Du 29 janvier au 1er février 09
Notre voyage sur la côte est une alternance de ville et de nature pure.
Nous faisons tout d’abord un retour nostalgique dans notre ville d’arrivée : Brisbane. Nous revoyons avec amusement nos premiers repas, nos premières photos et surtout notre premier banquier. Souvenez vous, un mois d’attente pour recevoir une carte bancaire qui n’était au final qu’une carte de retrait…et bien nous avons voulu retourner voir le coupable et lui expliquer notre mécontentement. Au final, une discussion entre 2 portes avec le banquier qui ne se souvenait pas de nous. Il ne comprenait rien (ou faisait semblant de ne pas comprendre) alors qu’il nous avait très bien compris quand nous voulions ouvrir le compte et lui confier notre argent. Nous repartons donc de l’agence plus énervés que nous y sommes rentrés, et nous nous sommes défoulés en dissuadant 2 français qui étaient dans l’agence, d’ouvrir un compte avec la banque : Westpac !!!
Nous avons également assisté, de loin, voir de très loin, au Nouvel an Chinois. Les activités et les animations étant plutôt mal indiquées, il nous était difficile d’être au bon endroit, au bon moment. Nous avons toutefois assisté à la course de barques.

Et fait un tour rapide au marché, car bien que la fermeture soit annoncée pour 17h00, 16H30, déjà bien des étalages avaient baissés leurs rideaux…ah ces Australiens…!
Le soir, nous avons profité des différentes animations dans le Mall, comme des artistes chanteurs, des enfants statuts…
Sur le retour, nous entendons une musique cubaine très dansante et de nombreuses personnes faisant honneur au DJ Cubain en plein milieu d’une place. Nous nous sommes empressés de retourner à la voiture mettre nos beaux vêtements et sommes revenus pour des danses effrénés. Aie ! Ouille ! Aie ! les nouvelles chaussures…« c’est bon je rentre pieds nus » déclare Anne. Nous avons vraiment aimé cette soirée, ça nous a fait beaucoup de bien de danser un petit peu.
Pour le reste nous avons surtout travaillé pour vous à la librairie, pour mettre en ligne les articles que vous lisez depuis quelques jours… et nous sommes retrouvé tous les soirs pour diner auprès des BBQ à SouthBank, de l’autre côté du CBD où se situe un « Paris Plage » permanent et dans une piscine nettement plus grande.
Aller, nous avons rattrapé notre retard sur le blog…on y va !
Depuis quelques temps, notre voyage sur la côte Est est une succession de ville et de pure nature. Nous nous dirigeons donc vers un trou de verdure, « où chante une rivière…» ajouterait Rimbaud (quel crâneur celui là !)
Nous voilà donc au Glass House Mountains, à environ 70 kms de Brisbane. Nous découvrons un paysage très surprenant. En effet, 16 petites montagnes volcaniques culminant à 500m d’altitude, se dressent ici ou là. Le village de Glass House Mountains est minuscule, mais nous trouvons tout de même une carte du parc dans un magasin de décoration idéale pour chez La Marcelle !
Ce parc national est fragmenté en pratiquement 16 parties, bref chaque éminence fait partie du parc.
Etant plutôt paresseux ce jour là (et oui, nous n’avons plus l’habitude de bouger notre corps sur une piste de dance !), nous décidons de gravir la plus facile des montagnes : Le Mt Ngungun.
C’est tout de même 1,4 Kms de grimpette avant de jouir d’un panorama magnifique sur les 4 principaux sommets à 253 mètres d‘altitude.

Sur la montée, nous avons rencontré un gardien de but sauvage…

Au sommet, nous essayons de repérer les différentes montagnes afin de comprendre la légende aborigène.
Il y a tout d’abord le papa : Tibrogaran.

Puis la maman: Beerwah. C’est la plus grosse des montagnes, mais non pas parce que les aborigènes sont macho mais tout simplement car elle est enceinte !

Tibrogaran et Beerwah ont eu plein d’enfants: toutes les autres formations volcaniques.

L’aîné des enfants se prénomme Coonorrwin. Et c’est celui qui se dresse juste devant la maman.
Nous, nous sommes donc sur l’un des enfants, Ngungun.
La légende raconte qu’un jour, le papa Tibrogaran a vu la mer montée. Il a donc demandé à son fils aîné d’aider sa mère et ses petits frères à se mettre à l’abri. Mais celui-ci a pris peur et à laissé sa famille à son triste sort en disant que de toute façon Beerwah (la maman) est la plus grosse, donc elle peut se débrouiller seule. Il semblerait que Coonorwin ignorait la grossesse de sa mère, mais tout de même quel fils indigne !
Du coup, Tibrogaran (le père) est entré dans une colère monstre et a décapité son fils, et lui tourne à jamais le dos.
Voilà, c’est un Dallas à l’aborigène…
Mais c’était très amusant de voir comment ils ont interprété les formes caractéristiques de ces formations volcaniques résultant de millions d’années d’érosion.
Là haut, nous nous sommes également amusés à regarder les voltiges des papillons et John a eu la visite d’une grosse mouche super fashion avec ses lunettes de soleil vertes !

Nous sommes bien au sommet, il y a de l’air, la vue est vraiment agréable et surtout, nous discutons avec tous les randonneurs qui atteignent le sommet tout transpirant ! C’est tellement plaisant de pouvoir communiquer en anglais sans que les gens vous regardent interloqués pendant que vous vous ridiculiser en essayant de prononcer le mot de mille et une manière différentes !
Nous profitons d’ailleurs de cet article pour faire de gros bisous à Cédritia.

Le temps nous a cependant rappelé à l’ordre. Au loin, nous avons vu les gros nuages noirs s’amonceler. Il est grand temps d’entamer la descente car si jamais le sol est mouillé, cela risque d’être un peu beaucoup glissant.

Au final, la pluie a contourné le Mt Ngungun. Nous avons donc pu refaire tranquillement le plein d’eau avant d‘aller déjeuner au lookout quelques kilomètres plus loin.

Sur la route, nous avons été très fortement tentés par les champs d’ananas à perte de vue au pied des montagnes.

Un rapide geste de voleur plus tard, un petit ananas s’est retrouvé dans la voiture. Malheureusement, il est trop petit, et pas assez mûr, il va donc falloir être patient… Nous avions vu de beaux gros ananas mais ceux là étaient surveillés ! Alors on a fait demi tour genre : « Ah ?! Ce sont des ananas ! »
Mais ce n’est pas grave car à peine deux kilomètres plus tard, nous sommes passés devant un marchand de fruits où les ananas étaient seulement à 3$ les deux ! Une aubaine ! Et je vous assure que ce sont les meilleurs ananas que je n’ai jamais mangé de ma vie ! Juteux sucré à souhait… Trop trop bon ! Petite pensée pour Sandrine qui malheureusement n’aime pas ce fruit… Promis, plus jamais de gâteau à l’ananas à la maison quand tu viendras !
Toujours sur la route de notre lieu de pique-nique, nous passons devant des champs entiers de noix de macadamia… Oh… Un petit arrêt rapide !
Alors là, c’est autre chose, il va falloir user d’ingéniosité pour les manger car elles sont protégées par deux coques très dures… patience patience.
Mais quel plaisir de faire son mini marché tout en découvrant la région.
Nous souhaitons un très bon anniversaire à Papi...