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Qui Voyagent ?


"L'homme qui veut s'instruire doit lire d'abord, et puis voyager pour rectifier ce qu'il a appris.”
Giacomo Casanova


Qui voyage ?  Anne et Joe
Pour nous contacter : 
filimen@hotmail.fr

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La photo du jour


Nos Aventures Par Dates

Le voyage en chiffre

Nombre d'heures passées en avion : 54h10
Nombre d'heures passées en bus : 7h04
Nombre d'heures passées en bateau : 39h21
Nombre d'heures passées en tramway : 1h40

Nombre d'heures passées en train : 11h59

Nombre d'heures passées en télésiège : Oh45

Nombre d'heures passées en hélicoptère : 0h05

Quelle heure est il ?

  Melbourne ( GMT + 10h )

Quel temps fait il ?

 

27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 01:25
Weekend du 13 et 14 juin 2009

Nous quittons finalement Adélaïde sous un temps mitigé en direction du Coorong NP. La nuit est tombée avant que nous n’atteignons notre destination, donc nous garons notre Troopy et passons une nuit fraiche près des marais.
Au lever du jour, nous découvrons ces paysages de lacs, marais et dunes de sables. Cette zone humide est une réserve primordiale pour les oiseaux aquatiques. Nombreux viennent y faire une halte dans leur migration ou se reproduire comme c’est le cas pour les pélicans.
Nous n’apercevrons les pélicans que de loin, mais nous verrons le cygne noir que nous avions déjà vu au début de notre voyage à Philip Island, et surtout des émeus. Et oui encore cet oiseau qui ne sait pas voler.



Le Coorong s’étend sur 145 Kms de long; nous stopperons pour un temps notre avancée à 42 miles creek, comme nous l’avait conseillé Billy, la voyageuse que nous avions dépanné à Coober Pedy.
Nous découvrons une grande dune de sable. 2 solutions pour atteindre le Bassin Sud Australien : 1 heure de marche ou 1,3 km de piste 4x4. Piouuu, allez, on dégonfle les pneus et Troopy va marcher pour nous.


Ah quelle plaisir de retrouver la douceur de la conduite sur le sable. Petit à petit, la vue se découvre et laisse apparaitre l’océan. Nous ne l’avions pas prévu depuis Broome. Après la traversée du désert, de toutes ces terres arides, revoir cette immensité d’eau donne l’impression donne l’impression de découvrir l’océan pour la première fois. D’ailleurs, Joe s’empressera de quitter Troopy, Ruby sous les bars pour fouler la plage, face à de grosses vagues.


Après une petite ballade, nous prenons notre petit déjeuner; parfait comme endroit pour un thé chaud et des tartines de confiture.


Nous reprenons la route sous le soleil. Ah, ca fait du bien de le revoir.
En chemin, nous passons devant une « Big things » et comme à notre coutume, nous nous arrêtons brièvement le temps d’une photo. Ca faisait longtemps, il me semble que la dernière date de Noosa.


Toujours autant de charme…

Prochaine étape, Mont Gambier, que nous atteindrons dans l’après midi. Le reste de la journée sera consacrée au repos. Direction le camping pour la douche, lessive et tout le tralala.
Cette fois ci, nous nous installons dans un camping avec u très bon rapport qualité/ prix. Un vrai camping avec des emplacements herbeux, (même si tu es sans électricité), et douche chaude et le must: une camp kitchen.


Une cuisine à disposition avec le chauffage. Woua! Le luxe ! Du coup, je n’ai pas résisté à l’envie de faire un litre de crêpes. Ca aussi ca faisait longtemps ! Depuis Darwin !


Le soir, la pluie s’est remise à tomber et nous étions vraiment content d’avoir ce toit au dessus de nous.
Nous avons ainsi pu tarder un peu avant de nous coucher.
A la nuit tombée, lors d’une petite accalmie, nous courrons sous la tente. C’était sans compter qu’un poteau m’arrêtera dans ma course ! Bing, en plein dans le mile ! Je ne savais pas si je devais rire ou pester contre Jonathan qui était parti avec la lumière. Alors j’ai fait les deux ! J’ai tout de même eu une petite bosse pendant quelques jours !

Le lendemain, nous partons visiter la jolie ville de Mt Gambier, installée sur les flancs d’un volcan éteint. Après un petit tour à l’office de tourisme, nous ressortons avec un vrai planning de visite.

Nous commençons par prendre un peu de hauteur en atteignant la Tour de Centenary. Cette tour construite en 1900 s’élève à 190 mètres au dessus de la mer.


De son sommet se dévoile un magnifique panorama sur le lac Valley et la ville.


Deuxième étape de notre visite des lieux: le petit parc animalier qui borde le lac.



