible. Nous savons que la fin du voyage se compte désormais en jour, alors nous ne voulons perdre aucun instant et vivre le plus intensément possible chaque minutes, apprécier chaque bouffée d’air comme si c’était la dernière…




Etant en hiver, tous les petits bassins d’eau étaient complètement gelés, donc nous n’avons pu apprécier la réflexion des montagnes dans l’eau, mais nous pouvons dire que la nature a accomplit un véritable chez d’œuvre.
Tout est parfaitement orchestré, l’harmonie entre chaque élément est tout simplement parfaite. Allez encore une petite photo… histoire d’avoir un modèle pour tenter de faire aussi bien dans notre futur jardin !


Nous redescendons de notre petit coin de paradis au pas de course. En un rien de temps, nous regagnons notre véhicule et partons en quête d’un petit coin isolé pour passer la nuit.
Le soleil s’est désormais caché derrière les montagnes et colore discrètement les sommets…


Nous repérons un bord de lac idéal pour être notre petit coin d’amour de ce soir. Le froid est tombé, alors nous photographions le lac, observons le ciel se colorer et zou, bien au chaud dans la camping car !



Après avoir enfumé notre maison roulante… (ba oui, nous avons décidé de manger du bacon frit et de faire cuire des frites… oups !), nous fermons les yeux sur cette journée magnifique et nous nous écroulons fatigués de notre contre la montre mais heureux…
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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 04:28
Lundi 29 juin 09
Nous nous réveillons dans cette petite ville sous la grisaille. Le soleil arrive péniblement à percer l’épaisse couche de nuages juste le temps d’une photo.


Nous avons espoir de revoir les petits ferry pingouins que nous avions eu la chance d’apercevoir à Bruny Island. Mais comme deux idiots, nous avons oublié qu’ils ne viennent qu’à la tombée de la nuit. Nous aurions dû être là hier soir… Grrrr… Loupé !


Après notre petit déjeuner, nous allons à l’office de tourisme pour organiser nos quelques heures dans la ville.
Nous sommes aiguillés vers une courte marche sur la côte. La marche commence à partir d’un joli point de vue sur Oamaru.



Puis nous nous enfonçons dans la forêt…


Nous souhaitions découvrir les « pillows lava ». Ce sont des formations rocheuses dans la falaise, signe d'éruptions volcaniques sous-marines. Malheureusement, la marée n’était pas en notre faveur, donc nous n’avons pu descendre sur la plage pour examiner la roche de plus près.
Ce sera donc une vue globale de ce phénomène.


Nous nous consolons avec le vol des oiseaux.


Ils font des aller-retour permanents entre l’océan et la falaise pour nourrir leurs petits.

PHOTO OISEAU oiseau-recadre

Nous continuons la découverte des environs par une visite de la ville pour apprécier la superbe architecture des vieux bâtiments.





Marcher sous cette grisaille creuse. Nous allons donc visiter la fromagerie qui fait la réputation de cette petite ville.
Oups ! Photo interdite, et ba tant pis, j’en aurai au moins une dans mon appareil !


Nous découvrons beaucoup sur la formation des fromages et apprenons -enfin- quelle est la différence entre un brie et un camembert.
Le camembert a son processus de fermentation chimiquement stoppé; le brie quant à lui, continue à évoluer; les bactéries continuent à se développer.
Intéressant n’Est-ce pas ? Mais j’aime pas pour autant ni l’un ni l’autre !

Nous participons néanmoins à une dégustation gratuite. Pas mal du tout leur fromage… Mais soyons chauvin, ils sont loin d’atteindre la qualité des fromages français !! Hihihi !

Sur les conseils de la dame de l’office de tourisme, nous testons le fameux cheese cake, qui nous taraude depuis près de 10 mois. Avec un peu d’appréhension, nous portons la cuillère à la bouche et… hum… Yummy.


Alors que nous retournions à notre voiture pour descendre un peu plus vers le Sud, une petite boutique de vielles radios nous interpelle. Nous poussons la porte d’entrée et découvrons une vielle station de radio tenue par des passionnés. Malheureusement, pas le temps de nous éterniser ici. Nous échangeons quelques mots avec l’animateur de la radio et filons vers Moeraki.


