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Qui Voyagent ?


"L'homme qui veut s'instruire doit lire d'abord, et puis voyager pour rectifier ce qu'il a appris.”
Giacomo Casanova


Qui voyage ?  Anne et Joe
Pour nous contacter : 
filimen@hotmail.fr

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La photo du jour


Nos Aventures Par Dates

Le voyage en chiffre

Nombre d'heures passées en avion : 54h10
Nombre d'heures passées en bus : 7h04
Nombre d'heures passées en bateau : 39h21
Nombre d'heures passées en tramway : 1h40

Nombre d'heures passées en train : 11h59

Nombre d'heures passées en télésiège : Oh45

Nombre d'heures passées en hélicoptère : 0h05

Quelle heure est il ?

  Melbourne ( GMT + 10h )

Quel temps fait il ?

 

3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 13:04
Voilà la fameuse photo qui n'est pas passée sur l'article de Broome (voir l'article : cliquez ici). On vous rassure pour ceux qui ne peuvent pas consommer d'alcool, un bon café devant l'ordi aura exactement le même effet....No photoshop !

Savourez bien le Moon Staircase (escalier de la lune) et ùerci à tous pour vos adorables commentaires qui nous ont fait chaud au coeur dans l'entrée de l'hiver.

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Published by Anne & Joe - dans Western Australia
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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 03:36
Du 11 au 13 mai 2009

Jour 1 :

Nous quittons Broome après nous y être très largement attardé, pour cause de la Moon Staircase. Notre programme pour cette semaine est de partir sur les traces du film Australia : la Gibb  River road, qui était autrefois la route du bœuf. Cette route accessible qu’en 4x4 est dans notre esprit le cœur des Kimberley. C’est donc tout excités que nous rejoignons Derby, qui annonce le départ de la Gibb. Nous tentons de prendre quelques informations à l’office du tourisme, mais rien de très informatif.

Le Prison Tree, baobab de 14 m de circonférence, ne nous laisse pas insensible, car outre sa taille impressionnante, il renfermait autrefois des prisonniers aborigènes.



En effet, les blancs les kidnappait pour travailler à la construction des routes, ou sur les bateaux de la culture perlière.

C’est partit donc pour 700 kms de pistes poussiéreuses et de paysages nous attendent. Nous suivons quasi tous les qui nous invitent à la découverte des lieux.

Nous stoppons tout d'abord à Windjana NP.


Nous nous acquittons de notre pass moyennant 10$ et entamons la randonnée dans les gorges qui renfermaient autrefois une barrière de corail.


Difficile a imaginer et pourtant...



 La qui rivière coule au fond de la gorge est calme, c‘est probablement ce qu‘apprécient la colonie d‘une 70aine de crocos qui habitent ici. Ces « Freshies » se lézardent au soleil sans se soucier des marcheurs, car si vous êtes des lecteurs attentifs au blog, vous savez déjà qu’ils sont inoffensifs avec l’Homme…bien qu’ils aient des dents impressionnantes. 





Nous apprécions donc cette balade qui remonte la rivière, que les falaises surplombent, à photographier tous ces crocos. Nous ferons demi tour lorsque  la présence de ces reptiles se fera plus rare et les paysages moins saisissants.







Retour donc à la voiture, pour un verre de crush (sirop) framboise avec le sentiment commun que 10$ c’est l’arnaque !


Retour sur la route de la Gibb, en très bon état (bien que poussiéreuse et caillouteuse), puisque qu’elle vient juste de rouvrir et que les ouvriers terminent les travaux. Il n’en sera pas de même dans 6 mois après que des milliers de 4x4 l’aient empreintée

Il est trop tard pour rejoindre notre prochain arrêt. Nous campons donc au milieu d’un champ d’herbe sèches, sous une lumière magnifique de coucher de soleil.

 
Dépliage de table, Plantage de tente, service de l‘apéritif et préparation des pâtes…nous savourons ce grand air d’aventure au milieu de nulle part.




Nous ne nous lassons vraiment pas de ce spectacle naturel, surtout dans les Kimbeleys…
Nous serons tout de même couché a 6h00 comme des pépés, car la lumière disparait très vite laissant place a un ciel magnifiquement étoilé et à quelques bâillements dues à la route un peu secouante.
Nous laisserons toutefois la tente ouverte pour ne pas perdre de vue ces étoiles qui accompagnent toutes nos nuits ainsi que la lune à laquelle nous tenons comme notre veilleuse.  Dans cette ambiance de charme nocturne, nous perpétuerons notre tradition des soirées écourtées pour cause de fatigues, mais repoussées pour des longues discussions improvisées depuis nos sacs de couchages...comme en colo !


Jour 2 :

Au matin, nous plions notre campement après notre traditionnel petit déjeuner énergétique jus de fruits, céréales et lait frais, pain de mie, Nutella, beurre, confiture et pamplemousse frais…pour ceux qui pensent que l’on souffre de mal nutrition, les voilà rassurés !

A une heure de route se situe l’embranchement pour le King Léopold Gorge. Une route de 29 kms parfois chaotique,  mais qui se fait sans problème si l’on prend son temps et qu’on ne roule pas comme certains bourrins que l’on a croisé.

Cette fois-ci, le coup du parc à 10 dollars pour une marche, sera pour un autre, car nous ne nous arrêterons pas à la guitoune qui collecte par des enveloppes de confiance, les frais d’entrée. Nous tracerons donc directe au début de la marche de Bell Gorge. Une lieu apparemment fréquenté a en croire le nombre de car touristiques. Et pour cause, une courte marche vous permet d’accéder à de magnifiques piscines naturelles, et si vous prenez l’extra de 200 mètres,  vous pourrez vous rendre au pied la cascade pour un bain….FRAIS !


 Anne suivra son instinct (et des piles de petits cailloux que l’on appel des « petits bonhommes ») pour se retrouver plus au fond de la gorge où les gens ne se rendent que rarement, préférant la très belle vue sur la cascade. Ce sera donc petite piscine privée avec massage tout aussi jouissif et solitaire.




Nous repartons direction de Troopy, pour reprendre la route de la Gibb River Road, avec la conviction de n’avoir volé personne…car l’endroit est très beau, mais 10 dollars ça fait cher la marche de 1 heure A/R.

Quelques 80 kms plus loin, les Galvans Gorge nous font un appel du pied, par leur proximité. Nous nous rendons donc sur place, et sommes charmés par ce lieu ravissant.



Presque trop parfait avec le coup du Baobab tout en haut, pourtant nous ne nous y baignerons pas car on connait la température de l’eau et la journée est déjà trop bien avancée pour que soleil ne nous réchauffe suffisamment sur le chemin du retour. C’est dommage, ce lieu doit être parfaitement bien éclairé en journée pour prendre de jolies photos.

Nous ne nous arrêterons pas à Mt Barnet, car nous ne savons ce que nous y trouverons mise a part des hébergements. Cela ne nous concerne donc pas car nous, notre hébergement se situe partout, au milieu de la nature et des petits oiseaux le matin et surtout loin, très loin des générateurs bruyants. C’est donc encore une fois, au milieu de nulle part que nous planterons la tente. L’endroit est moins joli que celui de la nuit précédente, mais tout aussi calme. Bonheur !



Jour 3 :

Nous sommes a seulement 30 kms de Mt Elisabeth. Un ranch qui accueille des woofers, mais trop d’incertitudes nous anime pour oser leur demander d’y travailler seulement quelques 2 ou 3 jours. Tant pis, nous verrons par la suite du voyage.


