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Qui Voyagent ?


"L'homme qui veut s'instruire doit lire d'abord, et puis voyager pour rectifier ce qu'il a appris.”
Giacomo Casanova


Qui voyage ?  Anne et Joe
Pour nous contacter : 
filimen@hotmail.fr

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La photo du jour


Nos Aventures Par Dates

Le voyage en chiffre

Nombre d'heures passées en avion : 54h10
Nombre d'heures passées en bus : 7h04
Nombre d'heures passées en bateau : 39h21
Nombre d'heures passées en tramway : 1h40

Nombre d'heures passées en train : 11h59

Nombre d'heures passées en télésiège : Oh45

Nombre d'heures passées en hélicoptère : 0h05

Quelle heure est il ?

  Melbourne ( GMT + 10h )

Quel temps fait il ?

 

25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 04:25
Ha, Fraser, on en rêvait. Nous avions vu des photos de cette île paradisiaque et François (le beau-père de Joe) nous avait presque interdit de revenir d’Australie sans avoir vu Fraser.

Surnommée « K ‘ Gari » (paradis) par les aborigènes,  Fraser, est une gigantesque île de sable de 120 kms de long sur une quinzaine de large. Ce qui en fait la plus grande île de sable au monde.  Elle serait née de 800 000 années de dérive littorale. Elle se compose de forêts tropicales, de marécages, de dunes et de près de 40 lacs.
Rien que ça, ca donne envie d’aller jeter un coup d’œil…

Mais avant tout, un peu d’histoire…
Cette île a été nommée ainsi par James et Eliza Fraser qui se sont échoués sur l’île en 1836. Le capitaine mourut, mais sa femme fut recueillie par les aborigènes. Lorsque les colons européens ont remarqué la qualité du bois Satinay, ils déplacèrent la tribu aborigène et commencèrent la déforestation. Ils ont également foré l’île dans divers endroits afin d’exploiter le sable.
En 1975, les habitants ont saisi la justice et l’extraction de sable s’est arrêtée. La déforestation quant à elle a pris fin en 1991 lorsque Fraser Island a été identifiée comme parc national. Et c’est en 1993 que l’île fut (enfin) classée au Patrimoine mondial de l‘UNESCO.

Cette étape de notre voyage est presque aussi importante que la Tasmanie ou encore Sydney. On ne veut surtout pas la rater. Alors, on a commencé à étudier l’île.
Nous nous sommes rendu au bureau des rangers du Great Sandy National Park près de Noosa pour retirer la carte de l’île et surtout échanger avec les rangers à son sujet.

Carte en main, Lonely planet ouvert et surtout les dizaines de brochures de tours opérators étalés sur la table, nous commençons à découvrir Fraser Island.


Seuls les 4x4 ont accès à Fraser; ca tombe bien, on a un Troopy en pleine forme ! Les prix des tours opérateurs sont exubérants et relèvent parfois de l’arnaque, alors nous avons décidé de partager Troopy avec deux autres voyageurs. Ce sera l’occasion de diviser les différents frais, tout en rencontrant de nouvelles personnes.

Nous voilà donc déguisés en tour opérateur ! La première étape, faire des affiches.
Nous utilisons notre papier cadeau de noël pour faire une grande affiche pour l’arrière de Troopy.


Pendant ce temps là, John, infographiste qu’il est, nous a fait des affiches à l’ordinateur.



Les affiches faites et imprimées, nous faisons la tournées des backpackers et des arrêts de bus.


Notre autre stratégie, c’est d’attendre à la sortie des offices de tourismes, afin de repérer les gens qui ressortent avec les dépliants de Fraser.
C’est ainsi que nous repérons une petite, assise sur le bord d’un trottoir avec sa dizaine de brochures. Nous l’abordons et lui expliquons notre projet. Surprise et surtout très méfiante, elle n’a su que répondre. Nous lui laissons donc notre numéro de téléphone au cas où elle serait intéressée.

Driiiing ! (Enfin non pas exactement comme ça, car notre téléphone est un tout petit peu plus moderne…)  Bref, deux jours plus tard, Amy, la petite anglaise croisée sur le trottoir nous rappelle et souhaite se joindre à nous. Super ! Reste plus qu’à trouver une seconde personne. Nous avons eu un contact avec une autre jeune fille, Vivian, mais quelle galère ! Il y a eu tellement d’incompréhension qu’au final, nous laissons tomber.

Driiing ! Le troisième jour, le téléphone n’a pas arrêté de sonner. Un couple fort sympathique a appelé pour Fraser. Malheureusement, il ne restait plus qu’une place.
Driing ! Pablo, un français nous appelle. Il semble fort intéressé pour partager cette aventure avec nous. Il est cependant déjà sur Rainbow Beach (lieu de départ pour Fraser). Le son de sa voix est sympathique et surtout dynamique. Allez, on prend le risque de tout booker pour 4...

Voilà donc au final, nous serons accompagnés de Amy, une petite anglaise de 20 ans 


et de Pablo, un toulousain de 26 ans.


 Cooool…

La pression monte un peu. Il faut maintenant établir plus ou moins ce que nous allons faire chaque jour passé sur l’île mais aussi ce que nous allons manger. Car nourrir 4 personnes pendant 5 jours, avec un tout petit frigo (qui fait des siennes) et bien je vous assure que c’est un véritable défi !
Il faut jongler avec les goûts de chacun, les accès au barbecue, les propriétés de conservation et de stockage, ainsi que le prix ! Woua ! J’en ai encore mal à la tête !
Menu pré établi, nous allons faire les grosses courses chez Aldi. (équivalent de Liddle en France).


Le caddie bien plein, ce sera sous la pluie battante que nous rangerons toutes les courses à l’arrière de Troopy.


Arrivés à Rainbow Beach, nous vidons entièrement la voiture pour tenter de faire de la place pour nos futurs compagnons.


Nous devons également séparer ce qui est à nous, et ce qui est au groupe. 

J’en profite également pour faire notre vinaigrette. C’est toujours plus pratique que de ressortir à chaque fois la grosse bouteille d’huile et de vinaigre…


Maintenant que tout est classé, reste plus qu’à jouer à Tétris ! Il faut faire rentrer 1 an de voyage, plus 2 gros sacs  et 5 jours de provisions… Bonne chance Joe !


Résultat impeccable. On ne savait pas que Troopy était si grand !

Dernières étapes, changer la bouteille de gaz, faire le plein, faire les niveaux et acheter les dernières courses… Arg ! Le seul supermarché de Rainbow Beach est un IGA hors de prix. Tout y est près de 3 fois plus cher que le prix normal. La grande surface la plus proche est à Gympie, c’est-à-dire à 80kms de là… Panique !
Nous appelons Amy encore sur Noosa pour lui demander de rapporter ce qu’elle pourra… Pas facile pour elle, car elle voyage en car. Au final, ca été une championne, elle a pu acheter toute la liste de course qui nous manquait. Well done Amy !

L’ultime étape avant d’emporter Troopy sur Fraser Island, c’est un nettoyage précautionneux avec un produit spécial qui le protègera du sel…
Direction donc le lavomatique des 4x4.



Voilà, tout est enfin prêt… reste plus qu’à croiser les doigts pour que le temps s’améliore… Allez, un peu de soleil s’il vous plait…
En attendant dodo… Enfin pas tout à fait, alors que nous remplissions les deux grands bisons d’eau à notre aire de pique-nique préférée de Rainbow beach, un charmant couple nous proposa deux pancakes maison… Hum trop bon… Maintenant dodo car demain Fraser est à nous !

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Published by Anne & Joe - dans Queensland
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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 05:00
Noosa - 7 au 12 fév.

Nous ne savions pas bien à quoi nous attendre en décidant d’aller faire un saut à Noosa. Bon effectivement c’est un peu aussi le but de tout voyage, mais là nous avions surtout envie de retrouver un peu de plage et de jolies couleurs de mer.
Comme d’habitude, centre d’information, bibliothèque…nos petites habitudes sont toujours là.

La première curiosité de Noosa, c’est le nombre impressionnant de ronds points. La ville en compte plus de 100 ! Du coup, tout le monde se perd…sauf nous, qui avons heureusement TomTom. Une fois garés, nous marchons le long de la rivière qui traverse la ville, et nous apercevons des maisons de rêve.


Architecture moderne, juste sur l’eau, petit ponton privé, et surtout…d’un calme ! Même la petite gondole vénitienne électrique ne viendra pas perturber le calme de ces lieux


EN plus du nombre exubérant de ronds points, la ville se compose de 4 parties. Noosa ville, Noosa Heads, Noosa Junction et Tewantin. Encore de quoi vous faire tourner la tête. Pour l’instant, nous sommes à Noosa Heads, la partie chic de Noosa. Petites maisons agréables, magasins de fringues style tropéziens, bars lounges, belles plages et hôtel chics. Le tout est sous un soleil avec une température parfaite…aller direction les agences immobilières !!!


Nous croisons par hasard une « Big thing »…Le pélican qui fait la fierté de la ville….mouais….


