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Qui Voyagent ?


"L'homme qui veut s'instruire doit lire d'abord, et puis voyager pour rectifier ce qu'il a appris.”
Giacomo Casanova


Qui voyage ?  Anne et Joe
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La photo du jour


Nos Aventures Par Dates

Le voyage en chiffre

Nombre d'heures passées en avion : 54h10
Nombre d'heures passées en bus : 7h04
Nombre d'heures passées en bateau : 39h21
Nombre d'heures passées en tramway : 1h40

Nombre d'heures passées en train : 11h59

Nombre d'heures passées en télésiège : Oh45

Nombre d'heures passées en hélicoptère : 0h05

Quelle heure est il ?

  Melbourne ( GMT + 10h )

Quel temps fait il ?

 

17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 03:52
Du 27 au 30 mai 2009

Cela fait 4 jours que nous patientons autour du gros rocher sans l’approcher car le temps n’est pas de la partie, mais ce matin, on craque !
Alors zou, on va prendre notre pass; de toutes les façons, toutes les prévisions sont mauvaises.

Nous voilà donc en possession de nos billets d’entrée valables 3 jours à Uluru et Kata Tjuta National Park. Je suis étonné que le prix soit le même pour des 4x4 que pour ceux qui circulent à vélo… C’est tout de même beaucoup plus écolo.
Au final, c’est 25$ par personne quelque soit ton moyen de locomotion.

Nous nous rapprochons donc du gros rocher « rouge ». Cet immense monolithe est présenté comme le plus gros du monde mais n’est en réalité même pas le plus grand d’Australie ! Il se dresse tout de même à 348 mètres au dessus de la plaine et sa circonférence est de 9,4 kms. Massif non ?
Au fur et à mesure que nous nous approchons, sa masse impressionnante nous interpelle.

Nous commençons la journée par une visite gratuite guidée par un ranger à la Mala Walk. ( C’est le nom d’un petit marsupial trop craquant malheureusement aujourd’hui éteint de la vie sauvage…)
Durant 1h30, nous sommes familiarisés aux uses et coutumes de la communauté aborigène locale : les Anangus


Bien qu’aujourd’hui plus modernes, leurs cultures sont toujours très encrées à Uluru et son environnement. Durant la visite, nous découvrons également des trous d’eau. Dommage, nous avons raté les chutes d’eau qui jaillissaient du rocher lors des grandes pluies. Du coup, nous qui croisions les doigts pour qu’il fasse beau, nous les avons recroisé pour qu’il pleuve à grande eau !


Nous entamons ensuite le tour du monolithe. Certains sites ont une importance très spirituelle pour les aborigènes, qui y pratiquent encore des cérémonies. Il est donc formellement interdit d’y pénétrer et de les photographier, mais nous n’avons pas manqué de les observer avec plaisir.

Une grande éclaircie nous a rejoint… ce qui nous a fait le plus grand bien car c’est là qu’Ayers Rock (Uluru) se révèle vraiment.







Le tour du rocher nous a fait faire une bonne marche de 2h30 à pas pressés, car le ciel s’est chargés de gris et les orages menacent.









Du coup, on ne sait plus quels doigts croiser !!

Retour un peu crevés à Troopy et direction l’office de tourisme, non pas pour ses chaises manquantes et ses BBQ cassés, mais pour un déjeuner bien mérité.


L’après midi sera consacrée à la visite du musée aborigène du parc. Les panneaux explicatifs fascinants sont situés dans un décor aborigène typique. Nous prenons bien du plaisir à parcourir le long couloir en forme de serpent.
Ce parc d’une étendue de 1325 kms² est désormais géré par lle gouvernement et les anangus; mais seules 20% des recettes leurs sont versées. Les aborigènes doivent travailler conjointement avec le gouvernent pendant 99 ans, date à laquelle ils récupèreront pleinement la possession de leurs terres.

Nous finissons la visite en feuilletant le livre qui regroupe les lettres des voyageurs des 4 coins du monde, qui ont pris un bout de rocher ou de sable, et qui sont désormais persuadés d’être maudit depuis leur larcin
Ils se repentissent donc en renvoyant le caillou pour qu’il soit remis à sa place. Certains envoie nt même ds photos très précises du lieu où doit être restituée la pierre.

Un poste de ranger vous aidera à répondre à la question qui est dans l’esprit de tous les visiteurs : vais-je grimper Uluru ?
En effet, un chemin abrupte vous permet d’accéder au sommet du rocher.


L’histoire veut que ce sentier soit emprunté par les anciens de la tribu depuis des générations et requière donc une importance spirituelle pour les anangus. C’est pourquoi ils vous demandent de ne pas monter Uluru.
Si l’aspect spirituel ne vous émeu pas, sachez que la montée est dangereuse et nécessite une bonne condition physique. Depuis son ouverture, 35 personnes y ont laissé la vie soit par chute ou par crise cardiaque.
Et en haute saison, les secours peuvent intervenir jusqu’à 3 fois dans la même journée..
Dernière raison pour ne pas monter Uluru: l’irrespect des visiteurs. Effectivement, certaines personnes laissent trainer leurs déchets ou les lancent depuis le sommet, polluant la base du rocher et les trous d’eaux permanents. Ces derniers ont une importance vitale pour les tribus aborigènes nomades, comme pour les animaux.

Les aborigènes disent également : « la haut, il n’y a pas d’eau, ni d’abris , ni de nourriture. Alors pourquoi monter ? »

Nous avons enfin appris que 80% des asiatiques prenaient la décision de grimper; contre seulement 20% des européens, alors que quasi tous les australiens ont des clichés depuis le sommet du gros rocher.

Pour nous, la question ne s’est pas posée puisque la montée était fermée pour cause de pluie.

Nous partons finalement à notre campement dans le bush après avoir pris connaissance de la météo pour la semaine : pluie !

Désormais de vrais aventuriers, le froid, le vent et ces quelques gouttes de pluies ne nous font plus peur. Nous montons alors une petite bâche derrière le 4x4 sous laquelle nous dinerons comme si de rien n’était.


Le matin, peu de surprise sur le temps. La journée est consacrée à la visite des Kata Tjuta, les autres formations rocheuses du parc.


Anciennement appelés les Monts Olgas, elles ont retrouvées leurs nom aborigène, qui signifie « plusieurs têtes ». En effet, 36 dômes se dressent majestueusement 500 mètres au dessus du sol. Les anagues ne nous feront pas partager le Tjukurpa (dreamtime de ces lieux), car il n’est destiné qu’aux hommes initiés.


Nous nous rendons compte que plus on approche, plus les Kata Tjuta sont in photographiables car trop proches.


Même la plateforme prévue à cette effet est trop proche pour que tout rentre dans l’appareil. Nous entamons la première marche, une boucle de 7,4 kms. Je pense que le temps y ait pour beaucoup, mais pendant cette marche, rien ne nous impressionnera vraiment.









Du coup, nous faisons notre petit tour tranquillement mais sans même apercevoir un seul animal. C’est un peu décevant.

Ensuite, nous effectuerons rapidement la seconde marche, un aller retour au milieu des gorges dans lequel le vent pénètre et vous glace les os.


Cet après midi, nous retournons à Uluru et plus précisément à Mutitjulu waterhole. Un point d’eau plus ou moins permanant qui vous accueille dans un lieu totalement silencieux. Un véritable havre de paix dans lequel vous resté bien volontiers quelques heures à observer les oiseaux depuis le magnifique banc en bois.






La topographie des lieux résulte de l’affrontement de deux esprits serpents créant ainsi éboulements et crevasses dans la roche.

Sur la route du retour, nous observons une dernière fois cet immense rocher dont on peut aisément sentier la puissance. Nous passons tristement devant le point de vue prévu pour les coucher de soleil sans même y jeter un coup d’œil. En effet, ce ne sont pas les sunsets ou sunrise qui nous ont réellement occupés durant ces deux jours !

Nous quitterons donc les lieux demain matin après avoir regardé une dernière fois le temps.
Sur le retour, nous croiserons quelques uns des 1 million de dromadaire qui peuple le désert.