Nous sommes à l’embranchement qui conduit à la côte nord des Kimbeleys. Là encore, nous ne savons pas si nous sommes suffisamment préparés pour pouvoir arpenter tous les kilomètres qui nous conduisent au Mitchell Falls. Outre la route dont nous ne savons pas grand-chose de l’état, qu’en est il de ce que nous sommes sensés trouver là bas. Pour toutes ces raisons et pour économiser notre Troopy, nous poursuivons sur la Gibb. Et quelle piste…absolument rien, mais rien ne nous fera trembler tant la route est ennuyeuse. Aucun paysage dégagé, aucune montagne…de la pampa sans intérêt. D'autres en revenche sont au boulot et déclanchent les feux controlés pour régénérer la végétation.


C’est donc une bonne journée de route que nous remplissons de kilomètres jusqu’au passage de la Durack River, sur laquelle débute un semblant d’excitation. Un petit passage en mode 4x4 et nous voilà de l’autre côté…Derrière se découvrent peu a peu quelques falaises surplombant notre route.





Ce qui fait en partie la réputation de la Gibb River Road, est la passage de la Pentcoast River. Une rivière dont la traversée peut atteindre 100 m pour une profondeur de plus de 60 cm. En saison humide elle doit probablement faire plus 1.5 m  de profondeur…


Pour nous et notre Troopy, ce serons que quelques 40 cm que nous rencontrerons…pas de gros challenge, mais la traversée d’une rivière mythique avec un super son sorti tout droit de l’ipod (« Car Wash »…énorme non ?) …nous satisfera largement. Troopy’s the Best !






D’autant plus que même dans le film Australia, cette rivière est mentionnée comme une légende. Gare toutefois à ne pas descendre pour prendre une photo de votre 4x4 qui prend un bain....Croco Attack !




 Alors c’est tout sourire que nous reprenons la route, avec derrière la rivière de superbes falaises qui réapparaissent au dessus de nous.







 Le soleil se teinte de ses couleurs les plus chaudes, nos enceintes de voiture crachent ses sons les plus entrainants, et nous roulons à vive allure dans un décor splendide. C’est sans hésitation le moment fort de cette route pour nous. J’adore rouler quand le soleil se couche…c’est un sentiment de liberté exaltant qui me gagne à chaque fois à la Telma et Louise. Et lorsque, j’ai de plus la femme de ma vie qui me sourit à mes côtés, c’est un paroxysme de bien être qui me gagne et l’envie que la route soit comme notre histoire…sans fin !




Nous, nous retrouvons à l’embranchement pour EL Questro, où nous avons fait du woofing il y a 2 semaines de cela, et redécouvrons avec délice les derniers kilomètres de la Gibb qui vous ramènent tout droit à la route goudronnée et à l’air de repos où nous passerons la nuit.



La Gibb River Road en résumé :
Pourquoi tant de locaux attendent si patiemment sa réouverture tous les ans ? Une énigme pour nous. Nous sommes probablement passé à côté de trésors cachés, faute de préparation et d’existence de document sur la route. Les 700 kilomètres jusqu’à la Pentcost river et le cascades ne valent pas tonnes de poussières avalées, mais cette route change de la Highway. Si vous décidez d’en faire un petit bout, c’est définitivement la route entre Durack river et la Highway, qui est la plus spectaculaire, sans oublier bien sûr le parc d’El Questro qui est Gorgeous !




 

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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 01:29
- EPISODE 2 -

3ème  jour.

Réveil matinal après une nuit un peu venteuse. Le ciel se réveil lui aussi doucement et se colore d’or avant de laisser place à une journée qui s‘annonce superbe…mais sous le vent.
Nous repartons direction de la plage de Lombadina sur laquelle nous étions hier. Nous prenons notre petit déjeuner sous la paillote, que nous abritons du vent avec Troopy et une grande bâche. Le sommeil nous gagne, car dormir à la belle étoile sur la plage c’est romantique, mais pas très reposant.


Nous attendons patiemment que 13 h arrive pour partir à notre excursion Kayak. A coup de Uno, de lecture et d’écriture de blog, l’heure arrive vite. Sur le chemin du retour, nous sommes incapables de retrouver la sortie de la plage qui mène à Lombadina, et suivons des traces qui nous mènent à Djarindjin, une autre communauté totalement différente. Là où Lombadina semble certes peu vivante la journée, mais où c’est propre, les terrains entretenus et où chacun vague à ses occupations. Ici tout les déchets sont éparpillés à même le sol dans et devant toutes les habitations qui elles aussi semblent en piteuse état. Des enfants très souriants et mignons, mais bien crades jouent entre les carcasses de voitures et les canettes de bières rouillées. Où sommes nous ? Les gens n’en sont pas moins souriants, mais comment font-ils pour vivre dans une telle crasse ? Ils  n’ont enfin pas bien l’air débordés, marchant d’un pas las visiter d’autres habitations tout aussi précaires ! Nous sommes très surpris de la façon dont (sur)vit cette communauté qui s’apparente plus à un bidonville…mais ce qui nous laissera pantois, ce sera ces 2 grands panneaux à l’entrée de la communauté disant « gardez notre communauté Propre » et « Prix de la ville ordonnée »…Y a un hic…

Nous nous rendons donc à Lombadina, pour au final, revenir avec Robert et deux autres touristes Australiens sur cette même plage où nous avons passé la matinée. Nous nous équipons, mettons les kayak à l’eau…et nous avec.


La voici notre expérience aborigène. Nous souhaitons en apprendre plus sur leur culture et tentons de suivre Robert pour le harceler de questions, mais celui-ci est occupé a tenter de repérer une tortue ou une raie pour nous. Nous apercevrons cette dernière nager sous notre kayak. Elle ne s’apparente qu’a une tache d’ombre mais nous distinguons tout de même ses mouvements majestueux, car certes l’eau est claire, mais le vent brouille notre vision.


Nous arrivons à notre spot de snorkeling et tout le monde saute à l’eau avec masque et tuba, pour admirer la faune et flore marine locale. Pas de grande surprise, même si quelques gros poissons nous filent entre les jambes. Mais pas moyen de voir Némo.

Après ce bon bain, dans ces eaux turquoises, Robert part pêcher quelques huitres sur les récifs qui sortent de l’eau par cette marée basse. Je connais une pitite Bretonne qui se régale… Notez qu’il est difficile de faire huitre plus fraiche !


Nous remontons dans nos kayaks pour entamer le chemin du retour. Enfin NOUS montons dans les kayaks, parce que Jim,  l’un des touristes qui nous accompagnent, par son léger embonpoint passe par-dessus le kayak et retombe immédiatement dans l’eau. Il est trop difficile de nous retenir, alors un bon fou rire nous gagne…« mais non nous ne rions pas de vous, mais avec vous !» Sur le chemin du retour, nous demandons à Robert quelques explications sur la communauté voisine que nous avons visité à notre insu. Il nous explique que les règles de vie en son bien différentes qu’a Lombadina, voir totalement inexistante et que la communauté est laissée plus ou moins à l’abandon. Comme nous nous en doutions, nous apprenons que les communautés aborigènes vivant dans la péninsule de Dampier ne sont pas ici par ce qu’elles l’ont choisie. Comme beaucoup d’endroit en Australie, les aborigènes ont été chassés de leurs terres durant l’expansion coloniale et regroupées dans des régions qui n’intéressaient pas les blancs. Ce qui est le cas sur la péninsule de Dampier. Nous avons appris récemment, que la culture des aborigènes est liée premièrement à leur terre. En la leur enlevant, les colons ont enlevé aux aborigènes toute leur spiritualité, origine et parfois même toute raison de vivre. Robert nous explique que sa famille vivait autrefois à Broome. Mais que aujourd’hui il a son business touristique ici et qu’il s’en sort très bien.  Nous revenons à la plage pour remettre les kayaks sur la remorque.


