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Qui Voyagent ?


"L'homme qui veut s'instruire doit lire d'abord, et puis voyager pour rectifier ce qu'il a appris.”
Giacomo Casanova


Qui voyage ?  Anne et Joe
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La photo du jour


Nos Aventures Par Dates

Le voyage en chiffre

Nombre d'heures passées en avion : 54h10
Nombre d'heures passées en bus : 7h04
Nombre d'heures passées en bateau : 39h21
Nombre d'heures passées en tramway : 1h40

Nombre d'heures passées en train : 11h59

Nombre d'heures passées en télésiège : Oh45

Nombre d'heures passées en hélicoptère : 0h05

Quelle heure est il ?

  Melbourne ( GMT + 10h )

Quel temps fait il ?

 

7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 03:33
Vendredi 17 avril

Nous partons de bon matin à la découverte du second lieu d’art rupestre : celui de Nourlangie. Un panneau explicatif au début de la marche nous montre d’où proviennent les différentes couleurs utilisées par les aborigènes.



Certaines peintures sont également faites à partir du sang d’animal.
Après une courte marche, nous atteignons l’abri rocheux d’Anbangbang. Cet abri était utilisé autrefois par les aborigènes. C’était un lieu de vie très prisé lors des fortes chaleurs.


C’est incroyable d’imaginer que cette population ne connaissait toujours pas la roue ni même le métal, ni lorsque les blancs sont arrivés. Il y a un gouffre immense entre nos deux cultures. Ces hommes et ces femmes ont du passer de l’âge de pierre à celui d’internet et des centrales nucléaires en moins de 50 ans !

(Petite aparté, Jonathan quant à lui n’a pas encore découvert la ceinture de cuir…)


Nous retrouvons les trous formés dans la roche à la longue de piler le grain…


De nombreuses peintures ornent le mur. Faites d’ocre, elles sont très fragiles. Elles ont tendance à s’effacer au contact de l’eau. Pour éviter cela, des bandes de silicone ont été posées. Les gros animaux, comme les buffles abiment également ces chefs d’œuvre en se frottant contre la roche, les touts petits animaux, comme les insectes ont également une part de responsabilité dans la dégradation de ces peintures, en construisant leurs nids dessus ! Et la troisième menace réside dans les milliers de touristes qui chaque année viennent visiter ces sites. Ils soulèvent en effet beaucoup de poussière donc pour diminuer les dégâts, des promenades en planches ont été aménagées.


La photo suivante représente une scène de dance…


La dance est très importante dans les cérémonies aborigènes.

Ce dessin représente quant à lui, un dangereux esprit : Nabulwinjbulwinj. Il  semblerait qu’il mange les femmes…



Après s’être régalés des peintures aborigènes, nous gagnons le lookout de Gunwarddehwarde.  Point de vue beaucoup moins impressionnant que celui de Ubirr, mais il offre tout de même un bon aperçu des escarpements de Kakadu.





Toujours dans le secteur de Nourlangie, nous débutons une très courte marche (600m) pour atteindre un autre lookout. Cette ascension de Nawurlandja se solde par une superbe vue sur les environs.





Troisième destination de notre journée : la Gubara walk. Elle est décrite comme un excellent endroit pour passer les heures chaudes de la journée du faite des piscines naturelles. 10 kms de piste sur une terre incroyablement rouge nous amène au point de départ de la marche.


Mais avant d’entamer ces 6 kms de randonnée, un petit repas s’impose…


Allez, c’est partit…


La marche est plutôt facile et sans intérêt…



Toutefois, lorsque l’on doit traverser un petit cours d’eau, cela devient un peu plus acrobatique. Appareil photo prêt… Allez, qui va tomber ?





Nous arrivons finalement à destination… mais mauvaise surprise, les soit disant piscines naturelles n’étaient en fait qu’un petit ruisseau… sans intérêt… Tant pis, il fait trop chaud, on va se mouiller un peu avant de repartir.


Ayant plus de temps  que prévu, nous rejoignons la région de Yellow Water et visitons, le fabuleux musée sur la culture aborigène : le Warradjan Cultural Center. Ce musée, entièrement fait par les aborigènes, est l’endroit idéal pour approcher cette culture passionnante. Tout est fait de manière à ce que l’on puisse comprendre leurs traditions pour ensuite les accepter. Tout y est évoqué depuis la création de leur monde, à la rencontre avec les blancs en passant par leurs techniques de chasses et de pêche, leur système de santé, ainsi que leur fonctionnement hiérarchique…. Bref à ne manquer sous aucun prétexte !

Nous ne nous attarderons pas dans la région de Yellow Water, malheureusement tout y est encore fermé à cause des crocodiles. Nous poursuivons donc notre route vers le Sud et atteignons celle de Mary River. Nous passerons la nuit sur le camping gratuit de Gungurul.
Le sol étant un peu dur, John confectionnera un petit matelas avec des herbes sèches.


Puis pendant que nous montions notre tente, nous avons reçu la visite amusante d’un phasme…


Une bonne nuit de sommeil bien à l’abri des moustiques, mais toujours la tête sous les étoiles clôturera notre troisième journée dans ce magnifique parc.




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Published by Anne & Joe - dans Northern Territory
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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 02:18
Jeudi 16 avril

Après notre pire nuit passée en Australie, nous retournons à Ubirr afin d’apprécier une seconde fois le magnifique panorama mais surtout pour découvrir les peintures aborigènes qui font le renommée de ce site.

Encore une fois, nous passons devant l’art rupestre sans nous arrêter, nous préférons grimper  jusqu’au lookout avant que la chaleur ne soit écrasante.
John sera toutefois tenté par une petite sieste sur l’un des très beaux bancs… Mais pas le temps…les richesses de Kakadu nous attendent.


C’est reparti pour la courte ascension.


Une fois  en haut, la vue est toujours aussi époustouflante. 




Nous jouons encore une fois avec l’appareil photo…





Allez encore une petite photo…


Puis deux....


Plus sérieusement, regarder la parcelle brulée sur la photo suivante.


Dans l’article précédant, j’ai fait allusion au feu froid allumé volontairement par les rangers. Claude, le ranger français, nous a expliqué l’intérêt de cette pratique ancestrale. Ces feux permettent en effet de régénérer la forêt. Certaines espèces florales ne survivent que grâce à ces feux.  Les aborigènes brulaient également différentes parcelles en patchwork de manière à maitriser plus facilement les vrais feux lors de la saison sèche. Et finalement, la troisième raison, cela facilite la chasse, car ainsi les animaux ne peuvent pas se cacher dans les hautes herbes.

Nous avons enfin su les véritables raisons de cette pratique utilisée par les aborigènes depuis des centaines d’années.