Il est temps pour nous d’aller visiter le Parc National à la point Est de la ville. Nous partons donc sur les petits sentiers a l’ombre des eucalyptus et des mangroves.



Nous marchons un peu la tête en l’air pour tenter d’apercevoir des Koalas. Mais rien n’y fait, ils échappent encore a nos écrans de contrôle.


Heureusement, un aileron de dauphin vient se glisser dans le champ de vision de Anne. Deux chanceux en Kayac, sont entourés par une famille de dauphins joueurs.
Nous continuons jusqu’à la pointe où la vue est magnifique, mais où le soleil se montre très envahissant.



Nous hâtons donc un peu notre marche…


…et la finissons en lisant les panneaux explicatifs que nous avions boudés à l’aller de peur qu’il ne fasse trop chaud sur la marche.


Nous déjeunons à l’entrée du parc, et nous rafraichissons d’un bon coca frais…


Nous préparons ici, notre itinéraire pour Fraser Island...à la mode Australienne.


Une araignée a voulut faire connaissance avec Anne qui a fait un bond en la sentant monter le long de sa jambe.


Au moment de quitte le parc, Troopy nous fait des siennes pour la première fois. Impossible de démarrer. Nous demandons au 4x4 d’à côté de nous aider à démarrer, mais Troopy n’aime pas la concurrence et refuse toujours de démarrer.
Malheureusement nous avions rendez vous avec Amy, l’anglaise qui devrait venir avec nous à fraser Island. Elle est arrivée dans toute cette confusion de problèmes mécaniques, et repartira plutôt enjouée de faire l’ile avec nous, tandis que RACQ nous dépannera.

A chaque lieu que nous visitons le challenge est le même : trouver où dormir…trouver où manger…trouver où nous laver…et si possible tout le plus près les uns des autres.

Notre première accommodation pour Noosa, sera au milieu des maisons de luxe. Un petit parc au bout d’une impasse idéal pour planter la tente. Nous y venons la nuit tel des cambrioleurs, plantons la tente puis la déplantons au petit matin sans que personne ou presque ne nous voit.

Pour nos repas, nous choisissions une table le long de la marche qui longe la rivière. D’un côté de la rue, s’alignent les restaurants et de l’autre, des tables de pique nique bien mieux lotis…les pieds dans l’eau.
Comme ce petit déjeuner…


Notre journée s’est organisée en quelques minutes de discussion avec le charmant personnel de l’office du tourisme. Réunissant bons plans et petits coins à découvrir, notre journée calme, s’est transformée en course contre la montre.

Premier arrêt au marcher fermier de Noosa Ville. Nous rencontrons un Australien déguisé en bon fermier français. La moustache, le béret, il avait bien travaillé son marketing pour vendre ses fromages de chèvre. Hummmmmmmmm….un petit bout de France sous le palais. Dommage que le vin qui l’accompagnait était une vraie piquette.
Anne revoit ses classiques, et se met à apprécier enfin le formage de chèvre, pour mon plus grand bonheur. Nous savions que l’Australie nous changerait…mais a ce point….

Le voisin du fromager, qui dresse fièrement son drapeau français. Est une famille immigrée de Montpellier depuis 7 ans. Il vend son pain qu’il cuit lui-même sur place, ainsi que 400 croissants tous les matins de marché. Les gens les réservent même d’un marché à l’autre. Il s’exclame « Ils sont nuls, ils savent pas les faire ici » Sa femme quant à elle, fait de délicieuses terrines et rillettes.


C’est décidé, ce soir nous utilisons notre bon pour un « petit déjeuner face à la mer » de nos amis Laeti, Cédric, Carine et Mika, pour un bon repas Français.

On commence donc évidemment par une bonne baguette bien croustillante, une terrine de canard à l’orange et au Grand Marnier, ainsi qu’une terrine de porc a l’armagnac. Ils nous ont gentiment fait exploser l’addition salée, et nous nous en tirons pour quelques dollars. Cocoricoooo !

Du coup, direction notre fromager moustachu, pour négocier un petit chèvre de 8 mois d’affinage. Et voilà, on se négocie encore quelques fruits et légumes et nous allons mettre tout ça bien au frais dans Troopy.

Le reste de cette journée est bien remplie avec le dépôt d’annonce pour Fraser (cf article Fraser à venir), et Internet à la librairie.

Nous voici  donc de nouveau à NoosaVille sur une table au bord de la rivière. Nous sortons donc du frigo nos mets achetés ce midi au marché, notre magnifique nappe et une bouteille de vin. Elle nous avait donnée par Kathleen, la grand-mère ultra moderne de Tasmanie. Initialement, elle était destinée à François, mon beau père, mais elle arrêtera son voyage ici. Elle provenait de la réserve personnelle de Kathleen Un vin fait a partir des propres vignes qu’elle a eu auparavant.



Sous un  coucher de soleil magnifique, nous buvons à l’amitié Franco-Australienne et à la santé de nos amis.


Nous nous sommes pliés à la traditionnelle photo pain/bouteille de vin qui nous colle à la peau.


Une passante ne résiste pas à l’envie de nous raconter que son mari et elle ont exactement la même photo…mais sur les bords de la Seine ! Trop mignon.

Le repas est bien délicieux et la France se rapproche de nous.



Nous finirons la bouteille les pieds dans l’eau chaude de la rivière, sous une lune magnifique.





Nous avons pour règle, de ne pas passer deux nuits sauvages au même endroit afin de ne pas nous faire remarquer. Ce soir, nous avons trouvé une maison en construction où ne sont érigés que les murs du jardin. Au milieu : une grande étendue d’herbe. Un voisin, promenant son chien, nous dit que les propriétaires du terrain ne sont pas là et que cela ne pauserait pas de problème pour la nuit.
Ahh…notre maison avance, nous avions le terrain et la boite aux lettres, maintenant on a les murs et la poubelle ! De plus, le quartier est super chic…quel standing !



Après une nuit calme, alors que nous déplantions la tente, une tête sort de la palissade exclamant fermement :
- « Ceci est un terrain privé, vous devez quitter les lieux »
- « Merci jeune autochtone, nous sommes déjà en train de déplanter la tente…de plus y a personne, ça gène qui…? »
Il répond donc d’une grande répartie : - « Ceci est un terrain privé, vous devez quitter les lieux »
Ok laisse tomber, c’est une tête de con.

Nous recroisons à ce moment là le voisin promeneur de chien d’hier soir qui nous fait un grand sourire après un petit coup de klaxonne. Ces dans ces moments de recueillement que je citerai :
« Il faut de tout pour faire un monde » (Arnold et Willy…lol)

La journée qui suit est bien agréable. Nous profitons des belles plages de Noosa, et de notre nouveau bodyboard dans les vagues. Pou l‘après midi, le prolétaire que je suis, a obtenu une nuit en camping grâce au syndicat Marie Jeanne (très puissant face au patronna, sa fille). « C’est la lutte finale… »
Nous plantons donc la tente dans un décor de rêve ! Face à la mer, à deux mètres du sable…un calme étonnant.


Nous nous précipitons à la laverie remplir tous les éviers à ras bord, d’eau, de lessive et de vêtements qui sentent affreusement l’humidité ! Je me rends compte que quand on voyage,  nettoyer ses chaussettes sales à la main devient alors un plaisir.


Hummmm....la belle couleur de l'eau...


Ca change un voyage comme celui là, hein ?!

La suite de l’après midi est que du bonheur…Le bain de mer est tout simplement délicieux, dans cette eau chaude et sous ce soleil qui fatigue de sa journée. La température incroyablement douce et nous jouons encore dans l’eau avec notre planche à l’heure du diner.




Après une bonne douche, nous revenons admirer le coucher de soleil.


Tout à coup apparait une nuée de chauve souris. Un vol silencieux au dessus de nos têtes, de centaines de milliers de volatiles. Ces animaux plutôt obscurs, nous apparaissent tout à coup comme majestueux, dans ce ciel orange et sans faire un bruit. Nous restons pantois à la vue de ce spectacle magique qui durera une bonne dizaine de minute.



Nous renonçons au restaurant prévu ce soir, pour un petit diner en amoureux, a la lueur d‘une bougie, auprès de notre tente 3 étoiles.
En effet, le patronna ayant accepté la revendication syndicaliste, a ajoutée une (et même 3) étoile au confort de son personnel et l’a affiché fièrement sur la tente.


Marie Jeanne Présidente !
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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 04:07
Du 2 au 21 février 2009

Nous revoilà sur les routes de la Sunshine Coast, toujours vers le Nord. Vous connaissez notre petit faible pour les « Big Things ». Souvenez-vous; ces grosses choses d’un kitch inégalable ! C’était sûr qu’étant dans le pays de l’ananas, nous allions voir un big pineapple ! Et ca n’a pas loupé; quelques kilomètres plus loin, un panneau indique la direction du gros ananas. Ruby trépignait dans la voiture; il voulait à tout prix voir ce big ananas. Donc on laissera Troopy sur un parking bondé de monde pour un bon moment de culture !



Nous aurons tout de même appris qu’il faut deux ans à un ananas pour qu’il soit à maturité.
De là haut, nous apercevons les champs d’ananas.



