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Qui Voyagent ?


"L'homme qui veut s'instruire doit lire d'abord, et puis voyager pour rectifier ce qu'il a appris.”
Giacomo Casanova


Qui voyage ?  Anne et Joe
Pour nous contacter : 
filimen@hotmail.fr

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La photo du jour


Nos Aventures Par Dates

Le voyage en chiffre

Nombre d'heures passées en avion : 54h10
Nombre d'heures passées en bus : 7h04
Nombre d'heures passées en bateau : 39h21
Nombre d'heures passées en tramway : 1h40

Nombre d'heures passées en train : 11h59

Nombre d'heures passées en télésiège : Oh45

Nombre d'heures passées en hélicoptère : 0h05

Quelle heure est il ?

  Melbourne ( GMT + 10h )

Quel temps fait il ?

 

13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 05:00

Dimanche 16 et Lundi 17 novembre


Nous voilà de retour à Hobart pour trois jours afin de dire au revoir à tout le monde. Serge et Yvonne nous ont proposé de planter la tente dans le jardin du Pear Ridge. Quelle aubaine ! Pas besoin de payer un camping ! Aussitôt proposé, aussitôt plantée !



Ils sont vraiment trop gentils…

Le premier soir, Yvonne nous a invités à diner chez elle. Un pur délice. Nous avons revu Pam, l’américaine avec qui nous avons partagé la rando de Wineglass bay.

Thanks Yvonne for the delicious dinner…

Le deuxième soir, nous sommes invités chez la Grand-mère. Mais dans l’après midi, nous proposons à Serge de l’aider au restaurant.

Nous voilà devenu, le temps de quelques heures, de vrais chefs. Tablier, fouet et grande cuisine ! Un bonheur. Manque plus que la toque. Sous les ordres de Serge, nous entamons les desserts. Je suis en charge des flancs aux fruits rouges et au chocolat blanc.



Joe doit cuisiner le litre le crêpes pour le repas de ce soir.


Serge quant à lui, s’occupe des meringues.


Chacun est très concentré à sa tache.


Je ne peux m’empêcher de penser à toi Seb, dans ta grande cuisine de resto. Nous c’est le pied, car le restaurant est fermé, donc aucun stress, aucun coup de bourre, que du plaisir.

Petit à petit, de délicieuses odeurs parfument la cuisine et notre appétit s’agrandit. Allez, juste une petite pastille de chocolat blanc… Joe quant à lui, termine les gaufres avec l’appareil à meringue ! Hum, c’est trop bon. Et si on essayait avec un petit morceau de gaufre, un peu d’appareil à meringue et une petite pastille de chocolat au lait ? Un régal !

Des vrais gamins dans une pâtisserie…




Mes petits ramequins arrivent à terme de cuisson. Quelle satisfaction de les sortir du four tous dorés.


Pour le dessert suivant, nous unissons nos forces. Il s’agit de confectionner une tarte au citron. Première étape, pétrir la pâte sablé.


Puis l’étaler pour en faire une pate à tarte.



Et finalement mélanger tous les ingrédients et enfourner le tout. Le résultat est parfait !




Notre chef est content de nous, et on espère que les clients le seront aussi ! En tout cas, nous avons pris plein de plaisir à cuisiner au Pear Ridge avec Serge. Ce fut une supère expérience…



Donc, ce soir là, nous sommes allés diner chez Katherine, la grand-mère. Il a fallu cuisiner le litre de crêpe, préparé par John dans l’après midi. Quelle corvée ! La poêle était si lourde que j’avais besoin de mes deux mains pour la soulever ! Un litre de crêpes comme ça… Plus jamais !

C’est sur, on va s’acheter une poêle ! On ne m’y reprendra plus…

Le dernier soir, nous nous sommes organisés un petit diner aux chandelles dans le jardin du restaurant. On est sûr qu’aucun client n’a jamais mangé dans le carré VIP du Pear Ridge !



Voilà, notre séjour en Tasmanie touche à sa fin. Demain nous prendrons la route pour rejoindre Devonport et le bateau.


Le mercredi 19 novembre


Nous faisons une courte halte à Ross. Un petit village historique connu pour son vieux pont de pierre construit par des convicts. Ces prisonniers ont d’ailleurs été graciés grâce au travail remarquable accompli.



Autre monument possédant un attrait: la vielle église.



Nous visitons également le musée de la laine. En Australie, l’exportation de la laine et de la viande se classe au deuxième rang d’apport de richesse au pays.




Mais à part ça, rien de passionnant. Nous avions prévu d’y passer la nuit, mais le village est si petit, si vide, si… que nous changeons d’avis et continuons notre route.

Quelques kilomètres plus loin, nous stoppons Troopy à Westbury. Le camping à 5 dollars par personnes et par nuit, enfin, la pelouse, sera parfaite pour cette nuit. Ce terrain appartient aux gérants d’une boulangerie ouverte 24/24 heures et 365 jours par an ! Et surtout elle est juste à côté du camping ! Pourquoi pas. En tout cas, nous, ca nous a bien arrangés, car ils avaient une connexion internet en wifi, ce qui m’a permis d’avoir ma petite Laëti et son Chouchou en direct live via msn ! Quel trop bon moment !



Nous avons planté et déplanté, enfin, Joe a planté et surtout déplanté la tente sous une pluie torrentielle ! Il était en claquettes, torse nuit et en maillot ! Désolé, nous n’avons pas de photo de ce moment unique, car je ne voulais pas me mouiller !

Nous reprenons la route cette fois ci en direction de Devonport car le bateau nous attend pour 17h30 environ. Comme nous arrivons un peu en avance, nous allons voir le phare rouge et blanc.



Alors que John le photographiait sous toutes les coutures, j’ai aperçu un truc noir dans l’encadrement d’une des fenêtres. Intriguée, je me suis approchée et… quelle horreur ! Une ENOOOOOOORME araignée! Elle me donne la chair de poule… Allez on y va !



L’heure est venue pour nous de quitter cette île aux milles trésors.




Nous avons passé un mois inoubliable en Tasmanie. Chaque jour a été rempli de rencontres incroyables. Nous avons vu des animaux dont l’on ne soupçonnait même pas l’existence auparavant, marché dans des forêts d’une beauté hors norme, gravit des montagnes avec des sommets à couper le souffle… ce sera donc le cœur serré et la gorge nouée que nous quitterons cette terre d’accueil…

Au revoir Tasmania, merci pour tous ces beaux moments…


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Published by Anne & Joe - dans Tasmanie
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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 00:43

Le samedi 15 novembre



Encore une nouvelle journée s’offre à nous.  Mais cette fois ci, nous utiliserons la modernité de nos amis rencontrés hier pour faire chauffer notre thé. Une bouilloire ! Nous avions presque
oublié le bonheur de boire un thé chaud en moins d’un quart d’heure; un record !