Après s’être rassasiés de la vue sur les étendues inondables de Nadab, nous redescendons pour découvrir les fameuses peintures aborigènes.
Un kilomètre de marche au travers différents sites d’arts rupestres tout aussi fascinants les uns que les autres.


Ces dessins représentent des scènes de la vie courante, des moments plus importants relatif à la création du monde ou tout simplement ces murs servaient de support lorsque les anciens racontaient des histoires aux plus petits.



Beaucoup d’animaux sont dessinés; tortues, barramundies, kangourous, divers poissons… Ces dessins symbolisent une bonne pêche ou une bonne chasse. Les esprits du gibier sont représentés à travers l’art, cela permet que la prochaine chasse ou pêche soit aussi fructueuse que la précédente.



La photo suivante représente un moment déterminant dans la culture aborigène: la rencontre avec l’homme blanc.


Regardez bien précisément… Vous le voyez avec ses bottes ? Non ?

Alors le voici en gros plan.


Il a été dessiné plus gros et habillé; il y en a même un qui fume la pipe !
L’arrivée du blanc a complètement bouleversé les aborigènes; ils sont arrivés avec des armes et de l’alcool et ce fléau touche cruellement la population noire d’Australie.

Alors que nous étions dans la galerie principale de Ubirr, notre ami Claude, le ranger est venu fumer sa clope. Il ne repartira que près de 2heures voir peut être même 3 heures plus tard ! Il avait envie de parler et il a trouvé en nous un auditoire passionné.


Claude nous a expliqué la culture aborigène, en français, ce qui n’est pas négligeable du tout étant donné que les interactions entre les différentes espèces vivantes de la Terre et les aborigènes sont un peu complexes.
Il nous également expliqué sa rencontre avec le peuple Bininj. Assis sur notre petit bout de caillou, nous buvions ses paroles. C’était passionnant… Nous n’avons pas vu le temps passer, sauf qu’à la fin, le petit bout de caillou commençait à faire un peu mal !


Une rencontre passionnante qui a contre carré tous nos plans pour la matinée ! Mais quel bonheur ! Un grand merci à Claude pour nous avoir fait partager un peu de sa vie et un peu de la culture aborigène.

L’après midi, nous sommes partis faire une petite marche de 2.5 kms: la Bardedjilidji Sandstone walk.


« Bardedjilidji » signifie chemin sentier en langue aborigène locale, mais fait également référence aux racines de la fleur de la Lily Water poussant sur les marécages du parc.
Nous avançons donc parmi les hautes herbes poussées lors de la Wet, et découvrons des roches de sables. Celles-ci se sont formées il y a des millions d’année. A cette époque, un immense lac recouvrait cette région; au fur et à mesure qu’il s’est asséché, les sédiments déposés au fond se sont transformés en roche. De nos jours, avec l’érosion ces roches redeviennent petit à petit sédiments.



Nous passons à travers une petite grotte.



Un autre passage rocailleux abrite quelques traces de la présence ancienne des aborigènes: peintures et trous dans la roche à la longue de piler le grain.


Cette facile marche fut très agréable, mais le soleil commence à se coucher, il faut donc partir à la recherche de notre nouveau lieu de sommeil.

Sur la route, nous apercevons le ciel menaçant…


Ce soir, nous dormirons au camping gratuit de Malabanjbanjdju.
Encore une nuit chaude, très chaude, mais au sec cette fois ci !





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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 01:06
Mercredi 15 avril

Kakadu… L’Icône du Territoire du Nord… Nous y voilà enfin. Classé au patrimoine mondial, c’est le plus grand parc national d’Australie. Pour vous donner une idée, il fait la taille de la Suisse.
Cet endroit est géré conjointement par le gouvernement et ses propriétaires traditionnels, les aborigènes. Bill Neidjie, un homme important de la communauté des Bininj a décidé, il y a quelques années, de louer les terres au gouvernement afin de faire de Kakadu un parc national. Cette initiative a permis de sauver cette terre ainsi que sa faune, sa flore unique mais également les peintures rupestres datant parfois de 20 000 ans.

Après cette très brève présentation, vous comprenez mieux pourquoi nous étions si impatients de découvrir ce lieu.
Ce parc renferme de telles richesses que nous avons prévu un article par jour passé dans ce lieu magique.
Voici donc notre premier contact avec cette  terre aborigène….


Après une nuit mouvementée sur les rives de la Mary River, Troopy nous conduit de bon matin aux portes de Kakadu.


La terre est hostile, moustiques, une chaleur et un taux d’humidité étouffants, peu d’informations, de nombreuses routes fermées dues à la saison des pluies, un serpent qui croise notre route, un panneau qui annonce les crocodiles et finalement une imposante fumée noire dans le ciel…
Bienvenue à Kakadu !


Nous nous dirigeons vers cette épaisse fumée noire.



C’est un feu froid; c’est-à-dire un feu allumé délibérément par les rangers. Je vous expliquerai un peu plus tard les raisons de ce geste.
C’est assez impressionnant; les flammes sont à une centaine de mètres de nous.


Nous avons une pensée pour les victimes et les témoins de l’incendie criminel qui a sévit dans le Sud, il y a quelques mois.

Nous nous approchons ensuite de la rivière. Je retrouve mon fameux poisson qui marche sur l’eau; celui  que j’avais déjà aperçu à Cairns. Lorsqu’il est dans l’eau, il se déplace comme des ricochets et sur la  terre ferme, il utilise ses nageoires pour se hisser dans la vase. Drôles de petites bestioles.


Toutefois, nous ne nous attarderons pas trop sur les rives de cette rivière, car comme le panneau l’indique, elle est habitée par les dangereux crocodiles marins.


Nous reprenons notre route sur l’Arnhem Highway.


Quelques kilomètres plus loin, nous nous garons et partons à la découverte du billabong de Mamukala. Nous sommes agréablement surpris car cet endroit nous avait été annoncé fermé.
Un marécage couvert de Lily water s’offre à nous.




L’endroit est paisible et aménagé pour l’observation des oiseaux. Ce n’est pas la meilleure saison pour observer les volatiles. Septembre - Octobre sont les témoins d’un spectacle naturel incroyable, lorsque des milliers d’oiseaux migrateurs se regroupent pour se nourrir. Tant pis, ce ne sera pas pour nous. Nous nous contenterons que de quelques oiseaux et libellules.


Nous partons néanmoins sur le sentier de randonnée. 3 kms de marche facile plus ou moins à proximité du billabong.


La végétation ne cesse de changer au cours de la marche.


Puis soudain, un magnifique oiseau échassier prend son envol juste devant nous. Nous sommes tellement surpris et séduit par la beauté de l’animal que nous n’avons pris aucune photo.
Que cela ne tienne; la suite de la rando c’est transformée en chasse photographique…


Et bingo ! Nous apercevons de nouveau le grand oiseau.