Au final, malgré les échos peu emballés que nous ont rapporté les voyageurs que nous avons croisés, nous avons senti en Uluru et kata Tjuta, un potentiel phénoménal de dépaysement. Dommage que nous n’ayons pu avoir du soleil pour apprécier pleinement ces lieux extraordinaires.

On a tellement roulé dans le désert que sans nous être rendu compte, nous sommes revenu en Bretagne. Allez la bigoudène, allez on se fait des crêpes ?!



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Published by Anne & Joe - dans Northern Territory
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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 04:27
25 - 27 mai 09

Alors que nous roulions à vive allure en direction d’Uluru, une grande montagne en plateau surgit à l’horizon: c’est le Mt Conner.


Bien que moins célèbre que Ayers Rock, il semblerait que ce soit le rocher le plus photographié de l’Outback.
Nous nous arrêtons au camping gratuit de Curtin Springs Station, afin de profiter de notre fin d’après midi. A notre arrivée, nous apercevons un émeu qui déambule entre les caravanes;


dès qu’il vit notre cher Troopy, il vint le saluer et n’a même plus voulu le quitter.


Je ne vous raconte pas comment Ruby pestait dans la voiture. Il a beau être un ours avec des cornes, il ne fait pas le malin devant un tel animal !

Nous profitons de la lumière du soir pour le photographier.


Quelques parties de uno plus tard, nous partons vers le Mt Conner pour y admirer le coucher du soleil.
Cette montagne plate formée il y a 700 millions d’années se dresse fièrement dans le paysage et il nous nargue même ! Impossible de trouver le chemin qui nous mène à lui. Le ciel commence à rosir, nous déclarons donc forfait et regardons le coucher du soleil sur le rocher depuis la route. Celui-ci passe par d’incroyables couleurs : du rouge, au orange et même par le violet avant de se teinter de noir. C’est superbe.

Même Ruby est content d’avoir vu ce spectacle.



De retour au camping, nous demandons où se trouve le chemin qui mène à ce fameux Mt Conner. A notre plus grand étonnement, nous apprenons que c’est une propriété privée ainsi que les différents lacs de sel aux alentours. Quelle frustration ! Une immense propriété privée, incroyable ! Si on veut approcher ce grand monolithe, il faut prendre un tour. Au diable le tour ! Le regarder de loin nous suffit bien…

Allez, un bon diner et au lit, car demain direction Uluru;


Le lendemain matin, nous nous réveillons sous un ciel couvert et même pluvieux. Quoi ?! De la pluie dans un désert, je n’arrive pas à y croire. Changement de programme nous allons faire une petite grasse matinée dans le sac de couchage, à défaut de la couette qui nous manque.
En attendant le soleil, nous nous occupons comme nous pouvons dans la tente, à coup de parties de Uno, de bagarres (pour nous réchauffer) et de Lonely Planet pour préparer la suite du voyage, au son des meuglements des vaches.
Etrangement, celui-ci devient de plus en plus présent, jusqu’à croire qui les vaches sont juste derrière notre tente. Intrigués, nous ouvrons la fermeture et passons la tête à l’extérieur… Wou ! Un troupeau de vaches à envahit le camping : Quelle attraction !


Les cow boy tentent de regrouper tout le bétail avec leurs quads.


Pas évident, surtout lorsque notre ami l’émeu vient semer la zizanie dans le troupeau. Quelle crise de rire.


Y en a même qui vont s’approcher un peu trop près des barrières électriques…ATTENTION…


Trop tard...ça décoiffe hein ?!

Tous les touristes se sont regroupés pour immortaliser en photo ce gros capharnaüm ! C’est ainsi que nous faisons la connaissance de Norbert et Emilie, un petit coule de mayennais. Le monde est vraiment petit; ils viennent de Laval et travaillent à Paris.


Nous passerons le reste de la journée ensemble à bavarder toujours en attendant le beau temps… qui se laisse vraiment désirer.

Allez encore une nuit à Curtin Springs et on croise les doigts pour que le soleil brille demain. Cette nuit là fut un peu agité par la visite surprise de l’émeu qui s’est pris d’affection pour notre tente. (cf. Petits pépins et gros noyau).
Désolé l’oiseau, certes c’est une tente 3 places, mais on est au complet avec Ruby, va voir plutôt dans le coffre du voisin.


Le lendemain matin, ce sera encore un réveil pluvieux. Ah y en a marre ! On est dans le désert et il est censé faire chaud et sec !

Nous restons donc terrés dans notre abri de fortune jusqu’à ce que le temps ce calme; Ah? Une éclaircie. Nous ouvrons la tente pour profiter de ce tout petit rayon de soleil … et surprise ! Nous sommes au beau milieu d’une énorme flasque d’eau. Inondés dans le désert, qui va nous croire ?!



Ce sera donc à coup de pelle et de pelle à poussière que nous évacuons l’eau avant de déplacer la tente. ( cf. petit pépins)




Bon, c’est décidé, même si demain il pleut, on quitte le camping et on va à Uluru.

Nous passons l’après midi avec nos nouveaux amis, Norbert et Emilie, à discuter autour d’un bon thé chaud et de biscuits au chocolat. Hum… c’est bon le chocolat !!!

Il fait tellement froid dehors, qu’au final, ce petit 4 heures c’est avéré être notre diner à tous, car la nuit tombée, tous le monde s’est réfugiés dans la tente.

Le lendemain matin, après 3 nuits d’attente, nous quittons Curtin Springs, sous la grisaille.

Nous arrivons à Yulara, le village commercial d’Uluru. Un peu de shopping alimentaire, une visite à l’office de tourisme et bien sur question sur le temps. Mais toujours la même réponse depuis 4 jours : PLUIE !

Bon allez Uluru, on te laisse encore une journée, demain on revient et il y a intérêt qu’il fasse beau !

Nous repartons donc dans la pampa à la recherche d’un endroit pour dormir. De nombreux chemins partent de la route principale. Nous en emprunterons un qui nous mènera à une véritable aire de pique nique sauvage. Mon petit Robinson nous a installé un petit coin de ciel bleu pendant que je prépare le repas. Et heureusement, car la pluie a repris de plus belle.

En fin d’après midi, les nuages ont fait place au soleil. Nous aurons même le droit de voir un petit coucher de soleil depuis notre petite dune privée !




D’accord… Pas très discret la bâche bleue !


Le lendemain, direction Uluru. (cf. le prochain article)

Deux jours plus tard, nous quittons les lieux et repassons devant le camping de Curtin Springs. STOOOP! J’ai aperçu le van du petit couple de français. Nous faisons demi tour et allons les saluer. Ils ont décidé d’attendre les beaux jours avant de visiter ce mythique monolithe. Alors que nous discutions, un grand gaillard, le bonnet vissé sur la tête, s’approche de nous, avec un grand sourire. Incroyable ! C’est Nikolai suivi de Manau ! Les deux hollandais rencontrés il y a presque 6 mois en Tasmanie.


C’est super de les revoir. Mais ce qui est marrant, c’est qu’il y a 6 mois, nous étions tous habillés pareil : bonnet et gros pull ! Vive l’Australie !

La question du temps est dans tous les esprits. Tout le monde attend le soleil pour aller à Ayers Rock. Il semblerait que le soleil soit de retour demain. Dommage, nous on part…
Sur la route du retour, John a un petit pincement au cœur; Uluru sous le soleil, c’est tellement plus beau. Moi je ne suis pas tentée de refaire demi-tour pour attendre encore. Mais je ne veux pas que mon amoureux ait un regret de ce voyage. Nous nous accordons à rester sur la prochaine aire de repos jusqu’à demain pour voir si les prédictions sont bonnes.

Et c’est reparti pour de longues parties de Uno presque au chaud dans la voiture. Grrr… Ce n’est pas mon jour et en plus Ruby me chambre ! Je décide alors de faire ma lessive.


On se croirait au pôle Nord tellement il fait froid. Il faut essorer de toutes ses forces pour espérer que cela sèche par ce temps d’hiver.