La journée semble nous sourire, car notre voisin Hanz, un allemand qui voyage seul depuis un an, nous offre sa superbe tente trois places, puisque son voyage arrive à son terme. La tente est
pratiquement neuve, il ne l’a utilisé que pour traverser l’Outback. Nous lui offrons à notre tour un petit billet et lui souhaitons bon courage pour le retour à la réalité.







Allez, ce n’est pas le tout, mais une rando nous attend. Nous partons alors d’un pas heureux vers ce qui caractérise le plus le Mont Field National Park: les Russels falls.
Au tout début de notre ballade, un panneau explicatif nous informe des possibles rencontres à la tombée de la nuit. Quelques quolls, opossums et chouettes habitent cette forêt. Super ! Le
programme de ce soir est tout trouvé: une ballade nocturne.







Nous essayerons aussi d’apercevoir les vers luisants qui produisent de la lumière afin d’attraper leur diner.







Bon allez, en route, on doit aller découvrir les chutes d’eau… à 10 minutes de marche !






10 minutes d’effort pour environ ¾ d’heure de pose devant cette magnifique cascade, où nous échangerons avec divers voyageurs.









Quelques photos plus tard, nous reprenons la route vers le chemin des « Tall Trees » ce qui signifie « grands arbres ». Tout au long du parcours, des panneaux ludiques nous
expliquent la vie végétale de la forêt. Nous apprenons par exemple à calculer l’âge d’un arbre, nous obtenons quelques informations sur comment le feu peut  régénérer une forêt et nous avons
même mesuré un arbre grâce à un petit appareil.







(Nous avons oublié le nom de cet instrument, malheureusement. La preuve qu’il est important d’écrire les articles dans la foulée ! )


Une courte marche permet ensuite de vérifier note calcul. Résultat: disons pas trop mal ! (Comment faire marcher un gamin ….) Les parcs nationaux sont idéaux pour marcher et enseigner aux
enfants… comme aux adultes d’ailleurs !







Sur le chemin, nous rencontrons un ranger qui répond à toutes nos questions. C’est vraiment incroyable comment ces hommes et ces femmes aiment leur métier.




Ils sont toujours prêts à t’apprendre plein de choses, à échanger avec toi. C’est très plaisant de marcher dans ces forêts.


La troisième et dernière étape de notre randonnée s’appelle Lady Barron Falls, à environ ¾ d’heure de marche.







Nous empruntons un chemin apparemment dangereux ! Un panneau stipule que si on pénètre dans cette  forêt, nous devons être prêts à accepter notre destin…
Un peu plus loin, nous voyons un panneau très rigolo. Nous l’avions déjà vu dans un livre pour enfants, mais nous avions pensé que c’était un faux…






A nous de bien regarder où l’on marche, car certaines branches peuvent tomber, malgré le travail des rangers. Etant donné qu’il n’y a que peu de vent, cette mise en garde nous amuse, plutôt
qu’elle nous effraye. Toutefois, nous jetons un petit coup d’œil de temps à autre…
Nous arrivons finalement sans encombre, aux Lady Barron Falls ; une belle chute d’eau cachée dans la forêt.











Nous croisons les mêmes personnes rencontrées aux Russels Falls et à chaque fois, les langues se délient un peu plus.
Nous retournons tranquillement au campement afin de nous reposer car ce soir, une grosse virée nous attend. L’objectif étant de voir les fameux ornithorynques, les animaux nocturnes de la forêt
et les vers luisants.
L’après midi sera plutôt calme. Chacun vaque à ses occupations… Alors que j’étais en train d’écrire les articles du blog, la pluie a fait son entrée. Joe, en temps que  bon bricoleur,
m’a construit un abris de fortune… qui ne résistera pas bien longtemps !






Nous voilà enfin parés pour la chasse aux platypus.  La pluie est intermittente, mais ce n’est pas ces quelques gouttes qui vont nous arrêter.
Nous atteignons très rapidement l’endroit indiqué par le monsieur de Something Wild et nous attendons, attendons, attendons…






Un couple d’allemand arrive à son tour. Nous leur sautons dessus en leur ordonnant de ne pas faire de bruit car nous sommes dans l’attente d’un platypus. Super sympa, ils s’arrêtèrent avec nous
et attendirent… Pas bien longtemps cette fois… A quelques mètres de nous, un ornithorynque a fait une timide apparition. Incroyable !
Puis quelques minutes plus tard, un autre nous surprend de l’autre côté du pont. Dire que lorsque j’étais petite je croyais que cet animal avait disparu. En voir un, ici, devant moi, dans la
nature, c’est vraiment incroyable. L’émotion que j’ai ressentie fut très particulière. J’avais un peu de mal à réaliser que devant mes yeux, il y avait un ornithorynque qui faisait quelques
brasses !










Nous restons quelques dizaines de minutes à les observer et les laissons finalement tranquille pour aller diner. Falk et Janne étant fort sympathiques, nous leur faisons part de notre virée
nocturne et ils se joignirent à nous. Après un rapide dîner, munis de nos lampes torches, nous partons tous les quatre à la découverte des vers luisants. Malheureusement, seulement quelques
points lumineux, rien de suffisants pour satisfaire notre curiosité. Nous partons alors à la recherche des quolls et autres petites bestioles nocturnes. Rien dans la forêt… Décidément, notre
chasse est infructueuse. Nous décidons alors d’aller voir un peu plus loin, sur la très grande pelouse et là…. Des dizaines et des dizaines de wallabies apparaissent dans le champ de notre
torche. Ils prennent tranquillement leur dîner ! C’est parti ! On se dispersent pour essayer d’apercevoir le maximum d’animaux. Tous fuient devant notre lumière ou tentent de se cacher dans les
herbes hautes. Joe a aperçu un quolls, cette fameuse petite souris noire à points blancs. Quelle chance !
Bon allez, la pluie commence vraiment à mouiller, nous retournons donc tous les quatres au camping, pour une bonne nuit de sommeil.
Le lendemain matin, lorsque nos nouveaux compagnons ouvrirent leur camping car, pleins de ballons de toutes les couleurs ornaient la porte arrière. C’était l’anniversaire de Falk. Il fêtait ses
26 ans. Un ananas avec des bougies en guise de gâteau d’anniversaire et des petits chapeaux ridicules pour la photo !