Mais impossible de s’en approcher, les herbes sèches craquent sous nos pas et à chaque fois il nous échappe !
Nous terminerons donc cette petite ballade avec de belles images dans la tête.

Prochaine étape, le Bowali Visitor center. Autrement dit l’office de tourisme à près de 107 kms de l’entrée du parc ! Nous avons besoin de rencontrer des gens compétents afin d’organiser notre séjour à Kakadu.
Le personnel très impliqué et fort agréable vous éclaire sur ce parc. Nous savons désormais exactement quelles routes sont accessibles et quels sont les points à ne pas manquer. Parfait !
L’office de tourisme de Jabiru renferme également une petite exposition.


Je vous rassure, ce n’est pas ce que l’on a retenu de notre visite, mais ce panneau nous a fait rire…

Prochaine étape, Ubirr, pour le coucher du soleil. Nous allons d’abord planter notre tente au camping de Merl. L’objectif est d’être fin prêt pour l’invasion des moustiques dès que les dernières lueurs du jour ont disparues. Nous dinerons donc sur le haut plateau de Nardab Lookout.
Nous sommes témoin des restes de la saison des pluies. Troopy devra traverser quelques petites rivières avant d’atteindre le site d’Ubirr.


Non ! Fermes les yeux !  Les peintures aborigènes qui ornent les murs, c’est pour demain ! La tentation est trop forte donc nous jetons un rapide coup d’œil, juste histoire d’avoir un petit aperçu de ce qui nous attend demain…

Après 250 mètres de dénivelé, nous sommes époustouflés par l’unique vue à 360° de Kakadu. C’est magnifique, majestueux… Bref difficilement descriptible. 




Nous prenons place, en premières loges, pour assister au soit disant « plus beau coucher de soleil de l’univers ! »
Quel bonheur de diner dans un tel endroit…


Finalement, le plus beau coucher de soleil de l’univers s’est transformé en simples variations de lumière, car le soleil a fait son timide et s’est caché derrière les nuages.


Nous avons toutefois fait une rencontre qui va s’avérer des plus enrichissantes. Claude le ranger, un français arrivé en Australie depuis plus de 30 ans et adopté par une communauté aborigène.
Nous avons passé tout le temps du coucher du soleil à échanger au sujet de Kakadu.

Une fois le soleil coucher, c’est un contre la monte qui commence. Nous entendons déjà les premiers moustiques roder autour de nous… Vite ! Vite ! De retour au camping, nous filons à la douche très attendue. Mais loin d’être relaxante, elle s’est révélée être  un vrai combat contre ces suceurs de sang.
Ce sera donc malheureusement de nouveau en sueur que nous irons nous coucher sous un ciel étoilé mais également strié d’éclairs.

23h00.

Une pluie torrentielle se déverse sur notre pauvre tente. En moins de 10 minutes, l’eau commence à s’insinuer partout et quelques minutes plus tard, nous étions comme sur un matelas à eau ! Au beau milieu de la nuit, nous tentons tant de bien que de mal de récupérer matelas, sac de couchages et autres puis courons nous réfugier dans Troopy. Le refuge fut de très courte durée, car les moustiques ont trouvé de multiples portes d’accès. 10, 15, 20, puis 30 puis des dizaines et des dizaines prêts à nous dévorer… Et il n’est que 23h30... La nuit va être longue, très longue… mais on garde le sourire. Il faut bien de petits pépins pour pimenter notre voyage.


Au petit matin, nous constatons l’étendue des dégâts… Tout est trempé, heureusement, le soleil brille alors on étend tout et on part se balader.




Première journée à Kakadu fut bien remplie… que la seconde débute !
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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 11:03
Mercredi 15 avril

BzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZzZ !!
Voilà ce qui nous attendait ce matin à la sortie de la tente….des centaines de moustiques…  « T’ar ta gueule à la récré… » Alors ni une ni deux on plie tout et on roule direction l’attraction du coin le jumping crocodile. Ou autrement dit des crocodiles qui sautent comme des bêtes de cirques.


A vrai dire cette attraction  nous attirait peu, mais c’était la seule façon de voir en vrai ces fascinantes bêtes autrement qu’en porte feuille ou en ceinture.

Nous arrivons donc sur place suffisamment tôt pour prendre un petit déjeuner à l’abri des moustiques…ce que nous savourons grandement.

La foule s’agite, nous nous empressons donc de doubler quelques personnes de la queue en bons indisciplinés que nous sommes, pour nous retrouver dans les 1ers à embarquer à bord de l’ « Adelaïde River Queen ».


Un équipage très agréable, et nous partons sur la rivière à vitesse plutôt lente.  A peine les amarres larguées, que déjà nous voyons apparaitre quelques silhouettes dans cette eau boueuse.


Un premier croco s’approche doucement, c’est une femelle. Elle semble peu intéressée par ce bout de viande qui gesticule au dessus de sa tête. Il était peut être un peu tôt pour elle, et se disait probablement qu’elle attendrait la prochaine croisière. Effectivement, les croisières ici s’enchainent toutes les 2 heures et ce depuis 25 ans. 

Pendant ce temps le speaker nous apprend plein de choses sur ces animaux. Ici en Australie vous avez deux sortes de crocodiles. Le crocodile d’eau salé et celui d’eau douce. Le premier est très chasseur, peut mesurer jusqu’à 6 mètres et ferait bien de vous son 4 heures. Le Freshie lui est beaucoup plus petit que son cousin et plutôt timide…nous avons d‘ailleurs surement déjà nagé avec certaines de ces bêtes au cours de nos baignades en cascades. Le Saltwater croco a une glande qui lui permet de transformer l’eau salée en eau potable et peut ainsi rester dans ces eaux plus fréquentées en poissons. Sa nourriture d’ailleurs, il l’a transforme essentiellement en énergie, car pour garder son corps  à 30 °C il utilise le soleil…What a clever croco !

Bon revenons à notre paresseuse…elle finira pour sauter un peu et choper le bout de viande…ouf !




Nous poursuivons, mais cette fois-ci c’est un monstre qui s’approche. Il s’agit de « Bogart », un male de 6 mètres, à la belle couleur vert qui vient nous rendre visite. A quelques dizaines de mètres il se met en mode sous marin, et disparait totalement dans les eaux marécageuses.


   
C’est très impressionnant de se dire que là-dessous il y a une bête de cette taille qui vous traque…ça donne pas du tout envie de se baigner ! Nous voyons au dessus de l’eau quelques remous mais l’animal lui est invisible.


 Il réapparait près de la viande...


...la sniff...


...et saute pour notre grand plaisir.



Hoooolé ! Raté ! Comme la queue de Mickey dans les manèges…mais au bout de 3 tentatives échouées, ils laissent l’animal attraper la viande, sois disant pour qu’il ait suffisamment d’énergie pour chasser ensuite, mais c’est surement pour qu’il resaute la prochaine fois ! 