Nous déambulons dans ce petit coin de verdure, où vivent paisiblement kangourous, wallabies et divers oiseaux. Décidemment, on ne se lasse pas de cette petite bouille de marsupiaux…






Celui là ressemble même à Bambi…


Et là, on est toujours aussi attendri lorsque l’on découvre un petit Joey dans la poche…


Et revoilà notre petit oiseau bleu favori…


Apparemment, une famille de Koala habite également ce parc, alors on marche la tête en l’air et on dépouille tous les eucalyptus…en vain. Mais où sont-ils ?


Après cette petite balade nature, nous allons photographier le Blue Lake, qui trône dans le cratère d’un ancien volcan. La couleur bleu saphir de ce lac est encore inexpliquée.



Avec seulement 70 mètres e profondeur, mais 36 000 millions de litres d’eau, il est la principale source d’eau dans la ville et ses environs.



Troisième site touristique : le Cave Gardens.


Ce trou de verdure en plein centre ville est beaucoup plus impressionnant lorsque les dizaines de roses illuminent le jardin, ou tout simplement la nuit lorsqu’il est mis en lumière par les projecteurs. J’avoue que sous la grisaille, il ne nous révèle pas son meilleur profile.




Dernière étape, et pas des moindre : le Umpherston Sinkhole. Ce trou naturellement formé dans la roche, laisse place à un magnifique jardin qui révèle toute sa beauté lors du printemps, lorsque toutes les fleurs s’épanouissent.



Nous ne tarderons pas dans ce bel endroit au potentiel caché, car le froid est tombé, qu’il est temps de déjeuner et que nous devons prendre la route vers le début de la Great Ocean Road.

Au final, alors que rien ne laissait présagé Mt Gambier s’est révélé être un arrêt très agréable dans notre voyage, et marquera la fin de notre courte visite de l’Etat du South Australia.

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 01:20
Un peu de culture sur…

ADELAIDE

1 467 300 habitants
South Australia


                 - Généralités

Adélaïde est la seule ville d’Australie qui n’a pas été fondée par des bagnards. Elle doit sa fondation à deux idéalistes controversés : Edward gibbon Wakefield et William light.
Afin de créer une ville parfaite, ils ont décidé de vendre très cher les terres, qui d’après la loi appartiennent à la Couronne Britannique, pour dissuader les ouvriers et les prisonniers émancipés de l’acheter.
Ce sera donc principalement des hommes riches, réformistes et membres de l’église protestante du Royaume uni.

C’est à son passé qu’Adélaïde doit encore sa réputation de capitale des « grenouilles de bénitier ». Surnommée « la ville des Eglises », elle est toutefois agréable à vivre et compte bon nombre d’activités culturelles, même si beaucoup la trouve ennuyeuse.



                  - Qu‘avons-nous fait ?

                                   - les musées

                                                - Art Gallery of South Australia.


Passionnant musée où sont exposées les œuvres des artistes australiens comme internationaux.
Nous nous sommes régalés devant la magnifique collection d’objets d’Asie du Sud. Cela donne bien des envies de voyage… Il y a encore tant de beautés, tant de culture à découvrir…


A 11 heures, une petite musique retentit, il était temps pour nous de rejoindre le groupe pour une visite guidée et gratuite du musée.
Une charmante volontaire nous a conduit dans la salle de l’art Australien. Elle nous a expliqué certains tableaux en lien avec l’histoire de ce pays. Passionnant !


                                            - Le South Australian Museum


Ce musée est consacré à l’histoire naturelle, aux animaux, aux explorateurs de l’Antarctique et à diverses cultures du monde.
L’accès à ce musée est encore une fois gratuit et nous assistons une fois de plus à une visite guidée gratuite. Toutefois, nous nous éclipserons en cours car notre interlocutrice est moins captivante que sa dernière.
Nous déambulerons donc, tout aussi amusés que les dizaines de marmots qui courent partout, dans la salle des animaux du monde.


Les animaux empaillés des cinq continents nous feront penser à nos amis canadiens.

Nous poursuivrons notre visite par un peu de géologie. Nous découvrons divers minéraux qui font la richesse du sol australien. Une collection impressionnante…


Ensuite, nous prenons un petit moment de détente devant des jeux interactifs. Nous nous amusons sur des thèmes comme les dauphins, l’espace, l’archéologie… Désolés les enfants, mais nous avons squatté l’ordi pendant au moins une heure !


