“L'homme qui veut s'instruire doit lire d'abord, et puis voyager pour rectifier ce qu'il a appris.” Giacomo Casanova
Du 6 au 7 avril
Litchfield National Park était un parc que l’on attendait de visiter depuis bien longtemps.
Nous y sommes enfin arrivés après un court passage par Katherine. Première découverte de ce parc : les termitières magnétiques.
Nous avions déjà aperçu ces énormes termitières le long de la route. Certaines peuvent atteindre 6 mètres de haut. Elles sont uniques au monde. Elles sont en effet parfaitement alignées du Nord au Sud et conçues de manière à maintenir une température constante à l’intérieur et ce malgré les énormes variations climatiques
opérant dans les territoires du Nord.
Le roi et la reine sont au pied de la construction, les ouvrières au milieu et les morts au sommet. C’est tout de même con, car ce sont eux qui ont la meilleure vue ! Un car de touristes arrive donc nous pressons le pas.
Nous atteignons notre petit camping, y déjeunons et surtout filons à la douche. Une douche ! Un bonheur ! Pendant notre traversée du désert, nous n’avons pu bénéficier du luxe d’une douche pendant 5 jours. Comme vous pouvez l’imaginer, elle a été longue, très longue. Pour une fois, tant pis pour l’économie d’eau ! Une fois tout propre et même une lessive faite, nous partons à la découverte des environs. Après une petite ballade et 145 marches descendues, nous atteignons les pieds des Florences Falls. Deux chutes d’eau impressionnantes qui terminent leur course dans un bassin idéal pour la baignade.

La tentation de nager jusqu’à ce rideau d’eau est forte, tout come le courant. Alors comme Joe sait que je ne suis pas des plus à l’aise dans l’eau, nous partons tous les deux, non pas main dans la main, mais côte à côte car j’ai besoin de mes deux bras pour faire la nage du petit chien !
Et voilà, le cœur palpitant de stress, mais aussi car ce n’est pas facile de nager a contre courant lorsque plein d’eau nous brouille les yeux…surtout quand on est déjà myope ! Nous sommes donc derrière ce grand rideau blanc isolé du reste des baigneurs. Trop Cool ! Pour le retour, il suffit de se laisser porter pas le courant, beaucoup plus facile.


Pas facile d arriver a temps...
John quant à lui est tenté par le saut du haut des grands rochers, comme font d’autres garçons. Je ne suis pas très rassuré par cette idée. Tellement de jeunes se sont retrouvés à Garches après un mauvais saut. Joe le sait, donc il tentera juste une fois…Et plouf, il est tout content.
La piscine naturelle devient très vite bondée, donc nous quittons les lieux pour aller manger.
Pour une fois nous allons « randonner » en tatanes ! De vrais touristes.

Une petite heure de marche à travers les hautes herbes poussées pendant la « Wet » et déjà jaunes de sécheresse, nous conduit au Buley Rockhole. Le paradis ! Des dizaines de bain à remous naturels.

L’eau tombe en cascade dans de gros trous d’eau rocheux. Nous y passons toute l’après midi à jouer à notre jeu favori : « qui coulera qui ! » je vous assure que j’ai fais des progrès ! Joe est allé plusieurs fois visiter le monde de Némo !



Bien fatigués de notre journée, nous avons tout de même trouvé la force de faire un bon feu de bois pour cuisiner notre diner. Il est loin le temps où Joe galérait pour allumer le feu. Mon petit aventurier est devenu un vrai expert.
Diner encore excellent, mais accompagnés de nos ennemis les moustiques. Pantalons, anti moustiques et presque plus rien n’y parait. Le pied; nous deux discutant, sous les étoiles et éclairés par les flammes dansantes du feu de camp… Ah, c’est beau la vie !
Après une bonne nuit de sommeil, nous quittons notre petit camping du bush pour les Tolmer Falls. Un grand filet
d’eau tombe depuis le plateau de grès jusque dans un bassin.
L’accès de cette piscine naturelle est interdit car c’est le refuge de certaines chauves-souris menacées comme les ghost Bat… Pas belles celles-ci !
Mais la vue depuis le plateau sur le parc est époustouflante…
Puis direction les Wangi Falls.

Encore une jolie cascade avec un bassin naturel. Mais interdiction de s’y baigner. Non pas à cause des méduses, mais des crocos ! Certains peuvent remonter la rivière depuis la mer pendant la wet. Les gardes n’ont pas encore eu le temps de vérifier les eaux et de traquer ces gros prédateurs donc par mesure de sécurité, tout le monde doit garder les pieds au sec. Dommage…
Mais je n’ai pas envie de me retrouver nez à nez avec ces futurs sacs à main !
La suite du parc sera très vite faite, car malheureusement, tous les chemins pour 4x4 sont fermés en raison de la saison des pluies. Nous sommes pourtant à la fin, mais ils attendent le « Dry », c’est-à-dire le moment où plus une seule goutte de pluie ne viendra s’échouer sur le sol poussiéreux. Ce sera alors le temps de la sécheresse et des incendies; alors on se console en se disant qu’au final, c’est peut être mieux d’être au Nord pendant la fin de la wet…
Nous quitterons donc ce très joli parc par une route non goudronnée. Encore un bon moment de poussière. A
croire qu’on aime ça la poussière !
Bon plus que 54 kms nous séparent de la dernière ville du Nord, alors autant y aller maintenant et voir avec l’office de tourisme de Darwin…