Plus loin la rivière semble peu peuplée, nous accostons sur les rives où une seconde femelle semble paisiblement installée. Elle vient renifler la viande et tente même de l’attraper, mais Bogart a suivi le bateau et semble intéressé lui aussi. La femelle se retire sans rien dire et laisse le gros croco qui patauge très difficilement dans la boue…







Une petite caresse avec le bâton et le monstre ne bouge plus, comme un gros toutou qui se fait gratter.


Nous rentrons au quai a un rythme plus effréné, et croisons une autre croisière, dans un tout petit bateau à fond plat…de là dedans ça doit être très impressionnant de voir un gros comme Bogart. Inutile de vous dire qu’ils ne font pas sauter les crocos…!


Nous en revanche, nous jetons un peu de viande à ces vautours qui survolaient la rivière. Ils s’amassent d’un coup autour du bateau…tout est très bien orchestrés !




Bon je suis un peu satirique, mais leur argument du style ce sont des animaux sauvages, aucun en captivité est un peu limite compte tenu qu’ils font 5 croisières par jour depuis 25 ans au même endroit. Si même les crocos ont des noms c’est bien qu’il y a une certaine forme de domestication. Mais nous ne regrettons en aucun ca cette croisière car l’avec un équipage est charmant et nous avons enfin pu approcher ces animaux décidemment fascinants.


Aller retour sur la terre ferme, comme celle-ci qui se cherche un coin pour faire une sieste avant l’arrivée des prochains touristes…


…c’est ça les boulots de saisonniers ;) !




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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 10:10
Un peu de culture sur….

DARWIN

70 005  habitants
Capitale du Northern Territory

    - généralités

Cette localité était à l’origine habitée par les aborigènes Larrakia. Mais en 1869, lorsque la colonie blanche s’installa, ils furent déplacés et regroupés dans des réserves.
Darwin fut complètement rasé par un bombardement japonais pendant la seconde guerre mondiale, puis elle fut de nouveau totalement ravagée par le cyclone Tracy en 1974.
Cette ville tropicale est soumise à un climat peu attractif (d’un point de vue européen…), pourtant 40% des habitations datent des 40 dernières années seulement…


    - Qu’avons-nous fait?


        -  Ballade dans le centre ville

D’innombrables magasins de souvenirs bordent les rues, mais mieux vaut visiter une autre ville pour emplir sa valise de cadeaux car ils sont souvent hors de prix… Si comme nous vous comptiez sur cette ville essentiellement aborigène pour dénicher LE didjeridoo, et bien c’est raté ! A notre grand étonnement, peu de marchands de cet instruments de musique…ou de « belles » pièces chinoises…
Aucune architecture particulière, pas de monument historique du fait de son passé justement, donc une ballade juste pour occuper le temps.




        - Les marchés

Petits marchés de quartier idéals pour prendre un café ou un jus de fruit frais mixé.


        - la librairie

Une agréable bibliothèque bien aménagée pour les voyageurs : prises de courant partout et un bon accès wifi. Pas de panique, vous devrez passer au détecteur de métaux et votre sacs aux rayons X, car ce bâtiment abrite également le Parlement.




        - le Museum and Art Gallery of the Northern Territory

Passionnant et très bien agencé ! Dans une des galeries, vous découvrirez la faune et la flore des territoires du Nord grâce à de multiples animaux empaillés.




Un espace est spécialement dédié aux espèces dangereuses : araignées, serpents, méduses, fourmis et des centaines d’autres… brrrrrrr, frissons garantis !


Une autre pièce est consacrée au cyclone Tracy, qui, la nuit de 1974 ne laissa que 400 des 11 200 habitations debout. Une pièce noire permet d’entendre un enregistrement de cette nuit là…



Vous découvrirez également de très belles collections d’art aborigène. Puis un entrepôt avec différents bateaux venant du monde entier relatif à l’histoire de Darwin.



        - East point Reserve

Langue de terre totalement consacrée à la nature. Vous pourrez vous baigner dans l’eau salée du lac Alexander puis continuer par un petit pique nique.



        - Pique - niquer face à la mer

Bien que Darwin ne soit pas un as en aménagement de barbecues et de tables de pique-nique, vous pourrez aisément manger face à de très beaux couchers de soleil.




Les fourmis ont adoré ma cuisine…



        - Les couchers et lever de soleil

MA-GNI-FIQUE !








        - Emmener Troopy à la révision

Après tous ces kilomètres avalés, notre cher Troopy méritait bien une petite visite médicale. Une charmante dame de la RACNT nous a communiqué une bonne adresse. Nous voilà donc dans une zone industrielle où il n’y a rien à faire sans notre voiture; et ce pendant plus de 4 heures !
Aucune honte pour nous arrêter, nous sortons table et chaises et travaillions sur l’itinéraire futur à emprunter.




    - Où avons-nous dormi ?

        - Un parking face à la mer

Endroit très joli et surtout aéré, mais bruyant car non loin d’une boite de nuit. Nous n’avons toujours pas l’explication, mais durant toutes la nuit et ce même en semaine, des voitures venaient faire un demi tour sur ce parking…
Point positif : un ranger viendra vous réveiller tous les matin à 6 heures !

        - Sur la pelouse du lac Alexander

Chut ! C’est interdit, mais nous n’avons pas résisté à la pelouse bien verte et bien moelleuse… et surtout pendant les jours de congés des rangers !


      -     Grungle Downs B&B

www.grungledowns.com.au

Vous serez acceuillis par pauul et Christie, un couple charmant dans un parfait lieu de détente, avec lit, linge frais, piscine et petit déjeuner...


Comme vous avez surement pu le deviner dans mes mots, Darwin ne nous a pas laissé un souvenir mémorable. Impossible de se baigner dans la mer car il y a des méduses et des crocodiles, peu de tables de pique-nique ombragées malgré un soleil de plomb et une population essentiellement aborigène alcoolisée…
Heureusement ses alentours sont sublimes et comme beaucoup de ses habitants, nous avons pris notre bouffée d’oxygène à Kakadu ou Litchfield NP.
        

      
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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 00:38

Du 6 au 7 avril


Litchfield National Park était un parc que l’on attendait de visiter depuis bien longtemps.



Nous y sommes enfin arrivés après un court passage par Katherine. Première découverte de ce parc : les termitières magnétiques.



Nous avions déjà aperçu ces énormes termitières le long de la route. Certaines peuvent atteindre 6 mètres de haut. Elles sont uniques au monde. Elles sont en effet parfaitement alignées du Nord au Sud et conçues de manière à maintenir une température constante à l’intérieur et ce malgré les énormes variations climatiques
opérant dans les territoires du Nord.