Nous passons assez rapidement la très belle collection d’art aborigène avant d’arriver dans la dernière partie du musée consacrée à la culture du Pacifique.
Voyage, voyage…



                             - La visite de la chocolaterie Haigh’s


Encore une fois totalement gratuite ! Nous avons donc découvert l’usine de fabrication des délicieux chocolats. Par groupe de 20, nous sommes guidées par une charmante dame qui nous expliquera tout le processus de fabrication du chocolat; de la graine de cacao jusqu’au produit fini… que l’on aura le plaisir de gouter ! Yummi !
Notre petit Ruby était tout triste car il voulait venir avec nous, alors pour le consoler, nous lui avons rapporté un petit paquet de délicieux chocolat noir.




                           - le Tandanya Aborigene Center

Nous y avons découvert l’art aborigène local moderne. Une collection qui nous laissera pantois, car les œuvres n’ont plus rien de vraiment traditionnelles, mais ont le méritent de traiter du sujets d’actualités comme le droit des terres, l’urbanisation, la vie des communautés…
Le weekend, des danses traditionnelles des aborigènes du Détroit de Torres sont montrées, malheureusement, nous n’avons pas pû y assister, bien que nous y étions dimanche, car les danseurs étaient partit à une cérémonies importante.
Nous avons eu un très bon contact avec le personnel de cette galerie, donc en guise de consolation, nous avons visionné un dvd sur la fabrication d’un didgeridoo. Fort intéressant.


                          - les magasins

Adélaïde compte un grand nombre de boutiques de fringues. Nous les avons donc presque toutes parcourues à la recherche de vêtements chauds pour la Nouvelle Zélande.


                        - l’agence Singapore Airlines

Et voilà, c’est bel et bien confirmé, nous rentrons en France le 22 juillet 09. Les billets sont imprimés, il nous reste plus que 40 jours (Merci Nath de compter pour nous !) pour profiter de cette terre d’accueil.


                        - l’agence Flight Center

Et oui, c’est bien une agence de voyage. Certes nous sommes en vacances depuis plus de 8 mois, mais nous souhaitons partir en vacances !!!
Après moultes péripéties, nous partons 10 jours au pays des Kiwis.
Que l’aventure continue !


                      - La dernière visite médicale de notre cher Troopy

Nous avons parcouru des milliers de kilomètres à bord de notre fidèle 4x4. C’est donc pour la troisième et dernière fois que nous lui faisons passer le petit test santé…

Nous avons néanmoins évité le terrain de bicross…



            - Notre quotidien…

                        - Dormir

Nous avons pris nos marques dans cette ville, ce qui n’a pas été évident au début, après une longue traversée du désert, où tu pouvais planter ta tente n’importe où.
Pour dormir, nous avons repéré des rues bien tranquilles dans un quartier dortoir. Nous dormions danns Troopy garé parmi les autres voitures.

                        - Manger

Nous avons repéré un petit parc muni d’un bon bbq électrique et d’une table, non loin d’une école maternelle.
L’endroit était idéal, sauf lors des pluies. Nous nous réfugions alors à l’arrière de Troopy sous notre petit coin de ciel bleu le temps d’avaler le diner.
A la dur comme à la dur !




                   - Se laver

Notre loft géant comprenait également un évier et des toilettes… Le luxe !

                 - Se déplacer

Impossible de garer Troopy dans le centre ville. Toutes les places sont payantes ou limitées à deux heures maximum. Nous avons donc trouvé un stratagème pour éviter de payer le parking. Avec l’aide d’une charmante dame de la chocolaterie, nous avons découvert une rue au stationnement gratuit après 10h à seulement 2 kms du cœur de la ville. Parfait. Après, nous empruntions le tramway gratuit ainsi que les bus gratuits qui circulent dans le centre.


Voilà de ce qui en a été de notre semaine à Adélaïde. Une semaine bien chargée, où nous avons été loin de nous ennuyer. Nous avons même oublié de visiter le musée de l’immigration et surtout… celui du jouet !

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Published by Anne & Joe - dans South Australia
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 04:20
Du 4 au 6 juin
Et voilà, nous quittons Cobber Pedy et ses adorables habitants après une excellente nuit dans la maison troglodyte de John et Gai.
8 heures de route nous attendent pour rejoindre le parc national des Flinders Ranges.

En chemin, nous prenons notre revanche sur les lacs de sel privés près de mt Conner. En effet, non loin d’une aire de repos où nous nous sommes restaurés, un petit sentier nous mène sur les rives d’un lac salé. Héhé ! Tout vient à point à qui sait attendre !