Ruby est ravi et nous fait remarquer que l’on est également dans le pays des noix de macadamia donc qu’il y a forcément une noix de macadamia géante ! Il est fort ce Ruby…

Allez savoir pourquoi, mais sur le complexe de l’ananas géant, il y a aussi des oiseaux, des pythons, des poissons et aussi des pauvres grenouilles enfermés.


Nous prendrons seulement une photo des grenouilles. On a vraiment horreur de voir ces animaux en cage…
Nous reprenons notre route pour le parc national de Mapleton et sa cascade de 80 mètres. Nous effectuons un petit stop à la mare de Lilyponds pour un pique-nique.


L’endroit est charmant. Les nénuphars sont de toutes les couleurs. Désolés, pas de photos lorsqu’ils sont ouverts, car têtes en l’air que nous sommes, nous avons oublié notre Lonely Planet et notre carte routière à la librairie de Nambour. Quand on n’a pas de tête, on a Troopy ! Mais bon !  A éviter quand même !


En fin d’après midi, nous atteignons le parc national… Le lookout est très joli, car nous surplombons pour la première fois, une forêt de palmiers…



Par contre, la cascade de 80 mètres est complètement ridicule : juste un petit filet d’eau que l’on aperçoit à peine. Tant pis on passera tout de même la nuit ici, en tente, malgré l’interdiction.
Pour se rattraper, la nature nous offre un joli coucher de soleil.


Le lendemain matin, nous repartons pour Eumundi et son marché. ( cf l’article précédent) puis, nous regagnons Noosa; une ville où il fait bon vivre. A tel point que nous lui avons consacré un article entier… (cf article à venir !)
Après Noosa, c’est à Rainbow Beach que nous stopperons pour quelques jours. Rainbow Beach marque le départ pour Fraser Island.
Nous y avons fait la connaissance de Pablo, le toulousain qui nous accompagnera sur l’île. Le temps est vraiment mauvais; pluie, pluie, tempête et vent… Impossible de jouir de la beauté de l’endroit. Nous en profiterons alors pour ranger et nettoyer Troopy. Nous décidons d’aller planter la tente dans un des campings. Le propriétaire ayant un peu mal au cœur pour nous, étant donné le temps, nous propose bien gentiment de planter notre tente sous un abri de pique-nique. Un petit bout de 9 ans - un peu beaucoup pot de colle - s’est proposé de nous aider.


Il est mignon, mais impossible de s’en défaire et il a 8 frères et sœurs ! Oula, non pitié ! Finalement, une dame viendra nous libérer !
Ce sera donc un après midi calme à jouer au Uno…


Le temps se calme un peu, on en profite alors pour aller visiter les environs du camping. C’est marrée basse; le spectacle qui s’offre à nous est digne d’un décor hollywoodien.





Mais notre ballade fut de courte durée car la pluie, ou plutôt le déluge est arrivé ! Il pleut tellement fort que l’eau commence à inonder notre abris et nos tentes !


C’est infernal, on ne cesse de creuser, diguer et déplacer nos tentes pour les protéger, mais l’eau est toujours la plus forte et revient sans cesse. Je décide alors de creuser une douve autour de notre tente. C’est la première fois que la pelle de Patrice va servir…


Pendant ce temps là, John aide Pablo a déménager sa tente. Au final, on passera une nuit au sec ! Mais en compagnie des grenouilles qui ont envahi le camping. Il y en a des centaines partout !


Nous avons labouré le terrain du camping, pire que des taupes!  Mais bon, on avait l’accord des propriétaires; ils nous avaient dit de faire ce qu’on pouvait pour stopper l’eau ! Héhé ! Ce n’était pas sans penser que l’on avait une pelle !

Au petit matin, douche prise, piles rechargées, vaisselle nettoyée… nous sommes fin prêts à quitter les lieux.
Bowwwwoup…
Troopy ne veut plus partir ! Encore cette histoire de batterie ! Le propriétaire du camping vient nous aider et Troopy redémarre.


Mais il va bien falloir résoudre ce problème, car on part sur Fraser demain ! Nous retournons à RACQ (le garage chez qui nous sommes assurés) afin de revérifier les batteries… Et comme  d’habitude, ils nous diront que les batteries sont en pleine forme, que l’alternateur va bien ect, nous referont démarrer et repartiront sans que l’on sache ce que Troopy a !


On croise les doigts pour Fraser, car sur l’île, pas de couverture réseau et aucun dépannage !

Cet après midi là, nous profitons des quelques rayons du soleil pour aller découvrir les Carlo Sandblow; une immense dune de sable coloré.
Tout n’est que sable… c’est  très joli…




On passe du sable jaune, au sable blanc, au sable marron, au sable orange puis au sable rouge…





Nous sommes le 14 février, donc un petit cœur s’impose dans le sable. Petit petit, qui a dit petit?


Moi je dis, « tout ce qui est petit est mignon » , donc ce sera un petit cœur discret pour mon amoureux…


Allez, on croise les doigts pour Fraser Island demain matin…
Vous aurez le verdict dans le prochain article, rien que pour Fraser…


Fraser Island, c’est fait. Maintenant, Tin Can Bay où le rêve devient réalité

L’un de nos rêves communs, était d’approcher les dauphins. C’est pourquoi, à chaque office de tourisme où le contact était particulièrement bon, nous posions la même question : « Où peut-on voir des dauphins? Mais on ne veut pas les voir dans une piscine. On aimerait approcher les dauphins sauvages, sans payer une fortune… »
Alors que nous étions encore dans le NSW, un monsieur a prononcé le nom de Tin Can Bay, mais avec plein d’incertitude. Ce nom est tout de même resté quelque part dans un coin de ma tête.
Alors que nous étions à Noosa, nous reposons la même question. La réponse fut : Tin Can Bay. TILT !!!!
A chaque fois, cette réponse a été donnée à demi-mots. Et nous, on adore lorsque c’est à demi-mots. Cela annonce une expérience peu touristique, comme un privilège que les australiens font à quelques visiteurs…
Nous voilà donc à Tin Can Bay. On passera une nuit chaude, très chaude dans Troopy et sous un ciel illuminé par les nombreux éclairs.


Demain, On va voir les dauphins !!!

Samedi 21 février 09

Nous arrivons à pied près de l’eau où nous pensons que les dauphins viennent. Nous nous ne sommes pas trompés; déjà, une vingtaine de « privilégiés »et de locaux sont les pieds dans l’eau. Nous sommes accueillis par un volontaire fort sympathique qui nous pose mille et une questions.  Le pauvre, j’ai du mal à me concentrer pour lui répondre : « Monsieur, il y a un dauphin dans l’eau !!!!! » Je m’excuse et file près de l’animal.


C’est incroyable, il est là, à moins d’un mètre de nous. Il tourne, va saluer les visiteurs, s’en va faire un petit tour et puis revient.


 On entend son cri. C’est exactement comme Flipper le dauphin ou encore Galac. C’est tout simplement magique. J’ai envie de pleurer tellement c’est incroyable.
Le dauphin qui nous fait le plaisir de sa visite s’appelle Mystique. Il a 18 ans.



Il vient ici tous les jours depuis qu’il a été sauvé à deux reprises par les humains.
Alors qu’il était encore qu’un bébé dauphin, il a été recueilli par des volontaires alors que son père venait de se faire heurter par un bateau. Ils ont pris soin de l’animal jusqu’à ce qu’il soit suffisamment grand pour partir seul à la conquête de  l’océan. Malheureusement quelques temps plus tard, il a été attaqué par des requins. Alors qu’il était grièvement blessé, une des volontaires est restée 10 heures dans l’eau pour lui prodiguer les premiers soins. C’est fascinant de voir la réaction de Mystique lorsqu’il voit cette dame; il la suit partout. Un lien très fort semble unir ces deux êtres.



On dirait une de ces histoires que les enfants adorent lire avant d’aller dormir…
Depuis, Mystique parcourt chaque jour, les 14 Kms qui séparent son territoire de  l’entrée du village.
Les dauphins viennent régulièrement à la rencontre des humains depuis 60 ans ! Certains jours, Mystique est accompagné par deux autres dauphins.

Nous étions donc dans l’eau, jusqu’aux genoux, à s’émerveiller devant cet animal si calme. Je suis intriguée par les différentes marques sur son dos. Un des volontaires m’explique que ce sont des traces de marquages de territoire.

8h00: c’est l’heure du petit déjeuné de notre ami. Chaque personne peut lui donner un petit poisson à la main et ce jusqu’à 3kgs maximum, car le dauphin doit aller pêcher lui-même le reste. Nous nous mettons donc dans la queue pour recevoir notre petit sceau blanc avec un poisson dedans. Alala, je suis toute excitée.


Cette expérience est totalement gratuite; les volontaires demandent seulement un minimum de  deux dollars par donation pour aider à maintenir le centre ouvert. Libre à vous de déposer ou non les pièces et voir mieux les billets !
Nous étions donc en petit groupe dans l’eau, le poisson à la main et chacun son tour, nous plongeons le poisson sous l’eau pour que le dauphin vienne délicatement le saisir. Waouh ! Si proche, si précautionneusement.