La plage de Moeraki est célèbre pour ses étranges boulders. Des dizaines de rochers, à demi enterrés dans le sable, font la signature de cet endroit. La forme sphérique est due à un processus particulier de cristallisation des roches autour d'un noyau central. Les boulders ont été formés il y a des millions d'années à l'intérieur des roches plus tendres de la falaise, avant d'en être dégagés suite à l'érosion de cette falaise par la mer.
Le paysage est assez étrange.




Certains ont complètement cédé à l’érosion et ont ouvrèrent leur cœur…



On dirait comme des énormes boules de magie…


Sur la plage, nous découvrons aussi un étrange animal. Nous ne savons toujours pas quoi en penser. Est il mignon ou au contraire totalement effrayant ?



De peur que cet animal soit échoué et dans une forte inconfortable situation, nous allons demander à un locaux, si tout cela est normal. C’est ainsi que nous apprenons que c’est un phoque taureau qui a l’habitude de chasser dans les environs et qu’il vient sur cette plage depuis des années pour se reposer.



Rassurés, nous quittons donc cette plage pour continuer notre périple.

Nous arrivons à Dunedin, mais nous n’irons pas photographier Baldwin Street : la rue la plus pentue du monde... Nous irons juste refaire le plein d’essence et d’eau.


Nous reprenons directement la route car ce soir nous voulons atteindre Te Anau sur la côte Ouest. En chemin, alors que nous roulions de nuit, nous croisons une voiture de police qui fit demi tour toutes lumières allumées. Oups ! C’est pour nous ? Et oui, malheureusement c’est pour nous. Nous nous garons sur le bas côté et attendons, un peu anxieux, cherchant le motif de cette arrestation. Pas d’excès de vitesse, pas d’erreur de conduite, juste nos phares qui éclairent trop fort. Le policier cherche à savoir si nous étions resté en plein phare alors qu’il y avait une voiture en face. Bien sûr que non ! Il nous annonce que pour cette erreur de conduite, nous devons recevoir une amende de 120 dollars ! Oh on ! Please ! Puis il sourit et dit que nous sommes de charmants voyageurs donc il nous fait grâce de ces 120$. Ouf ! Merci monsieur. Mais nous sommes surs de ne pas avoir été en p lein phare devant lui, juste en code, mais ils éclairent beaucoup trop haut. Mais bien évidemment, nous nous sommes gardé de lui donné de détail !
Piou, quelle émotion ! Dire que Joe avait envie de le baffer car il avait une tête trop gentille !!! Vous le croyez ça ? John me dit après que nous soyons reparti : « mais pourquoi tout le monde est si gentil avec nous ?! » Jamais content celui là !

Du coup, c’est notre petit Ruby qui aura le droit de se faire gronder au diner.


Pauvre petit… Il est si mignon !

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 04:08
LA NOUVELLE ZELANDE DU 26 JUIN AU 6 JUILLET 2009


Dimanche 28 juin 09

Réveil matinal car nous souhaitons arriver au lac Tekapo avant le lever du soleil pour faire de belles photos. Nous parcourons donc les derniers kilomètres qui nous séparent de notre destination de nuit. Bien que nous ne voyons pas grand-chose,, nous sentons le potentiel de cette région et imaginons la beauté des paysages.
Nous arrivons finalement au lac Tekapo, célèbre pour sa petite église en pierre du « bon berger ».

Le plus haut lac du pays (710m, 83km2) nous offre une vue magnifique sous la brume matinale. Bien qu’il fasse très très froid, nous comptons bien rapporter de jolies images. Alors, gants, bonnets, gros gros pulls et appareils photos et c’est partit.




Les premières lueurs du soleil apparaissent et inondent de reflet l’eau calme du lac. C’est de toute beauté…




Nous sommes tellement séduit par la beauté de l’endroit et son calme, que nous bravons le froid et nos petits doigts complètement gelés pour aller de l’autre côté du lac.
Wouaw Wouaw wow ! C’est tout aussi magnifique. Le soleil commence a réchauffer légèrement l’atmosphère et la brume sur le lac s’est épaissie avec toujours comme arrière-plan les montagnes alpines. …



Retour à la voiture pour un bon petit déjeuner dans un cadre parfaitement idyllique.


Une dernière petite glissade et en route vers le Mt John Observatory.