Oula ! Il y en a qui ont eu moins de chance avec leur véhicule…


Allez, on ne traine pas, il nous reste de nombreux kilomètres avant d’atteindre Port Augusta.
Nous poursuivons donc notre route magnifique sous les nuages menaçants; mais même pas peur, le soleil est toujours avec nous, pour le plus grand plaisir de nos yeux…



Nous avons finalement atteint la petite ville portuaire… de nuit ! Ba oui, on a trainé sur la route; c’était tellement beau !
Du coup, direction le Mc Do pour diner et surtout pour une bonne connexion internet, avant de rejoindre une aire de repos sur la route des Flinders pour la nuit.

Le lendemain, nous sommes très agréablement surpris de revoir des arbres… des vrais, bien verts. C’est que ca faisait longtemps !
Et nous avons même été salués par des wallabies des rochers du haut de la colline.

Après un bon thé chaud, voir même brulant, nous repartons sur les routes.
1er arrêt, les ruines de Kanyaka. En 1851-56, c’était une importante entreprise agricole spécialisée dans l’élevage des moutons.


Puis, nous traversons rapidement le minuscule village de Quorn avant de nous arrêter de nouveau à Yourambulla Peak Caves pour partir à la découverte des peintures rupestres.
Après une courte marche et un escalier abrupt, nous atteignons la première galerie.


Les peintures que nous observons sont totalement différentes de celles que nous avons vues auparavant.


Nous avons l’impression d’assister au travers ces symboles et un peu d’imagination, à des scènes de la vie quotidienne des aborigènes locaux.
C’est comme s’ils s’étaient servi de ce mur pour marquer leur liste de course ou les dates des évènements importants.
En tous les cas, depuis leur abri, ils avaient une vue imprenable sur les environs.


Nous poursuivons notre ballade jusqu’à la seconde et troisième galerie, pratiquement identiques, toujours en hauteur et abritées.

Quelques kilomètres plus loin, nous traversons le petit village de Hawker, où nous réservons un camping 4 étoiles pour prendre une bonne douche.
4 étoiles, et bien, ce n’était pas pour les sites sans électricité ! Nous n’avions pas le droit d’utiliser la cuisine commune… ba oui, pour faire tourner un micro onde, il faut de l’électricité ! Et où sont les emplacements herbeux mis en avant sur la brochure ??? Ah, ce n’est pas pour nous ! Nous on a du planter la tente sur des graviers derrière le bloc sanitaire et la chaufferie dont le moteur nous aura « bercés » toute la nuit ! Et c’est 4**** ! Nous n’aurions pas été à notre huitième jour sans douche, nous serions vite repartis ! Mais bon…
Finalement, nous avons pris une longue… très longue douche chaude, on aura utilisé l’électricité des douches pour se raser et on aura même trouvé un endroit pour recharger le téléphone en cachette ! Non mé dit donc !

Après une nuit fraîche, nous quittons ce « merveilleux » camping et arrivons finalement au parc national des Flinders Ranges… sous la grisaille.


Ce lieu est impressionnant et réputé pour sa géologie et sa topographie exceptionnelle.
Nous nous renseignons sur les randonnées possibles près de Wilpena Pound. Difficle de choisir; une marche de 9 heures soit 21,5 kms nous tente fortement, car elle nous donnerait un très bon aperçu du parc depuis le plus haut sommet. Ce serait donc deux jours de marche avec une nuit en montagne… Cooool ! Mais le temps est changeant, et nous ne sommes pas en avance pour partir. La nuit tombe en effet rapidement avec ces nuages bas… Bon, ce serait plus raisonnable de partir demain sur ce sentier.
Nous décidons donc de faire un autre itinéraire; 7,8 kms retour jusqu’au point de vue de Wangara.

Nous voilà bien équipés, chaudement habillés, salade de tomates féta dans le sac à dos et surtout plein de bons raisins sucrés.


Arrivés devant le début de la marche, un regret nous envahit; le temps n’est pas si mal pour le moment et nous avons même quelques rayons de soleil… Si on grimpe le sommet de St Mary, on part pour 6 heures de marche, soit 14,6 kms. Arg, c’est tentant !!
Bon allez, c’est partit pour 6 heures de grimpette. L’objectif est d’être revenu avant 17h. Alors on s’engouffre d’un pas bien cadencé dans la forêt.
Nos premiers kilomètres se font assez facilement. Quel plaisir de retrouver la forêt. Des chèvres nous feront même la surprise d’être non loin de nous.


Nous scrutons le ciel avec une certaine appréhension : s’il te plait pas de pluie.


Nous sommes arrivés sans trop de difficulté au pied de la montagne; et c’est bon, nous sommes dans les temps. Mais maintenant commence la partie un peu plus sportive.
Par moment, nous ne sommes pas loin de l’escalade, mais plus nous prenons de la hauteur, plus notre souffle est coupé par l’immensité et la beauté du paysage.