Nous avons complètement pris possession de l’aire de repos. Linge étendu, tente montée près de la table de pique-nique et Troopy qui nous coupe du cent. Nous décidons de faire un feu pour nous réchauffer, préparer le diner, et même faire sécher nos vêtements.


A la nuit tombée, ce ne sera pas des chamaillons que l’on fera griller autour d’un feu de camp, mais bien nos chaussettes ! Non, non, le froid n’a pas gelé nos cerveaux. Soyez en rassurés !

Après une nuit fraîche, nous partons finalement en direction de Cobber Pedy puisque le temps est toujours aussi décevant.

Mais lorsqu’on y réfléchi, tous ces jours passé à attendre bien patiemment que le soleil revienne, auront été riche en événements et en bonnes surprises. Donc la déception… Envolée !


"Pff emeu par ci, emeu par là....Et moi alors ? Hein les lecteurs, vous vous demandez pas ce que je fais pendant tout ce temps où il fait pas beau ? J'ai plus le droit de jouer au Uno parce que j'ai triché une fois ! Alors je prend l'appareil et je me prend en photo. C'est pas un oiseau qui sait pas voler qui va devenir la vedette non mais ! "

Ruby  




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Published by Anne & Joe - dans Northern Territory
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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 02:49
23 au 25 mai 2009

« Kings Canyon » par ci, « Kings Canyon » par là, cela fait plus de 7 mois que les gens ne tarissent pas d‘éloge au sujet de ce lieu, qui était encore inconnu des blancs il y a 30 ans. A notre tour donc de visiter le Watarrka NP.

Nous arrivons sur les lieux dans l’après midi faisant un saut au Resort pour jeter un coup d’œil et fonçons tout droit vers le canyon.

A première vue, cela semble être un bloc de montagnes au milieu du désert.


Nous effectuons la première des deux marches, au fond de la gorge, qui vous conduit à une passerelle de laquelle vous pouvez observer les immenses parois rocheuses.




Nous apprenons que ces roches sont composées de sable poreux en partie supérieure et imperméable en dessous, formées il y a 400 millions d’années. La gorge quant à elle, a commencé à se creuser il y a 300 millions d’années. Au dessus, nous trouverons les dômes semblables aux Bungles Bungles.

De là, nous apercevons également les marcheurs 100 mètres au dessus de nos têtes qui se penchent dans le vide depuis le haut des falaises.


Il est un peu tard, mais nous sommes tentés par cette randonnée qui surplombe le canyon. Du coup, nous partons immédiatement repérer le parcours.

La marche débute par une fulgurante ascension… à pic ! En quelques dizaines de mètres, vous arrivez au sommet et dégustez la vue qui s’offre à vous.


Les couleurs de fin de journée s’installent tranquillement alors que nous marchons d’un pas pressé. Nous ne prendrons pas le temps de lire les panneaux explicatifs, ayant décidés de refaire tranquillement la randonnée le lendemain, avec une autre lumière. Toutefois, nous prenons le temps de capturer avec nos appareils, ces splendides formes et couleurs.













Nous redescendons donc à Troopy, alors que le soleil se couche…
Direction l’aire de pique-nique la plus proche pour un diner aux chandelles, puis le bush pour une nuit parfaitement calme.

E lendemain, le ciel est chargé de gros nuages, pourtant le soleil se frait un passage pour éclairer de rose les montagnes de Kings Canyon… Un temps incroyable, parfait pour faire de magnifiques clichés.




Nous retournons à notre aire de pique nique avec gaz à disposition , pour nous réchauffer avec de bons pancakes pour le petit dèj, cuit avec amour.



Nous passerons finalement la journée là, avec ce temps qui ne se dégage pas, à écrire le blog.
Anne perdra son joli sourire après une grande partie de Uno… Aïe Aïe !

Le soir,, nous papoterons avec un charmant couple de Melbourne qui nous a  encore filé leur carte… genre « si vous avez besoin de quoi que ce soit… »

Le lendemain matin le levé de soleil est encore superbe.



Troopy sur ses échasses…


…nous emmène pour la dernière fois à l’aire de pique nique, sous l’œil intrigué du ranger qui se demande si nous n’avions pas campé là ! Un bon thé chaud (ah oui, ca caille vraiment le matin ) et retour au début de la Rim Walk, parcouru en 4ème vitesse, il y a deux jours.


Remontée des marches, mais avec la lumière du matin, qui, manque de bol, laisse une grande partie de la gorge dans l’ombre. Trop tard la dernière fois et trop tôt cette fois ci…

Nous marcherons donc à une allure tout a fait normal prenant le temps de lire les panneaux explicatifs et de bien regarder le paysage tout autour de nous. Le long de cette marche, vous pouvez vous penchez au dessus du vide, ce qui est vraiment très impressionnant.





Après un kilomètre, un premier chemin se sépare en direction d’un point de vue sur la gorge. De là, nous sommes tout proches de ceux qui ont deux heures de marche d’avance, postés en face de nous, juste de l’autre côté du Canyon. Pour revenir sur le sentier principal, nous traversons un petit pont de bois qui n’était qu’un amas de troncs d’arbres ficelés, il y a seulement 10 ans !



D’autres infrastructures facilitent notre progression durant la marche.


Nous arrivons au fameux « Jardin D’Eden ». Tellement de gens nous ont parlé de ce lieu comme une véritable oasis lors de la marche si chaude, mais nous, vu le froid et le peu d’eau, clic clac kodak et on repart !
En effet, après ces nombreuses narrations faisant de Kings Canyon  un endroit paradisiaque, nous avions imaginé quelque chose de beaucoup plus vert, plus humide et plus chaud. La raison est que nous sommes en saison sèche (hiver), là où il fait le plus froid.



Voilà pourquoi il n’y a ni eau, ni nature verdoyante, ni envie d’y tremper un doigt de pied.
Nous repartons un peu déçus vers le sommet de la falaise.

La rando se termine toujours magnifiquement avec la vue sur le plateau et sur Troopy après 7,5 kms de marche.
C’était certes une belle balade, avec des vues panoramiques sur le désert, mais nous garderons en souvenirs l’incroyable lever de soleil sur les montagnes extérieur de Kings Canyon !


Prochaine étape, le célèbre gros rocher rouge : Uluru.

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Published by Anne & Joe - dans Northern Territory
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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 02:42
Du 21 au 23 mai 2009.

C’est à bord d’un Troopy de nouveau en forme et tout propre que nous partons à la conquête des McDonnell occidentales.
Nous effectuons notre premier arrêt 18 kms après Alice Springs, pour découvrir le Simpsons Gap. Cet impressionnant gouffre est formé par 60 Millions d’années d’effort d’une rivière dans le désert.



Une courte randonnée de 1,5 kms nous conduit jusqu’au sommet du Cassia Hill.
Tout au long de la marche, nous apprenons au sujet de la végétation du désert, grâce à un autoguide. C’est ainsi que l’on a vu de plantes qui hibernaient, en attendant les prochaines pluies. D’autres, sont dotées de larges feuilles qui facilitent la réflexion des rayons du soleil, diminuant ainsi la chaleur. Chaque espèce y va de son stratagème. Certaines quant a elles, se créent une bonne réserve d’eau dans les racines (à l’abri des évaporations et des incendies).
Chaque commentaire sur le mode de survie des plantes était combiné avec la manière dont les aborigènes les exploitaient. Nourriture, médecine, armes, peinture, bijoux, ou tout simplement pour leur agréable parfum, chacune d’entre elle était utile dans la vie de ses premiers occupants (les « Arrernte »).
Au fur et à mesure que nous prenions  de la hauteur, notre niveau de connaissance augmentait.
Nous atteignons finalement le point culminant, et sommes récompensés par une jolie vue sur la chaine montagneuse.


Ca creuse de s’instruire, donc nous profitons des BBQ à gaz à disposition pour préparer notre déjeuner. Ce midi ce sera Pommes de terre sautées dans l’huile d’olive et saucisses grillées.  Mmm…


Pendant la cuisson, nous nous occupions par des interminables parties de Uno. Interminable pour Joe. Le pauvre ce n’était pas son jour !