A en croire la photo suivante, ça fait les muscles de ramer !


Au final, nous restons un peu sur notre fin, car nous pensions en apprendre un peu plus sur la culture aborigène, mais nous sommes content d’avoir fait un peu de kayak, c’est un très bon moyen de naviguer sur les eaux australiennes. Quant au snorkeling, pas de grosses surprises, surtout que ayant notre propre matériel et notre 4x4 nous pouvons venir sur le spot quand nous le voulons puisque qu’il se situe à quelques mètres seulement de la plage à marée basse. Mais on ne regrette pas ces bons moments.

Robert nous propose de prendre une douche avant le film dans la salle de bain généralement destinée aux accommodations pour les touristes. Ce que nous faisons sans trainer car la mer est particulièrement salée. Aller zou, direction  l’école pour le visionnage du film.

Lorsque nous arrivons, tous les jeunes sont réunis sur le terrain de basket. Plusieurs parties sont entamées sur les mêmes panneaux. C’est drôle de voir 2 même matchs sur le même terrain, mais nous restons pour admirer le spectacle en attendant que 4 pitchounes sonnent les cloches pour aller voir le film. Nous nous rendons donc dans la classe, prenons notre ticket d’entrée et recevons en échange un Killers Python ! Un nom effrayant pour une grande friandise en gélatine. Les enfants l’étirent pour en faire le serpent le plus grand possible, en se disant surement qu’en étant plus grand, il durera plus longtemps. Ou bien peut être pour faire une meilleure arme pour embêter son voisin devant pendant la projection.   Nous prenons place sur les bancs d’école, et petit a petit la classe se rempli de ceux qui doivent probablement l’animer déjà toute la journée. Le public est  donc très jeune et par conséquent très dissipé. Nous suivons donc d’un œil le film qui commence et d’un autre les enfants qui nous regardent intrigués en riant. Des blagues de « bébés Cadum » filent dans la salle , et les professeurs  un peu débordés séparent les agitateur des groupes dissipés, qui trouvent à leur nouveau voisin un autre complice a pitreries.  Le calme vient enfin pour que nous puissions suivre ce film où encore aujourd’hui nous ne savons quoi  en penser. Un vrai film australien avec des effets spéciaux des années 50 et une histoire d’amour « nian niante » . Nous sommes toutefois sûr d’une choses, c’est que lorsque nous rentrerons en France, nous ne tarderons pas a nous procurer le DVD, car nous visionnerons les paysages spectaculaires avec une grande émotion et nostalgie les ayants traversés nous même. De plus nous voulons absolument voir les bonus pour comprendre a quel degré doit être pris ce film ridicule.

Nous faisons la rencontre avec les professeurs, un couple venu de Melbourne enseigner ici pour 2 ans, ainsi qu’une famille venue elle aussi de Melbourne, et qui fait un voyage depuis 2007 s’arrêtant donner des coups de main dans les communautés alors que les enfants suivent l’école locale. Les Australiens sont vraiment surprenants et qui contrairement aux aborigènes très sédentaires, changent sans problème de vie et de région. 

Après le visionnage du film et quelques grimaces aux enfants, nous repartons de nuit sachant trop où dormir. En effet, nous ne voulions pas booker de camping, nous laissant l’opportunité de partager des moments avec une famille aborigène. Mais l’occasion ne se présentera pas, et nous filons tout droit sous notre paillote qui sera notre toit pour la nuit et dans nos sacs de couchage.



4ème Jour.

Réveillés par Monsieur le Soleil qui commence sa journée de travail, nous le regardons sous ses plus belles couleurs.


C’est donc les yeux encore tout fermés que nous nous dirigeons vers la plage pour une balade main dans la main au levé du soleil et le ramassage de coquillage avant que la marée ne les recouvre. Un décor magique que nous observons avec délice. Anne dit alors: « il ne manque plus qu’un dauphin et ça sera parfait. » A ce moment précis, le soleil éclaire de ses plus beaux rayons un aileron de dauphin qui vient pêcher dans la baie. INCROYABLE !


A quelques mètre nous s’agite donc dans l’eau ce dauphin qui prend son petit déjeuner pour notre plus grand plaisir.

Nous le suivons le long de la plage pour ne pas perdre une miette de ce moment intime, mais ce paresseux de flipper nous fera même pas de saut….leasy !

Lorsqu’il disparait, nous retournons à notre campement bel et bien réveillés, avec en prime encore des coquillages.


Aujourd’hui, nous retournons sur Broome, mais cette fois ci, nous ne manquerons pas nos arrêts comme à l’aller.
Le premier est Middle Lagoon. Un superbe lagon d’eau clair dans lequel nous avons prévu de faire du snorkeling. Comme dans toute les communautés, vous devez d’abord vous acquitter d’un droit d’entrée de 5 à 10 $/voiture pour la journée qui vous donnent accès à toutes les commodités du camping, comme le téléphone public d‘une modernité indiscutable….


Palmes, masques et tuba enfilés et nous allons nous baigner dans les eaux azurées du lagon derrière ces rochers. 


Nous verrons durant cette plongée quelques beaux poissons, mais surtout notre premier requin ! Un bon mètre vingt, déjà impressionnant surtout quand il est juste en dessous de vous, ce requin de récif est inoffensif tant qu’on lui fiche la paix…recommandation que nous avons bien sûr suivi à la lettre !
Après quelques minutes à l’observer, nous retournons à nos serviettes et sur le chemin croisons une grosses Stinger Raie. Plongée sympa donc, bien qu’au milieu de méduses que nous savons maintenant inoffensives puisque hier Robert en a prise une a pleine main sans savoir trop ce que c’était et n’a pas dit « aie »…c’est une méthode test comme une autre…

J’avais eu l’idée de géni de laisser la gourde au frais dans l’eau avant de partir…Pas folle la guêpe.


Sauf que à notre retour, la gourde gisait en plein soleil sur le sable presque déjà sec, ramené par les vagues et la marrée qui descendait…dommage !

Nous ne résistons pas à l’envie de déjeuner sous ces magnifiques paillotes typiques, alors nous ramenons nos nécessaires de cuisine et nous faisons une bonne salade de pâtes, tomates, feta et tomate séchées…arrosées d’huile d’olive et de vinaigre balsamique (et oui chacun de ces détail de confort à de l’importance pour nous)…


Nous profiterons également des douches avant de reprendre la route.

Dernier arrêt, Beagle Bay, connu pour son église datant de XXX dont l’intérieur est décorée de coquillages sous forme de mosaïques.




On peut trouver cela un peu kitch, mais à l’époque cela relevait surement d’une certaine prouesse technique et originalité. En tous les cas, cette église est visitée par tous ceux qui se rendent sur la péninsule. Nous serons très surpris de la présence de la couleur rouge qui orne certaines des arrêtes de la présente église. Une couleur peu commune pour un bâtiment religieux mais nous trouvons le résultat élégant surtout avec ce blanc pur qui nous rappel notre fabuleux voyage en Grèce

Aller, il se fait tard, et Beagle Bay annonce la fin de la route bitumée, alors c’est parti pour 100 kms de terre défoncée et sablonneuse. Un long trajet pour les nerfs quand tout se met a vibrer de partout dans notre Troopy adoré, mais qui se fait sous l’œil amusé des ânes sauvages.


Nous arriverons a Broome de nuit, passons faire un arrêt au Mc do pour relever nos mails et zou…au « lit » !

            
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 02:28
 Péninsule de Dampier 5 au 8 mai

- EPISODE 1 -

1er Jour.