HAPPY BIRTHDAY FALK



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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 04:43

Le 14 novembre

Après une ma mutinerie anti rando, le gouvernement cède à mes revendications, et nous enfilons non pas nos grosses chaussures de rando, mais nos petites baskets de balade. Nous décidons d’aller jeter un coup d’oeill au Willie sanctuary qui se situe a quelque kilomètres du campement.

Au départ, nous avions vu des photos de ce parc à l’office du tourisme du Mt Field National parc, là où est situé notre nouveau campement. Il est spécialisé dans l’accueil et le soin des animaux blessés où qui ne peuvent être remis en liberté. D’autre en revanche sont ré-acclimatés et repartent (normalement) dans la nature.  


Afin d’éviter toute mauvaise surprise, nous tentons d’en savoir un maximum sur le parc en harcelant de questions un monsieur qui nous accueil à la caisse. Loin d’un discours de commercial et avec une bonne bouille, il nous convainc et nous décidons donc de visiter le parc pour (soi disant) orphelin.

Le monsieur se dirige dans une petit pièce et nous présente un petit bébé wombat. On vous laisse craquer avec nous…




Nous le caressons et ne pouvons pas nous empêcher de sortir des mots comme « chou », « mimi », « tite bouille », « hooo ».dès que la bête faisait un mouvement.

 

Vient ensuite le tour des koalas...

 




Moins impressionnant car nous les avons déjà vus en captivité, mais il y avait là un autre bébé de 7 mois qui nous tendais les bras (ou alors c’était pour la feuille d’eucalyptus située entre nous). Un des responsable du parc ouvre la cage, et sort cette petite boule de poil de 7 mois que nous caressons avec délicatesse. 




  Le vocabulaire n’est pas plus évolué que la première fois, mais nous repensons au David Fleys Willd Life parc, où il fallait payer encore 6$ pout caresser les koalas. J’en connais une qu’est benèze !!

Nous nous souhaitons tout de suite à l’aise dans cet endroit, même un perroquet nous accueil avec un adorable « Hello, how are you ? » Trop fort.

Anne se prend de passion pour les animaux qui suivent : les Quolls. Ce sont des mammifères que vous pouvez rencontrer près de votre tente mais beaucoup moins facilement.



Nous continuons et tombons nez à bec avec une chouette dont notre tête ne lui revenait pas vraiment. Un peu inquiète de notre approche elle déploie quelque peu ses ailes, mais l’une d’elle est cassée, ce qui explique sa présence dans ce centre. Les observer reste tout de même très fascinant.



Vient ensuite le tour des platypus…l’enclos de ces petits ornithorynque restera vide et nous n’auront pas la chance de les voir malgré la publicité annoncé a l’entrée de ce parc disant que 85% des visiteurs les avaient aperçu. Pour une fois que je faisais preuve de patience en restant là sans broncher au moins une demie heure.



Derrière nous se dresse une barrière que nous franchissons, et qui nous permet de pénétrer dans l’enclos des kangaroos. Ce coup là nous ne sommes pas très impressionnés, ils viennent quotidiennement manger avec nous tous les midis….ah si, un vrai Kangourou (et non wallabies) se dresse devant nous du haut de son mètre soixante-dix peut être avec des griffes pas très chatoyantes.






Nous nous approchons ces potes wallabies de toutes sortes dans cet endroit qui est en réalité l’enclos de réhabilitation des kangourous qui repartent dans la forêt. L’espace est très grand pour eux et ils ont un second enclos qui communique où ils peuvent se rendre quand ils ne souhaitent pas faire l’animation pour tous.

L’un deux présente des signes peu amicaux…



…et comme nous n' avons pas la formation de boxe de Steph, nous préférons nous en aller.

Le cœur battant, nous nous dirigeons vers les Diables de Tasmanie. Ces petites bêtes, figurent emblématiques de lîle et personnage de cartoon, a vu sa population décimée à cause dune tumeur faciale dont on ne connait aujourd’hui ni lorigine, ni le remède. Voilà pourquoi il est très rare den croiser en liberté. Nous serons toutefois tombés sous le charme de ces féroces carnivores que lon adopterai presque. Le plus drôle reste encore quand ils courent.





Désolé, impossible de choisir…




Nous approchons de la fin de la visite, et nous sommes même les deux derniers visiteurs restant dans le parc. Nous restons à discuter avec les responsables du parc quand en leur demandant si nous pouvions faire une photo avec eux, ils ajoutèrent un wombat !!!



Nous repartons de cet endroit avec plein de photos et un large sourire. Nous sommes vraiment content d’avoir choisi ce parc, les animaux ont l’air bien traités par des gens passionnés.


Bon anniversaire ma petite Scodie...

 

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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 04:27

Le 13 novembre

Nous arrivons au dernier parc national prévu dans notre périple tasmanien: le Mount Field National Park.




Nous plantons notre tente dans un campinground, en libre service. Tout est basé sur la confiance et le respect des règles. A l’entrée, il y a une petite guitoune avec une boite aux lettres et on y laisse l’argent due pour la nuit. 8 dollars par personne, par nuit, pour un emplacement sans électricité. C’est vraiment donné surtout lorsque l’on voit la qualité des accommodations à disposition. (Cuisine, barbecue, machine à laver, douche…)

Donc une fois les pièces sonnantes et trébuchantes mises dans la petite boite, nous allons établir notre campement.

Aujourd’hui, ce sera une journée repos; nous en profiterons pour ranger Troopy, bouquiner, écrire des articles et m’épiler ! Et oui, même à l’autre bout du monde et dans la jungle, je prends soin de mes jambes !



Notre emplacement étant unpowered, nous squattons l’électricité de celui d’en face encore libre… On se débrouille comme on peut !

Un peu plus tard dans l’après midi, nous allons à l’office de tourisme. Et comme à chaque fois, il est facile d’y rester une heure; non pas à cause du monde, mais parce qu’ils abritent de véritables expositions sur la nature et la géologie.



Nous circulons dans ces allées, au travers des panneaux explicatifs, des minis vidéo, des animaux empaillés et même des anciens refuges reconstitués.



Ces offices sont d’excellents supports d’éducation pour les enfants. Ils sont très ludiques et simple. On s’est d’ailleurs amusé à tourner la roue pour comprendre le cycle de l’eau…


Bref, on voudrait les mêmes en France.

De retour au camping, nous vaquons à nos occupations, mais toujours sous l’œil curieux des petits wallabies. Il y en a partout. C’est très rigolo de les voir évoluer sur ce site parmi les humains. Il y en a un qui a voulu voler le sac poubelle de nos voisins ! Ils nous font bien rire…

Nous sommes toujours autant attendris devant les mini kangourous qui habitent la poche. Ils ont maintenant un peu grandi et ils sont trop craquants…



Au secours ! Un allien est rentré dans le ventre du Walibi ! Quelle horreur! Cette photo me donne des frissons. Je préfère de loin, de très loin même, voir leurs petites bouilles sortir, plutôt que leurs grosses pattes pleine de griffes.