Bien rassasiés, nous reprenons la route. Nous passerons devant la bifurcation, menant  au Standley Chasm sans nous arrêter, car étant une propriété privée un droit d’entrée s’applique.

Prochain arrêt la gorge Serpentine. Ce sera une randonnée au pas pressé que nous effectuerons. Nous avions en effet planifié une nuit de camping à une cinquantaine de kms de là. Les premiers arrivés étant les premiers servis, nous ne trainons pas pour avoir un emplacement. Et à en croire le nb de voitures garées sur le parking de la marche, c’est probablement la haute saison. On a bien pensé dégonfler les pneus des autres véhicules, mais on s’est dit que seul un magnifique Troopy blanc aux roues parfaites cela ferait un peu louche…

Ce sera donc a une cadence élevée, que nos atteindrons, le bassin qui ferme la gorge. Nous enchainons, par un excellent exercice cardio : l’ascension d’un mont jusqu’à un magnifique point de vue.



Un petit lézard nous accueillera au sommet.


La vue mérite amplement notre essoufflement.


Aller hop hop hop, on ne perd pas de temps, on redescend. Nous avons toutefois une petite pensée pour Seb et Didine qui ont visité l’Australie à un rythme effréné.

Nous arrivons finalement en fin d’après midi au camping ground d’Ormiston gorge. Nous repérons un petit emplacement et plantons la tente avant de faire la  belle au Uno. Quelques parties plus tard, nous faisons connaissance avec nos voisins d’une nuit. Un groupe de trekkeurs Australien partis pour une randonnée de 233 kms qui traverse les West Mc Donnell Range ( le Larapinta Trail). Seb lui, est un français qui voyage au pays d’Oz…..EN VELO !!!!!  Il aurait pu choisir le Luxembourg ou la Belgique…mais non ! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer ?



Nous avons passé une agréable soirée à discuter autour d’un bon thé chaud. Nous l’avons presque harcelé de questions pour tenter de comprendre l’incompréhensible pour nous ! Pourquoi choisir un moyen de locomotion sans moteur pour traverser une immense contrée comme l’Australie?
Sébastien nous soutiendra que de voyager à vélo procure un sentiment de liberté inégalable et surtout se sentir physiquement comme à 20 ans alors qu’on en a 40 au compteur, ca n’a pas de prix… Possible, en tout cas, on est sur de deux choses, c’est que 1, le vélo ca conserve vu son physique et 2 : on n’est pas près de faire l’Australie à vélo !

Nous allons nous coucher sous un ciel magnifique et avons même le plaisir de se faire bercer par des chants aborigènes lointains…  Wouaou…
Notre réveil fut plus que matinal et on peut même le qualifier de réveil en fanfare… ce sera donc avec un « Good Morning to You !!! » chanté à tue tête par l’organisateur d’une colo que nous débuterons notre journée.
Ce que l’on avait pris pour des chants cérémoniaux aborigènes n’étaient en fait qu’un groupe de gamins qui chantaient autour d’un feu de camp ! L’Australie nous monte à la tête ! Mais c’était fort agréable d’imaginer la scène hier soir sous les étoiles...

Un bon petit déjeuner plus tard, nous voilà parti sur le sentier d’Ormiston Pound. 7,5 kms de marche dans un décor incroyable où l’on a la sensation d’avoir changé de pays.


Nous découvrons la géologie des McDonnell Range dans toutes leurs splendeurs. Le temps et la lumière matinale sont parfaits pour apprécier cette marche.


A chaque nouveau tournant, nous découvrons un paysage différent et à chaque fois, nous étions sous le charme.

Mais le lookout nous a complètement achevés… Une vue imprenable sur l’immense plateau encaissé d’Ormiston. Sur notre petit bout de rocher, nous avions l’impression de dominer le Monde… Si paisible, si grandiose… Vive la randonnée !


Nous sommes restés un bon moment à contempler ce spectacle. Impossible de le quitter des yeux.




Après le plein d’images, nous reprenons notre route. Nous allons maintenant traverser l’immense plateau pour rejoindre la gorge et son trou d’eau profond de 14 mètres.


Dans cette zone aride, la présence d’eau est comme un oasis où les animaux et les plantes trouvent refuge.
Nous croisons d’ailleurs Rocky Balboa, le wallaby des rochers…


Et l’oiseau sergent avec sa coiffe rouge !


Une dernière photo du point d’eau et nous voila de retour au camping pour un délicieux déjeuner Après l’effort, le réconfort !

Nous poursuivons notre route vers le prochain point d’intérêt : La Tnorala Conservation Reserve, lit d’un énorme cratère.
A première vue, rien de très explicite.
Mais nous ressentons toute la dimension du cratère depuis le point de vue du Tyler Pass  posté sur notre chemin.


Quelques kilomètres plus loin, nous nous engouffrons sur la piste menant au centre du cratère. Une piste de sable rouge qui fera trembler Troopy.


D’ailleurs, nous déclarons forfait pour le dernier kilomètre et préférons user nos semelles de basket sur les cailloux plutôt que celle de la voiture !
Lorsque nous arrivons au centre du cratère, nous sommes impressionnés par la taille. Avant d’entamer la marche qui nous mène à un point de vue, nous lisons tous les panneaux explicatifs.

Il y a 142,5 millions d’années, un énorme objet céleste, probablement une comète de 600 mètres de diamètre a percuté le sol causant un trou de 20 kms de diamètre réduit à  5kms avec l’érosion.
L’impact a été estimé à un million de fois plus puissant que la bombe d’Hiroshima, détruisant toute forme de vie sur des centaines de kilomètres et envoyant tellement de débris dans l’atmosphère que le temps a été affecté sur plusieurs années.
Du moins, c’est la  version des scientifiques…


Les aborigènes ont une toute autre hypothèse; néanmoins, ils s’accordent sur le fait que l’origine de ce cratère est céleste.
Celui-ci remonte à l’époque du Dreamtime : la création de la Terre. Un grand nombre de femmes dansaient dans le ciel pour former la Milky Way.(que l’on connait comme la voile lactée). C’était en fait des étoiles qui se transformaient en femmes.
Lors de la danse cérémoniale, l’une d’entres elle posa son bébé dans son porte-bébé en bois. Malheureusement, celui-ci bascula et s’écrasa violemment contre la Terre, soulevant les  rochers et formant les murs circulaires.
Le bébé étoile fut recouvert de sable pour le cacher de la vue.
La maman, qui est l’étoile du soir et le papa, l’étoile du matin, sont toujours à la recherche de leur bébé disparu…

Quoiqu’il en soit, nous ressentons la puissance du cratère et comprenons pourquoi cet endroit est répertorié comme lieu sacré.

Nous poursuivons notre ballade par un rapide sentier qui nous mène jusqu’à la limite autorisée par les aborigènes.
Là, un panneau nous rappelle de respecter leur souhait en ne pénétrant pas plus loin sur les lieux et en ne campant pas.
La raison de ce dernier est expliquée. Le camping est interdit non pas parce que c’est un lieu de haute importance spirituelle, mais par respect pour des défunts. En effet,  il y a quelques années, une famille aborigène a été massacrée par un chasseur d’un clan  ennemi. Hommes, femmes, enfants, tout le monde a été tué, excepté un homme qui était parti chasser sur la montagne. Depuis ce tragique évènement, plus personne n’habite ici, en mémoires des disparus.
Inutile de vous dire que nous avons respecté leur souhait, en ne campant pas ici.
De retour sur la route principale, nous nous mettons en quête d’un petit emplacement paisible, peu visible et au sol pas trop dur pour passer la nuit. Il nous restait 12 kms avant d’atteindre la Mereenie Loop, où il était de nouveau interdit de camper.

Peu de temps plus tard, nous repérons l’endroit parfait, en retrait de la route, sur du sable rouge, et plantons notre tente.
Mais avant, un petit verre de crush à la fraise et une petite partie de Uno !


L’endroit était parfait, sans compter les innombrables mouches qui tentaient de pénétrer dans les oreilles ou dans le nez voir même les yeux ! Une horreur !
Heureusement, notre moustiquaire à chapeau nous évite de tourner dingue ! Nous préparons notre diner à la lueur chaude du soleil couchant. Mais seules les lumières étaient chaudes, car les températures quant à elles descendent rapidement en dessous de 10°C !