La petite route qui nous conduit à l’observatoire est tout simplement époustouflante. Pas le temps de s’arrêter pour prendre des photos à chaque tournant, alors, l’appareil à la main, la fenêtre prête à s’ouvrir, je mitraille les paysages enneigés.



Nous arrivons finalement à destination et encore une fois, nous avons le souffle coupé par la vue qui s’offre à nous.



Encore une fois, nous sommes saisis par le silence. Nous avons cette impresssion de dominer le monde, de toute puissance. L’impression que rien ne peut nous arriver tant que nous sommes tous les deux, main dans la main.


Un dernier cliché et en route pour Mont Cook.


Ruby, bien que doté d’une fourrure bien épaisse, a préféré nous attendre bien au chaud dans le camping car…


En chemin, nous longeons le lac Pukaki, normalement aux eaux turquoises… Je dis normalement car voilà la photo du lac…


Nous sommes en effet entrés dans un épais nuage de brouillard. La démarcation bien nette
était assez impressionnante; d’un coup d’un seul, nous avons quitté le soleil pour cette ambiance bien particulière.



Nous nous arrêtons à l’office de tourisme du lac et demandons des infos sur le temps. La dame nous garantie que nous allons revoir le soleil sur Mt Cook. Difficile à croire, mais on espère.
Nous reprenons donc la route vers le point culminant des Alpes du Sud :Mt Cook avec ses 3 754 mètres d'altitude.
Nous parcourrons de nombreux kilomètres dans cette grisaille, qui n’en fini pas…
Puis, d’un coup d’un seul, le nuage disparait et laisse de nouveau apparaitre le ciel bleu sur les cimes enneigées.


La route est encore une fois spectaculaire; nous entrons dans une large vallée encadrée d’une succession de montagnes aux pentes abruptes et aux cimes enneigées, et sous le soleil.


Une fois arrivée au petit village du même nom que le plus haut sommet de la Nouvelle Zélande : Mt Cook, nous nous dirigeons vers l’office de tourisme pour « glaner » quelques informations !
Avec un planning si serré, nous oublions les grandes randonnées dans ce superbe panorama, et nous nous rabattons sur les petites de moins de deux heures.

On nous indique une petite randonnée de 1 heure et demie afin d’avoir des vues imprenables sur Mt Cook et le glacier Mueller.
Alors, nous mettons nos chaussures de rando, prenons un paquet de chips (qui fera office de déjeuner pour une fois ) et nous élançons, le cœur gai sur le sentier.
La vue est vraiment splendide et totalement différente de ce que nous avons eu la chance de voir jusqu’à présent. C’est très agréable de marcher dans ce décor.



Pour une fois, notre carburant n’était pas à base de pâtes, mais de chips… beaucoup plus rapide à cuisiner !


Etant donné que nous ne marchions pas à la même allure, nous nous arrangions pour laisser le paquet de chips en évidence dans un buisson, pour que l’autre puisse aussi en profiter. Tout allait bien jusqu’au moment où John me demande le paquet… « Quel paquet ?! C’est toi qui l’avait… » Oups ! Il est resté quelque part sur le sentier ! Bravo ! Alors mon petit gourmand rebrousse chemin à la quête du paquet de chips ! Heureusement, il n’était pas bien loin !
Du coup, Joe a trouvé une bonne place pour le transporter…


Nous arrivons finalement au Kea Point et jouissons d’une superbe vue sur les montagnes et le glacier.


La couleur du glacier fondu mélangée à la fonte de la neige est tout à fait particulière. Par endroit, nous avons l’impression de voir la couleur bleu canard, puis gris bleu et enfin un bleu complètement fou, un bleu que je définis comme « bleu Ricqles » !



Nous nous sentons tout petit dans un tel endroit. Et encore une fois, le silence qui y règne est saisissant.



Mais pas le temps de trop s’attarder, une seconde marche nous attend. Nous souhaitons voir le Tasman Glacier.
Nous reprenons la voiture et quittons la Hooker Valley pour la Tasman Valley, de l’autre côté du parc.



Nous laissons notre petit Ruby bien au chaud dans la voiture et partons pour 1 heure de marche.


Nous prenons de la hauteur au pas de course car bien qu’il ne soit que 15h00, le soleil commence dangereusement à descendre et risque d’être caché très rapidement derrière les montagnes.
John arrive bien évidement le premier au sommet et me fait un signe qui m’encourage encore à presser le pas…


J’arrive finalement aux côtés de mon petit aventurier qui me guide jusqu’à la vue. « Maintenant, regardes… » et woua ! C’est joli de voir un tel paysage apparaitre d’un coup devant vos yeux.