L’envie de le caresser est  très forte, mais cela est interdit car les volontaires tentent de conserver cet animal sauvage et surtout, le risque de maladies manuportées est trop important.
Mais quel moment incroyable ! Encore une superbe expérience à ajouter à notre voyage…

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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 01:35

Du mercredi 5 au Samedi 7 févier 09

Nous arrivons finalement à la petite ville d’Eumundi, célèbre pour son grand marché du samedi. Nous poussons notre route jusqu’à une aire de pique-nique afin d’y déjeuner.



L’endroit est si paisible que nous prolongeons ce moment par des parties de Uno très tactiques !



Où bien sur, j’ai pris la pâté ! Le temps passe vite, il faudrait tout de même aller visiter Eumundi. Nous allons au petit office du tourisme du village, tenu par des volontaires. Et comme d’habitude en Australie, lorsque tu arrives dans un endroit et que tu demandes ce qu’il y a à faire ici, ils t’envoient dans un autre endroit ! Et les bénévoles d’ Eumundi n’ont pas dérogé à la règle, ils nous conseillent d’aller à Pomona à 30 kms pour assister à une représentation de cinéma muet.
Tentés par cette expérience, nous suivons les recommandations et rejoignons le village voisin.

Nous y découvrons un petit théâtre construit en 1921: The Majestic Theatre.



Nous réservons la formule repas / film pour seulement 22$. Nous ne savons pas très bien ce qui nous attend, mais les lieux sont plein de charmes et nous sommes sûrs que nous allons passer une excellente soirée.
Au menu, un plat principal fait maison. Nous avons le choix entre des spaghettis bolonaises, un Korma chicken autrement dit du poulet au curry, du poisson et un schneitzel de poulet avec des frites.

Le plat doit se commander au comptoir, en attente d’une réponse sur le menu, nous laissons passer deux personnes, qui en fait s’est avéré être un groupe de 6 ! Ils prennent trois plombes à choisir et changent perpétuellement d’avis, au grand désespoir de la petite serveuse qui prend la commande. Entre temps, j’ai eu ma réponse, pas de poisson ce soir. Donc ce sera schneitzel de poulet. Au moment de passer commande, on nous annonce qu’il n‘en reste que 2. La dame du groupe que nous avons laissé passé s’exclame qu’elle avait commandé en premier, et décide finalement de prendre les deux derniers schneitzels. Pas question de manger des pâtes alors que nous allons au resto ! Nous leur rappelons donc clairement que nous étions là avant et que nous gardons donc la priorité…Au final, un pour eux, un pour nous ! C’est plutôt équitable ! NON MAIS !
Bref,  notre assiette bien remplie arrive devant nous et nous débutons notre diner. Nos voisins de table sont charmants. Ce sont des australiens, un couple de Melbourne et deux dames de Pomona.

19h30: un monsieur aux cheveux blancs, en costume noir avec un nœud papillion s’avance. C’est Ron West, le propriétaire de cet endroit magique mais aussi le passionné qui joue la musique des films depuis près de 34 ans. Les gens quittent les tables de restaurants pour rejoindre les fauteuils du théatre.



Le maître des lieux nous fait un rapide historique. Il s’avère que le Majestic Theatre est le dernier cinéma muet au monde encore en activité.
 Nous apprenons également que nous allons voir un grand classique du cinéma muet. Un film diffusé tous les premiers jeudis de chaque mois depuis 22 ans !



« The Son of the Sheik » est le dernier film de Rudolph Valentino avant sa mort prématurée. C’est une histoire d’amour impossible entre une danseuse de rue et un jeune homme riche. Le scénario est drôlement ridicule et les mimiques des acteurs, encore plus comiques !
Le film prend vie grâce à Ron West qui accompagne les images au son de l’orgue.



1h30 de pur plaisir. A recommander vivement.
Après ce très bon moment, nous allons planter la tente, sur un terrain juste derrière le théatre. La nuit fut bonne et le petit déjeuner encore plus ! Petite nappe, céréales, jus d’orange, gâteau au chocolat, ananas bien frais… que de délicieux mets pour bien commencer la journée.




La veille, avant de quitter le cinéma, Marine, notre voisine de table, nous a gentiment proposé de venir prendre une douche chez elle. Après tout pourquoi pas. Nous nous rendons à l’adresse indiquée pour 10h. Là, la dame nous ouvre la porte de sa maison en grand. Nous faisons connaissance avec ses deux petits amours; « oh qu’ils sont mignons ». Des fois, il faut bien savoir mentir un peu pour le plaisir de nos hôtes. En fait, c’était deux petits roquets ridicules qui ne cessaient de nous aboyer dessus ! Marine nous a préparé un lot complet de serviette chacun. Quel bonheur de prendre une bonne douche et s’essuyer avec une grande serviette toute douce qui sent bon la lessive…et en plus pas besoin de se demander comment la faire sécher !
Nous sommes restés papoter avec cette dame qui a quitté Melbourne (et son mari) pour la douceur de vivre du Queensland.

Tout propre, tout frais, nous retournons sur Eumundi pour y passer le reste de la journée.
Eumundi, c’est un tout petit village, où il n’y a rien à faire. Nous avons donc décidé de visiter les quelques boutiques du coin. Un petit commerce de décoration de Noël nous attire. Au final, nous y sommes restés plus d’une heure. Non pas vu sa taille, ni même l’incroyable beauté de ses décorations de noël, mais parce que nous avons discuté de la pluie et du beau temps avec la vendeuse ! Les gens ici sont surprenammant chaleureux et souriants; Ils savent que tu ne vas rien leur acheter, mais ils discutent, sont curieux et te remercient de ta visite. C’est  un réel plaisir…
Nous arrivons plus vite que prévu à l’heure du déjeuner, nous occupons alors une des tables du parc au cœur du village pour préparer le repas.



Pendant ce temps là, nous mettons la toile de tente à sécher…



Et pendant que nos pates cuisent, nous testons la qualité des jeux pour enfants !



C’est bon, pas de problème, ils sont adaptés.
L’après midi, nous sommes allés visité le musée du village ! Attention, c’est quelque chose; mais ca occupe le temps. Le reste de la journée fut plutôt calme… nous avons en effet fait une sieste très appréciée à l’ombre des arbres. Puis, retour au boulot, nous avons des lecteurs affamés à satisfaire !

 


Pendant ce temps là, Troopy bénéficie de toute l’attention de Joe.



Le soir, nous irons planter la tente entre la piscine et le terrain de tennis !
6h00 samedi matin ! Debout. Le jour du marché est enfin arrivé. Ce matin, pas de petit déjeuner, nous verrons ce qui nous tentera.
Nous allons garer Troopy au grand parking indiqué sur la carte. Quoi?! Il est payant ? Ah c’est mal nous connaitre ! Demi tour et direction les petites rues d’Eumundi. Moins de 5 minutes plus tard et surtout à 500 mètres du marché, une place gratuite et à l’ombre attendait notre cher 4x4.
Ravis, en tenue de ville et sous le soleil, nous marchons vers l’entrée du marché.


A peine nos premiers mètres effectués entre les étales, nous nous faisons alpaguer par un vendeur de milk shake à la banane. Nous testons son produit et hum… Mais bon, il n’est que 6h50, il est encore un peu tôt.
Le marché prend vie doucement et les commerçants terminent d’installer leurs stands.



Notre premier tour de marché effectué, nous nous stoppons devant un stand de churros. Démasqués par notre accent frenchi, le commercant nous salue en français. C’était un basque exilé depuis 7 ans en australie qui vendait ses churros maison. Nous avons eu le privilège de les gouter et quelle heure est il ? 7h30... Oh, c’est bien l’heure du petit déjeuner non ? Et voilà, nous faisons marcher son buisiness. ( faut bien se soutenir entre français)



Mais pour accompagner ce délicieux met sucré, un petit jus frais de banane sera parfait. Le petit déjeuner pris,
nous déambulons dans les allées de ce marché est très coloré.





Il y a deux point stratégique dans ce marché; les deux distributeurs de pop corn ! En effet, a chaque fois que nous passons devant leur stand, ils nous tendent un goblet plastique rempli de pop corn pour gouter leur produit.



Nous avons donc testé près de 8 voir 9 fois leur produit !
Ce marché est agréable pour les yeux, pour les papilles mais aussi pour les oreilles… des musiciens jouent pour votre plaisir. Il y a les traditionnels péruviens et leur flute de pan



Mais aussi un gars qui joue multiples instrument en même temps et notamment du didjeridoo. Assez bluffant.



On a profité de leur talent pour reposer nos pieds ! Enfin pas toujours; une petite  faisait ses premiers pas à la flute traversière. Aïe ! Mais ce n’est pas pire que celle qui se testait au violon ! Heureusement qu’il y a la solidarité enfantine !


Les enfants sont à la fête dans ce marché; il y a les fameux ballons aux formes les plus improbables. Nous avons d’ailleurs croisé un petit bout de chou dans sa poussette. Son sourire et sa joie nous a fit chaud au cœur; il était probablement le plus heureux du monde avec son petit bracelet en ballon en forme d’abeille !