Les nuggets et les pates à la crème fraîche nous réchaufferont un peu  en attendant le ciel étoilé. Sublime ! C’est un véritable bonheur que de dormir au beau milieu de l’Outback, sous un ciel immaculé de diamants…

Le lendemain nous nous réveillions après une nuit un peu fraîche, mais calme… CALME ! Même pas un corbeau pour nous réveiller… rien… juste le silence ! Trop bien. Ca été de loin notre nuit la plus calme passée en Australie…


Après un petit déjeuner très vivifiant, nous débutons la Mereenie loop. Une piste pour 4x4 en territoire aborigène nous conduisant jusqu’à Kings Canyon.
Nous saluons une dernière fois le cratère.


Et nous nous élançons sur cette jolie piste défoncée. 93 kilomètres d’infernales secousses mettant à rude épreuve nos nerfs et ceux de Troopy. Il semblerait que le gouvernement du Northen Territory travaille à l’amélioration de cette route… on y travaille, on y travaille… Et bah, ca ce voit pas beaucoup !

Néanmoins, nous prenons du plaisir à parcourir ces kilomètres. Nous nous sentons libre au beau milieu de nulle part. Nous conduisons nos appareils photos à proximité, prêts à photographier toutes formes animales que l‘on croisera.

Pour notre plus grande joie, la piste prend des allures de safari. Nous croisons tout d’abord un dingo. Un vrai de vrai, un du désert… Rien à voir avec ceux de Fraser Island.


Cet animal est toujours aussi beau… Il regarde Troopy, intrigué mais reste sur ces gardes.


Nous photographions l’animal sous toutes les coutures. Le pauvre, il boite. C’est tenant de lui donner un truc à manger, mais il faut se souvenir qu’un dingo nourrit par l’homme est un dingo mort, donc on ne se laisse pas attendrir par ce petit chien tout maigre…


Nous faisons ronfler le moteur de Troopy pour l’éloigner  de la route et quelques kilomètres plus loin, nous apercevons un dromadaire, installé bien tranquillement à l’ombre d’un arbre.
Tant pis, on va le déranger un peu, mais on veut une photo !


Débute alors une petite course poursuite entre le photographe et l’animal. Sacré chameau !


Moi, je regarde la scène depuis le bord de la route.


Allez, on te laisse. On reprend la route et on croise une voiture arrêtée sur le bas côté. Que ce passe t il ? Des chevaux sauvages ! Quand je vous disais que l’on faisait un safari !
John part faire la causette, mais moi, pas le temps, je veux ces chevaux dans la boite ! Je m’approche doucement. Ils m’ont repéré et me fixent du regard inquiet, prêts à détaler à la moindre alerte.


Pas à pas, je réduis les mètres qui nous séparent, jusqu’au point limite où les chevaux ont préféré s’éloigner.


Je me rabats alors sur une espèce rare un MTPTP, confortablement assis dans la voiture !


Un peu plus loin, nous découvrons les restes d’une pauvre vache. Chouette, on va pouvoir faire la fameuse photo qui représente le désert !
Une ou deux mises en scène plus tard, Troopy fait des allers-retours pour se présenter sous son meilleur profil.



Après cette séance photo, nous terminons la Mereenie Loop par un déjeuner sur une aire de repos.


Les corbeaux eux aussi ont apprécié la pause repas à en croire la photo !



Voilà, plus qu’une vingtaine de kilomètres avant d’atteindre notre destination finale : Kings Canyon.


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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 02:36
Un peu de culture sur…

ALICE SPRINGS

.26 490 habitants
.Etat du Northern Territory - Symbole du Red Center

    - Généralités

Cette ville  perdue au milieu de l’outback, se dresse devant vous comme par magie après avoir roulé des centaines de kilomètres où vous  n’aviez que pour horizon une longue et infinie ligne droite.
Loin de ressembler à Las Vegas, elle reste l’une des rares ville d’Australie qui compte plus de touristes que d’habitant. En effet, cette ville est la porte d’entrée qui conduit au fameux monolithe « Uluru », et qui peut donc voir le nombre d’âme y séjournant se multiplier par 6.
Son attrait principal, (hormis le supermarché Coles et le Mc Donald et son wifi que vous étiez impatient de retrouver), est l’art aborigène. En effet, Alice Springs est le centre national de l’art aborigène, toutefois, vous ne trouverez principalement que des artistes de la région du Centre.

C’est également ici que se situe la base des « Médecins volants » créée par John Flynn. Un véritable hôpital, concentré dans un avions qui parcourt  l’Outback pour les plus isolés. Et pour l’éducation de ces derniers, vous pourrez visiter une école peu ordinaire, qui donne des cours par  radio…


    - Qu’avons-nous fait ?

Nous n’avons passé que 2 jours à Alice. Le temps pour nous de prendre une douche et de refaire le plein de tout.


Nous avons commencé par faire le plein d’émotion, en apprenant de bonnes nouvelles par mail…que du bonheur !

                             -  Le Resto « Outback Steack House »

Nous avons fêté cela en nous jetant (après une douche bien sûr) dans un super resto typique Outback avec aux murs tôle ondulée rouillée, peau de chameau et cornes de buffles et sur la table un petit drapeau de votre nationalité.


Heureusement que l’on ne vient pas d’Estonie, sinon je suis pas sûr qu’on aurait eu notre drapeau.  Mais nous on voulait aussi le drapeau Australien car on est un peu « Aussie »  maintenant.


Au menu pour nous : kangourou, crocodile, émeu, dromadaire et un bon steak !



Sans oublier le Jug de bière pour arroser tout ça…santé !



Je me ferai également une chorégraphie locale au milieu du resto avec d’autres clients.. « Give me a Home among the gum Trees… »…Fun Fun Fun.


                            - les Galeries d’Art

Nous nous sommes beaucoup baladé dans les galeries d’art pour mieux comprendre les œuvres. Nous avons été fort bien accueillis dans l’une d’elle par une charmante dame, qui nous fera un cours en 10 minutes. Tout nous est paru plus clair d’un coup, les formes, les couleurs, les histoires…nous avons vraiment apprécié qu’elle ait pris le temps de nous donner quelques bases alors qu’elle savait pertinemment que nous n’achèterions rien. C’est aussi ça l’Australie. Dans une seconde galerie, le gérant nous a très gentiment donné un papier expliquant les techniques de peintures et comment ils trouvaient leurs encres. Une galerie immense, qui vous ferait presque tourner la tête au bout d’une demie heure. Enfin dans la dernière, « Boomerang Art », Irena a réuni quelques unes de ses œuvres, conter leurs histoires, qui fait un lien évident avec la culture de aborigènes que nous côtoyons quotidiennement. 


                             - Petit SPA pour Troopy


Nous avons profité d’être en ville pour nous occuper de notre petit Troopy et jeter un coup d’œil sur ce pneu qui s‘essouffle tout seul…un petit chewing-gum chez un spécialiste et le tour est joué.


Nous avons aussi joui de l’eau à disposition dans le camping pour le donner une bonne douche bien méritée.


Quoi de l’eau a disposition pour laver la voiture dans un désert ?
Et oui, nous en avons été nos aussi très surpris, mais nous avons appris que outre le desert aride et la faible fréquence de pluies, les nappes phréatiques étaient pourvues d’innombrables litres d’eau leur créant une réserve de plusieurs milliers d’années…voilà pourquoi ils arrosent sans complexe leurs pelouses…


décidemment c’est vraiment un désert bizarre !


        - Didgeri Didgeri doo doo…


Nous sommes entrés dans un magasin qui vend des Didgeridoo et qui fait un concert certains soirs dans une salle spécialement aménagée à l‘interieur. Nous avions aussi vu qu’il donnait gratuitement des cours alors nous sommes allés nous renseigner; ça pouvait être drôle. A notre arrivée, il nous fait nous assoir et nous donne chacun un didge…  « ah quoi maintenant là tout de suite ? ». Du coup, nous voilà partis pour une heure de brrr, ssss, di dou da, dans notre bout de bois. Une méthode efficace car nous avons fait bien des progrès,  et cela donne envie d’avoir son propre didge à la sortie…qui passe par le magasin bien sûr !