Le roi et la  reine sont au pied de la construction, les ouvrières au milieu et les morts au sommet. C’est tout de même con, car ce sont eux qui ont la meilleure vue ! Un car de touristes arrive donc nous pressons le pas.
Nous atteignons notre petit camping, y déjeunons et surtout filons à la douche. Une douche ! Un bonheur ! Pendant notre traversée du désert, nous n’avons pu bénéficier  du luxe d’une douche pendant 5 jours. Comme vous pouvez l’imaginer, elle a été longue, très longue. Pour une fois, tant pis pour l’économie  d’eau ! Une fois tout propre et même une lessive faite, nous partons à la découverte des environs. Après une petite ballade et 145 marches descendues, nous atteignons les pieds des Florences Falls. Deux chutes d’eau impressionnantes qui terminent leur course dans un bassin idéal pour la baignade.

 



La tentation de nager jusqu’à ce rideau d’eau est forte, tout come le courant. Alors comme Joe sait que je ne suis pas des plus à l’aise dans l’eau, nous partons tous les  deux, non pas main dans la main, mais côte à côte car j’ai besoin de mes deux bras pour faire  la nage du petit chien !

Et voilà, le cœur palpitant de stress, mais aussi car ce n’est pas facile de nager a contre courant lorsque plein d’eau nous brouille les yeux…surtout quand on est déjà myope ! Nous sommes donc derrière ce grand rideau blanc isolé du reste des baigneurs. Trop Cool ! Pour le retour, il suffit de se laisser porter pas le courant, beaucoup plus facile.


 



Pas facile d arriver a temps...


John quant à lui est tenté par le saut du haut des grands rochers, comme font d’autres garçons. Je ne suis pas très rassuré par cette idée. Tellement de jeunes se sont retrouvés à  Garches après un mauvais saut. Joe le sait, donc il tentera juste une fois…Et plouf, il est tout content.

La piscine naturelle devient très vite bondée, donc nous quittons les lieux pour aller manger.



Pour une fois nous allons « randonner » en tatanes ! De vrais touristes.




Une petite heure de marche à travers les hautes herbes poussées pendant la  « Wet » et déjà jaunes de sécheresse, nous conduit au Buley Rockhole. Le paradis ! Des dizaines de bain à remous naturels.







 L’eau tombe en cascade dans de gros trous d’eau rocheux. Nous y passons toute l’après midi à jouer à notre jeu favori : « qui coulera qui ! » je vous assure que j’ai fais des progrès ! Joe est allé plusieurs fois visiter le monde de Némo !








Bien fatigués de notre journée, nous avons tout de même trouvé la force de faire un bon feu de bois pour cuisiner notre diner. Il est loin le temps où Joe galérait pour allumer le feu. Mon petit aventurier est devenu un vrai expert.



Diner encore excellent, mais accompagnés de nos ennemis les moustiques. Pantalons, anti moustiques et presque plus rien n’y parait. Le pied; nous deux discutant, sous les  étoiles et éclairés par les flammes dansantes du feu de camp… Ah, c’est beau la vie !

Après une bonne nuit de sommeil, nous quittons notre petit camping du bush pour les Tolmer Falls. Un grand filet
d’eau tombe depuis le plateau de grès jusque dans un bassin.



L’accès de cette piscine naturelle est interdit car c’est le refuge de certaines chauves-souris menacées comme les ghost Bat… Pas belles celles-ci !
Mais la vue depuis le plateau sur le parc est époustouflante…

 


Puis direction les Wangi Falls.



Encore une jolie cascade avec un bassin naturel. Mais interdiction de s’y baigner. Non pas à cause des méduses, mais des crocos ! Certains  peuvent remonter la rivière depuis la mer pendant la wet. Les gardes n’ont pas encore eu le temps de vérifier les eaux et de traquer ces gros prédateurs donc par mesure de sécurité, tout le monde doit garder les pieds au sec. Dommage…



Mais je n’ai pas envie de me retrouver nez à nez avec ces futurs sacs à main !



La suite du parc sera très vite faite, car malheureusement, tous les chemins pour 4x4 sont fermés en raison de la saison des pluies. Nous sommes pourtant à la fin, mais ils attendent le « Dry », c’est-à-dire le moment où plus une seule goutte de pluie ne viendra s’échouer sur le sol poussiéreux. Ce sera alors le temps de la sécheresse et des incendies; alors on se console en se disant qu’au final, c’est peut être mieux d’être au Nord pendant la fin de la wet…

Nous quitterons donc ce très joli parc par une route non goudronnée. Encore un bon moment de poussière. A
croire qu’on aime ça la poussière !






Avant d’atteindre Darwin, nous stoppons notre route au Berry Springs Nature Park. De jolies piscines naturelles alimentées en eau de source à l’ombre des arbres exotiques… FERME ! Pour cause de possible présence de crocos ! C’est qu’ils font C… ces crocodiles, et dire qu’on en a toujours pas vu !.





 


Bon plus que 54 kms nous séparent de la dernière ville du Nord, alors autant y aller maintenant et voir avec l’office de tourisme de Darwin…

 

 

 

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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 04:07

Au petit matin, nous quittons ces lieux si magiques, parés a affronter 2944 kms jusqu’à Darwin, au nord de l’Australie.

 

Jour 1

Normalement, c’est le cape York qui aurait du être notre prochaine étape. La pointe le plus au Nord de cette vaste contrée. Malheureusement, en raison des pluies torrentielles récentes, engendrant des inondations colossales, les routes en direction du cap sont fermées. De plus, il nous fallait qu’un deuxième véhicule nous accompagne pour rendre cette expédition plus sûre. Tant pis pour le Cap, pourtant très réputé, nous irons aux Kimberleys pour la peine…NA !


Le début de la route est plutôt tranquille jusqu’à Mareeba où nous arrêtons pour un plein d’essence et pour quelques courses.


Nous déjeunerons au club de Rodéo local où le proprio nous laissera généreusement utilisé les tables à l’ombre et l’eau pour une vaisselle en retard !!!
Mais pas de Rodéo avec juillet…Arg !




Retour sur les routes où nous bifurquons suivant bêtement le GPS, qui était complètement bourré. Du coup nous le passons pas la fenêtre (de justesse…) et suivons les panneaux. Un chemin de piste recouvert de terre rouge. La voici enfin cette fameuse terre rouge qui caractérise tant le désert australien. Nous traversons les rivières sans trop de difficulté. Le problème réside plus au niveau des vaches qui ne semblent pas pressées de se pousser à notre arrivée. Heureusement que j’ai vu « Crocodile Dundee » trois fois pour les déloger de là, d’un geste du bras!



Le chemin n’est pas en très bon état alors notre allure est plutôt lente ce qui nous laisse le temps d’apprécier les paysages sauvages, et les oiseaux comme le kookaburas à ailes bleues et le black cocatoo.