La péninsule de Dampier n’était qu’un nom pour nous jusqu’à ce que l’on décide d’y aller. Cape Leveque a certes une consonance un peu Bretonne, mais nous sommes loin très loin du paysage du paysage gris et émeraude de la mer d’Iroise. Si son nom semble si français, c’est parce qu’il a été donné par un navigateur Gaulois.
Avant de parcourir les 200 kms de pistes chaotiques, nous n’avions que très peu d’information sur cette langue de terre;  seules quelques photos magnifiques et quelque échos positifs. Nous savions que la péninsule de Dampier (qui doit son nom au pirate qui naviguait dans ces eaux en 1699)  était une terre aborigène ouverte au tourisme. Alors, nous nous sommes doit que c’état peut être une bonne opportunité pour rencontrer ce peuple qui nous intrigue.

Plein d’essence, jerricane d’eau rempli, provision suffisante, nous nous élançons vers de nouvel horizons.

Le premier arrêt n’a toutefois rien de très aborigène, puisque nous avons décidé de visiter la ferme perlière de Willie Creek. Etant dans la région, nous souhaitions en apprendre un peu plus sur cette industrie qui a fait prospérer Broome au XIXème siècle et qui en fait encore sa réputation.
Nous avons commencé la visite par une leçon d’anatomie sur l’huitre perlière.


Et par la même occasion nous avons fait la connaissance d’un petit crabe Woofer ! EN effet, le crabe Pois, petit crustacé à la carapace molle, est venu frappé à la coquille de madame l’huitre en lui proposant ses bons et loyaux services de nettoyage contre le gite et le couvert. Le marché fut rapidement conclu; le petit crabe woofer devait donc nettoyer l’huitre en échange de 10% de sa nourriture et de sa protection.

Après ce cour d’anatomie, on nous explique le principe de la culture perlière, puis il nous montre différents spécimens. Ce cour de 40 minutes est fort intéressant mais le vocabulaire est assez technique, il n’est donc pas toujours aisé de saisir toutes les informations.

Avant de faire un petit tour au bateau, sur les eaux azurés de l’estuaire, nous allons prendre un petit rafraichissement (café, crush, damper (petit gâteau à la bière) dates…délicieux. 


C’est a ce moment que la pilote de l’hélicoptère vient faire son coup de pub. Différentes formules vous permettent d’apercevoir la ferme et l’océan vu du ciel. Il y en a même un pour les « petits budget » qui permet d’avoir la sensation du décollage plus 5 minutes de vol. Tentant…mais apparemment nous n’avons pas la tête du client, car la pilote passe devant nous sans nous demander si nous voulons participer. Par contre elle s’arrête à la table d’à côté, pensant que les 3 séniors aurons un budget plus approprié. « Mademoiselle s’il vous plait ! Backpacker que nous sommes, nous aimerions faire un tour d‘hélicoptère ! Non mais dis donc ! » Et voilà, c’est réservé ; 5 minutes de vol à la fin de la visite.

En attendant, le tour reprend. Nous nous regroupons devant une vielle machine, qui permet de nettoyer la coquille de l’huitre. Le jet d’eau est tellement puissant, que si vous passer la main un peu trop loin, vous aussi vous serez décapé jusqu’aux os.


Aller tous dans le bateau. Nous naviguons doucement vers un amarre à laquelle les paniers d’huitres sont fixés le temps de la formation de la perle. L’eau turquoise et les bancs de sables blanc ne font qu’attiser notre excitation pour l’hélico ! Nous assistons à une petite démonstration de nettoyage des huitres…



 La visite se poursuit dans les méandres de l’estuaire, et nous croisons un paresseux crocodile marin, puis retour à la ferme.


Dernière étape du tour, découvrir le produit fini. Nous sommes réunis dans la boutique de la ferme pour un dernier résumé et surtout ils nous montrent leur plus belles pièces. Colliers, pendentifs, boucles d’oreille, bague…la perle est déclinée sous  toutes les formes. Tous les bijoux sont très jolis, mais aucun ne retient mon intention plus qu’un autre. Je demande alors à notre guide si elle a dans sa collection une perle en forme de goutte.   Elle revient avec une perle magnifique qui illuminera quelques instants mon coup…

Bon aller voilà l’hélico qui s’approche…c’est notre tour. C’est tout excités que nous montons pour la première fois à bord de cet oiseau de fer.  Casque mis, essai radio et c’est parti !


Le décollage se fait tout en douceur, c’est incroyable. Nous survolons la ferme perlière et sa baie. Les couleurs sont magnifiques…c’est génial !

 


Notre hélico n’a pas de porte ce qui augmente la sensation de vol en liberté. On en prend plein les yeux.




5 minutes plus tard, nous sommes de retour sur la moquette d’atterrissage. Aucune secousse, le tapis est a peine froissé. C’était 5 minutes de pur bonheur. Rien a voir avec l’avion, le vol en hélicoptère est fluide avec une visibilité remarquable.


De retour sur la terre ferme, mon amoureux me demande de tenir compagnie a Troopy quelques instants…hum hum…?

Il est midi passé, il est temps pour nous de reprendre la route vers Cape Leveque. La piste de poussière rouge est vraiment caillouteuse, ce qui rend parfois notre progression difficile. Aucun panneau ne nous indique les points d’intérêt. C’est ainsi que nous avons loupé les 2 premiers arrêts prévus. Tant pis, on les fera au retour. Du coup, on roule jusqu’à la pointe. Nous atteignons le petit village de Kooljaman. Nous réservons notre nuit de camping et obtenons le meilleur des emplacement. Face à l’océan, où le soleil se couchera. Merci !



Une fois la tente montée, et un petit gouter sucré avalé, nous descendons vers la plage. Le décor est magnifique, exactement comme sur les photos. Falaises escarpées rouges, sable blanc et océan turquoise.





Nous nous baladons main dans la main sur cette jolie plage, puis nous regardons le coucher du soleil dans les bras l’un de l’autre.





Oui oui, c’était super romantique.
Arès un bon diner, nous irons nous coucher sous un ciel étoilé, bercés par le roulis des vagues. Nous fermerons alors les yeux sur cette journée bien remplie…le sourire aux lèvres.


2ème jour

Le matin, nous nous réveillions pour petit déjeuner avec la vue toujours aussi magnifique. Nous quittons les lieux en direction de Lombadina, une autre communauté aborigène. Nous ne savons pas vraiment ce que nous pouvons y trouver. Arrivés sur place, nous descendons de la voiture lisons quelques panneaux sur les tours que proposent la communauté et remontons dans Troopy peu emballés. Un regret nous fait toutefois faire demi tour, et nous nous laissons finalement tenté par le tour en kayak réservé pour le lendemain.

Nous faisons la connaissance de notre guide de demain : Robert, un nom peu aborigène pour un homme qui l’est bel et bien. Il nous a donné son vrai nom mais impossible de nous en souvenir. Trop de consones pour trop peu de voyelles ! Nous prévoyons également d’assister demain à la projection dans l’école du film Australia que nous n’avons toujours pas vu.

Notre programme de demain est tout organisé, mais pas celui d’aujourd’hui. Robert nous présente un plan qui vous invite a faire un tour (très rapide) des lieux. En effet, Lombadina est une communauté regroupant seulement 60 âmes. Elle a comme règle de vie que chaque habitant doit travailler dans la communauté si il veut y vivre.


Nous déambulons donc au milieu de pelouses entretenues, de magasins d‘art local, d’accommodations pour visiteurs et ce qui nous surprendra le plus sera cette église au milieu du « village ».