                            - Telegraph Station


Comme nous en avions marre de manger près des voitures, nous avons demandé à un local où serait-il approprié de diner ce soir. Il nous indiqua le Telegraph Station et ses aires de pique nique. Nous avons peu visité l’endroit il est vrai, mais nous avons adoré nous délecter des champs et petites oiseaux juste a côté de nous



Aller, un dernier petit dej…


un dernier petit tour au Mc Do, un autre au Coles, un dernier au Lookout d‘Anzac Hill…


…et c’est reparti.


    - Où avons-nous dormis ?.

Devant votre ordinateur bien au chaud, vous vous dites que le camping c’est le confort minimal….mais pour nous dans le désert c’est plutôt la corvée. Vous avez toujours un mec qui rentre tard le soir et qui vous éclaire de plein phares la tente ou comme ce matin là un autre qui démarre juste à côté de vous,
sa Harley à 5h du mat, vous faisant faire un gigantesque bond dans votre sac de couchage! Parfois même vous pourrez avoir les deux ! Alors pour le camping on apprécie infiniment la longue longue douche, la machine à laver et l’eau à disposition pour nettoyer Troopy mais c’est pas ici que vous vous reposerez ! Vive le Bush !

Cependant, ce camping s’anime tous les soirs de la visite de kangourous des rochers, qui viennent se nourrir des graines en vente à la réception.




L’un d’eux portait un petit « Joey » dans sa poche, il était trop craquant.



Au final, Alice Springs est une étape presque incontournable s’il on veut visiter le Centre. Rien ne nous a particulièrement séduit dans cette ville, mais nous nous y sommes pas senti plus en insécurité qu’ailleurs, contrairement à ce que vous pouvez lire à son sujet.
Le peuple aborigène y est très présent et toujours en décalage avec le monde actuel, mais nous n »’avons reçu aucune agressivité de leur part, donc n’ayez crainte et profitez du voyage.

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 04:33
Du 16 au 18 mai 2009

Après une magnifique piste de 4x4, nous arrivons aux East McDonnell Range, qui s’étendent à 100 kms à l’Est d’Alice Springs.
Nous stoppons notre avancée à la réserve historique d’Arltunga, témoin d’une ruée vers l’or en 1887. Bien que peu productive, elle a été primordiale dans le développement économique du Centre. A chaque nouvelle découverte, de nombreux pionniers de toutes les horizons arrivaient, essentiellement à pied et avec une brouette, peuplant et diversifiant ainsi le Centre désertique de l’Australie.
Nous avons d’abord visité l’ancien poste de police et la petite prison.


Ces deux bâtiments ont été rénovés car des personnes mal attentionnées et cupides avaient détruits ces constructions, pensant que de l’or était caché dans les murs.


J’ai tenté de me débarrasser de mon amoureux en l’enfermant dans la cellule, mais comment résister à cette petite bouille d’amour ? !
 

Nous profitons également des tables ombragées pour déjeuner.

Noter notre technique pour laver la vaisselle ! Dans le désert, l’eau est une denrée rare, donc nous pratiquons presque le lavage à sec.


8 mois en Australie et vous avez développé tous les anti corps nécessaires pour survire dans les conditions  sanitaires les plus extrêmes. En tous les cas, on pense bien aux normes HACP à chaque lavage de main manqué !

Notre visite se poursuit avec une promenade dans le QG de la ville fantôme. Nous en apprenons un peu plus sur le passé et le fonctionnement de la mine. Un imprimé à disposition à l’entrée nous sert d’auto guide. Reste plus qu’à suivre les numéros et les indications en lien.


Ces bâtiments sont dans l’ensemble bien conservés, mais on ne peut pas en dire autant des machines nécessaires dans le processus d’exploitation de l’or.


Toutefois, il est assez facile d’imaginer qu’elle fut la vie à l’époque. Le bruit, la poussière et la sueur, étaient le quotidien de ces hommes qui venaient tenter leur chance.

Une anecdote m’a fait sourire; La maison du contremaître se situait juste en face des machineries. C’est ici qu’il testait et pesait l’or des mineurs avant de les payer. Mais lorsque les tambours et les roulements tournaient à plein régime, le sol grondait et tremblait, rendant impossible la pesée exacte des pépites. Les mineurs s’estimant lésés dans leur salaire ont exigés que la maison du contremaitre soit construite à l’écart des machines.
Non mé dit donc ! Tout travail mérite salaire, même au gramme près !

Dernière étape de ce voyage dans le temps: l’office de tourisme aux allures de petit musée. Ce sera donc au travers d’anciennes photographies, de témoignages et de vieux matériels, que nous terminerons le chapitre de la ruée vers l’or.

Le soir, nous avons planté la tente au milieu de nulle part pour notre plus grand bonheur… Notre soirée fut toutefois écourtée par… la pluie ! Surprenant non dans un désert !


Le lendemain, réveil matinal par quelques doux cris des corbeaux. (Et oui, même au milieu du désert, ils nous servent de réveil matin !) Mais cela n’affectera pas notre journée, car le soleil rougit les parois rocheuses devant nous.
Aujourd’hui, nous partons à la découverte de Trephina Gorge où nous prendrons notre petit déjeuner.
Après quelques kilomètres, nous arrivons à l’aire de pique-nique du parc et sommes ravis d’apercevoir des barbecues à gaz, de l’eau potable et des tables ensoleillées dans un endroit superbe. Parfait.



Le ventre bien rempli, nous mettons nos chaussures de rando pour une courte marche dans la gorge.


La vue est splendide et le temps parfait. Le soleil chauffe, mais l’air est frais.



La gorge nous plait tellement que nous prolongeons notre ballade par une seconde randonnée, un peu plus physique.


Celle-ci nous conduit à un point de vue magnifique sur les environs.


Il est très facile de distinguer le lit de la rivière asséché, car les eucalyptus sont bien plus verts et plus feuillus à cet endroit.


De retour à Troopy, nous jetons un rapide coup d’œil sur la carte et déterminons notre prochain arrêt : Jessie Gap.
Cette gorge étroite est très importante dans la culture aborigène des Arrernte, car selon eux c’est ici que les chenilles de Mparntwe sont apparus avant de ramper pour donner naissance à la topographie actuelle; c’Est-ce que l’on appelle le Caterpillar dreaming story.

Nous avons vu quelques peintures qui symbolisent ces chenilles… mais rien ne nous a vraiment séduit dans cet endroit.


Nous poursuivons donc notre route vers la seconde route : Emily Gap.
Comme pour la première, nous reviendrons à Troopy un peu pantois. Rien d’exceptionnel comparé aux fresques vues à Ubirr.
Nous déciderons toutefois de manger ici notre déjeuner : salade de riz. Ce moment fut fort agréable et paisible… mais du moins en apparence…


Mais la réalité fut telle que nous avons dû apprécier notre bonne salade sous notre moustiquaire tant les mouches étaient agaçantes !


Allez, plus que 16 petits kilomètres avant d’atteindre le cœur de l’Australie : Alice Springs.

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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 10:28
Du 14 au 16 mai 2009

Pour éviter des centaines de kilomètres de route ennuyeuse pour rejoindre Alice Springs, nous avons décidé de prendre quelques raccourcis à travers des pistes 4x4 un peu défoncées, mais qui s’avèrent nettement plus jolies que ses cousines les Autoroutes. Nous prenons toutefois des informations sur l’état des routes avant de partir. C’est décidé, nous rejoindrons Alice Springs depuis Kununara en prenant la Buchanan Road, ce qui nous évite de repasser par Katherine. Il y avait également l’option Tanami, mais elle est vraiment chaotique et cela nous oblige a revenir complètement en sens inverse.
Nous partons donc, plein d’eau, plein d’essence et plein d’enthousiasme sur la highway en direction de Timber Creek.



Nous continuons de doubler des « Road Train » , ces énormes camions qui tractent jusqu’à 5 remorques !


