“L'homme qui veut s'instruire doit lire d'abord, et puis voyager pour rectifier ce qu'il a appris.” Giacomo Casanova
Mercredi 8 octobre
Phillip Island est désormais derrière nous. Nous arrivons à l’entrée du Wilsons Promontory National Park. Le droit d’accès aux parcs nationaux est payant, ce qui permet leurs entretiens.
Etant donné que nous voulons camper, nous nous dirigeons vers le centre du parc à Tidal River. Nous empruntons l’unique route goudronnée du parc et tout au long de nos 30 kilomètres, nous croisons des panneaux très amusants…
Ces panneaux nous mettent en garde contre la traversée inopinée des animaux sauvages. D’ailleurs, nous avons dû nous arrêter pour céder le passage à un couple d’émeus. Je sens que ce parc va nous réserver de bonnes surprises…
Malheureusement, le temps est encore à la pluie. Et oui, la photo de l’entrée du début du blog est une mise en scène, car nous sommes arrivés au parc sous une pluie battante et repartis sous un ciel bleu magnifique!
Nous atteignons donc Tidal River et plus exactement son camping. Après une petite hésitation, nous réservons une nuit pour commencer. Ca nous permettra de prendre une bonne douche! J’ai mis la température au maximum! Un vrai moment de bonheur tellement il faisait froid!
Ce qui est génial, c’est que lorsque je suis revenue de ma douche, la tente était montée et le petit déjeuner servi! Merci mon cœur…
La pluie s’arrête, nous décidons de partir explorer les environs. L’office de tourisme nous a remis un document recensant quelques randonnées. Lilly Pilly Gully, ça sonne bien. 5,8km soit 2 à 3 heures de marche d’un niveau moyen. C’est parfait.
Nous avons enfilé les épaisseurs: hors de question d’avoir froid. En tous cas, collègues widaliens, merci; votre foulard est multi usage et surtout indispensable!
C’est donc emmitouflés que nous partons donc à la découverte de la rainforest. Nous traversons une végétation dense, très luxuriante, où l’on sent le poids des années pour le plaisir de nos yeux mais aussi de notre odorat. Ca sent super bon.
Nous passons devant des curiosités naturelles comme cet arbre au tronc fendu, abris idéal pour je ne sais quels insectes.
Ou encore la force du bois contre la roche.
Abrités du vent, la rando est agréable, et nous ôtons même nos épaisseurs une à une.
Nous prolongeons notre itinéraire en ajoutant l’ascension du Mt Bishop au programme soit 3,7km supplémentaires !
Nous sommes pourtant dans la même forêt, mais le paysage change.
Après une bonne heure de grimpette, entre coupée de photos,
nous atteignons notre objectif: le sommet et sa superbe vue.
La pause fut de courte durée car le vent s’est levé et le froid est revenu. La descente fut rapide car l’appel du ventre grandissait!
De retour au camping, nous utilisons pour la première fois le réchaud à gaz de Patrice. Nous nous sommes préparé un bon plat de spaghettis bolognaise. Les perroquets furent jaloux de notre repas et tentèrent de copiner pour obtenir quelques miettes.
Voyant que l’on ne leur donnait rien, ils optèrent pour une autre stratégie; Comme on dit: « on n’est jamais mieux servi que par soi même » !
Le reste de l’après-midi fut calme, au chaud dans la tente. Peut être que demain nous tenterons l’ascension du Mt Oberon, si le temps le permet.