Certes, le Tasman Glacier n’est plus en grande forme, il est en partie fondu mais surtout, la glace est complètement immergée donc non visible. Mais cela reste tout de même une agréable vue.



Et hop, c’est repartit. Nous entamons la descente… en courant ! Et oui, il ne faut pas perdre de temps, car nous devons emprunter une « scenic drive » c’est-à-dire une route aux paysages magnifiques, pour rejoindre la côte Est.
Malheureusement, arrivé à Twizel, début de la route touristique, nous retrouvons l’épais brouillard que nous avions traversé pour venir à Mt Cook. Difficile pour apprécier pleinement la beauté des paysages…



Tant pis pour cette route, nous ne pouvons pas gagner à tous les coups et nous avons déjà été très chanceux de voir Mt Cook et ses environs sous le soleil…
En début de soirée, nous arrivons à Oamaru (où nous passerons la nuit ) sous un ciel chargé, mais avec quelques rayons de soleil.




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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 02:56
NOUVELLE ZELANDE DU 26 JUIN AU 6 JUILLET 2009

Samedi 27 juin 09

Voilà la suite de notre incroyable journée. Ce matin, nous avons nagé avec 250 dauphins en plein océan et l’après midi, nous avons encore vécu un moment digne de la Nouvelle Zélande : nous avons approché les phoques à fourrure. Cette fois ci, nous n’étions pas sur une plate forme 50 mètres au dessus d’eux, ou à bord d’un bateau, mais à 2 mètres seulement et sur la terre ferme !
Des dizaines de phoques ont élu domicile non loin d’un parking à la pointe de Kaikoura, impossible de repartir de ce charmant village sans allez voir ça !
Nous arrivons au lieu dit et effectivement de nombreux phoques profitaient des rayons du soleil pour se réchauffer un peu.





Pour notre plus grand plaisir, tous les phoques n’étaient pas endormis. Certains nous ont fait le show !



C’est plutôt impressionnant d’approcher de si près cet animal. Nous avons même été étonnés de leur agilité sur la terre ferme. Certains même peuvent aller plutôt vite !




Il y en avait partout; des dizaines et des dizaines, de toutes tailles et de différentes couleurs. Il fallait mieux regarder où nous mettions les pieds car sinon, le gros animal nous rappelait rapidement à l’ordre pas un grognement peu rassurant !


Un petit curieux s’est donné la peine de marcher jusqu’au parking et de poser devant notre cher van. Dommage pour lui, nous ne sommes pas des agents de publicité, mais quelle photo !



Après s’être pris pour une star le temps de quelques clichés, il va s’endormir à l’ombre d’un petit palmier ! Plutôt inhabituel pour un phoque, non ? ! C’est ainsi que nous apercevons 4 gros paresseux qui ont troqué le sol dur des rochers pour un tapis moelleux d’herbe…


Un autre petit phoque a préféré faire trempette dans un trou d’eau. Il est trop chou.



Et il se prête même au jeu de la photo…


L’heure tourne très vite, plus vite que l’on ne souhaiterait alors nous faisons encore quelques photos de cet incroyable endroit et reprenons la route.




Quelle journée incroyable que nous venons de vivre. La Nouvelle Zélande semble nous réserver bien des surprises.
Alors en route pour de nouvelles aventures.


Nous découvrons enfin les différents visages de ce pays au volant de notre van. Nous débutons notre périple par la route côtière longeant une jolie côte escarpée et parsemée de multiples mini tunnels.



Puis nous découvrons la jolie campagne verdoyante néozélandaise.






Magnifique n’est-ce pas, vivement demain pour de nouvelles images et de nouvelles émotions !




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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 05:11
LA NOUVELLE ZELANDE DU 26 JUIN AU 6 JUILLET 2009

Chers lecteurs, voilà un petit bonus pour vous remercir de nous avoir suivi si fidèlement pendant ces 1 mois de voyage... Découvrez et apprécier les trésors de la Nouvelle Zélande au travers de la série de 8 articles... ENJOY !