De là, nous partons sur les pistes de la Buchanan. Rouler sur des pistes 4x4 en Australie est vraiment une expérience à part entière.  Vous soulevez des tonnes de poussière, le moteur de votre 4x4 vibre…c’est aussi ça notre aventure. Et l’un des grand plaisir de l’outback c’est de vous arrêter où vous le souhaiter, planter votre tente au milieu de nulle part et de laisser la nature vous surprendre de ces charmes.


…et parfois de ses inconvénients !


Rouler loin des grandes autoroutes (qui sont en fait des nationales), du trafic et du bruit peut vous réserver de très bonnes surprises, comme la rencontre avec ces nombreux animaux qui habitent les lieux que nous traversons.






Parfois nous rencontrons quelques traces de vie dans un vrai coin paumé de la Buchanan, où les enfants jouent sur la route.


  En revanche, sur le bas côté nous croisons de temps a autre quelques carcasses de voitures inquiétantes….


Mais une des choses les plus impressionnante, c’est lorsque vous apercevez un Road Train au loin qui file a toute allure sur la piste poussiéreuse.




Là il vaut mieux vous arrêter sur le bas côté et car il vous est impossible de voir pendant plusieurs secondes après son passage et il vous refait gentiment votre pare brise.


Mais nous, rien ne nous arrête, et nous poursuivons notre route dans de magnifiques paysages sauvages enchainant les kilomètres jusqu’à notre prochain campement. D’ailleurs aujourd’hui, nous avons décidé de nous arrêter très tôt et de profiter un peu de la journée pour ne rien faire si ce n’est nous reposer et jouer au Uno.


On rejoint donc la fameuse Stuart Hwy qui traverse l’Australie du Nord au Sud. Nous sommes désormais à 800 kms d’Alice Springs. Nous roulons cette fois-ci sur du bitume bien dur, et sec, ce qui nous fait du bien, car l’aventure c’est bien joli, mais être secoué dans tous les sens toute la journée ça a aussi ses limites. Devant nous,  une voiture s’engage prestement, et semble laisser derrière elle deux petits chiens trop adorables, qui lui courent après. « non mais je rêve où ils viennent d’abandonner leur chien ? » Nous entamons donc une course poursuite pour tenter de prendre l’immatriculation de la voiture. Ils s’engagent sur un chemin, nous les suivons et font demi tour.


A la vue de la voiture complètement défoncée et criblée de balles, nous renonçons là, mais avec un vrai mal au cœur en repensant au regard de ces petites bêtes que nous avons croisé lorsqu’ils venaient d’être abandonnés sur la route. C’est aussi ça le Bush ?!

Nous faisons également un arrêt à Aileron et ses statues géantes.



Après une bonne journée de conduite, nous nous arrêtons sur une aire de repos. Après tant de kilomètres, vous imaginez vous reposer, un petit verre d’eau fraiche à la main face au coucher de soleil….en gros ce que l’on fait depuis des mois. ET BAH PAS CE SOIR !
Le ciel est vraiment couvert, ce qui ne nous empêche de voir le coucher de soleil, nous avons même ressortis nos pulls du fond du sac, le repas a bien du mal a cuir (cf petits pépins), les mouches sont toujours au rendez vous malgré le froid et quelques gouttes de pluies accompagnent même notre diner. Pas glop !


Mais un nouveau problème fait surface….le manque évident de douche….alors on se la joue version Outback.


Mais Ruby lui il est content, il commençait a crever de chaud avec son bonnet, écharpe et surtout sa grosse fourrure hivernale.


Nous ne sommes plus qu’a 70 kilomètres d’Alice Springs mais un panneau nous invite à nous rajouter 200 kms au compteur….Allons y ! Nous prendrons donc une autre piste 4x4 avant d’arriver en ville. C’est donc partis pour la Arltunga Touriste drive.
Ca y est nous y sommes dans le Centre rouge de l‘Australie….


La route est vraiment amusante, car elle passe par plein de petite collines qui vous font des petits hauts le cœur comme dans les manèges de gosses. Voici donc quelques photos de cette route superbe et en très bon état qui nous fera rejoindre les East Mc Donnell Range.






Et parfois, là où certains vous font la révérence…


D’autres vous accueillent avec moins d’élégance…






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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 01:16
Samedi 18 avril

Après  un bon petit déjeuner, nous commençons la journée par une très brève marche pour découvrir le lookout de Bukbukluk. Ruby a fait des siennes ce matin là et a réclamé voir même exigé de venir avec nous sur cette petite marche. Comment résister à cette adorable bouille ?



A peine 20 minutes plus tard, nous voilà enfin sur la fameuse piste de 4x4 qui nous conduira à l’endroit magique de Gulnom.

Cette piste est agréable et plutôt de bonne qualité; à telle point que certaines voitures normales peuvent l’emprunter en roulant doucement. Mais c’est toujours mieux avec un 4 roues motrices et d’autant plus avec un Troopy !


Nous roulons vitres fermées tellement nous soulevons de la poussière sur notre passage.


Avant d’arriver à destination, nous faisons une petite halte pour découvrir Yurmikmik lookout. 5 kms A/R pour un point de vue sur le parc qui  nous donne le sentiment que le temps s’est arrêté. On entend presque les cow boys à cheval, ou les aborigènes travailler la pierre pour se confectionner un outil…




Allez, retour sur la piste où nous filons à toute allure (70 kms/h) vers la cascade de Gunlom.


37 kms plus tard, et un bon moment de détente au camping, nous découvrons la cascade.



Jolie, mais nous ne nous y attarderons pas, car nous voulons absolument la découvrir d’en haut.
Une bonne ascension plus tard, nous arrivons au Paradis…


Nous plongeons dans une piscine naturelle à débordement… délicieux ! L’eau est d’une clarté surprenante mais surtout, nous avons une vue imprenable sur tout le parc, alors que l’on est en train de se baigner !


C’est tout simplement magique…


Un ensemble de petites cascades crée plusieurs petites piscines privées… C’est le pied; nous sommes quasiment tous seuls dans ce lieu si magnifique…



Nous nous amusons comme des petits fous…



Jusqu’à ce qu’il nous arrive un « petit pépin et gros noyau »… et oui encore un !

Il commence à se faire tard, donc encore une dernière photo et repartons.


Nous montons  un tout petit peu, juste pour voir la partie haute des piscines naturelles… Tout aussi joli…


Voici une photo des rochers; ils sont de différentes couleurs. Ces roches sont collectées par des tailleurs de pierres qui en font de très beaux objets de décoration…


Sur le chemin du retour, nous reprenons encore une photo de la vue… Dire que l’on se baignait tout à l’heure devant ce tableau !


De retour au camping, nous  préparons notre diner : pomme de terre au feu… Yummy!


Et voilà, notre séjour à Kakadu touche à sa fin. Ce fut 4 jours pleins de surprises et de beautés. Nous comprenons mieux maintenant pourquoi les aborigènes chérissent tant cette terre pourtant si hostile…



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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 03:33
Vendredi 17 avril

Nous partons de bon matin à la découverte du second lieu d’art rupestre : celui de Nourlangie. Un panneau explicatif au début de la marche nous montre d’où proviennent les différentes couleurs utilisées par les aborigènes.



Certaines peintures sont également faites à partir du sang d’animal.
Après une courte marche, nous atteignons l’abri rocheux d’Anbangbang. Cet abri était utilisé autrefois par les aborigènes. C’était un lieu de vie très prisé lors des fortes chaleurs.


C’est incroyable d’imaginer que cette population ne connaissait toujours pas la roue ni même le métal, ni lorsque les blancs sont arrivés. Il y a un gouffre immense entre nos deux cultures. Ces hommes et ces femmes ont du passer de l’âge de pierre à celui d’internet et des centrales nucléaires en moins de 50 ans !