Petit à petit le camping se rempli. Ce matin, il y avait juste une tente sur les emplacements sans électricité. Maintenant, il y a une famille avec 3 jeunes enfants installés à leur gauche, nous de l’autre côté ! Les pauvres, ils vont halluciner quand ils vont revenir !

Quelques temps plus tard, nous aussi, nous nous retrouvons encerclés ! 4 jeunes viennent d’établir leur campement à côté de nous. Les liens se créent assez rapidement. L’équipe est composée d’une canadienne, et de 3 hollandais qui ne se connaissaient pas au départ. Ils voyagent ensemble le temps de partager les frais pendant 15 jours. Nous sommes amusés des tensions, vraiment ridicules, qu’ils entretiennent !

Nous passons toutefois une agréable soirée en leur compagnie.



Chacun fait part de ses expériences, montre ses photos, etc.… le tout autour d’un petit verre de vin… qui peut contenir des traces de poisson ! Incroyable, en tout petit, sur l’étiquette, il est écrit que ce produit peut contenir des traces de poisson, d’œuf et de lait ! Comment font-ils leur vin ? C’est une bonne question ! Vive la France !

Bref, nous échangeons également sur les nombreux animaux rencontrés. A notre grande surprise, ils n’ont pratiquement vu aucun animal sauvage si ce n’est des opossums ! Les fameux opossums que l’on essaye de voir depuis un mois! Ils nous donnent alors une astuce: laisser un peu de nourriture en dehors de la tente pour les attirer la nuit. C’est une chose que l’on s’est toujours interdit de faire car nourrir ces animaux sauvages peut les rendre malade. Nikolaï nous montre alors ses photos… un pur moment de fou rire. Ses photos sont exceptionnelles. Les voici:





 

Génial n’est-ce pas !

Avouez que c’est tentant de laisser trainer un peu de nourriture… par inadvertance bien sût !

Ce soir là, quelques opossums nous ont rendu une timide visite dans la cuisine du camping.




 

Nous avons enfin vu ces petites créatures ! Maintenant, nous pouvons aller nous coucher…

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 04:15

Le 12 novembre

7h00, le réveil sonne. La nuit fut excellente, parfaite pour notre programme de la journée. Aujourd’hui, c’est notre dernière vraie grosse rando en Tasmanie: l’ascension du Mount Rufus.

Nous prenons un bon petit déjeuné, au soleil. J’ai réussi à faire manger de la oat à Joe, autrement dit, une bonne bouillie d’avoine avec un peu de caramel. Je vous assure que ca tient au corps! Une fois le ventre bien rempli, nous retournons à l’office de tourisme afin de faire un point sur les conditions météorologiques. Les rangers nous confirment que nous avons choisi le bon jour et la bonne heure pour cette marche! Théoriquement, des petites « douches » comme ils disent sont prévues en fin d’après midi, mais on sera rentré.

Alors c’est parti pour nos 7 heures de marche.

Les deux premières heures de la rando ne furent guère intéressantes; nous marchons dans la rainforest, sans voir à plus de 5 mètres devant nous. Certes le chemin monte gentiment, mais on s’ennuie un peu, jusqu’à ce qu’on aperçoit notre objectif… enfin ce qu’on croyait être notre sommet.

Là, ca commence à être intéressent; nous grimpons sur les flancs de la montagne à la végétation clairsemée. Nous sommes encore une fois accompagnés de centaines de petits moucherons. Ces minuscules bestioles volantes nous ont pas mal empoisonné la montée! Mais apparemment, ce n’est rien comparé à ce qui nous attend dans l’Outback…

Nous arrivons aux premières neiges. Je crois que l’on n’aura jamais autant vu la neige qu’en Australie !

Nous grimpons, nous grimpons encore et encore… puis enfin, on arrive sur du plat… Le sommet ! Et non, derrière, nous ne l’avions pas vu, le mont Rufus se dresse fièrement… Inaccessible? ! Hors de question ! Même au ralenti, je l’attendrai ! Alors on reprend la marche, mais cette fois ci sur la crête de la montagne.

Les vues sont magnifiques et toutes différentes. Alors quand je suis fatiguée, je m’arrête en prétextant que c’est pour me délecter de la vue.

Allez une photo qui sert à rien, mais c’est 30 secondes de gagnées !

Nous voyons le petit tas de pierres qui marque notre arrivée, allez encore quelques centaines de mètres…

Après 3heures de montée, ce sera le souffle coupé que nous attendrons le sommet; non pas par l’effort, mais par la beauté incroyable de la vue qui s’offre à nos yeux. Une vue à 360° sur les montagnes, les lacs, les monts enneigés, les plaines, les forêts… Bref, à chaque degré, nous découvrons un paysage différent. Avec une telle vue, nous avons vite oublié la déception de Cradle Mountain.

Il va de soi que nous allions déposer notre petite pierre sur le sommet. Cette fois ci, c’est moi qui m’y colle, étant donné que mon homme a déposé la sienne lors d’une autre randonnée en Grèce. Ce geste a une signification toute particulière pour nous, et notamment pour notre couple.

Voilà une bonne chose de faite !

Maintenant, nous allons pouvoir déjeuner. Nous avons préparé une bonne salade de riz et une pomme et une orange, sans oublier les fidèles barres de céréales de rando.

Les put… de moucherons nous ont rattrapé au sommet. On avait espéré que le manque d’oxygène aurait eu raison d’eux, mais que nini !

Avant de repartir, car il nous reste encore 4 heures de marches pour le retour, nous prenons encore une petite photo…

Et c’est reparti. Nous nous sentons tout petit dans ces montagnes, seuls au monde, libres… Heureux…

Le paysage qui défile au rythme de nos pas se modifie petit à petit pour notre plus grand plaisir. La descente sera donc ponctuée de nombreuses photos…

Nous retrouvons finalement les pandanis, ces fameuses plantes grasses que nous avions croisées à la montée.

Nous traversons un « terrain de golf » incroyable.

L’herbe donne l’impression d’être tondue. On en connait plus d’un qui a galéré pour obtenir un gazon de cette qualité ! Le secret ? C’est que le sol possède un double fond; l’eau coule à flots sous nos pieds.

En Tasmanie, les chemins de randonnées, sont dans l’ensemble, très bien entretenus et bien indiqués. Toujours dans le souci de la préservation de l’environnement, mais aussi de la sécurité des randonneurs, ils construisent des petits ponts de bois.