Au loin, un nuage de poussière se rapproche, c’est un road train ! Il tracte 3 remorques et doit environ mesurer 40mmètres de long, alors nous nous mettons immédiatement sur le côté pour le laisser passer.



Nous poursuivons la route et croisons des fermes au milieu de nulle part. Combien de têtes de bétails peuvent ils avoir et sur quelle immense superficie?


Avant de remettre les roues sur l’asphalte, le soleil vient se coucher éclairant le ciel de couleurs splendides et les herbes hautes aux alentours.



Nous arrivons à Mount Surprise où Troopy aura le droit à une douche gratuite. En effet, pour éviter que l’on ne transporte de mauvais germes dans le pays, ils mettent ce lavomatique à disposition pour nettoyer le dessous des véhicules.


Nous poursuivons notre route à la recherche de repos pour planter la tente. Malheureusement, l’aire ne vient pas et la route s’assombrit. Dans la pénombre, nous ne pouvons éviter un kangourou qui viendra embrasser Troopy. L’animal est reparti bondissant dans la pampa, mais Troopy lui, a gardé une bosse de ce contact avec la nature sauvage. De peur que cela ne se reproduise, nous ne poursuivons qu’un kilomètre et nous arrêtons au premier endroit sur pour passer la nuit dans la voiture. Au bilan de cette journée, peu de kilomètres avalés, mais une route superbe. Dommage de la conclure en mangeant n’importe quoi, n’importe où et de dormir dans la voiture…



Jour 2


Réveil matinal pour rejoindre la première ville ou premier aire de repos pour prendre un petit déjeuner confortablement installés sur une table.


Sur la route, nous suivons un panneau indiquant un lac pour s’y baigner. 3,7 kms seulement ajoutés au compteur pour un bain bienvenu au milieu des nénuphars. Une Oasis au milieu du désert !!!



Nous rejoignons ensuite rapidement Normanton où nous emmêlons la dame de la libraireie pour avoir un accès internet pas cher afin de lire nos mails. Un déjeuner de luxe (steak et Maïs) bien agréable mais très chaud, même une petite grenouille s’était cachée dans la table. Oups, elle a du avoir quelques bouffées de chaleur lorsqu’on a cuisiné au réchaud au dessus d’elle.



Les gens du coin sont très surpris de voir des blancs venir d’aussi loin…si loin qu’ils ne savaient pas où était la France.

Nous repreonons la route vers le Sud cette fois ci, car la Savannah Wa qui nous conduisait tout droit à Darwin est fermée. Nous devons donc rejoindre un autre axe est -Ouest plus au Sud.

Les kilomètres s’enchainent… Mais c’est long ! Des lignes droites de centaines de kms vous transforment 5 bornes en interminables minutes.
Surtout que nous ne poussons pas Troopy à plus de 100km/h pour le préserver à maximum et le diesel aussi. Alors… c’est long ! La prochaine fois, on prendra une brique pour l’accélérateur, une ficelle pour le volant et on pourra dormir un peu…Les vaches par contre sont toujours sur le bord de la route...


Termitieres par centaines !!!!

Cette fois ci, nous arrêtons beaucoup plus tôt sur une aire de repos afin de profiter de la lumière pour cuisiner notre diner. Au milieu de la brousse nous plantons notre tente 3 places que nous a donné Hanz en Tasmanie. Vue sur les étoiles, nous laissons la tente ouverte avec seulement la moustiquaire pour nous préserver des insectes, mais que l’on entend. Grrrrrrrr…

 


C’est donc vue sur les étoiles et dans les bars l’un de l’autre que nous fermons les yeux. Mais cela ne dure qu’un temps et nous nous empressons de nous tourner chacun de notre côté pour nous reposer de cette longue route.



Jour 3


Nous atteignons rapidement Mount Isa, une grande ville minière au milieu du désert(. Au centre d’information, nous apprenons que ce déroule en ce moment même un festival de rodéo et musique country. Il se situe à 260 kms de là, mais dans le sens inverse où nous allons; ce qui nous ferait rajouter plus de 500 kms à notre compteur déjà bien plein. Nous renonçons, car encore beaucoup de route nous attend, mais je suis un peu déçu  quand même… J’en rêvais tellement. On verra par la suite du voyage… qui sait?

Nous nous jetons dans le mac do pour consulter les mails et visitons l’hôpital construit sous terre. En effet, suite au double bombardement de Darwin en 1943 par les japonais, Mt Isa était susceptible d’être la prochaine cible susceptible.les miniers se sont immédiatement activé et on construit seulement en 15 jours une galerie sous terre où l’hôpital à installé ses locaux. Tout est resté comme d’Antan : lits, matériel chirurgical, médicaments…puisque heureusement la ville n’a pas été bombardée; un vrai voyage dans le passé de quelques minutes.





La pauvre dame fatiguée par l’âge qui garde le musée passe ses journées dans le bruit et la poussière que soulèvent les bulldozeurs juste devant sa porte. Elle nous offre généreusement une carte postale de ces lieux mémorables.

Nous quittons rapidement Mt Isa en quête d’étendues sauvages. Après quelques kms, nous arrivons aux portes d’un nouvel état : Le Northern Territory. Des dizaines de mouches nous souhaitent la bienvenue, accueillant mais un peu collant !


Troopy redémarre sans trainer pour avaler un maximum de kms avant le coucher du soleil. Le soir, sur notre aire de repos sauvage, nous plantons la tente sous des nuées de mouches. Heureusement, nous avions tout prévu, et nous endossons nos moustiquaires pour chapeau achetés 3 mois auparavant ! Pas folle la guêpe !






Le soir, sur notre aire de repos sauvage, nous plantons la tente sous des nuées de mouches. Heureusement, nous avions tout prévu, et nous endossons nos moustiquaires pour chapeau achetés 3 mois auparavant ! Pas folle la guêpe !

Nous nous faisons un autre délicieux repas sous les étoiles en discutant de longues heures et allons nous coucher pour rediscuter encore !</<BR />






Jour 4


Nous repartons à la fraîche et réveillés un peu prématurément car cette fois ci la nuit a été agitée à cause du vent qui secouait la tente comme un shaker… Du coup, retour dans Troopy.
Nous atteignons sans trop de difficulté Katherine à 150 kms de Lichfield NP. Nous prenons un maximum d’informations, enfin de prospectus, car les quelques mots arrachés à la dame de l’office de tourisme ne nous seront pas d’une grande aide. Nous faisons quelques courses et le 3ème plein d’essence depuis Cooktown avant de repartir. Nous camperons sur une petite route aux portes du Lichfield NP. Nous ne sommes plus qu’à 150 kms de Darwin.