Nous profitons d »’un point de vue sur le Wilpena Pound (d’une superficie de 80km²) et abrité du vent pour notre pause déjeuner bien méritée.
Un petit coup d’œil sur la montre et nous décidons de poursuivre vers le sommet.


Heureusement que nous avons fait le plain d’énergie, car cette rando est assez physique et plutôt éprouvante pour les genoux.


Pour le moment, nous sommes chanceux avec le temps. Nous voyons la pluie tourner autour de nous mais sans nous atteindre. Hop Hop Hop, on continue…

Cette montagne est un lieu de haute signification pour les aborigènes locaux. Souvenez-vous, chaque élément naturel (rocher, lac, forêt….) est la conséquence d’un esprit.
Le St Mary’s Peak résulte de la vie d’un serpent. C’est son œuvre que nous découvrons avec autant de plaisir. Toutefois, les aborigènes demandent aux visiteurs de ne pas effectuer les derniers mètres de la rando car ils correspondent à la tête du serpent.
Heu…là, il y a un tout petit problème, faire tous ces efforts pour s’arrêter si près du but et sans jouir de la vue… nan, ce n’est pas possible.
Nous demandons donc la permission au serpent, comme il incombe dans la culture aborigène : « Mr Serpent, on vous respecte, mais nous aimerions bien voir la vue que vous avez là haut… »

Nous entamons donc la dernière partie et … WOUA ! Grandiose ! Tous nos efforts sont récompensés par la vue des plus incroyable.


360° sur un relief unique et une météo tout aussi surprenante. Pluie, gros nuages gris, soleil… se succèdent à l’horizon, mais dommage pas d’arc en ciel.
La vue s’étend sur des centaines de kilomètres. Nous nous sentons tout minuscule devant un tel panorama.


C’est avec fierté que nous posons devant le panneau des 1170 mètres d’altitude.



Après en avoir pris plein les yeux, il est temps pour nous d’entamer la descente car la pluie menace de plus en plus.




C’est donc partit pour une course avec les gros nuages gris. Il faut impérativement que l’on atteigne la base de la montagne avant qu’il ne pleuve, sinon je ne vous raconte pas comment ce serait glissant.


Notre contre la montre se déroule à merveille; seules quelques gouttes nous auront accompagnées.
De retour dans la forêt, une petite averse me fera mettre mon poncho. Nous terminerons donc notre randonnée d’un pas très pressé, voir même au pas de course pour moi.
Ce n’est pas juste, mess jambes sont plus courtes que celle de Joe; Là où il marche vite, moi je dois courir !
Bref, comme de vrais champions, nous atteignons Troopy juste avant le déluge ! Ouf, c’était limite !

Après cette bonne marche, nous allons planter la tente sur une aire de repos à quelques kilomètres du parc. Le temps n’est plus clément avec nous, mais hors de question d’aller se coucher sans manger.
Mon petit aventurier nous allumé un bon feu et nous a même installé notre indispensable coin de ciel bleu pour un diner riche en féculent.


A nous deux, nous formons une vraie équipe de vainqueur… même si Joe a laissé la tente ouverte sous la pluie battante !
Cela ne nous aura néanmoins pas empêché de nous écrouler de sommeil.

Le lendemain, nous reprenons la route serpentant dans un joli paysage viticole avant d’atteindre la dernière grosse ville de notre voyage ; Adélaïde.



Une pensée toute particulière à Papa JC : BON ANNIVERSAIRE !
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Published by Anne & Joe - dans South Australia
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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 08:05
Du 1er au 3 juin 2009

Vous le savez comme nous, ce voyage comte bien des rebondissements. Alors en voici un qui marquera à jamais notre voyage.

A peines arrivés dans le nouvel Etat du South Australia, nous projetons de marquer un arrêt à la ville de Cobber Pedy. En plein désert, la route est tracée à la règle.


A moins de 20 kms de là, nous voyons apparaitre de grands tas de grava, donnant un air surréaliste à ce désert. Rien que par le paysage, l’arrêt à Cobber Pedy s’annonce particulier.



Nous arrivons en ville dans ce vrai décor à la Mad Max...d'ailleurs c'est ici qu'a été tourné le 3ème volume de la série, ainsi que Red Planet, Stark et Pitch black, dont il y a encore quelques restes...


Nous faisons quelques courses en ville, et il est vrai que nous nous attendions à voir de typiques habitants de l’Outback, un peu rustres, mais c’est au contraire un contact tout à fait amical et accueillant que nous avons rencontré.

Nous partons sur les hauteurs de la ville minière qui ne compte pas un brin d’herbe, pour admirer le coucher de soleil sur la ville.



Nous avons trouvé une aire pour passer la nuit. Le matin, nous discutons sur ce parking avec notre voisine Billy, que nous avons promis de dépanner la veille au soir.