Ces passages permettent d’éviter que l’on écrase les plantes, mais aussi permet de mieux repérer les serpents. Sur cette randonnée, nous avons croisé 3 Tiger snake…

A l’office de tourisme, ils nous avaient prévenus qu’une petite partie du retour n’était plus très bien indiquée… Ah oui, en effet !

Nous nous sommes retrouvés en face d’un champ immense de végétation très dense. Au loin, nous apercevons le petit point orange qui nous indique le bon chemin… Au loin, comment faire pour s’y rendre? Et ba on va essayer tout droit! Les bras en l’air, on essaye de se frayer un passage… en espérant ne pas faire de mauvaises rencontres…

Et nous retrouvons le petit pont de bois ! Mais à la grande surprise de Joe et à mon plus grand fou rire, ce n’est pas cette partie du chemin qui est la plus sûre ! La preuve en image !

Je ne sais pas comment il s’y est pris, mais il a réussi à marcher à côté du pont et à enfoncer son pied dans 30 centimètres de vase ! Le mieux, c’est que je m’étais retournée et que j’ai assisté à toute la scène! A mourir de rire !

Le retour à des allures de parc d’attraction; chaque partie délicate à traverser est un challenge et nous fait bien rire. Nos chaussures ne sont pas revenues intactes de cette ballade ! « Mais à quoi ca sert de faire des vêtements si on peut rien faire dedans ! »

Et voilà, 4heures de marches retour ce sont écoulées. Nous sommes bien contents de regagner notre tente. Mais avant, il faut aller signer pour se désenregistrer. Ce sera donc main dans la main que nous accomplirons les derniers mètres. Et là, stupeur, un flash nous est apparu ! Nous sommes pratiquement habillés de la même manière ! Même tee-shirt, même sac à dos, chaussures de rando et surtout le petit pull du même côté de la ceinture ! On est encore une fois mort de rire… La fatigue sûrement.

Ce sera donc main dans la main que nous terminerons cette randonnée, mais Joe, dans un souci de paraître, aura remis son polaire, par près de 25°C…

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 06:31

Le 10 - 11 novembre

Peu gâtés  par le temps à Cradle mountain, nous reprenons la route pour arriver à la fin de l’Overland Track, au Lake St Clair.
Toutefois, la route étant longue et sineuse, nous décidons de dormir en chemin. Fortemennt interpelés par des paysages lunaires causés par l’Homme, nous nous arrêtons quelques minutes dans une ancienne cité minière: Queenstown. Les paysages sont désolants et font peine à voir. Aucune végétation n’a survécue à l’exploitation très poussée du sol… Même le terrain de foot est en gravier…

Nous nous sentons mal à l’aise dans cette petite bourgade. Hors de question de dormir dans leur camping avec des emplacements en gravier bien évidemment. Nous reprenons rapidement Troopy et quelques kilomètres plus loin, une immense cascade sans nom redonne un peu vie au décor…

L’unique route qui rejoint le Lake st Clair est surprenante de beauté. Nous avons envie de nous arrêter tous les dix kilomètres.

Nous poursuivons notre périple et entrons, pour mon plus grand bonheur dans un nouveau parc national: le Franklin Gordon NP. Il est classé au patrimoine de l’UNESCO et on comprend bien pourquoi! L’endroit est magnifique, les montagnes sont couvertes de forêts épaisses et très luxuriantes. 181 000 hectares de pur liberté, sauvé de peu d’un gros projet de central hydroélectrique.
A notre grande surprise, comme un trésor caché, la forêt nous livre un immense cadeau. A peine à  20 minutes de marche, nous sommes ébloui par une magnifique cascade, immense… Nous sommes même mouillés par les embruns.

Magnifique n’est-ce pas ? L’effet de surprise rajoute encore beaucoup d’émotion. Mais je crois que cette cascade est bien placée pour remporter la palme de la plus belle chute d’eau de Tasmanie…
C’est décidé, nous allons essayer de trouver un endroit pour planter la tente dans ce parc national. Aussitôt dit aussitôt fait, un campsite sur notre route nous appelle. Nous avons passé une merveilleuse nuit calme, en pleine nature.
Le lendemain matin, nous avions entendu parlé d’un pont suspendu dans ce parc national. A nous le pont ! 15 minutes de marche! Parfait.

Et voilà, notre premier vrai pont suspendu et encore un nouveau tampon pour notre mini livre des parcs nationaux de Tasmanie !

Allez, il fait super beau, même chaud, donc direction notre objectif principal, le lac St clair. Le lac le plus profond de la Tasmanie.
Nous arrivons finalement à destination, et devinez ce que nous avons fait en premier ???? L’office de tourisme ! Questions habituelles: « la carte du coin, le temps prévu et surtout où pouvons nous dormir ? »

Que demander de mieux, un campsite gratuit au bord du lac. C’est parti, on prend la tente sur le dos, les sacs de couchage et en route pour 10 minutes de marche. Une curiosité naturelle nous retarde sur notre planning. Nous pouvons prouver que la terre est ronde. Si si regardez…


Waou ! Après une forêt magnifique, une plage au bord d’un lac ! Notre voyage est vraiment génial…

Il fait beau, il fait chaud, John en profite pour faire une petite sieste pendant que je me délecte de la vue qui s’offre à moi, allongée depuis la tente.

Le soir est calme, paisible, le ciel se colore de pastel. Reposant…

Le soleil s’est couché et la lune a fait son entrée. Elle est magnifique. Les étoiles ici sont différentes des vôtres, mais la lune est bien évidemment la même. Ce sera donc en pensant très fort vous que nous irons rejoindre les bras de Morphée.   

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 05:13

Dimanche et lundi  9 - 10 novembre

Nous quittons Richard et Dallas ce matin. Ces quelques jours, bien au chaud avec des gens charmants nous ont fait le plus grand bien.  C’est donc reposés et avec le soleil que nous reprenons la route en direction la fameuse Cradle Mountain.

Plus nous approchons de notre destination, plus la masse de nuages s’amoncelle au dessus de notre tête.
Ce sera donc sous la pluie fine et la grisaille que nous monterons notre tente.

Nous allons comme à notre habitude à l’office de tourisme afin de glaner quelques informations. A la sortie nous repérons une petite marche de 20 minutes. « Allez s’il te plaît, 20 minutes… »

PHOTO PANNEAU 60 MARCHES

Et c’est partit pour l ‘« Enchanted Walk », autrement dit la marche enchantée. Avec un nom pareil, nous ne pouvions n’avoir que de bonnes surprises.
Au travers d’une végétation dense, longeant la rivière, nous rencontrons divers animaux.