Comment une église a pu venir jusqu’ici et surtout comment a-t-elle pu survire dans une communauté aborigène quand l’histoire vous rapporte tout l’horreur des missions catholiques en Australie ! Certes les choses ont bien changé, mais la culture aborigène est très loin d‘une religion monothéiste. La petite Eglise construite en XX garde toutefois plein de charme et doit bien servir quelques fois….puisque elle est encore là.


Derrière nous apercevons le magasin de vivre qui vend la réputation de la communauté…un délicieux pain qui sort du four 3 fois par semaine. Nous nous en délectons donc et filons tout droit sur la plage avec Troopy.

Derrière les dunes de sable le spectacle est simplement saisissant !





Le sable le plus blanc que nous n’ayons vu, la mer se teinte d’une nouvelle couleur encore inexistante sur nos clichés…voilà un endroit parfait pour une petite baignade, sous ce soleil écrasant.


Notre bain sera toutefois de courte durée, puisque nous apercevons quelques méduses rapportées par les vagues. Ne sachant trop a quoi nous avons a faire nous remontons un peu frustrés vers la voiture.



Nous utiliserons toutefois la paillotte pour déjeuner à l’ombre.


Nous passerons un après midi ici, a collecter quelques coquillages,  ou a nous reposer…Oui nous aussi on a besoin de se reposer des fois !
 

Nous retournons a Cape Leveque pour voir la côte Est de la pointe. Le matin nous avions plus ou moins convenu de passer la nuit sur la plage de Kooljaman, là où nous avions campé la nuit précédente. En voulant toujours plus, nous nous estimions ne pas être encore assez près en étant au camping, nous voulions être aux premières loges pour le prochain coucher de soleil. C’est l’inverse du théâtre…les premières places sont gratuites ! Dans ce cadre romantique, nous sortons notre nécessaire de camping, notre bonne bouteille de vin offerte a noël par Wayne et Annie, et nos fameuses pâtes en Cœur car ce soir…c’est notre Saint Valentin !



Nous conclurons cette soirée spéciale en se couchant sur la plage dans nos sacs de couchage avec la lune qui veille sur nous…mais malheureusement pas une seule étoile ce soir…
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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 04:18

Un peu de culture sur…

Broome

14 000 Habitants
Western Australia


    Généralités

Cette petite ville de la côte Ouest, se définie par les couleurs chatoyantes de la terre rouge, du bleu turquoise de l’océan Indien, du sable blanc de la plage, et des multiples nuances d’une grande palette colorée pour les couchers de soleil.

Broome était un centre perlier dans les années 1880 établi par les Japonais. Cette activité a très vite attiré les commerçants Chinois et les hommes Malais qui plongeaient aux cotés des aborigènes. Ceux-ci étaient kidnappés pour travailler sur les bateaux. Malheureusement beaucoup étaient victimes d’attaque de requin.
L’activité perlière a connue son apogée au début du XXème siècle alors qu’elle fournissait 8O% de la nacre mondiale. Aujourd’hui, la culture des huitres perlières, a remplacé la plongée en mer, beaucoup moins dangereuse et beaucoup plus rentable.


    Qu’avons-nous fait ?

        Cable Beach la journée


Décrite comme l’une des plus belles plages d’Australie, elle ne nous qu’à moitié séduite. Néanmoins, c’est ici que nous nous sommes baignés pour la première fois dans l’océan Indien et ce dans une eau à 30°, puis probablement la dernière fois dans l’océan en Australie.


 
Enfin, là sur cette photo, l’eau n’est que à 28°  et en plus les sauveteurs venaient de trouver une méduse dangereuse !


        Cable Beach le soir


Tous les soirs, cette immense plage offre un magnifique coucher de soleil dans l’océan. 



Vous pourrez même faire le réputé tour de chameaux le long de la plage sous le soleil couchant pour le plus grand plaisir des photographes amateurs et professionnels.




C’est également sur cette plage que nous avons fait la connaissance d’Andrew et de sa fille Pippa. Ils nous ont donné notre première leçon de  Boomerang.
La soirée s’est donc terminée, une bière à la main à tenter de déchiffrer le ciel de l’hémisphère Sud.





        Gantheaume Point à marrée Haute

A 7 kms au sud de Broome, à la fin de la plage de Cable Beach, vous pourrez découvrir le vieux phare (sans trop d’intérêt), mais la pointe est tout simplement magnifique.
L’érosion a sculpté ces falaises de sables colorés. Les couleurs sont incroyables. Promis, il n’y a aucune retouche Photoshop !










        Gantheaume Point à marrée basse



Nous avons eu la possibilité d’être à Broome lors d’une grande marrée, ce qui nous a permis de découvrir les empruntes de dinosaures vielles de 120 millions d’années, en compagnie de Pippa.
Non signalées, elles sont difficiles à repérer et même lorsque vous en avez trouvé une, vous restez dubitatifs sur l’authenticité de l’emprunte. 



Bref, nous nous attendions à voir quelque chose d’incroyable et d’insolite, au final, juste quelques petites traces et même pas grandes, dans de la roche… On profitera tout de même d’un joli coucher de soleil.






Nous avons emprunté le chemin de poussière longeant la côte afin de rejoindre la jetée.




        Le wharf

Cette grande jetée fait le bonheur des pêcheurs… Et pour la première fois, un pêcheur australien nous a fait mentir en attrapant un gros poisson !  Pas facile de le sortir de l’eau car les requins, qui tournoyaient dans l’eau avaient bien décidé de s’emparer de la prise…


Les pêcheurs au filet, quant à eux, se trouvaient ravis depuis la plage.



        Les cimetières

Il est vrai que c’est un  peu étrange que de visiter des cimetières; mais ceux là font parti de l’histoire de Broome.
Le cimetière des premiers colons…


Puis le cimetière japonais qui regroupe 919 tombes, essentiellement celles des plongeurs de perles.




        Le Sun Picture


Le plus vieux cinéma en plein air du monde. A l’origine, c’était un bazar asiatique, mais en 1916, il fut vendu et son nouveau propriétaire en fit un cinéma de 500 places.
Nombreux habitants venaient alors regarder les films muets. Puis en 1933, le premier film parlant a été diffusé.
C’est un de ces cinémas où tu regardes les stars du grand écran allongés dans un transat et sous les étoiles…




        Le Mac Do


Encore une fois, Oncle Ronald le kidnapeur d’enfant sera notre plus grand allier dans la course folle à la mise à jour du blog avec son wifi gratuit. Une colonie de Backpacker comme nous,  squatte sans répit la terrasse du Mac Do avec pas même une glace consommée.
Notons tout de même que si vous venez manger quelques fruits de mers à Broome, il faut apparemment éviter le Black Pearl Restaurant !!!




        L’office de tourisme


C’est la première fois que nous voyons un office de tourisme  qui fait payer toutes les informations ! Pour connaitre les adresses et les tarifs des campings, c’est un dollar. Des informations sur la Péninsule de Dampier ? Pas de souci, c’est 3 $ !
Bien décidés à ne pas payer pour obtenir des informations, nous sommes revenus une, puis deux, puis trois …fois, et ce jusqu’à ce qu’à obtenir les renseignements désirés ! Non mé dites donc !


        Town Beach


Quel plaisir tous les matins lorsque nous prenions notre petit déjeuner devant un tel décor. Palmiers, animés par le vent, eaux turquoises, rochers rouges… Superbe !
Rien de tel pour commencer une bonne journée de voyage.