Un très vieux manège tournait au son d’un encore plus vieux transistor…




Un circuit de petites voitures téléguidées comblait  les plus grands, voir même certains adultes !



Une charmante fée colorait les visages des petites filles… Craquant.



Quant à nous, nous nous sommes arrêtés devant un spectacle de marionnettes à un humour ravageur !



Allez, encore un tour de marché ! Donc encore un petit gobelet de pop corn !



Entre temps, nous avons testé différents produits, comme des fruits de la passion, de la  féta, des noix de
macadamia caramélisées…



Bien que ce marché est magnifique, il n’a pas la saveur de la France où tous les commerçants crient pour te vendre leurs produits. Le « il est bon mon poisson !  » ou encore «  2 melons pour le prix de deux ! » nous a un peu manqué, donc Joe est allé de prendre une petite bouffée de Paris…



Voilà, après plus de 5 heures à déambuler, nous reprenons Troopy en direction de notre prochaine étape : Noosa.



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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 03:12
Mardi 3 fevrier

Nous sortons les outils les plus improbables pour tenter d’ouvrir cette petite noix. Au final, une clé anglaise servira de marteau. Une fois les coques cassées, si le geste peu entrainé n’a pas également brisé son contenu,  nous accédons à la petite noix de Macadamia. Délicieux.


Aller, Direction le lit car demain, une grosse journée nous attend.

Impossible de dormir tant l’excitation était grande (et le sol était dur). Il n’est que 6 h du matin…nous avons donc 4 heures avant que débute cette journée, ce qui nous laisse largement le  temps de plier nos affaires et de se faire une petite partie de Uno (sans tricher) !


C’était un de mes objectif en arrivant en Australie : faire mes premiers mètres en Wakeboard.  C’est-ce que nous allons faire toute la journée d‘aujourd‘hui. En effet, nous avons pris un pass d’une journée sur un plan d’eau aménagé pour les sports d’eau. 
Comment ça marche ? Et bien c’est très simple. Vous vous présentez sur le bord de l’eau avec votre planche, ski ou autre, vous saisissez un triangle et vous vous laisser tractez par un cable qui fait tout le tour du plan d’eau. Comme le téléski aux sports d’hiver sauf que vous pouvez tourner indéfiniment autour de l‘étang.

Lorsque nous arrivons,  nous prenons un pass à la journée. C’est une véritable opportunité de faire du wakeboard de façon économique, car vous n’avez pas besoin de bateau pour vous tracter ce qui coute relativement cher autrement (essence + Conducteur). Nous avons donc 8 heures de fun qui nous attendent. Ca nous laissera le temps de nous reposer les bras de temps en temps !

Pour commencer, nous visionnons une petite vidéo qui vous explique quelques règles de sécurité et vous donne des conseils pour bien prendre les virages.

Avant la station debout,  il est primordial de s’entrainer sur un Kneeboard (planche sur laquelle vous êtes à genoux). Une bonne manière de se familiariser avec chacun des virages du parcours, qui pour certains peuvent s’avérer relativement violents.

Voilà donc ma louloute sur sa planche et prête a s‘élancer, sans appréhension.


Les premiers démarrages sont très crispés. Il faut se familiariser avec la puissance de tractation du cable. Tous les professionnels sont passés par là !


Nous nous essayons donc cette planche rigolote et entamons nos premières négociations de ces virages et plouf tout le monde à l’eau. Pas de panique, l’eau est très bonne environs 30°C alors on ne s’empresse pas de rejoindre le bord, on y est presque bien. Oulà ! On va pas rester là y a quelqu’un qui arrive derrière !
Heureusement le gilet de sauvetage fait bien son travail et nous regagnons tranquillement le bord. Là, il ne reste plus qu’a marcher jusqu’au départ…et recommencer.

On y retourne, mais cette fois-çi on le prend chacun bien à l’extérieur du virage et Hop..ça passe ! HA non y en a un juste derrière ! Plouf ma louloute !

Une fois les premiers tours effectués, je m’essaye enfin au Wakeboard…depuis le temps que j’en rêvais !
Concentration…

 Aller, 1...2...3...et c’est à moi…


Et hop me voilà debout sur ma planche très très concentré pour comprendre un peu les points d’équilibre.


Tellement concentré que je n’arrivais pas a voir ma louloute qui marchait le long de l‘étang.


Au final, les premiers virages se négocient pas mal, mais le dernier…AIE ! Il tire d’un coup sec, alors il vaut mieux s’accrocher fort !
Patatrac !  Je suis à l’eau et je retourne au départ. Heureusement lorsque l’on s’améliore, le virage où l’on tombe est de plus en plus près du départ…donc on marche moins longtemps !


Je retrouve ma louloute qui peste contre ce même dernier virage. Elle a beau s’accrocher de toutes ses forces, mais rien n’y fait, elle lâche prise. Et puis plus elle essaye, moins elle y arrive.

Le Départ OK


Les lignes droites OK , Les 3 premiers virage OK…


Mais ce virage…trop dur.
Elle fera donc pratiquement autant de randonnée que de kneenoad sur l’eau !

Après une pause déjeuner bien mériée, je décide de ne pas reprendre la planche tout de suite, mais de tester d’abord des petits skis.



….c‘était très amusant des années que je n‘avais pas remis des skis !  Je voulais aussi essayer le monoski mais ça m’inspirait que très peu.

Par contre, on voulait absolument essayer le Kneeboard à 2. Chacun le sien mais tracté par le même cable. Une bonne partie de fou rire, qui ne resistera pas au 1er virage ! Une gamelle mémorable. Heureusement on ne se fait pas mal à cette vitesse.

Ma louloute continue ses tentatives du passement du dernier virage…


Je perfectionne mon style...


Aller, il est tant pour Anne de s’essayer à la planche. D’abord les consignes sur du dur…


…puis on tente le départ.


Mais patatrac !!
Quelques tentatives plus tard et a bout de force, elle rendra les armes.

Elle aura tout de même réussit a passer le virage une fois avec le kneeboard…presque un tour !

Bon avant de faire ma dernière séance, on va regarder comment ils font les autres…


...ok ça c'est facile...


Okc'est bon...à mon tour…..Ah bah non j’ai pas le casque..sinon je vous aurai montré la même chose. C'est balot

Moi je retourne à l’eau, faire mes derniers tours, trop content de cette journée où nous nous sommes vraiment bien amusés !



Good Fun !!!
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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 03:03
Du 29 janvier au 1er février 09

Notre voyage sur la côte est une alternance de ville et de nature pure.

Nous faisons tout d’abord un retour nostalgique dans notre ville d’arrivée : Brisbane. Nous revoyons avec amusement nos premiers repas, nos premières photos et surtout notre premier banquier. Souvenez vous, un mois d’attente pour recevoir une carte bancaire qui n’était au final qu’une carte de retrait…et bien nous avons voulu retourner voir le coupable et lui expliquer notre mécontentement. Au final, une discussion entre 2 portes avec le banquier qui ne se souvenait pas de nous.  Il ne comprenait rien (ou faisait semblant de ne pas comprendre) alors qu’il nous avait très bien compris quand nous voulions ouvrir le compte et lui confier notre argent. Nous repartons donc de  l’agence plus énervés que nous y sommes rentrés, et nous nous sommes défoulés en dissuadant 2 français qui étaient dans l’agence, d’ouvrir un compte avec la banque : Westpac !!!
Nous avons également assisté, de loin, voir de très loin, au Nouvel an Chinois. Les activités et les animations étant plutôt mal indiquées, il nous était difficile d’être au bon endroit, au bon moment. Nous avons toutefois assisté à la course de barques.


Et fait un tour rapide au marché, car bien que la fermeture soit annoncée pour 17h00, 16H30, déjà bien des étalages avaient baissés leurs rideaux…ah ces Australiens…!
Le soir, nous avons profité des différentes animations dans le Mall, comme des artistes chanteurs, des enfants statuts…



Sur le retour, nous entendons une musique cubaine très dansante et de nombreuses personnes faisant honneur au DJ Cubain en plein milieu d’une place. Nous nous sommes empressés de retourner à la voiture mettre nos beaux vêtements et sommes revenus pour des danses effrénés. Aie ! Ouille ! Aie ! les nouvelles chaussures…« c’est bon je rentre pieds nus » déclare Anne. Nous avons vraiment aimé cette soirée, ça  nous a fait beaucoup de bien de danser un petit peu.

Pour le reste nous avons surtout travaillé pour vous à la librairie, pour mettre en ligne les articles que vous lisez depuis quelques jours… et nous sommes retrouvé tous les soirs pour diner auprès des BBQ à SouthBank, de l’autre côté du CBD où se situe un « Paris Plage » permanent et dans une piscine nettement plus grande. 





Aller, nous avons rattrapé notre retard sur le blog…on y va !
Depuis quelques temps, notre voyage sur la côte Est est une succession de ville et de pure nature. Nous nous dirigeons donc vers un trou de verdure, « où chante une rivière…» ajouterait Rimbaud (quel crâneur celui là !)  