Des wallabies, comme d’habitude ! Et oui, pour nous, maintenant, croiser ces petites bouilles est devenu familier… mais on craque toujours autant…

Nous avons également pu observer les fameux wombats, aperçu de nuit au Prom.

C’est trop mignon.

Nous croisons également un cookatoo.

Le plus craquant pour la fin, une maman pademelon avec son bébé…

Mais nous avons également apprécié la petite cascade de la rivière. Les Knyvet Falls.

Sur le chemin de retour, nous avons pris nos billets pour assister au match de boxe entre deux kangourous ! Les paris pris, nous regardons avec amusement ce combat féroce. On aurait dit deux nanas qui se crêpent le chignon! Très drôle. Nous avons fait un petit film, mais il va falloir être patient et attendre notre retour pour le voir…

Le lendemain matin, après une bonne nuit au camping, nous nous préparons pour la rando de Cradle Mountain. Nous retournons à l’office de tourisme pour prendre quelques infos météorologiques. Malheureusement, le sommet est dans les nuages et son ascension peut être dangereuse car le sol est très glissant. Sur les conseils d’un ranger, nous nous équipons tout de même pour la randonnée et nous arrêterons à mi chemin au Marions lookout pour faire un point, car ici le temps change très vite.
Nous prenons le petit bus qui nous emmène gratuitement au départ de notre marche.

Après un bref coup d’œil sur la carte

et équipés de nos polaires, de notre poncho ainsi que de notre bonnet et gants, nous marchons jusqu’au Lake Lilla.

Assez rapidement, nous atteignons la wombat pool. Moi, je suis séduite par la beauté des paysages, John quant à lui, ne voit que le gris environnant, mais garde le sourire.
Au fur et à mesure que nous prenons de l’altitude, le froid et les nuages se font de plus en plus présents; mais avec l’effort fourni et nos multiples couches de vêtements, nous ne le craignions pas. Nous continuons notre ascension sans trop de difficulté.

Mais nous avons peur de n’avoir qu’une vue très limitée à l’arrivée.

Nous y sommes presque…

Mais pour le moment on ne voit pas grand-chose. Il y a le Crater lake à notre droite, qui nous impressionne un peu. Une nouvelle couleur rejoint notre palette: le noir. En effet, le lac est d’un noir profond…

Après une bonne grimpette, nous arrivons au sommet, enfin au marions lookout à 1223 mètres d‘altitude. La vue est imprenable sur… les nuages ! Nous ne voyons rien, mais alors strictement rien ! Bravo ! Ok, on a compris, Cradle mountain, ce sera pas pour cette fois.

Là haut, nous croisons trois randonneurs partis pour l’Overland track soit pour 6 à 8 jours de randonnées. On leur souhaite bon courage…
Après une petite barre de céréales, nous entamons le retour par un chemin que vous ne voyez pas sur la carte, un raccourci qui permet de rejoindre le Dove Lake. Un raccourci tellement important, qu’il va tout droit. Ce sera alors à l’aide d’une chaine métallique que nous entamerons la descente.

A peine une heure plus tard, et quelques parties un peu délicates pour nos chaussures, nous arrivons au lac.

Ce n’est pas sans une certaine émotion que nous photographions la fameuse cabane de pêcheur qui défini l’Overland Track.

Et pour prouver que nous y étions bien, il faut que l’on soit aussi dessus ! Ce sera après plusieurs allers - retour  en sprint et quelques fous rires que nous arriverons à faire la bonne photo. Savourez…

Petite dédicace à ma sœur Floriane, pour son anniversaire le 9 novembre et à Yoyo le 10.

 

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 06:12

vendredi 07/11/08

Lanceston est la 2ème ville la plus importante de la Tasmanie après Hobart. Elle ressemble d’ailleurs rue pour rue à sa sœur ainée. Nous ne nous y sommes donc pas trop éternisés, juste le temps pour moi de renifler un ou deux pots d’échappement, de lécher une ou deux vitrine et de me faire klaxonner à un feu rouge….la vie quoi !!

On trouvera quand même une petite tente dans laquelle nous nous serions bien vu y mettre petit willo.

A peine revenus à la civilisation que nous arrivons déjà à un trou de verdure à 10 minutes à pied du centre ville.



C’est une magnifique réserve naturelle où coule la South Esk River. Un endroit paisible la nuit…parfait pour nous.

Un endroit vraiment unique, plein de charme et carrément immense. A la vue du calme qui y règne, nous hésitons à planter la tente près de la piscine. Nous y renonçons car notre tente rouge n’est pas très discrète, et devoir tout déplanter en plein milieu de la nuit nous aurait pas beaucoup plu. Nous allons donc dormir dans la voiture pour cette nuit. Une nuit très calme où même les paons se sont tus.

Au réveil, petit déjeuner sur la table de pique nique, et direction les chemins de semi rando du parc. Un sentier tranquille qui domine les gorges et qui débouche sur l’ancienne centrale Hydro Electrique de Duck Reach.

Un endroit tout a fait étrange, illustré de photos, et où le roulement des machines résonnerait presque encore.

Nous empruntons le très joli petit pont qui clos notre balade, et observons les couillons qui prennent les charmants télésièges à 12 $/personne pour monter au restaurant du parc.

Nous profitons des chutes d’eau, des enfants qui jouent et de l’atmosphère paisible qui règne. Un vrai petit coin de paradis au cœur de la ville.

Nous reprenons la route vers le nord, pour nous rapprocher de chez Richard, le frère de Yvonne chez qui nous avons mangé à Hobart. Nous faisons une halte a Beaconsfield. Une ville fantôme où nous prenons un chocolat chaud et un peu de repos en papotant, comme à notre habitude, avec le mec qui tient le bar. Il nous conseil d’aller jeter un coup d’œil à l’ancienne mine d’or de la ville. Je prend donc un appareil photo et me rend au musée de la mine.

Une entrée raisonnable de 11 euros vous ouvre les portes d’une véritable machine à remonter le temps.

Aller on remonte les aiguille de la Doloréane et vous voici plongé au milieu des années 1900.

Une rumeur circule en europe comme quoi l’australie contiendrai des sols pourvu d’or. C’est donc toute une vague d’immigration qui verra le jour.

Dans la première galerie vous observez des objets anciens qui illustrent le quotidien des habitants au travers des années.

Télécommunication,

Médecine,

Agriculture,

…c’est très étrange de se projeter de cette manière dans le temps, d’autant plus qu’il s’agit aussi d’une toute autre culture.