Nous échangeons quelques bons tuyaux quand arrive un 4x4 avec à son bord John et sa sœur Fed, accompagnés de Gilles et Sandra, un petit couple de Français adorable.


John avait été requit par Billy pour la dépanner aussi, mais après quelques branchement, sa vieille ambulance redémarre à nouveau.

Ils nous invitent à prendre un petit café avec eux, ce que nous acceptons volontiers. Nous les suivons donc à travers Coober Pedy, que John semblent connaitre comme sa poche.
Nous faisons mieux connaissance autour d’un café dans la pizzeria familiale et remettons les liens qui les unissent tous les 4.
Pour faire bref, Gilles et Sandra ont fait l’objet de l’hospitalité d’un couple d’Adelaïde qui leur a interdit de repartir d’Australie sans visiter Coober Pedy où habite leur fils John. Fred (la sœur de John) les a donc conduit jusqu’à Coober où ils avaient tous deux organisé pour eux des activités comme un véritable tour.

Ils nous invitent à poursuivre la visite de la ville avec eux et les suivons donc dans un hôtel restaurant; le premier de la ville construit sous terre. En effet, les températures ici sont si extrêmes que les habitants ont construits leurs maisons sous la terre, ce qui leur permet de garder une température constante de 22 - 25°C, été comme hiver. Cet hôtel referme une petite exposition qui nous donnera l’explication des nombreux tas de cailloux que nous avons vu à notre arrivée.

La ville de Coober Pedy est connue pour fournir 60% de l’opale mondiale. Son extraction requiert tout un savoir faire et c’Est-ce que John nous explique avec passion.


Voici les grandes lignes :


On achète ou loue une parcelle de terrain que l’on délimite par des piquets puis on fore de petits trous pour analyser la composition du sol et connaitre s’il y a des chance de trouver de l’opale. Ensuite, on fait un plus gros trou jusqu’à 60-70 mètres de profondeur et on y descend soit une machine qui creusera des galeries, soit un bonhomme et un marteau piqueur.
Tous deux, sont reliés à une sorte d’aspirateur qui recrachera les graviers en faisant les fameux petits tas que nous avons vu à notre arrivée.

La méthode préférée des habitants reste toutefois la dynamite ! Habitués à manier toutes sortes d’explosifs, John nous raconte comment il a tenté de pêcher à la dynamite. Une première charge dans l’eau ne lui donnera aucun succès. Il décident alors de la tripler, mais toujours pas de poisson. Bien décidé à révolutionner la méthode de pêche, il accroche des bâtons d’explosifs à un saumon qu’il laisser filer… et BOUM… 2 demis saumons et un troisième qui fera surface !

Après cette visite passionnante, nous partons sur les hauteurs de la ville où vous pouvez pratiquer un sport dont vous n’auriez pas pu soupçonner l’existence ici : le golf !
Saisissez club, balle et T et débutez le premier des 18 trous du parcours.



Surprenant non… respectez toutefois quelques règles simples comme :


La visite de la ville se poursuit, nous nous enfonçons sur des chemins poussiéreux jusqu’à la maison d’un homme peu ordinaire. Harry, le chasseur de crocodiles était un homme qu’il ne valait mieux pas contrarier.



Il a construit (sous terre évidement) une maison ornée de dessins de visiteurs, de messages et de petites culottes. Ce gros pervers a attendu toute sa vie sa princesse, lui avait même construit une chambre spéciale, mais elle n’est jamais venue. Ce lieu totalement déluré en dit long sur le personnage que nous aurions bien aimé rencontrer… vieille canaille.







Allez zou, ne trainons pas, nous sommes attendus. A quoi, on ne sait pas, mais on y va.
John tourne à droite, à gauche alors qu’aucun panneau n’indique l’existence même d’une route jusqu’à ce que nous arrivions au milieu de nulle part, là où on viendrait volontiers pour faire disparaitre un corps !

John va nous initier à l’une de ses passions : le tir.
En effet, il est un fervent membre d’un club de tir local à tel point qu’il clibre lui-même ses balles.
Nous jetons un coup d’œil dans la chambre forte qui renferme de gros calibres et remplissons quelques paperasses.
Nous sommes totalement excités à l’idée de manier l’une de ces armes.



Nous avons chacun notre cible et nous postons face à elle par groupe de deux, avec chacun un pistolet 9 mm semi automatique. Après de longues expliquations sur son fonctionement,


la main tremblante et l’oeil dans le viseur, j’appuie sur la gâchette. BANG ! Quelle secousse et quelle excitation. Je répèterai l’opération, concentré, jusqu’à vider mon chargeur. Anne à mes côtes en fait de même...