Vendredi 26 juin

Et voilà le grand jour de notre départ vers un nouveau pays : La Nouvelle Zélande, située à environ 2 000 km de l'Australie et séparée par la mer Tasman.
Jenn nous dépose à l’aéroport de Melbourne avec nos grands sacs à dos vers 8h00. Nous sommes tous excités à l’idée de s’envoler vers de nouvelles horizons et de débuter une nouvelle aventure.
Le temps de remplir les quelques formalités administratives, nous voilà dans l’avion pour 3h00 de vol.


Lorsque le pilote annonça que nous survolions la Nouvelle Zélande, nous regardons à l’extérieur et… woua ! Magnifique ! Nous survolions les Alpes du Sud. Les sommets enneigés perçaient les nuages offrant ainsi un paysage très prometteur.



Notre atterrissage s’est fait tout en douceur à Christchurch vers 15h00, heure locale.

Un petit bus nous a conduit jusqu’à la compagnie à qui nous avons loué le camping car : Backpacker.


Après de nombreuses formalités et rebondissements, nous quittons finalement les locaux pour 10 jours de pur bonheur.

Voyant les aiguilles de l’horloge tourner dramatiquement annonçant l’heure de fermeture de l’office de tourisme de Christchurch, nous avons demandé s’il était possible de passer un coup de fil afin de réserver un tour pour le lendemain matin. Généreusement, ils nous ont passé le téléphone et c’est ainsi que nous avons booké pour l’une des plus incroyables attractions : celle de nager avec des dauphins dans leur milieu naturel.

C’est vraiment tous excités que nous partons sur les routes de la Nouvelle Zélande au volant de notre nouveau compagnon de route.
Lorsque la nuit fut complètement tombée, nous garons le camping car sur une aire de repos. Quel luxe d’avoir sa maison avec soi alors que l’on voyage. En deux trois mouvements, nous nous retrouvons dans la « cuisine » pour un délicieux diner puis en deux trois mouvements dans la « chambre » avec un lit et surtout une bonne grosse couette bien chaude, pour passer une nuit bien reposante après cette journée un peu stressante.


Samedi 27 juin 09

Le lendemain matin, nous quittons l’aire de repos de nuit de façon à arriver au lever du jour à destination : Kaikoura.
Nous repérons un peu les lieux, allons acheter une bouteille de lait et prenons un bon petit déjeuner… bien au chaud, face à la mer avec les montagnes enneigées qui dominent le paysage. Superbe.


Dès l’ouverture du bureau du tour, nous allons pour vérifier que la réservation était bien effective et prenons quelques informations sur le déroulement de la journée.
Nous devons attendre 8h30 avant de savoir si nous pouvons partir en mer à la rencontre des dauphins. Tout semble néanmoins en notre faveur, nous sommes suffisamment nombreux pour partir, la mer est agitée mais le bateau peut naviguer… reste plus qu’à trouver les dauphins.

Nous avons donc une demi-heure d’attente. Nous allons donc sur la plage et profitons du lever du soleil. L’endroit est vraiment magnifique.



C’est totalement différent de ce que nous avons vu jusqu’alors.


Cette plage est recouverte de magnifiques galets noirs à la forme parfaite.


Quel bonheur d’être ici. Quelle chance nous avons de découvrir tous ces endroits magnifiques…


Aujourd’hui est un jour tout particulier : nous allons nager avec des dauphins. Comment ne pas être aux anges ?!
8h30 pétantes, nous retournons à l’Encounter Café pour faire un point sur la situation. Les dauphins sont là !!
Nous partons ! Je vais réaliser un de mes plus beaux rêves, probablement le rêve de nombreux d’entre vous : NAGER AVEC DES DAUPHINS !
Nous sommes 8 à partir. Nous passons d’abord dans la salle des combinaisons. L’eau est effectivement très froide, voir même glaciale alors nous recevons une combinaison intégrale avec gants, chaussettes et même cagoule. Au final, seules nos lèvres seront en contact avec l’eau.
La combinaison est extrêmement serrée pour limiter l’infiltration de l’’eau, mais cela rend un peu difficile la respiration.
Je reçois également un masque adapté à ma vue : le luxe !
Une fois tout le monde habillé, direction le bus pour rejoindre le bateau. Bien évidemment, pendant les 10 minutes de trajet, nous recevons les conseils de sécurité.
Quelle surprise lorsque nous découvrons le bateau… sur la terre ferme !