J’arrive ensuite dans la maison d’un chercheur d’or, et sur la porte est écrit : « Le chercheur d’or n’est pas là pour le moment mais vous pouvez entrer jeter un coup d’œil. » C’est exactement le sentiment qui vous prend. On a l’impression que l’endroit est habité et qu’il est juste parti aux toilettes. Seul manque le feu dans la cheminée.


Vous pourrez même prendre l’assiette qui lui servait à trier les cailloux en quête du précieux métal.

Vous découvrez ensuite une recette de cuisine pour fabriquer l’acier. Pas sûr que vous trouverez les bons ingrédients au Miranda en bas de chez vous, mais une petite maquette illustre fabuleusement bien les différentes étapes. Et c’est tout au tour de cette dernière que vous pouvez observer tout ce qu’il faisaient une fois le métal fondu.

Le musée est composé de tout un tas de petites manettes à actionner et de petit bouton à pousser. Un moyen interactif pour intéresser les enfants…et pour moi-même ! Je presse donc un bouton qui envoi de l’eau qui tourne une roue, qui actionne une courroie qui donc tourne une autre roue qui actionne un mécanisme qui trie les petits cailloux de l’or. Chouette !

La suite de la visite est un poste d’observation de la mine toujours en activité et comptants des centaines de kilomètres de galeries souterraines dont la plus profonde est a 1 kilomètre au dessous !!!

Je reste donc à observer !

Un peu pris par le temps je jette un coup d’œil sur la salle érigée spécialement en souvenir du 25 avril 2006 où la mine s’est effondré, et où sont mort 2 mineurs, alors que 2 autres sont restés bloqués pendant 10 jours. Une succession de photo illustre le déroulement de l’opération jour après jour.

Apparemment un moment qui a marqué l’Australie allant même jusqu’à faire venir des chanteurs jusqu’à eu. Mouais…

Enfin, je quitte les lieux le dernier, moins bête et très heureux d’avoir fait ce voyage dans le temps, mais qui rappelle combien ce métier peut être dangereux.

Nous reprenons la route et arrivons chez Richard et chez sa femme Dallas. Un couple charmant qui nous a réchauffé le cœur avec une bonne cuisine et réchauffé tout court avec une bonne douche.


Leur maison a une vue imprenable.

Richard nous prêtera même un bonnet pour ne pas que nous nous mouillons sous une pluie torrentielle.

Heureusement, cette nuit nous allons dormir au chaud dans un bon lit…

…et allons avoir un bon repas, un bon vin et de très agréables conversations. Comme d’habitude, nous arrivons avec l’intention de cuisiner des crêpes. C’est Richard cette fois-çi qui les cuisinera sous le regard d’Anne. Pour le dessert, ça sera crêpes Flambées au Grand Marnier et au jus d’orange.

Le lendemain nous le passons au calme chez eux en retraçant les liens qui lie François et Richard. Nous découvrons toute la famille sur un arbre généalogique qui a déjà bien grandit.

Nous auront, en leur absence, la visite d’un petit rat, qui était tout aussi effrayé que nous étions amusés.

En tout cas, Laëti, on a bien pensé à toi en essayant de l'attraper !

Merci à eux de nous avoir reçu de cette façon et de nous avoir remis un peu de France dans notre cœur et dans notre estomac.

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 00:36

Le 4 - 5 novembre

Notre prochaine étape sur la côte EST se nomme Bicheno. Une petite ville de bord de mer où les barbecues sont payants et où l’heure d’internet est à 10 dollars ! Une ville de radins! Néanmoins, nous avons agréablement déjeuné sur la plage sous le soleil, en compagnie d’un couple d’albatros.



Il est hors de question de passer la nuit dans leur camping, nous nous dirigeons alors vers l’Aspley National Park, à une dizaine de kilomètres plus loin.

Après avoir repéré les lieux, nous décidons de diner près de Troopy et ensuite d’aller planter la tente sur le campsite à 10 minutes de marche.
C’est partit, nous sortons table, chaises, camping gaz sur le parking. Alors que nous terminions notre repas, une voiture jaune fit son entrée. 2 français et un israélien dans une voiture de location. Nous entamons la discussion et la soirée se prolongea autour d’un bon feu de camp. Au final, la tente sera  plantée sur le parking, à côté de Troopy!

Le lendemain matin, comme nos trois nouveaux amis, nous partons à la découverte des gorges du parc.
Nous arrivons rapidement au waterhole, un grand trou d’eau couleur bleu vert.

La suite de la ballade le long des gorges ne nous aspire guère; peu de chose à voir pour un risque de se tordre les chevilles trop important. Nous rebroussons donc le chemin et bravons l’interdit pour rejoindre le lookout. Celui-ci a été fermé car les barrières de protection sont tombées.

Et nous revoilà reparti. Nous avons oublié de prendre la photo de nos nouveaux compagnons, donc on va tenter de les retrouver à Bicheno. Nous repérons très rapidement leur magnifique voiture jaune, mais personne.

C’est parti pour une chasse aux français. Au bout d’un quart d’heure, nous abandonnons, ils sont trop bien cachés. Tan pis pour la photo, mais normalement, nous serons amené à les revoir, car certains sont intéressés pour faire un bout de route avec Troopy. Nous avons donc leurs coordonnées… Affaire à suivre.

Nous reprenons la route vers le Nord Est de la Tasmanie. Nous ferons une courte halte à l’office du tourisme de St Helens afin de se renseigner sur les sites touristiques de la région. Notre nouveau programme est établi. Les chutes d’eau de la Tasmanie…

Quelques kilomètres plus loin, nous garons Troopy et nous engageons pour une courte marche en direction des Halls Falls.
Nous arrivons très rapidement à un endroit magnifique. Mon préféré de la journée; certes la cascade n’est pas très impressionnante, mais l’atmosphère y est paisible. Pendant que les papillons virevoltent au son de l’eau qui ruisselle, Joe fait la connaissance avec une mini sangsue appelée leetche !

Nous reprenons la voiture pour rejoindre les Columba Falls. Nous roulons au travers d’une campagne magnifique, très verdoyante et vallonnée.

Nous assisterons d’ailleurs à une scène champêtre très rigolote; le rabattage des vaches pour la traite. Ici, c’est en quad, qu’ils vont chercher les quadrupèdes indisciplinés.

On croise les doigts pour que lors d’une de nos futures expériences de woofing, on ait à aller chercher les vaches au champ !

Nous voilà au début du chemin pour les Columba Falls.

Ces chutes d’eau sont les plus hautes de Tasmanie avec un ruban de 90mètres.