(Petite aparté, Jonathan quant à lui n’a pas encore découvert la ceinture de cuir…)


Nous retrouvons les trous formés dans la roche à la longue de piler le grain…


De nombreuses peintures ornent le mur. Faites d’ocre, elles sont très fragiles. Elles ont tendance à s’effacer au contact de l’eau. Pour éviter cela, des bandes de silicone ont été posées. Les gros animaux, comme les buffles abiment également ces chefs d’œuvre en se frottant contre la roche, les touts petits animaux, comme les insectes ont également une part de responsabilité dans la dégradation de ces peintures, en construisant leurs nids dessus ! Et la troisième menace réside dans les milliers de touristes qui chaque année viennent visiter ces sites. Ils soulèvent en effet beaucoup de poussière donc pour diminuer les dégâts, des promenades en planches ont été aménagées.


La photo suivante représente une scène de dance…


La dance est très importante dans les cérémonies aborigènes.

Ce dessin représente quant à lui, un dangereux esprit : Nabulwinjbulwinj. Il  semblerait qu’il mange les femmes…



Après s’être régalés des peintures aborigènes, nous gagnons le lookout de Gunwarddehwarde.  Point de vue beaucoup moins impressionnant que celui de Ubirr, mais il offre tout de même un bon aperçu des escarpements de Kakadu.





Toujours dans le secteur de Nourlangie, nous débutons une très courte marche (600m) pour atteindre un autre lookout. Cette ascension de Nawurlandja se solde par une superbe vue sur les environs.





Troisième destination de notre journée : la Gubara walk. Elle est décrite comme un excellent endroit pour passer les heures chaudes de la journée du faite des piscines naturelles. 10 kms de piste sur une terre incroyablement rouge nous amène au point de départ de la marche.


Mais avant d’entamer ces 6 kms de randonnée, un petit repas s’impose…


Allez, c’est partit…


La marche est plutôt facile et sans intérêt…



Toutefois, lorsque l’on doit traverser un petit cours d’eau, cela devient un peu plus acrobatique. Appareil photo prêt… Allez, qui va tomber ?





Nous arrivons finalement à destination… mais mauvaise surprise, les soit disant piscines naturelles n’étaient en fait qu’un petit ruisseau… sans intérêt… Tant pis, il fait trop chaud, on va se mouiller un peu avant de repartir.


Ayant plus de temps  que prévu, nous rejoignons la région de Yellow Water et visitons, le fabuleux musée sur la culture aborigène : le Warradjan Cultural Center. Ce musée, entièrement fait par les aborigènes, est l’endroit idéal pour approcher cette culture passionnante. Tout est fait de manière à ce que l’on puisse comprendre leurs traditions pour ensuite les accepter. Tout y est évoqué depuis la création de leur monde, à la rencontre avec les blancs en passant par leurs techniques de chasses et de pêche, leur système de santé, ainsi que leur fonctionnement hiérarchique…. Bref à ne manquer sous aucun prétexte !

Nous ne nous attarderons pas dans la région de Yellow Water, malheureusement tout y est encore fermé à cause des crocodiles. Nous poursuivons donc notre route vers le Sud et atteignons celle de Mary River. Nous passerons la nuit sur le camping gratuit de Gungurul.
Le sol étant un peu dur, John confectionnera un petit matelas avec des herbes sèches.


Puis pendant que nous montions notre tente, nous avons reçu la visite amusante d’un phasme…


Une bonne nuit de sommeil bien à l’abri des moustiques, mais toujours la tête sous les étoiles clôturera notre troisième journée dans ce magnifique parc.




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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 02:18
Jeudi 16 avril

Après notre pire nuit passée en Australie, nous retournons à Ubirr afin d’apprécier une seconde fois le magnifique panorama mais surtout pour découvrir les peintures aborigènes qui font le renommée de ce site.

Encore une fois, nous passons devant l’art rupestre sans nous arrêter, nous préférons grimper  jusqu’au lookout avant que la chaleur ne soit écrasante.
John sera toutefois tenté par une petite sieste sur l’un des très beaux bancs… Mais pas le temps…les richesses de Kakadu nous attendent.


C’est reparti pour la courte ascension.


Une fois  en haut, la vue est toujours aussi époustouflante. 




Nous jouons encore une fois avec l’appareil photo…





Allez encore une petite photo…


Puis deux....


Plus sérieusement, regarder la parcelle brulée sur la photo suivante.


Dans l’article précédant, j’ai fait allusion au feu froid allumé volontairement par les rangers. Claude, le ranger français, nous a expliqué l’intérêt de cette pratique ancestrale. Ces feux permettent en effet de régénérer la forêt. Certaines espèces florales ne survivent que grâce à ces feux.  Les aborigènes brulaient également différentes parcelles en patchwork de manière à maitriser plus facilement les vrais feux lors de la saison sèche. Et finalement, la troisième raison, cela facilite la chasse, car ainsi les animaux ne peuvent pas se cacher dans les hautes herbes.

Nous avons enfin su les véritables raisons de cette pratique utilisée par les aborigènes depuis des centaines d’années.

Après s’être rassasiés de la vue sur les étendues inondables de Nadab, nous redescendons pour découvrir les fameuses peintures aborigènes.
Un kilomètre de marche au travers différents sites d’arts rupestres tout aussi fascinants les uns que les autres.


Ces dessins représentent des scènes de la vie courante, des moments plus importants relatif à la création du monde ou tout simplement ces murs servaient de support lorsque les anciens racontaient des histoires aux plus petits.



Beaucoup d’animaux sont dessinés; tortues, barramundies, kangourous, divers poissons… Ces dessins symbolisent une bonne pêche ou une bonne chasse. Les esprits du gibier sont représentés à travers l’art, cela permet que la prochaine chasse ou pêche soit aussi fructueuse que la précédente.



La photo suivante représente un moment déterminant dans la culture aborigène: la rencontre avec l’homme blanc.


Regardez bien précisément… Vous le voyez avec ses bottes ? Non ?

Alors le voici en gros plan.


Il a été dessiné plus gros et habillé; il y en a même un qui fume la pipe !
L’arrivée du blanc a complètement bouleversé les aborigènes; ils sont arrivés avec des armes et de l’alcool et ce fléau touche cruellement la population noire d’Australie.

Alors que nous étions dans la galerie principale de Ubirr, notre ami Claude, le ranger est venu fumer sa clope. Il ne repartira que près de 2heures voir peut être même 3 heures plus tard ! Il avait envie de parler et il a trouvé en nous un auditoire passionné.


Claude nous a expliqué la culture aborigène, en français, ce qui n’est pas négligeable du tout étant donné que les interactions entre les différentes espèces vivantes de la Terre et les aborigènes sont un peu complexes.
Il nous également expliqué sa rencontre avec le peuple Bininj. Assis sur notre petit bout de caillou, nous buvions ses paroles. C’était passionnant… Nous n’avons pas vu le temps passer, sauf qu’à la fin, le petit bout de caillou commençait à faire un peu mal !


Une rencontre passionnante qui a contre carré tous nos plans pour la matinée ! Mais quel bonheur ! Un grand merci à Claude pour nous avoir fait partager un peu de sa vie et un peu de la culture aborigène.

L’après midi, nous sommes partis faire une petite marche de 2.5 kms: la Bardedjilidji Sandstone walk.


« Bardedjilidji » signifie chemin sentier en langue aborigène locale, mais fait également référence aux racines de la fleur de la Lily Water poussant sur les marécages du parc.
Nous avançons donc parmi les hautes herbes poussées lors de la Wet, et découvrons des roches de sables. Celles-ci se sont formées il y a des millions d’année. A cette époque, un immense lac recouvrait cette région; au fur et à mesure qu’il s’est asséché, les sédiments déposés au fond se sont transformés en roche. De nos jours, avec l’érosion ces roches redeviennent petit à petit sédiments.



Nous passons à travers une petite grotte.



Un autre passage rocailleux abrite quelques traces de la présence ancienne des aborigènes: peintures et trous dans la roche à la longue de piler le grain.


Cette facile marche fut très agréable, mais le soleil commence à se coucher, il faut donc partir à la recherche de notre nouveau lieu de sommeil.

Sur la route, nous apercevons le ciel menaçant…


Ce soir, nous dormirons au camping gratuit de Malabanjbanjdju.
Encore une nuit chaude, très chaude, mais au sec cette fois ci !





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Published by Anne & Joe - dans Northern Territory
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