        Le Moon Staircase ou l’escalier de la lune


Phénomène naturel qui se produit deux fois par mois, lorsque le reflet de la pleine lune sur la vase à marrée basse donne l’illusion qu’elle grimpe un escalier.
Pippa, nous a indiqué un lieu connu que des locaux pour ,profiter de ce spectacle. Nous étions donc loin des touristes, assis sur notre petite chaise de camping, surplombant la plage. C’est un verre de vin à la main, que nous avons salué l’entrée de la lune. Elle devait faire son entrée à 6h00, mais elle devait surement avoir le trac, car elle s’est fait un peu attendre. Puis, un auréole orange colore un peu le ciel noir et la lune. Enorme… Orange… Magnifique. Et le spectacle commence, elle monte lentement vers le ciel et au fur et à mesure, l’escalier apparait…
Moment magique.





        Le old Broome galery


Ahhh…un simple nom pour nous tout au début…mais un lieu unique pour moi.
Cette galerie tenue par Paul, se situe dans une ancienne prison aborigène.  Vous avez dans chaque cellule des peintures et des objets d’artisanat qui peut être comme nous, vous séduirons. . Ma douce et tendre me fera le plus beau des souvenirs de ce voyage…MERCI MERCI MERCI mon Cœur !!!!!!





Broome est donc une petite ville tranquille où il fait bon vivre. Vous avez le sentiment d’être perpétuellement en vacances, ce qui est fort agréable même si vous vous avez l’impression de n’avoir rien fait de vos journées… Juste pris le  temps de vivre…


ET...
Bons Anniversaires à Souphy et la Breillouze !

                                
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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 03:28
29 & 30 Avril 2009

Je n’ai pu résister à l’envie de vous mettre ce coucher de soleil, qui nous a éclairé notre route de mille et une couleurs la veille de notre départ pour les Bungle Bungle. Je ne sais combien de fois je me suis exclamé que le ciel était magnifique !


C’est tout sourire que nous entrons  dans le parc de Purnululu après avoir réveillé nos voisins de camping…. (cf petits pépins et gros noyaux).  Oui Purnululu…pas facile a dire hein  mais c‘est bien son nom?! D’ailleurs, il y a bien des théories sur son origine, mais rien de bien certain. En tous les cas cela n’a rien avoir avec toi Lulu !


Tout d’abord, c’est 53 kms de piste qui nus attendent. 53 kms pendant lesquels nous ne cesserons d’être béats des paysages alors que le soleil se réveil doucement. Des mélanges de couleurs propres à cette région des Kimberleys.



Ce parc est à proximité d’une grande ferme d’élevage de têtes de bétailles…que nous croiserons bien sûr au milieu de la route…Parfois aussi, les herbes sont brulées pour les raisons que vous connaissez désormais et ne laissent apparaitre que les immenses termitières.


La route est superbe mais très mauvaise; alors pour ces deux raisons, nous mettrons deux bonnes heures pour nous rendre au centre des visiteurs. Nous prenons notre passeport pour les deux jours que nous passerons ici et la nuit de camping puis filons au Sud du parc pour nos visites de la journée. 2 marches de 3 heurs chacune.

L’arrivée nous laisse sans voix. Un paysage tout a fait inhabituel que nous avons vraiment hâte d’approcher de plus près…


Hue, au gallot Troopy !


Aller chaussures de marches, chapeaux et beaucoup beaucoup d’eau  et nous voilà partis dans les méandres du parc !

Nous entamons le Piccanniny lookout: un point de vue sur les Bungle bungle en passant par le  Dôme walk. L’endroit est tout simplement splendide. Nous marchons au milieu de ces formations rocheuses, que j’avais vulgairement appelé des gros cailloux, refusant de faire 1000 kms rien que pour ça. Mais nous avons changé notre itinéraire pour venir dans les Kimberleys, et je ne regrette absolument pas d’être dans ce lieu vraiment unique.

Ces gros cailloux donc ont été formés il y a 20 millions d’années par l’érosion d’une couche sédimentaire de sable de 360 millions d’années. Ces formes arrondies sont dues aux vents et aux  grosses pluies. Et les couches de couleurs, aux oxydations au contact de l’air et de l’eau. A l’intérieur de cette roche friable, le sable est d’un blanc pur.




Voilà pour le cours de géologie…*

Nous marchons au milieu de ces formations inhabituelles et ce pour le plus grand plaisir de nos sens.








Nous arrivons facilement au bout du lookout, ravis d’avoir marché sur un vrai sol dur et non pas sur les gros cailloux instables d’El Questro.



(Quoi ?! Seulement 5 lignes pour parler d’une de mes rando préférée…ça va pas ça. Marcher au travers des Bungle Bungle vous procure une sensation vraiment incroyable : C’est comme si vous étiez montés  dans une machine à remonter le temps. Tout est si calme… seule souffle une petite brise… Du rouge,  du jaune, du marron, du orange et même du blanc colorent de stries ces formations rocheuses qui se dressent majestueusement dans le paysage. Et le lookout… Incroyable ! J’avais l’impression d’être devant un décor de cinéma. Tout était parfait… on imaginait aisément Bip Bip et le coyote s’adonner à une folle course poursuite !
Pour moi, le parc de Purnululu est un de ces endroits magiques qui réveillent ton âme d’enfant.  Juste sublime… )

Pas besoin de Purnululu pour réveiller ton âme d’enfant…t’as déjà Ruby que tu prends pour une marionnette ! Haha !

Nous entamons la seconde marche, Cathedrale Gorge, où nous passons entre des falaises sur 1 km et à l’autre bout, une véritable salle de concert, à l’acoustique résonnante !





De retour chaudement à Troopy, l’horloge de ce dernier nous indique qu’il est encore tôt. 2 solutions : soit ils ont calculé le temps de marche d’un aveugle à cloche pied, soit ils les sur-évaluent pour que nous prenions une nuit de camping ! Car ce parc est en fait faisable en une bonne journée; mais vous ratez du coup le coucher de soleil sur les roches ocres et c‘est bien dommage !

Toutefois, nous filerons au camping où nous lézarderons tout l’après midi, prenant bien le temps de déjeuner, car il faut que nous mangions rapidement un kilo de nuggets, plus 2 kilos de bœuf, plus 1 kilo de poissons panés qui ont été congelés à El Questro.


…humm bon appétit !  Hé bah c’était trop bon…mais désolé le Kukaburra, y a rien pour toi.


 Nous ne manquerons tout de même pas le superbe coucher de soleil près de notre Walrdi campsite sur ces rochers façon Uluru.







Alors vous voyez que c’était pas de la nioniotte !

Après une nuit calme et surprenamment fraiche, nous partons au Nord du parc pour faire le restant des marches. Nous croisons un groupe d’aborigènes qui a bien amorti la location du pick up !!!


Nous apprendrons ensuite qu’ils sont venus se retrouver dans cet endroit d’importance spirituelle, pour une réunion. Les hommes d’un côté et les femmes de l’autre.

La marche de mini Palms Gorge nous conduit entre les palmiers et les rochers à une énorme cave.


Certains palmiers ont tellement eu peur des inondations, qu’ils sont allés se percher bien haut !


Mais avant cela, un test naturel pour savoir si vous n’avez pas abusé du Donut…



Un test passé haut la main par ma louloute héhé ! Moi c’est juste les pectoraux qui coinçaient mais je le dis pas ça ferait prétencieux…lol



Cette cave donc est immense, mais rien de fou non plus.

La seconde marche est beaucoup, beaucoup plus excitante, car vous commencez par un petit lookout…



…puis vous marchez dans les couloirs d’un mètre de large et quelques 250 mètres de haut ! Au dessus de votre tête, les lumières du soleil se fraient un chemin à travers les roches et en se reflétant contre les parois. Seul un rayon pénètre directement cette galerie sombre éclairant votre route. Ces couches de lumières forment toute une palette de tons rouges à orange réchauffant chacun de vos pas.