On nous explique que cela revient à beaucoup moins cher de « parking » et surtout, le capitaine peut dormir tranquille car son bateau n’est pas à la merci des vagues.
Les vagues, parlons en : elles sont énormes ce matin ! L’océan est déchaîné, mais on peut tout de même partir… Gare au mal de mer…

Nous embarquons et profitons du paysage sublime tout en étant bercés par la houle… enfin secoués par la houle !


Pas facile de prendre des photos…



Nous croisons un autre petit bateau de la compagnie. En effet, Encounter organise deux tours : celui pour découvrir les Dusky dauphins et un autre à la découverte des Albatros.


Toujours pas de dauphins à l’horizon et ca fait déjà près de 45 minutes que nous sommes partis…


Nous scrutons l’horizon… Tout en croisant les doigts… « Petits petits… On est venu spécialement de France pour vous voir, allez, faites pas les timides, venez ! » Bon spécialement de France, d’accord, mais faut bien exagérer un peu !
Quelques minutes plus tard, nous apercevons un petit groupe de 10 dauphins non loin du bateau… Ils arrivent ! L’excitation est de nouveau à son comble.
Et puis en voilà 10 autres, puis 20 puis 30 !!!! C’est incroyable ! Il y en a partout ! Ils nagent à la surface de l’eau. Nous les voyons parfaitement bien. Ils sont magnifiques.




J’ai envie de pleurer tellement le spectacle est magique. Ils foncent, ils fusent, éclaboussent, sautent, tournoient… GRANDIOSE !




L’eau est parfaitement claire et nous avons même des rayons du soleil pour augmenter la visibilité. Tout le monde est super excité, même l’équipage du bateau. Apparemment, ils n’auraient pas vu autant de dauphins depuis quelques mois ! Alala, que du bonheur !





Allez, reste maintenant à réaliser mon rêve : nager avec eux. Nous ajustons notre masque et tuba, prenons une bonne respiration car la température de l’eau avoisine les 7-8°C et PLOUF !
Alala, alala, alala !


Des dauphins partout ! Ils sont curieux et s’approchent de toi. Et lorsque nous mettons la tête sous l’eau, nous sommes comme dans un rêve. Plus un bruit, seuls tous ces dauphins qui tournent, virevolte… C’est incroyable. Il n’y a pas de mot pour qualifier ce moment. Lorsque vous croiser le regard d’un dauphin en liberté, vous êtes transcendés. J’ai encore envie de pleurer en écrivant cet article ! C’est juste l’une des plus belles expériences de ma vie…




C’est peut être le seul animal sauvage que l’on peut approcher sans crainte. Ils sont si gentils, si pacifique. Ils veulent juste jouer… L’équipage nous a donné une petite astuce pour attirer les dauphins. Il faut chanter ! Pas facile de chanter lorsque vous êtes complètement gelés et que votre cerveau est lui aussi totalement gelé par tant d’incroyabilité ! (Je sais, ce mot n’existe pas, mais il n’y a pas de mot suffisamment fort pour décrire ce que nous avons vécu !)




La seule chanson qui m’est venue à l’esprit c’est : « dididididi di ! » sur le rythme de « nanan nère ! » Oui me demandé pas pourquoi, mais c’est tout ce que j’ai trouvé. John en a bien profité pour se moquer de moi, mais je m’en fous, car les dauphins n’avaient surement jamais entendu une telle chanson et ils étaient tous autour de moi !



Nous avons également reçu la visite de quelques albatros…


Il est temps de retourner au chaud. Au revoir petits dauphins, merci mille fois pour ce moment de pur bonheur.
Ils nous font quelques acrobaties et le bateau met les gaz.




Sur la route du retour vers la terre ferme, tout le monde était tout calme, comme sous le choc ! Nous avions tous du mal à réaliser ce que l’on venait de vivre. Ce jour là, nous avons été 8 privilégiés et avons pu réaliser le rêve de beaucoup de monde : nager avec des dauphins en liberté.

De retour à la boutique, nous filons sous la douche chaude, très chaude !histoire de décongeler notre cerveau !
Merci Encounter pour la qualité de ce tour ; Grâce à vous, mon rêve a pu se réaliser…


Mais la journée et les surprises sont loin d’être terminées, mais je vous raconterai cela dans le prochain article…

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