Nous voilà donc au Glass House Mountains, à environ 70 kms de Brisbane. Nous découvrons un paysage très surprenant. En effet, 16 petites montagnes volcaniques culminant à 500m d’altitude, se dressent ici ou là. Le village de Glass House Mountains est minuscule, mais nous trouvons tout de même une carte du parc dans un magasin de décoration idéale pour chez La Marcelle !
Ce parc national est fragmenté en pratiquement 16 parties, bref chaque éminence fait partie du parc.
Etant plutôt paresseux ce jour là (et oui, nous n’avons plus l’habitude de bouger notre corps sur une piste de dance !), nous décidons de gravir la plus facile des montagnes : Le Mt Ngungun.



C’est tout de même 1,4 Kms de grimpette avant de jouir d’un panorama magnifique sur les 4 principaux sommets à 253 mètres d‘altitude.




Sur la montée, nous avons rencontré un gardien de but sauvage…


Au sommet, nous essayons de repérer les différentes montagnes afin de comprendre la légende aborigène.



Il y a tout d’abord le papa : Tibrogaran.


Puis la maman: Beerwah. C’est la plus grosse des montagnes,  mais non pas parce que les aborigènes sont macho mais tout simplement car elle est enceinte !


Tibrogaran et Beerwah ont eu plein d’enfants: toutes les autres formations volcaniques.



L’aîné des enfants se prénomme Coonorrwin. Et c’est celui qui se dresse juste devant la maman.
Nous, nous sommes donc sur l’un des enfants, Ngungun.
La légende raconte qu’un jour, le papa Tibrogaran a vu la mer montée. Il a donc demandé à son fils aîné d’aider sa mère et ses petits frères à se mettre à l’abri. Mais celui-ci a pris peur et à laissé sa famille à son triste sort en disant que de toute façon Beerwah (la maman) est la plus grosse, donc elle peut se débrouiller seule. Il semblerait que Coonorwin ignorait la grossesse de sa mère, mais tout de même quel fils indigne !
Du coup, Tibrogaran (le père) est entré dans une colère monstre et a décapité son fils, et lui tourne à jamais le dos.
Voilà, c’est un Dallas à l’aborigène…
Mais c’était très amusant de voir comment ils ont interprété les formes caractéristiques de ces formations volcaniques  résultant de millions d’années d’érosion.

Là haut, nous nous sommes également amusés à regarder les voltiges des papillons et John a eu la visite d’une grosse mouche super fashion avec ses lunettes de soleil vertes !


Nous sommes bien au sommet, il y a de l’air, la vue est vraiment agréable et surtout, nous discutons avec tous les randonneurs qui atteignent le sommet tout transpirant ! C’est tellement plaisant de pouvoir communiquer en anglais sans que les gens vous regardent interloqués pendant que vous vous ridiculiser en essayant de prononcer le mot de mille et une manière différentes !
Nous profitons d’ailleurs de cet article pour faire de gros bisous à Cédritia.


Le temps nous a cependant rappelé à l’ordre. Au loin, nous avons vu les gros nuages noirs s’amonceler. Il est grand temps d’entamer la descente car si jamais le sol est mouillé, cela risque d’être un peu beaucoup glissant.


Au final, la pluie a contourné le Mt Ngungun. Nous avons donc pu refaire tranquillement le plein d’eau avant d‘aller déjeuner au lookout quelques kilomètres plus loin.


Sur la route, nous avons été très fortement tentés par les champs d’ananas à perte de vue au pied des montagnes.




Un rapide geste de voleur plus tard, un petit ananas s’est retrouvé dans la voiture. Malheureusement, il est trop petit, et pas assez mûr, il va donc falloir être patient… Nous avions vu de beaux gros ananas mais ceux là étaient surveillés ! Alors on a fait demi tour genre : « Ah ?! Ce sont des ananas ! »
Mais ce n’est pas grave car à peine deux kilomètres plus tard, nous sommes passés devant un marchand de fruits où les ananas étaient seulement à 3$ les deux ! Une aubaine ! Et je vous assure que ce sont les meilleurs ananas que je n’ai jamais mangé de ma vie ! Juteux sucré à souhait… Trop trop bon ! Petite pensée pour Sandrine qui malheureusement n’aime pas ce fruit… Promis, plus jamais de gâteau à l’ananas à la maison quand tu viendras !
Toujours sur la route de notre lieu de pique-nique, nous passons devant des champs entiers de noix de macadamia… Oh… Un petit arrêt rapide !



Alors là, c’est autre chose, il va falloir user d’ingéniosité pour les manger car elles sont protégées par deux coques très dures… patience patience.
Mais quel plaisir de faire son mini marché tout en découvrant la région.


Nous souhaitons un très bon anniversaire à Papi...
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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 05:05
Du 25 au 27 janvier.

Après l’expérience plutôt hydratante de Springbrook, nous changeons de lieu et partons à la rencontre de Leamington NP. Ce parc est composé de deux parties; nous testons en premier la plus facile d’accès: Binna Burra. Au secours ! Le temps est pire, le ciel est gris, et il ne cesse de pleuvoir. Notre moral en prend un coup, car d’une part le camping est également complet (on nous propose toutefois de nous alléger de 24 $ pour planter la tente sur un emplacement qui n’en est pas un en dehors du camping, juste de l’autre côté de la barrière ! Et puis quoi encore !), et d’autre part, enchainer les jours de pluie, sans un vrai moment de sec, ca commence à devenir pénible…
Néanmoins, nous remotivons les troupes et partons sur le Dave’s Creek Circuit. Une randonnée de 3-4 heures au travers trois sortes de végétation bien distinctes et de nombreux points de vue. Alala, c’est bien beau d’être optimiste, mais des fois, c’est à la limite de la naïveté ! Les magnifiques points de vue sont les mêmes qu’à Springbrook, aussi blanc cotonneux ! Cette fois, on vous épargne les photos !
Une randonnée juste pour marcher, toutefois, nous avons bien repéré le changement de végétation, mais 3heures de marches juste pour ça… ca énerve !
L’office de tourisme étant ouvert, nous avons pris quelques informations au sujet de la météo. A mon grand désespoir, j’ai appris que nous étions dans le mois le plus pluvieux de l’année. 235mm de précipitation par mois en janvier contre seulement 50 en septembre ! Vous comprenez pourquoi j’ai l’impression d’être maudite !

Le lendemain matin, après une seconde nuit dans Troopy, nous regagnons la seconde partie du parc: Green Mountains. Une heure et demie de route nous sépare de la O’Reilly Guest House, point de départ de nombreuses randonnées.
Une heure et demie de concentration intense pour mon chauffeur, car nous circulons sur des petites routes de montagnes et fréquentes sont les passages où seul un véhicule peut passer. Sous les commandements de Joe, Troopy exécute un magnifique slalom entre les arbres,


Et se retrouve même enclavé par deux parois…


Une fois à destination, nous allons directement au camping afin de réserver notre emplacement, car c’est qu’on commence à se faire vieux et deux nuits dans la voiture, majorée de deux marches, dur dur ! Pour notre plus grand soulagement, les australiens repartent au boulot, et libèrent donc la place. Chouette ! 4$85 par personne, on ne va pas s’en priver !
Nous piquons donc la grande tente de trois personnes (celle qui va perdre ses piquets quelques jours plus tard grâce à Mr Forgett ! Cf petit pépin) au milieu des padémélons trop mimi et des perroquets. Cette vie animale nous avait bien manquée. Ce camping a un petit air de Tasmanie qui nous fait du bien.



Nous profiterons même du moindre rayon de soleil pour tenter, désespérément de faire sécher notre linge…


Lamington, nous voilà !


Nous choisissons une randonnée axée sur les chutes d’eau. Peut être que vous en avez marre de voir des photos des cascades, mais nous on est loin d’être rassasiés !
Il faut bien que nous trouvons une motivation à marcher sous la pluie ! Et les cascades ne sont que plus magnifiques en wet saison. (Saison humide)


Nous marchons dans une superbe forêt où certains arbres sont vieux de plus de 1500 ans. C’est assez incroyable, mais ils auraient été datés au carbone. En tous cas, ils sont impressionnants de beauté. J’ai immédiatement pensé à Robert, notre ami du pays Cathare, avec qui nous avions tenté de capter les ondes positives des arbres en les touchants. Je n’ai pu m’empêcher de poser la main sur ces troncs si imposants…
Aller voir les cascades, ca se mérite; Nous avons dû traverser la rivière. Pas facile du tout. Première tentative… En vain. Mes jambes sont trop courtes; je n’ai pas réussi à poser mes pieds sur les mêmes pierres que mon amoureux. Il a tenté de me créer un chemin en ajoutant des cailloux, mais pas possible.


Deuxième essai, longer sur quelques mètres la rivière et essayer de la traverser en amont. Telle une aventurière peu téméraire, je m’aide des lianes pour longer la paroi  extrêmement glissante.


En amont, pas possible non plus, le courant est trop fort. Plus qu’une solution, retirer les chaussures et traverser pied nus ! Facile !