C’est reparti pour un deuxième tour, mais cette fois ci avec l’arme que je zieutais depuis le début : un Magnum 747...celui de Dirty Harry !

Alors là, les amis on y est! Chris, un ami policier de John nous file un coup de main pour charger le gros revolver et nous y place aléatoirement deux calibres différent: un normal et un gros. Inutile de vous dire que la surprise est de taille quand vous appuyer sur la gâchette et que vous tirer une méchante bastos !

Nous nous approchons pour admirer nos cartons, celui de John et Chris sont imbattables. Fred nous a fait un trou dans le panneau lui-même. Ma louloute elle aussi nous aura fait un très bon carton, avec de jolis points, mais inutile de vous en dire plus, elle s‘en chargera pour moi.




Nous passons ensuite à deux nouvelles armes, et un nouveau jeu très simple qui consiste a faire tomber les « assiettes » de différentes tailles. Les armes sont les suivantes : le 22 Pardini et le 22 sig Sauer
.


Pour augmenter la difficulté, nous essayons un coup debout, puis a genoux, puis a genoux avec une main.



Carton plein ! héhé...







L’excitation est toujours la même, mais requière moins de précision. L’une des arme est très légère et très précise, l’autre possède un viseur doté d’un point rouge en son centre très pratique. Là en revanche, Anne fera moins d’écho de cette séance de tir, tout comme John qui était persuadé que le viseur avait un défaut jusqu’à ce que Chris fasse carton plein. Héhé !

Après cette super séance, nous quittons tous les lieux, nos cibles sous le bras et avec même un écusson du club de tir. Trop cool !

Nous sommes encore une fois invités à les suivre pour le déjeuner. Nous sommes conduits à la maison de Gai et John, une maison troglodyte complètement enfouie dans le sol. Elle est construite de façon très simple : Un grand couloir en plein milieu, puis de grands couloirs perpendiculaires pour faire les chambres. Il n’y a plus qu’a monter quelques murs de briques avec des portes pour faire la séparation et le tour est joué. Mise à part la façade de la maison, pas une fenêtre, pas une porte qui donne sur l’extérieur….Un sentiment très étrange car il ne faut pas être claustrophobe. Une chose est sûre, vous ne risquez d‘être réveillés ni par la lumière du jour, ni par le bruit.

Cet après midi, c’est Gay qui fera le guide. Elle nous emmène tout d’abord dans une Eglise Anglicane enfouie sous terre appelée la « Catacomb Church ».


Nous visitons également le presbytère, qui a été entièrement creusée par des femmes. Nous voyons sur les murs, comme dans la maison de Gay et John, les traces faites par la machine qui creuse la terre.


On voit très clairement les traces rondes produites par l’axe de la machine et au plafond, les stries par la machine elle-même.

L’une des résidente, nous invite dans sa demeure, l’une des première de Coober Pedy, construite très rapidement par une femme exceptionnelle dans des conditions pas évidentes. Encore une fois, seule une ou deux fenêtres seulement donnent sur l’extérieur. Toutes les autres pièces n’ont aucune fenêtre tout simplement. Seules des colonnes d’aérations relient la maison à l’air.



Après cette folle et surprenante journée, nous apprenons qu’ils ont prévu de partir chasser kangourou dans la soirée. Nous sommes bien évidemment conviés à les suivre dans cette aventure. Le premier des problème est de savoir si nous souhaitons vraiment tuer ces petites bêtes. Cependant c’est une chance unique d’assister à cela et on ne peut pas dire que nous soyons pro-végétariens…
Le second problème que nous nous posons est de savoir à quel moment nous retirer. Depuis le début de cette journée, nous sommes promené partout alors que nous ne nous avons fait connaissance 5 minutes sur un parking ce matin. Peut être devrions nous les laisser entre eux, faire comme ils avaient prévus avec seulement Sandra et Gilles. Nous n’avons aucunement moyen de faire à notre tour quelque chose comme nous avons l’habitude de faire. Nous n’avons même pas de quoi faire des crêpes. Nous déclinons donc l’offre de ce soir, pensant qu’il était temps de nous retirer, mais John ne l’a pas entendu de cette façon. Le mal de tête qui montait nous a fait comprendre qu’il faut savoir vivre à l’Australienne, version « No worries », et prendre ce que l’on te donne.

Nous voilà donc tous à rouler en plein désert, alors que le soleil s’est couché et que le ciel devient violet ! si si !


Nous rejoignons une voiture qui poursuit elle aussi dans le désert. Au bout de 5 minutes, nous stoppons où un grand feu de camp crépitait avec autour la famille de Chris…le policier qui nous a fait tirer ce matin.
Nous faisons donc connaissance avec ses adorables enfants et installons petit a petit le pique nique.