 

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 01:11

 Le 1er au 2 Avril


Nous arrivons à Cooktown après le coucher du soleil et repérons, comme à notre habitude, une petite aire de jeu bien tranquille.



Alors que nous nous apprêtions à cuisiner, une dame vient nous saluer. C’est Pam, la voisine accompagnée de ses deux chiens. On se demande si elle a un peu abusé du liquide qui fait rire ou si tout simplement elle a fumé la moquette, car elle raconte des choses de manière un peu étrange, mais au final, elle est plutôt sensée. Pam terminera son discours par un gros câlin de maman comme elle dit puis nous souhaite bonne nuit.
De retour à la voiture pour continuer d’installer notre cuisine de campement, un couple nous interpelle. C’est Peter, sa femme et leur petit chien, nos autres voisins d’un soir. Ils nous proposent de planter la tente dans leur jardin et même de prendre une douche chez eux. Les habitants de Cooktown ont vraiment le sens de l’hospitalité, mais nous déclinons l’offre car notre petit bout d’herbe semble bien confortable.
Avec toutes ces rencontres, nous dinerons la nuit une fois tombée à la lueur de notre lampe à pétrole.
Nous avons bien dormis, même si au beau milieu de la nuit nous avons entendu Pam qui regardait la TV. Sacrée Pam, un peu allumée, mais bien sympathique.

Au petit matin, Peter nous salue au volant de son bus scolaire.
Après un brin de vaisselle et un bon petit déjeuner, nous partons visiter les jardins botaniques.
 


Plus rien de très botaniques ces jardins étant donné que nous sommes en automne. Mais c’est également le point de départ d’une rando qui mène jusqu’au point culminant de Cooktown: le Grassy Hill. ( 162m)
Sacs à dos, baskets, maillots de bain et grandes bouteilles d’eau, nous voilà prêts à attaquer l’ascension de ce mont. Lorsque nous atteignons la première plage, celle de Finch Bay, nous sommes extrêmement tentés de nous jeter à l’eau. Mais une dame nous refroidit direct; elle vient de se faire piquer par une méduse-boite. Et leur contact peut s’avérer mortel. Alors elle file chez le médecin et nous on regarde la plage si tentante, sous ce soleil de plomb, puis reprenons notre ballade.



Après une  bonne grimpette tout en slalomant entre les énormes toiles d’araignées et leur propriétaires tous aussi énormes, nous arrivons à la seconde plage, celle de Cherry Tree Bay. Arg ! Quelle frustration !



C’est également sur cette plage qu’en 1770, Capitaine Cook fit mouiller l’Endeavour de juin à août. Nous empruntons le passage qu’il a ouvert à la machette 339 ans auparavant ! Les derniers Kms sont assez difficiles car plutôt pentus et sous une chaleur accablante. Mais lorsque nous atteignons le lookout, la fatigue s’envole. La vue à 360° sur l’Endeavour River, la ville, l’océan… est très jolie.





C’est également ici qu’a été établi l’un des premiers phares du Queensland.






C’est programmé, nous reviendrons ici pour le coucher du soleil, mais en voiture cette fois ci !

Dans l’après midi, nous visitons la petite ville de 2000 habitants. Le tour est très vite fait… Alors nous lézarderons
dans le Bicentennial park. Nous testerons le bateau à musique… Très amusant.



Ce parc abrite également la célèbre statue en bronze du capitaine James Cook. Un local nous a fait part d’une anecdote très drôle. Il semblerait que les aborigènes aurait pris Cook pour un fou car in tenait un didjeridoo au niveau de l’œil !



Sur la promenade le long de l’eau, de jolies peintures ornent le sol.





Lorsque le soleil commence à descendre, nous grimpons au lookout. Le soleil couchant sur la rivière est magnifique.



Le ciel se teinte de milles couleurs. L’endroit est si calme que nous décidons d’y planter la tente ! Culottés c’est vrai, mais ca se mérite d’avoir la meilleure vue de tous les environs !






Nous dinerons donc à cette place de choix et sous le ciel étoilé.




Seul le son de la corde du drapeau inexistant vient troubler le calme environnant. Que cela ne tienne ! John grimpe
le long du poteau et scotch le perturbateur !



On aurait dit un fou au beau milieu de la nuit ! Mais grâce à cette acrobatie, nous avons passé une excellente nuit.
Le réveil est programmé à 6h, pour ne pas manquer le lever du soleil. 6h : nuit noire. A quelle heure le soleil se lève ici ? On est tout perdu avec tous ces changements d’horaires. Nuit noire, mais impossible de se rendormir. Puis, les premières lueurs apparaissent; du violet, du rose, du mauve…colorent le toit de l’océan.







Après un petit déjeuner de roi, salués par les sportifs matinaux, contents que nous ayons choisi ce lieu unique pour une nuit romantique, nous reprenons Troopy pour une longue, très longue route vers Darwin.

 

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 08:08
Vendredi 10 avril 2009...Mais c'est mon anniversaire ?!

Mes yeux sont toujours fermés, mais j’entends Anne qui s’agite dans la voiture, tout en essayant de ne pas me réveiller…raté pour cette fois.

Puis dans un demi sommeil, une musique vient doucement faire vibrer mes tympans…cette musique, c’est celle de Empire of the sun, un groupe que l’on écoute ici à la radio, et qui rythme nos kilomètres (quand le poste nous fait l’amabilité de bien vouloir capter). C’est mon cadeau !!! Car lorsque Anne m’avait demandé ce que je voulais pour mon anniversaire, je lui ai répondu que je souhaiterai avoir les chansons que l’on écoute en Australie depuis déjà 7 mois. Parce que après on oublie et c’est vraiment dommage, car c’est un bon souvenir. Quand on entend une chanson, elle vous rappel pleins de choses et c’est génial de revoyager en un instant !   Donc voilà, elle avait réussit à se procurer nombreux de ces titres…Génial !


Pour la petite anecdote, ce sont Laeti et Cedric qui ont téléchargé ces chansons pour elle, et un soir elle a simulé qu’elle n’arrivait pas à dormir et qu’elle avait trouvé comme seule solution de fixer les animations psychédéliques de Windows média…alors qu’en vérité elle triait  les chansons avec les écouteurs ! N'importe quoi !

C’st donc un réveil tout en rythme et un « joyeux anniversaire mon amour » qui ouvrent ma journée ensoleillée d’anniversaire. Ruby a son tour vient me souhaiter mo anniversaire, et avait dissimulé un œuf Kinder de pâques sous son chapeau pointu bleu. Ouai…merci  Ruby !


Nous partons au lac Alexander, pour une petite baignade. Oui il y a la mer c’est vrai, mais les crocos et les méduses qui habitent les environs rendent impossible un petit bain. C’est donc dans ce petit lac d’eau de mer, que nous nous rafraichirons de cette température élevée.