Nous voici donc tel Indiana Jones, à la poursuite de belles images (sauf que lui il aurait eu un pied pour prendre ces satanées photos grrrrrr) !




Mais pas de quête sans piège, alors gare à vous car au dessus de votre tête…



…haha encore raté le coyote ! Bip Bip !

Notre autre récompense, ce sera ce magnifique déjeuner à l’ombre (avec au menu…encore de la viande hachée !
Aller courage plus que 1 kg !) avant de reprendre, la route inverse sur le chemin chaotique entre les termitières.



Nous revoilà sur du goudron du vrai, presque triste d’avoir quitté l’essence des Kimberleys. Allez, plus que 800 kms et demain on sera à Broome.





   
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 05:33
Du 21 au 28 Avril 2009

Nous voilà donc membre du staff de El Questro Wilderness Park pour une semaine. 4 heures de travail par jour et repos le samedi et dimanche… Que demander de plus ?!
J’ai été nommée responsable en chef  du jardin… Autrement dit, je devais faire la guerre aux mauvaises herbes et autant dire qu’après une saison des pluies, ce n’est pas ce qui manque ! Réveil matinal pour éviter les grosses chaleurs, j’ai remis au goût du jour ce grand jardin…
D’abord autour des citronniers, puis des bananiers, puis du Ginger et finalement sur les parterres. Aucunes mauvaises herbes n’ont résisté à ma main de fer dans un gant … de coton !



Le dernier jour, Joe a  renforcé mon équipe, avec Alex, un autre woofer américain vivant également en Belgique qui avait eu la bonne idée de passer son passeport à la machine !


Un petit coup de tondeuse, histoire de rafraîchir un peu la pelouse…


Mon cher et tendre, quant à lui, avait rejoint l’équipe de maintenance la plus désorganisée d’Australie, pour le montage des tentes avant la haute saison. Un boulot facile, mais épuisant car rien n’était fait pour rendre ce travail aussi simple qu’il n’y paraissait. Taille de tente différente, personnel absent … ou planqué ! (devise australienne : « look busy » parait débordé), équipement cassé et des délais raccourcis… Bref, dur dur !



Le soir, je complétais ma journée de travail auprès de Maggie, la cuisinière. Une dame d’une cinquantaine d’années, un peu folle, qui n’entendait que ce qu’elle voulait!
Du coup, une heure de travail se transformait souvent en deux ! Mais c’est aussi par ce que je le voulais bien. Vaisselle, dressage d’assiettes et un bon coup de nettoyage avant de rejoindre notre chambre climatisée.


Voila donc notre travail pour cette toute petite semaine de 20 heures à peine.
Nous avons plus eu l’impression de passer notre temps à manger et à découvrir la région plutôt que de travailler !

Nous avons donc profité de notre temps libre pour randonner.

Amalia : Kimberley nous voilà !

Première ballade de 3,4 kms en compagnie d’Alex. Nous avons découvert cette gorge plutôt facile d’accès,  se terminant par une cascade dans laquelle on peut se baigner.





Sur le chemin du retour, nous avons croisé un drôle d’oiseau digne d’une bande dessinée…


Ce premier aperçu des Kimberleys laissent présager de bonnes marches bien rocailleuses…

Le lendemain, c’était déjà notre « day off », car nous avions négocié avec Karen notre chef, une journée entière de repos en échange de 4 heures le samedi. Objectif de cette journée, effectuer  la sportive  randonnée de El Questro Gorge.

El Questro : Je t’ai dans la peau !


6,8 kms d’escalade dans une gorge magnifique. Les premiers kilomètres se font assez facilement; des planches de bois sont mises de manière à éviter de se mouiller les pieds et même lorsqu’on doit traverser un petit cours d’eau, il est facile de passer sur de gros rochers…



Puis ca se complique un petit peu. Des cailloux partout qui rendent la marche complètement instable.


Ensuite, ces petits cailloux se transforment en gros rochers à escalader !


L’eau est toujours présente au fond de la gorge… Nous passons donc plusieurs petites cascades.



Plus nous progressons dans cette gorge, plus le niveau se complique. Nous sommes maintenant obligés d’utiliser nos mains pour continuer à avancer sur certaines portions…


Lorsqu’on ne doit pas se mouiller complètement pour traverser les piscines naturelles…



Mais tout cela est plutôt amusant, car vraiment inhabituel.

Puis la grosse frayeur ! Un gros rocher s’est détaché de la paroi alors que John grimpait. Il est retombé sur ses pieds, mais moi, j’étais en dessous à près de 2 mètres de hauteur… ATTENTIOOOONNNN !!! Heureusement plus de peur que de mal, j’ai réussi, en partit, à éviter la pierre… Juste une grosse cicatrice sur le bras… Plus de détails dans « Petits pépins et gros noyau ».


Bon allez, ce sont les risques du métier, on ne va tout de même pas faire demi tour si près du but !

Quelques acrobaties plus loin, nous atteignons le fond de la gorge. C’est super joli…  Une cascade avec une petite piscine rien que pour nous, pour nous récompenser de tous ces efforts…




Troopy lui aussi devra se mouiller les baskets pour traverser les petits ruisseaux qui coupent la route.


De retour au campement, une bonne douche puis un petit pansement et…. A Table !


Le soir, nous profitons que je  n’ai pas de coup de main à donner à la cuisine pour aller voir le coucher du soleil via Saddleback Ridge.

Saddleback track : vive le 4x4 !


Un chemin de 4x4 réservé aux experts, mais que tout le monde nous conseille avec notre cher Troopy.

Mode 4 roues motrices et Low range enclenché et c’est parti. Le chemin est superbe et au fur et à mesure que nous prenons de la hauteur, nous découvrons les Kimberley…


Au final, la piste n’est pas si difficile, il faut juste rouler doucement. Mais pas de problème étant donné que je cours devant pour prendre les photos !


Après 20 minutes de conduite, nous arrivons bien à l’heure pour profiter du coucher de soleil.




L’endroit est paisible et de toute beauté.


Le  samedi, nous travaillons comme convenu le matin puis l’après midi, nous faisons la croisière sur la rivière Chamberlain.

Chamberlain : a glass of champagne !

Cette croisière nous a été gracieusement offerte par El Questro Wilderness Park, alors, on ne va surtout pas s’en priver… Même si on ne raffole pas des tours.

Nous voilà donc à bord d’un petit bateau métallique qui descend la rivière à une allure digne d’une personne du 4ème âge ! Heureusement les animateurs sont charmants et surtout hilarants ! La gorge est très jolie sous ce soleil couchant…




L’eau est tellement calme que l’on a l’impression que c’est un miroir.



Les choses intéressantes commencent lorsque nous atteignons le bout de la rivière, du moins celui accessible en bateau.
Nous faisons la connaissance des poissons cracheurs ! Oui oui, vous avez bien lu… Ces petits poissons vous crachent dessus! Et c’est qu’ils visent  bien en plus !


Nous avons également aperçu les fameux barramundis, ces gros poissons qui font la fierté des pécheurs.

Pour nous remettre de nos émotions (et oui, il ne faut pas oublier que c’est une croisière pour les retraités… ), l’équipage nous offre un verre de champagne, puis deux,  même trois ! Etonnamment, le retour sera beaucoup plus rigolo !

Noter tout de même que certaines personnes ont coupé le champagne avec du jus d’orange !!!! On aura tout vu !

Notre petit bus de touristes nous attend bien sagement sur la berge.


