Mercredi 15 avril
BzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZ !!
Voilà ce qui nous attendait ce matin à la sortie de la tente….des centaines de moustiques… « T’ar ta gueule à la récré… » Alors ni une ni deux on plie tout et on roule direction l’attraction du coin le jumping crocodile. Ou autrement dit des crocodiles qui sautent comme des bêtes de cirques.

A vrai dire cette attraction nous attirait peu, mais c’était la seule façon de voir en vrai ces fascinantes bêtes autrement qu’en porte feuille ou en ceinture.
Nous arrivons donc sur place suffisamment tôt pour prendre un petit déjeuner à l’abri des moustiques…ce que nous savourons grandement.
La foule s’agite, nous nous empressons donc de doubler quelques personnes de la queue en bons indisciplinés que nous sommes, pour nous retrouver dans les 1ers à embarquer à bord de l’ « Adelaïde River Queen ».

Un équipage très agréable, et nous partons sur la rivière à vitesse plutôt lente. A peine les amarres larguées, que déjà nous voyons apparaitre quelques silhouettes dans cette eau boueuse.

Un premier croco s’approche doucement, c’est une femelle. Elle semble peu intéressée par ce bout de viande qui gesticule au dessus de sa tête. Il était peut être un peu tôt pour elle, et se disait probablement qu’elle attendrait la prochaine croisière. Effectivement, les croisières ici s’enchainent toutes les 2 heures et ce depuis 25 ans.
Pendant ce temps le speaker nous apprend plein de choses sur ces animaux. Ici en Australie vous avez deux sortes de crocodiles. Le crocodile d’eau salé et celui d’eau douce. Le premier est très chasseur, peut mesurer jusqu’à 6 mètres et ferait bien de vous son 4 heures. Le Freshie lui est beaucoup plus petit que son cousin et plutôt timide…nous avons d‘ailleurs surement déjà nagé avec certaines de ces bêtes au cours de nos baignades en cascades. Le Saltwater croco a une glande qui lui permet de transformer l’eau salée en eau potable et peut ainsi rester dans ces eaux plus fréquentées en poissons. Sa nourriture d’ailleurs, il l’a transforme essentiellement en énergie, car pour garder son corps à 30 °C il utilise le soleil…What a clever croco !
Bon revenons à notre paresseuse…elle finira pour sauter un peu et choper le bout de viande…ouf !

Nous poursuivons, mais cette fois-ci c’est un monstre qui s’approche. Il s’agit de « Bogart », un male de 6 mètres, à la belle couleur vert qui vient nous rendre visite. A quelques dizaines de mètres il se met en mode sous marin, et disparait totalement dans les eaux marécageuses.
C’est très impressionnant de se dire que là-dessous il y a une bête de cette taille qui vous traque…ça donne pas du tout envie de se baigner ! Nous voyons au dessus de l’eau quelques remous mais l’animal lui est invisible.
Il réapparait près de la viande...

...la sniff...

...et saute pour notre grand plaisir.

Hoooolé ! Raté ! Comme la queue de Mickey dans les manèges…mais au bout de 3 tentatives échouées, ils laissent l’animal attraper la viande, sois disant pour qu’il ait suffisamment d’énergie pour chasser ensuite, mais c’est surement pour qu’il resaute la prochaine fois !
Plus loin la rivière semble peu peuplée, nous accostons sur les rives où une seconde femelle semble paisiblement installée. Elle vient renifler la viande et tente même de l’attraper, mais Bogart a suivi le bateau et semble intéressé lui aussi. La femelle se retire sans rien dire et laisse le gros croco qui patauge très difficilement dans la boue…

Une petite caresse avec le bâton et le monstre ne bouge plus, comme un gros toutou qui se fait gratter.

Nous rentrons au quai a un rythme plus effréné, et croisons une autre croisière, dans un tout petit bateau à fond plat…de là dedans ça doit être très impressionnant de voir un gros comme Bogart. Inutile de vous dire qu’ils ne font pas sauter les crocos…!

Nous en revanche, nous jetons un peu de viande à ces vautours qui survolaient la rivière. Ils s’amassent d’un coup autour du bateau…tout est très bien orchestrés !

Bon je suis un peu satirique, mais leur argument du style ce sont des animaux sauvages, aucun en captivité est un peu limite compte tenu qu’ils font 5 croisières par jour depuis 25 ans au même endroit. Si même les crocos ont des noms c’est bien qu’il y a une certaine forme de domestication. Mais nous ne regrettons en aucun ca cette croisière car l’avec un équipage est charmant et nous avons enfin pu approcher ces animaux décidemment fascinants.

Aller retour sur la terre ferme, comme celle-ci qui se cherche un coin pour faire une sieste avant l’arrivée des prochains touristes…

…c’est ça les boulots de saisonniers ;) !