Au final, rien d’impressionnant; lors d’une grosse crue quelques années auparavant, les rochers ont été bougés, modifiant ainsi le cours d’eau. Ce ne sera pas un grand ruban blanc que l’on verra, mais plein de petits bouts ! Pas de quoi casser 3 pates à un canard !

La troisième et dernière cascade de la journée se nomme Ralphs Falls. Nous empruntons une route, plutôt un chemin, où on est bien content d’avoir Troopy. Une quinzaine de kilomètres plus loin, mais au moins ¾ d’heure plus tard, nous arrivons sur un petit parking, au milieu de nulle part. Un abri avec des barbecues au gaz trônent fièrement au milieu de la forêt. Un petit tour d’horizon et c’est décidé, c’est ici que l’on va planter la tente.
Mais avant, allons voir cette fameuse cascade…
Après une courte ballade dans la forêt, nous arrivons à un point de vue magnifique sur la campagne environnante et à notre droite, un petit filet d’eau qui coule le long de la falaise.

C’est différent, mais l’ensemble est plutôt joli.

Allez, en route pour installer notre campement. Pendant que Joe monte la tente, je vais chercher du bois. Chut, il ne faut pas le dire; c’est interdit de ramasser du bois, même du bois mort.

Une fois le plein de petits bois fait, il faut l’allumer. Cette fois ci, nous avons une vraie cheminée et un briquet: le luxe quoi !

Notre feu prendra sans trop de problème, malgré le bois un peu humide.

Deuxième étape, préparer le diner. Les barbecues au gaz sont super rapides, nous en profiterons pour faire cuire des pates.

Ce soir, nous mangerons  comme des rois, jusqu’à plus faim. Nous ferons même chauffer de l’eau pour la vaisselle !

Dehors, l’air s’est refroidi et surtout l’humidité s’est accrue. Après une petite réflexion, nous déplanterons la tente pour la planter… dans la cuisine !

Mais avant, un petit coup de balai…

Il est fort mon homme, il porte notre maison à bout de bras…

Décidément, ce petit cottage a tout d’un grand hôtel de luxe. Ce soir, on s’endormira devant un bon feu de cheminée.

Ah, encore une petite chose avant de dormir, laisser une trace de notre venue…

Allez, bonne nuit…

Le lendemain matin, nous nous réveillerons un peu plus tard que d’habitude, car le toit a atténué la lumière du jour. Nous n’avons pas eu froid et la nuit a été très très calme… Un pur bonheur.

Heureusement que nous avons dormi dans un endroit abrité car le taux d’humidité était tel, que la toile rouge de notre tente fut tout trempée.

Nous déjeunerons même dehors au soleil, en attendant que notre tente sèche.

Allez, on remballe tout et on reprend la route !

Bien reposés, nous repartons en direction de Launceston au Nord de l’île. Nous traversons un petit village dénommé Ringarooma. Nous sommes interpelés par des sculptures de bois au bord de la route. Intrigués, nous stoppons Troopy et allons voir de plus près…

Ce sont en fait des statues érigées en mémoires des victimes de la première guerre mondiale. C’est assez troublant d’imaginer que ces jeunes hommes ici représentés, ont quitté leur pays pour venir combattre à nos côtés en France…

Avant d’atteindre Launceston, nous déjeunons les fameuses saucisses immangeables (selon moi) au bord de la mer, à Scamander.

Heureusement, il y avait un petit restaurant qui vendait des frites à emporter !
Ce sera comme d’habitude entourés des mouettes que nous déjeunerons…


 

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 01:46

Le 3 - 4 novembre

Comme dans de nombreux parcs Nationaux en Tasmanie, vous trouvez des aires de camping gratuites. Le confort est sommaire (toilettes sèches et c’est  tout), mais en général c’est bien plat et pas trop mal abrité.

Comme nous souhaitions aller revisiter un peu ‘’Freycinet National Parc’’, nous nous dirigeons vers Friendly Beach, une magnifique plage dont le sable est blanc et la mer turquoise. Pour aujourd’hui ce sera gris pour les deux car le temps n’est pas trop de la partie. Ok Compris on monte la tente direct. Un petit Echidna nous tiendra compagnie pendant de nombreuses minutes et fut peu inquiet de notre présence. Petite note curiosité, cette adorable bestiole, est le seul mammifère au monde, avec le Platypus (ornithorynque), qui pond des œufs…





Ma loute n’ayant pas trop le moral suite à la mauvaise nouvelle financière reçue par internet, j’ajoutai à notre maison de fortune un paillasson éphémère pour lui redonner le sourire.


Le vent rejoint la grisaille, et la pluie le suit de près, nous fonçons dans la voiture pour y diner…enfin grignoter ce soir. Aller au lit !

Seuls sous la tempête, notre imagination s’est mise à travailler. Nous étions comme deux enfants qui aiment à se faire peur lorsque les parents ne sont pas à la maison. Digne d’un bon « chair de poule », nous imaginons les pires scénario. Le petit sentiment de peur fini par nous gagner et pour ce rassurer, on joue inconsciemment à la roue du destin. « Bon, s’il se met à pleuvoir, c’est qu’il y a danger… »Et bien sûr lors d’une tempête, il pleut, « ok, ce n’est qu’une coïncidence ! », « Bon, s’il y a un éclair, on plie tout et on s’en va ! », Alors on attend l’éclair qui ne viendra jamais. A force d’attendre, nous nous endormons profondément, contents d’avoir ce petit toit de fortune mais qui résiste bien à cette tempête.

Au petit matin, nous nous réveillons sous le  soleil, mais le vent n’a pas cessé. Nous irons tout de même marcher un peu le long de la magnifique plage qui nous a servi de refuge pour la nuit.

 
   
Aujourd’hui je me mets en grève de marcher, et c’est donc sur une autre plage de Freycinet et au soleil s’il vous plait que j attendrai Anne partie faire quelques clichés 2 kms plus loin !

Donc pendant que John se reposait sur cette petite plage, j’ai pris l’appareil et en route pour la suite de la ballade de Sleepy Bay.

Quelques mètres plus loin, j’arrive à un petit passage en métal. Il est demandé de bien frotter nos semelles de chaussures afin d’éviter d’apporter un germe malade sur la partie protégée à venir. Bien disciplinée, je frotte mes chaussures…


Une fois mes pieds bien propres, je découvre des roches oranges, modelées par le vent, la  mer et la pluie. Ces roches, selon l’office du tourisme, changent de couleur; elles deviennent noires sous la pluie et violettes au lever du jour et au crépuscule. Au soleil, en journée, elles sont d’un orange vif, qui contraste avec le bleu de la mer.




Une petite demi-heure plus tard, il est temps de reprendre la route pour de nouvelles aventures…
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