Nous avons donc bien débuté notre soirée ! A la mode australienne. Tous les samedis soirs à El Questro, un grand barbecue est organisé avec spectacle de lasso et musiciens. Une soirée à ne pas manquer… Encore une fois aux frais de la princesse !


Le lendemain dimanche… jour de repos… et oui encore !
Nous en profitons donc pour effectuer la randonner de Champagne Springs.

Les sources de champagne : similaire au bagne


9,6 kms de quazi torture avant d’arriver à un petit coin de paradis. La marche est très jolie, mais horriblement longue du fait du terrain inapproprié à la marche. Cailloux pointus, sable, galets et même marche à travers des herbes irritantes le tout sous un soleil de plomb.


A mi chemin, nous profitons de l’ombre d’un baobab vieux de 1000 ans avant de repartir.


Il fait tellement chaud que nous devons re remplir nos gourdes. Tels de vrais aventuriers, nous utilisons l’eau du ruisseau…


Et c’est reparti… On va l’atteindre ce paradis !


Et là, comme un oasis en plein désert, nous croisons la première cascade… nous regardons sur la carte… Allez plus que quelques centaines de mètres avant de plonger dans une piscine naturelle.


Puis la seconde… Enfin !


Impossible de rester pieds nus, tellement la roche est brulante… Alors plouf !


Nous profitons d’un massage naturel bien mérité !



Cette marche fera partie des plus difficiles que nous aurons fait jusqu’alors…
Heureusement que nous ne travaillons pas ce soir… On est claqués au retour à la base.
Joe se fera une bonne assiette de glace  à la vanille et Milo pour se requinquer.


Mardi…
Jour du départ.
Nous nous renseignons sur le prix du tour en hélico… arg ! tentant… Mais on doit y aller… A voir au retour…


Tout est de nouveau bien rangé dans Troopy et on repart sur les routes… Toutefois on ne va pas bien loin car nous nous arrêtons aux Zebedee Springs.

Les sources de Zebedee : Ca c’est le paradis !

750 mètres de marche possible en tatanes pour atteindre un vrai spa naturel ! Le pied ! Tout est agencé d’une telle manière que l’on a l’impression que l’homme est passé par là pour créer ce petit coin d’harmonie. Nous sommes restés plus de 2 heures dans une eau naturellement chauffée à 32°…
Le bonheur !

Puis retour dans Troopy pour découvrir le dernier endroit qui fait la renommé de ce parc.

Emma Gorge : un petit tour et puis s’en va.

1,6 km de marche pour atteindre une cascade avec une piscine d’eau cristalline.



La baignade Est-ce qu’on peut dire très très revigorante ! L’eau est particulièrement froide… Peut être même la plus froide dans laquelle nous nous sommes baignés en Australie… Mais l’endroit est magnifique. Désolés, impossible à prendre en photo du fait des ombres et lumières.


Voilà, il est temps pour nous de quitter le parc de El Questro pour découvrir celui de Purnululu.
Une dernière photo de Troopy avec un baobab et c’est reparti pour 5 heurtes de route.

          

      
 
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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 02:39
Du 20 au 21 avril

Nous avons quitté quelques temps le Northern Territory au profit de l’état du Western Australia. Depuis le début de notre voyage, de nombreux australiens nous ont fortement conseillés, voir même presque obligés, d’aller visiter les Kimberleys.
Alors nous revoilà sur les routes en direction du dernier état de ce pays magnifique.
Quelques kilomètres avant la zone de quarantaine, nous nous cuisinons nos dernières tomates et surtout dégustons de savoureuses poires au miel; nouvelle recette car ces produits sont interdits à la frontière !
Le Western Australia a en effet une zone de quarantaine presque aussi rigoureuse que la Tasmanie, sauf que nous y étions moins bien préparés, car nous l’avons seulement appris la veille. Nous laisserons donc au charmant douanier un bon kilo de pommes de terre et quelques oignons… Snif !


Et dire qu’il ne va même pas en profiter de crainte que nous y ayons injecté du poison ! Ah pas bête ! Je n’y vais pas penser… A méditer pour la prochaine fois !

Bien en règle, nous partons à la découverte de ce dernier état…


La végétation est déjà différente puisque nous croisons notre premier baobab.


Ainsi qu’une grue cendrée ! Je connais le nom de cet oiseau migrateur puisque j’ai fait un exposé dessus alors que j’étais en primaire !


Nous arrivons à la première ville: Kununarra. Direction l’office de tourisme pour se renseigner sur les  Kimberleys. Nous apprendrons que c’est une région qui se découvre à travers le très prisé chemin de 4x4 : la Gibb River Road. Il y a juste un problème, c’est que cette fameuse piste est fermée suite aux inondations ! Pratique… Elle doit ré ouvrir d’ici peu, mais cela ne veut absolument rien dire.
Ok, on ne va pas se laisser abattre et on se renseigne sur les autres centres d’intérêt de la région.

El Questro. Ce nom nous est plus ou moins familier car des français croisés à Darwin nous avaient conseillés ce petit coin de nature.
Les prix pratiqués dans ce parc privé sont un peu élevés, mais nous n’avons pas fait plus de 700 kilomètres pour s’arrêter là.
Nous avons un peu de temps à passer dans les parages en espérant que la route soit de nouveau praticable. Je jette donc un coup d’œil sur le livre de woofing et Bingo ! El Questro cherche des woofers ! Ni une ni deux, on prend la route et on demandera sur place s’il y a un poste pour nous.

Nous dormirons sur une aire  de repos juste avant l’embranchement du début de la Gibb River Road. Nous partirons au lever du jour lorsque la lumière sera parfaite pour les photos.


Un panneau annonce la présence des road trains; ces immenses camions à 3, 4, voir même 5 remorques qui soulèvent un nuage de poussière impressionnant.


Le paysage est magnifique, complètement différent de ce que nous avons vu jusqu’alors. Et sous cette couleur d’or, on craque !



Nous nous arrêtons presque tous les kilomètres pour prendre des photos. Alors que John m’avait déposée sur le bas côté de la route le temps de faire un demi tour pour que je puisse prendre Troopy en photo, je tente de photographier une vache à côté d’un baobab. Mais celle ci se met à courir… Oh oh ! Au loin, j’entends le grondement sourd d’un camion et puis un énorme nuage de poussière… Oh oh pas bon pour moi… un road train ! Je range l’appareil photo, prends une bonne inspiration et attends que ca passe. J’ai dû attendre plusieurs secondes avant de voir à nouveau mes chaussures !

Zut, John qui arrive !


Au final, elle sera pas mal cette photo avec cette poussière environnante !

Le track est toujours en réparation, car les grosses inondations de la saison des pluies ont emportées des pans entiers de route.
Nous avons d’ailleurs croisés de très près un camion de travailleurs qui à même offert une douche gratuite à Troopy !



Nous atteignons le panneau de El Questro Wilderness park… On approche, on approche !



Mais nous roulons toujours aussi doucement; nous ne nous lassons pas de ce paysage grandiose.


Cette fois ci, c’est moi qui suis au volant et c’est Joe qui se mouille les pieds !



Pour notre plus grand plaisir et celui de Troopy, nous avons dû traverser plusieurs petites rivières, bien que nous sommes désormais au début de la saison sèche.


Nous arrivons finalement à la station Township.


Livre de woofing à la main, nous allons nous présenter, habillés de notre plus grand sourire. Besoin de woofers  pour une semaine ?
Une semaine ? Parfait !
Et voilà en moins de 5 minutes, nous nous retrouvons avec un toit, un vrai lit, une machine à laver, une salle TV et surtout… Une cuisinière qui nous préparera de bons petits plats !





Hum, je sens que l’on va bien se plaire ici …




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