“L'homme qui veut s'instruire doit lire d'abord, et puis voyager pour rectifier ce qu'il a appris.” Giacomo Casanova
Le 3 - 4 novembre
Comme dans de nombreux parcs Nationaux en Tasmanie, vous trouvez des aires de camping gratuites. Le confort est sommaire (toilettes sèches et c’est tout), mais en général c’est bien plat et pas trop mal abrité.
Comme nous souhaitions aller revisiter un peu ‘’Freycinet National Parc’’, nous nous dirigeons vers Friendly Beach, une magnifique plage dont le sable est blanc et la mer turquoise. Pour aujourd’hui ce sera gris pour les deux car le temps n’est pas trop de la partie. Ok Compris on monte la tente direct. Un petit Echidna nous tiendra compagnie pendant de nombreuses minutes et fut peu inquiet de notre présence. Petite note curiosité, cette adorable bestiole, est le seul mammifère au monde, avec le Platypus (ornithorynque), qui pond des œufs…



Ma loute n’ayant pas trop le moral suite à la mauvaise nouvelle financière reçue par internet, j’ajoutai à notre maison de fortune un paillasson éphémère pour lui redonner le sourire.

Le vent rejoint la grisaille, et la pluie le suit de près, nous fonçons dans la voiture pour y diner…enfin grignoter ce soir. Aller au lit !
Seuls sous la tempête, notre imagination s’est mise à travailler. Nous étions comme deux enfants qui aiment à se faire peur lorsque les parents ne sont pas à la maison. Digne d’un bon « chair de poule », nous imaginons les pires scénario. Le petit sentiment de peur fini par nous gagner et pour ce rassurer, on joue inconsciemment à la roue du destin. « Bon, s’il se met à pleuvoir, c’est qu’il y a danger… »Et bien sûr lors d’une tempête, il pleut, « ok, ce n’est qu’une coïncidence ! », « Bon, s’il y a un éclair, on plie tout et on s’en va ! », Alors on attend l’éclair qui ne viendra jamais. A force d’attendre, nous nous endormons profondément, contents d’avoir ce petit toit de fortune mais qui résiste bien à cette tempête.
Au petit matin, nous nous réveillons sous le soleil, mais le vent n’a pas cessé. Nous irons tout de même marcher un peu le long de la magnifique plage qui nous a servi de refuge pour la nuit.

Aujourd’hui je me mets en grève de marcher, et c’est donc sur une autre plage de Freycinet et au soleil s’il vous plait que j attendrai Anne partie faire quelques clichés 2 kms plus loin !
Donc pendant que John se reposait sur cette petite plage, j’ai pris l’appareil et en route pour la suite de la ballade de Sleepy Bay.