Nous ne sommes pas si mal dans la forêt, car les arbres nous protègent un peu de la pluie battante. Nous nous arrêtons quelques minutes pour prendre en photo ces petits champignons, à la couleur orange lumineuse.


Joe est persuadé que vous vous en foutez de ces petits champignons, mais moi, j’aime bien cette photo ! Sur le sentier, nous croisons quelques écrevisses bleues. Ces petites bestioles empruntent le sentier lorsqu’elles souhaitent changer de crique ! Pas folle l’écrevisse !


Nous arrivons finalement à la première cascade ! Trop trop beau ! Cette chute d’eau est perdue au beau milieu de la forêt et c’est comme un trésor lorsque les arbres se poussent pour lui laisser place.


Plus loin sur la randonnée, nous découvrons la seconde chute d’eau, encaissée entre deux parois. Un mur d’eau… Waou et re waou !


Impossible de poser l’appareil photo sur un rocher pour mettre le retardateur; il pleut beaucoup trop et l’atmosphère est beaucoup trop chargée en humidité; déjà que l’appareil photo fait des caprices… alors juste une petite photo rapide de nous pour que vous puissiez vous moquer de notre bronzage…


Vous comprenez mieux pourquoi on veut rester dans la forêt !!! La famille Shreck !!!&

Cette randonnée a été magnifique, même s’il on était sous la pluie. Voilà les filles, c’est sur cette très jolie marche que j’ai perdu notre bracelet… mais durant tous ces kilomètres, nous n’avons cessé de parler de vous…
Ma Nath, il ne me reste plus que votre bracelet rouge, car celui de Joe s’est déjà détaché; je ne cesse de le resserrer pour le conserver le plus longtemps possible. Mais celui de Troopy se porte bien et je crois bien qu’il fera le voyage retour…

Enfin, lorsque nous regagnons le camping, tous mouillés et les jambes et les chaussures couvertes de boue, le soleil fît son apparition. Quel bonheur. Nous avons pu manger tranquillement au soleil. Notre dessert, une tartine de pain Nutella noix de coco a été chapardée par des oiseaux gourmands.


Mais heureusement, c’était ma dernière bouchée et puis j’avais déjà mangé la mie ! Ah ah !  Espèce de vorace !
Cet après midi là, le temps a été plutôt clément, ce qui nous a permis de faire la petite ballade sur le pont suspendu au dessus de la canopée.


Ce circuit a plus l’allure d’un mini parcours "d’acro branche" qu’un véritable pont suspendu dans la jungle. Toutefois, c’était plutôt rigolo de grimper au sommet d’un arbre, via une échelle.


C’est sur, ce n’est pas pour la vue mais plus pour le fun que l’on attendu notre tour parmi une petite dizaine de touristes amusés.


Nous avons d’ailleurs croisé le green cat bird, le fameux oiseau qui imite le cri du chat…


La journée s’est agréablement finie dans un jardin botanique où une jolie fleur d’Afrique du Sud a trouvé une deuxième vie sur mon oreille. La pauvre était condamnée à mourir seule, jonchée sur le sol…



Le lendemain, nous passerons la journée complète à ne rien faire, juste manger, jouer au Uno et surtout préparer la suite de notre voyage…

Merci Lamington pour ces si bons moments.


Nous avons meme randonne avec le drapeau Australien que l'on avait eu a notre arrivee a Brisbane, pour cette fete nationale : ''l'Australian Day'' !


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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 04:41
24 et 25 janvier.

Bye Bye la côte et revoilà la verdure ! Sur notre remontée vers le Nord, on ne cesse de faire des allers retour entre les plages et les forêts. Cette fois çi, ce sera Springbrook NP. Il y a 4 mois de cela, alors que Troopy n’était encore qu’un doux rêve et que nous portions tout notre barda sur le dos avec un anglais des plus médiocre, nous avions souhaité visiter ce parc. Mais c’était chose impossible car aucun transport publique ne couvre cette région, seulement des tours opérateurs hors de prix et blindés de touristes. Nous avions donc remis cette idée à plus tard, en espérant y revenir avec Troopy.

Et nous y voilà. Après un bon petit pépin et gros noyau ( l’oubli du sac ) qui  nous a fortement retardé, nous arrivons finalement au début de notre randonnée. Le choix a été restreint, car comme vous le savez, d’une part l’office de tourisme était fermé, d’autre part une bonne partie des circuits étaient eux aussi fermés pour cause de dégâts depuis les dernières pluies  et puis commencer une grande randonnée à 4heures de l’après midi, ce n’est pas sérieux. Notre choix s’est donc arrêté sur une petite marche de 2heures qui nous offrira de beaux panoramas sur la vallée, et l’accès à deux cascades.

Nous nous enfonçons donc dans la forêt…


Mais les nuages sont déjà bas… Nous arrivons rapidement au canyon lookout; point de vue annoncé comme incroyable… à vous de juger.


Incroyable de blancheur ! Nous sommes dans les nuages ! Mais je reconnais toutefois que les lys sauvages en premiers plans sont plutôt jolis… Vue que nous ne voyons rien, nous ouvrons grands nos oreilles et entendons le son de la cascade qui nous attend.
Quelques mètres plus loin, un panneau nous propose de se concentrer pour écouter et deviner les bruits de la forêt. Nous nous prêtons volontiers à cette petite expérience…


Joe n’a retenu que le déclic de l’appareil photo ! Ah ce citadin, facilement déconcentré !

Nous arrivons finalement à la première cascade : les Blackfellows Falls. Une immense chute d’eau le long d’une parois rocheuse. Nous devons passer derrière ce grand filet d’eau.


J’ai préféré retirer ma chemise et rester en haut de maillot pour traverser; vu le débit, on va surement être trempé. Et ca n’a pas loupé, on a bénéficié d’une bonne douche froide !


Une fois de l’autre côté, nous posons pour une petite photo d’amoureux . Le résultat est très amusant; nous avons l’impression d’être des personnages de cire dans un faux décor !


La nuit commence à tomber donc nous hâtons le pas. Les Twins Falls, ce qui signifie cascade jumelle se dressent devant nous. Waou… Mais malheureusement, la pénombre mais aussi le taux d’humidité sont trop importants pour faire de belles photos de cette cascade.



La suite de la ballade est aussi très intéressante; nous passons au travers des formations rocheuses, grottes, cavernes, tels des passes murailles.  Mais encore une fois, nous ne profitons que d’une minime partie de la beauté de ce paysage vue l’heure tardive.
De retour au parking, je suis accueillie par une magnifique fleur exotique au parfum envoutant. Je ne connais pas son nom, mais encore une fois, je suis séduite par la qualité des fleurs sauvages qui ornent les talus australiens.


A notre grand étonnement, le Springbrook NP ne compte qu’un seul camping de seulement 11 places et bien évidemment, en ce long week-end, il est complet. Ce sera encore une fois les banquettes de Troopy qui feront office de lit. Nous décidons toutefois de rejoindre l’aire de pique-nique suivante avec l’espoir qu’elle soit moins fréquentée.
Nous y rencontrons Ben, un australien solitaire venu se faire un diner dans l’un des abris du parc. Il nous explique que Goomoolahra area, où nous sommes, est l’aire de pique nique la plus humide du Queensland ! Bravo, bon choix !
Et en effet, nous avons passé une bonne nuit, bien au sec dans Troopy alors que dehors, tombaient des trombes d’eau.

Au petit matin, nous prenons la direction de Natural Bridge afin de voir une curiosité naturelle. Au fil des millions d’années, l’eau a creusé la roche et a fini par former un pont. Une petite marche de 1 km nous permet de tourner autour du trou. Après un petit déjeuné expédié cause de pluie, nous ne prenons pas notre mal en patience et mouillés pour être mouillés, nous nous lançons sous une pluie battante, mais pas froide, à la découverte des lieux. Je randonne encore une fois en maillot !  Si ca continue, je vais porter plus souvent mon maillot de bain en forêt qu’à la plage !


Nous atteignons en deux trois pas la cave, abri des chauves-souris et des vers luisants. Le débit de l’eau est impressionnant et il résonne dans la roche.


Après avoir vu le travail de l’eau par le bas, nous prenons un peu de hauteur pour l’apprécier vu d’en haut. Pas mal ! Je veux faire une petite photo avec Joe en premier plan, mais il n’est pas dupe; il se doute à mon sourire que je prépare une connerie… En effet, comme on vous l’a expliqué dans l’article des petits pépins, nous pelons. Enfin, j
John a pelé en premier et c’était vraiment très drôle de le voir avec une tache blanche en plein milieu du front ! Avec mon grand cœur, je n’ai pu résister à l’envie de le partager avec vous ! Mais pas possible désolée…


Du coup ce sera une photo de la cascade… beaucoup moins drôle !