Au menu de ce soir, Wombat grillé (tiré par Chris lui-même…on a retrouvé quelques plombs !), Requin au Barbecue, une sorte de gratin dauphinois délicieux cuisiné par Gay et le tout accompagné des fous rires des enfants. Un moment très agréable et très convivial. Anne et moi avons du mal à réaliser tout ce qui s’est passé depuis ce matin et comment l’histoire s’est enchainée pour commencer sur un parking et se terminer ici, au milieu du désert.

Après donc avoir dégusté tous ces mets, nous piquons à nos petits bâtons trouvés non loin de là par les enfants, un petit marshmallow que nous faisons grillé au feu, juste le temps pour lui de fondre à l’intérieur…. Hmmmm ça rappel les feux de camps quand on était gosse.








Après nous être régalés, nous avons entamé un jeu très inhabituel en plein désert…un cache cache. En effet, nous partions tous nous cacher dans les fourrés ou dans les arbres, capuches sur la tête pour être le mieux camouflé possible.



Lorsque est venu mon tour de compter, j’ai eu une aide adorable pour mes investigations. Ce petit bout de chou trop mimi au sourire crispé était les yeux car moi je faisais les jambes. Nous avons toutefois bien du mal a trouver Anne cachée dans Troopy !


Et voilà, cette formidable journée se termine, nous….Quoi ? Non ? Nous sommes maintenant invités a visionner lel fiilm « Kangaroo Jack », où l’histoire de deux compères qui cherchent a retrouver un kangourou qu’il ont laissé partir avec les 50 000 $ d’un gros bonnet de la mafia. Un scénario plutôt ridicule, mais des paysages magnifiques tournés dans la région de Coober Pedy. S’en est suivi un autre film, tourné lui entièrement dans la ville de Coober, qui raconte entre autre qu’ici, lorsque deux personnes ont un contingent ils le règlent en faisant sauter la voiture ou la maison de l’autre à coup de dynamite. Pratique encore courante nous racontera John.


C’est ensuite avec encore une immense générosité, qu’ils ont réorganisé toute la maison déjà bien occupée pour que puissent y dormir vos deux aventuriers préférés. De toutes les façons on avait pas le choix, on a carrément été kidnapés ! Nous avons donc passés une nuit confortable et au calme.

Au matin, nous sommes tous réunis dans la cuisine pour le petit déjeuner.

John nous glisse un livre dans lequel est relaté l’histoire de leurs parents. Les parents Didonna et leurs 3 enfants âgés de 2 à 4 ans, ont débarqués a Adelaïde après un long voyage par bateau depuis la France. Ils ont appris que la Commonwealth Railway compagnie offrait du travail et des logements à ses travailleurs. Ils ont donc été déposé par train dans le désert avec quelques réserves de nourriture et de lait en poudre. Ils ont habité des petites stations desquelles sont construites des portions d’une 50aine de kms il me semble. Il n’y avait ni frigo, ni même électricité. Pour l’anecdote, il est écrit qu’un van qui se transformait en cinéma, venait de temps en temps distraire les cheminots.
Je n’ai pas eu le temps de finir l’article, car Fred nous cuisinait de magnifiques œufs aux bacon sur pain frais (petit déjeuner typique Australien), mais j’ai dévoré avec passion ces quelques pages qui mettent en avant le courage de cette famille Française qui a quitté Marseille pour tenter une aventure hors du commun, sans repère, sans même parler la langue et avec 3 bouts de choux en bas âge. Fred et John sont très fiers de leurs parents et de leur courage…et on les comprend.

Et voilà, cette fois-ci c’est vraiment la fin de cette formidable journée qui aura duré jusqu’au lendemain. Qui aurait pu croire que dépanner cette dame, nous aurait conduit à vivre toutes ces folles aventures. Cette journée confirme encore comme nous aimons les bonnes surprises de la vie, les rencontres du voyage et la gentillesse des Australiens. C’est vraiment une journée extraordinaire !


"Thanks guys. This day (and night too) was the most unusual we never spent in this trip. This your generosity wich one have done the link from a five minutes conversation to all this lovely moments. We really appreciate how you welcome us as a part of your family. You’can have a good business as a tour in Coober Pedy !
People use to say they maximum have done a 1 hour stop at Coober Pedy as there is nothing to do. But Thanks to you, we know what there is behind the stones.
Please John, Thanks Chris and his family too for this friendly moment around the camp fire.

Lots of kisses to Fred and we still have the taste of the good breakfast she had cooked for us ! Yummy !"

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Published by Anne & Joe - dans South Australia
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