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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 02:09
Le 23 janvier

Sur notre aire de pique nique, nous faisons la connaissance d’une gentille famille avec une petite pitchounette trop adorable.
Avant qu’ils s’en aillent, nous leur demandons si ils pensent que cette aire de pique nique est un endroit sûr pour planter la tente. Ils ont bien des doutes  a ce sujet, en raison de l’Australian day qui s’annonce. En ce week-end prolongé, beaucoup de patrouilles de police et de gens ivres rendrons notre nuit difficile. Ils nous invitent donc planter la tente dans leur jardin. A la vue de l’heure tardive, nous acceptons volontiers. Lorsque nous arrivons dans la maison a quelques bloc de là, nous apercevons la dite pelouse devant la maison…sur la rue. Pas beaucoup mieux au final…
Ils nous invitent à rentrer, nous font faire le tour du propriétaire et nous montrent où nous pouvons planter la tente….dans leur jardin, derrière la maison ! Rassurés, nous entamons le montage de tente et partageons un verre avec eux.


Nous vous présentons donc nos adorables hôtes : Sam, Ecco et  leur adorable fille Moana 14 mois.


Sam est Coréen (né en Australie) et Ecco Japonaise, le chien Australien et la petite choisira !
Dans cette maison reigne une passion commune, comme une religion : le Surf ! A tel point que Sam est un shaper, il fabrique des planches dans son atelier. Ils en ont des dizaines et des dizaines un peu partout dans, sur et même sous la maison !


Tout le monde surf, même Kaina le chien, adore la glisse !



Ils ont voyagé un peu partout durant 10 années, surfant les plus belles vagues du monde. Ils nous ont montré des photos étonnantes de leur voyage. Sam est très débrouillard et s’adapte très facilement à de nouvelles conditions. Ils ont fabriqué des colliers de coquillages, se sont improvisés peintres en bâtiment ou charpentier pour survire 7 mois dans un vrai coin perdu de l‘ile de Hawaï. Ils sont avant tout très courageux, et leur gentillesse leur a ouvert bien des portes.  Ils nous racontent que lorsqu’ils nous ont vu, cela leur a rappelé bien des souvenirs de voyages…qui leur manque beaucoup.
Voilà pourquoi ils nous ont ouvert leur maison de la sorte, ils savent ce que c’est de voyager et ce que le fait de ne pas avoir de chez soi peux parfois engendrer.
Ils nous ont ouvert leur maison pour que nous nous sentions comme si c’était la notre et nous avons pu prendre une douche, boire un verre et nous avons pu même profiter de leur accès Internet pour lire nos mails.


Plus tard, des amis  nous rejoignent et tous commencent  à jouer de la guitare ou du djembé sur du Bob Marley.




Une douche, une bière, des gens adorables et de la musique, nous étions simplement heureux de vivre de tels moments avec ces gens  que nous ne connaissons que depuis 2 heures. Nous en sommes encore sous le charme (NDLR : Il n’y a aucune métaphore avec la prise de substance illicite !!!) En revanche, chanter du Bob Marley c’est une autre histoire…


La haut, sur les murs apparaissent des étranges bestioles : les Geckos.


Il s’agit de petits lézards mangeurs de moustiques dont le bruit ressemble a un bisous de grand-mère aspirant. C’est trop drôle, mais surtout, cet animal est comme un symbole protecteur de la maison.

Le lendemain matin, Anne prépare de bonnes crêpes pour le petit déjeuner, et nous reprenons la route pour Springbrool NP en disant au revoir a nos hôtes et à la craquante Moana



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Le 28 Janvier

Avant de partir, Sam et Ecco nous avaient proposés de revenir pour que nous allions surfer ensemble. Cette phrase ayant résonné dans ma tête pendant 2 jours, nous revenons chez eux avant de quitter la GoldCoast. Sam, un peu débordé par son travail (une société de nettoyage) nous donne rendez vous sur les coups de 15 h00 mais nous arriverons 1 heure plus tôt (cf petits pépins). Nous sommes ravis de les revoir et racontons nos aventures dans la forêt.
Nous chargeons les planches dans leur combi et en avant vers Kirra Beach, l’un des 10 meilleurs spots du monde. C’est pas rien.
Anne et moi avons chacun notre planche, fabriquées par Sam bien sûr…et le courant est un peu fort donc on va rester sur les petites vagues…le petit bassin. C’est un peu frustrant, mais là bas, y a les pros ! Et les vagues sont soit toutes petites, soient énormes. Alors choisissons le plus sûr pour aujourd’hui. En plus, nous avons un vrai pro comme professeur, alors suivons à la lettre ses consignes. Au bout de quelques tentatives, Anne se met fièrement debout….trop forte ma louloute. Elle se réconcilie  avec le surf et les tasses qu’elle avait bues à Byron Bay. Elle s’éclate même on dirait. Ma petite Surfeuse est ravie. Elle retourne sur le sable chaud s’occuper de Moana, et Sam et Ecco partent surfer. Le spot n’a plus aucun secret pour eux, ils sont comme des poissons dans l’eau. Moi je continue mon apprentissage, le grand bassin ce sera pour la prochaine fois…a croire qu’il faut que l’on revienne…

Nous nous retrouvons sur la plage avec la pitchoune qui pose pour la célébrité !





Lorsque Sam revient tranquillement de sa session…



Il prend la puce sur sa planche tout d’abord…


Puis c’est elle qui lui donne des cours de surf !


Nous retournons donc au combi, où est resté attaché le pauvre Kaina à un lich de surf (plage interdite aux chiens), la porte de la voiture grande ouverte. Ils sont confiants ou c’est nous qui sommes paranos, mais ça nous a fait halluciner quand même.

Aller un petit tour de Streetboard (également fabriqué par Sam)…la puce adore avoir les cheveux dans le vent depuis toute petite (je veux dire encore plus petite)


…et on rentre. Nous devons cuisiner un plat français pour remercier nos adorables hôtes.

« Aligato, Merci, Thank you so much guys for how you have open your house and your heart for us. We hope to see you soon in France to share a good fench Kouign aman...butter butter and sugar…»


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Published by Anne & Joe - dans Queensland
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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 04:32

Byron Bay, c’est un peu la capitale du surf. nN endroit étrange, très hippie et « peace and Love » et nous y découvrons les styles d’habitation Balinais très mignons


A 8 heures du matin, il y a déjà des dizaines de surfeurs dans l’eau c’est dingue, et la lumière est magnifique.


Il est l’heure de notre petit déjeuner


Nous visitons les lieux, comme le phare qui se dresse à la pointe.


Un poste d’observation pour la faune qui vient se nourrir près des côtes, comme les raies et les tortues.


On était loin c'est vrai, mais c’était mignon.

Nous avons trouvé un endroit où planter la tente entre les propriétés chic de Byron à 8 kms. Il y a  un petit parc, et rien ne nous interdit d’y camper apparemment. Problème couchage résolut pour 2 nuits !

Aujourd’hui, c’est le grand jour, j’ai renoncé a m’acheter une planche de surf, impossible a transporter, alors une petite location d’une journée s’impose. On met le lycra, et direction les vagues. Un petit rouleau par çi, une bonne tasse par là….les premières vagues Australiennes sont difficiles a dompter; car très irrégulières et se cassent très vite. Le plaisir est quand même au rendez vous, et je décide de mette Anne au surf. Les premiers rouleaux la secoue un peu mais sa première sensation de glisse la réconcilie avec les vagues. Quand a moi je me suis fait piqué par une pu…..de Meduse de m… Pas très agréable…


Alors application de glace et direction la serviette pour attendre patiemment que ça passe…le bras tout engourdi.


Un peu dégouté de rester sur le sable, nous cherchons un endroit où les méduses n’ont pas envahi la plage, mais c’est en vain. Nous demandons au Life Guard, et il nous indique une autre plage pas trop loin. Aller hop, il me tarde de retourner dans l’eau. Nous arrivons sur les lieux, les rouleaux sont pas mal du tout. Nous recroisons Paolo et Simon, un argentin et un Français dont nous avons fait la connaissance la veille. Aller direction les rouleaux à surfer et les litres d’eaux à avaler. Au final, une étrange journée de surf, mais plein de fun et une envie encore plus grande d’y retourner.

Nous profitons de l’accès wifi d’un bar dont nous avons réussit a obtenir le mot de passe, pour relever nos mails.


Nous quittons Byron Bay après deux jours sympas, mais faut aimer le surf et les bars.

Nous allons un peu plus dans les terres, pour aller voir une chute d’eau. Nous arrivons sur les lieux et au final….un filet de flotte que l’on aperçois depuis un point de vue à 2 kms de la chute. Dégoutés.

Nous profitons du BBQ à gaz (très efficace) et d’avoir du temps à tuer pour nous cuisiner des patates, du riz et des œufs durs sans consommer notre bouteille de gaz, ce qui attire quelques curieux.



Aller,  photos souvenirs…




…et oust on reprend la route, direction Tweed Heads où il n’y a pas plus a voir, mais cet endroit marque la fin de l’Etat du New  South Wales, et l’arrivée dans le Queensland !

J’ai, comme d’habitude, faim et on se cherche donc une aire de pic nique pour manger et un endroit pour dormir…


C’est ici sur cette aire de Coolangata que nous avons fait une merveilleuse rencontre…(a suivre...)
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Published by Anne & Joe - dans New South Wales
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