Après ce petit bain, nous sortons le petit déjeuner, et trône fièrement sur la table, un paquet de céréales Milo. C’est ’’chocapic’’ Australiens, au gout délicieux et au prix conséquent ! Yummy !



C’est donc sous les palmiers que nous dégustons nos céréales, et nos petits pains…au Nutella bien sûr ! 

Après une bonne douche et un rasage en bon et du forme, nous filons au cinéma en ville, car aujourd’hui 10 avril, tout est absolument fermé. Avec Noël, c’est le jour le plus férié de l’année. La naissance de Jésus…et la mienne en fait ! Comme dis Steph, d’ailleurs je vois même pas pourquoi on fête encore Noël ! Pas facile donc pour ma louloute de planifier quelque chose d’autant plus que ce week end de pâque ajouté à la saison  des pluies où toutes les attractions sont fermées rendent encore plus dur l’organisation.  C’est donc sous la clim des salles obscures que nous filons pour aller voir un film d’animation très bien mené appelé « Mary & Max ».



C’est l’histoire (vraie) d’une grande amitié par correspondance entre une Australienne de 8 ans qui écrit a une personne au hasard aux usa, pour savoir si les bébés viennent des cannettes de coca cola puisque en Australie ils viennent apparemment des verres de bière. Cette personne c’est max, un New yorkais mentalement retardé qui vit seul dans son triste appartement et qui se plait a répondre à cette petite marie…qui lui pose bien des colles…une histoire vraiment surprenante, mais extrêmement tragique et sombre.
Nous ressortons donc de là toute chose, mais quelques unes de nos supers nouvelles chansons et nous revoilà au taquet !

Anne prend le volant mine de rien genre on va chercher une aire de pique nique. Je me doute qu’il se cache bien quelque chose là-dessous. Un parc a crocos ? Une rando ? Et après quelques kilomètres, nous arrivons devant une porte et pénétrons avec la voiture dans un endroit luxuriant de beauté. Des palmiers partout et autres plantes tropicales…et derrière…une piscine. Nous sommes accueillis par Christie et Paul, les gardiens de ce paradis. Nous voici donc dans un Bed and Breakfast pour mon plus grand bonheur.




Ils nous montrent notre chambre…oui oui….une chambre rien que pour nous…avec un vrai lit ! Un vrai matelas, des vrais coussins et tout et tout. Aller hop un petit test direct…très confortable !


Nous préparons à déjeuner. Et comme c’est pâques, elle nous a acheté du bon agneau que nous faisons cuir au BBQ.

 L'Australien est tres tres equipe...impossible de rater la cuisson !!!

Le tout avec des petites patates et du beurre salé fondu…un vrai régal.  Avant de diner, Anne se renseigne de l’heure qu’il est et me tend un second œuf Kinder à l’heure exacte de ma naissance…  13h20. Trop mignon.


Après cela est venu le moment d’une vraie sieste dans ce vrai lit. On s’écrase donc tous les deux pendant une heure…et dire que j’ai boycotté les siestes quand j’étais gosse ! A mon réveil, Anne avait disparu. Elle a filé avec le jardinier ? Ah non, elle m’attendait dans notre petite piscine privée rien que pour nous et bien fraiche. Et pouf…pour le reste de cette si chaude journée.

Ce soir, nous sommes invités par nos hôtes à prendre l’apéro avec eux et leurs amis.  Certains arrivent et d’autres repartent, un flot continue de voisins, amis et famille défilent dans le jardin de la demeure. Tous très gentils et tous très à l’aise, se servant sans gène dans le grand frigo qui renfermait des montagnes de bouteilles de bières fraiches. Nous suivons donc les recommandations de Paul : «  Servez vous quand vous voulez, vous devez vous sentir ici comme chez vous ».

 
L’apéro se transforme en diner…avec Barramundi cuit au BBQ, grosses crevettes grillées et huitres s’il vous plait. Mais celles-ci farcies de crème fraiche et d’œufs de saumon…sacrilège !







Mais tout ceci était débordant de générosité et de convivialité. Et voilà mon vœu exhaussé. Celui de passer mon anniversaire avec Anne bien sûr, mais également dans une ambiance familiale et conviviale…bien jouée ma loute !

Très bonne soirée donc, arrosée de quelques bières et accompagnées d’un délicieux repas et charmantes rencontres…la vie quoi ! Voilà comment je vois mon chez moi…la porte toujours ouverte !


Anne s’éclipse dans la cuisine de notre maison, me demandant de la rejoindre dans 5 minutes, ce que je fis, pour la voir arriver avec une assiette de Donuts et des bougies qui coulent dessus…sans oublier mon 3ème et dernier œuf Kinder au milieu.


Un vœu et un bon souffle plus tard, et nous voilà à nous lécher les doigts pleins du chocolat de mes Donuts d’anniversaire.


Anne a poussé la perfection s’assurant de la présence d’un réseau Internet pour consulter mes mails d’anniversaire…ce que je fis immédiatement pour me délecter de vos gentils messages.


Mais pas le temps de vous répondre de suite…car la fatigue s’ajoute aux bières et à l’appel de notre vrai lit. Anne est sur les rotules, la pression tomber pour elle qui avait même prévue un super diner qui, par la générosité de nos hôtes, est resté dans le frigo !
Nous allons donc rejoindre Ruby, qui dormait déjà entre les coussins, pour une nuit…une vraie.

Au réveil, nous ne voulons quitter le lit si confortable, mais un petit déjeuner de roi nous attend. Assiettes de fruits frais, pâtisseries, et céréales. Puis Anne profite de la cuisine pour préparer des crêpes tandis que Christie nous donne des papayes de son jardin, que nous mettons immédiatement dans la voiture avec nos affaires. 



Et voilà comment s’achève cette mémorable journée d’anniversaire de mes 28 ans.

Merci à vous pour vos petits (et longs) messages d’anniversaires par Internet et par téléphone et vos surprises !…

Merci à Christie et Paul, nos hôtes, pour avoir fait de cette soirée un moment si intime et si agréable…

Merci à Laeti  et Cédric pour avoir téléchargé toutes ces chansons alors qu’ils étaient vraiment débordés…vous assurez toujours autant…

Merci à l’adorable et énergique manager de l’office du tourisme de Darwin, d’avoir si bien conseillé Anne…

Merci à mes parents de m’avoir fait si beau gosse…

Merci à Astrid d’avoir accouché le 9 avril et de ne pas m’avoir volé la vedette sur ce 10 avril…Souhaitons d’ailleurs la bienvenue à la petite Clara Bisbal et félicitations aux parents Nico et Astrid. 

Merci à mes parents de m’avoir fait si beau gosse…

Mais surtout un grand, un immense et infini MERCI à ma louloute, pour avoir affronté les supermarchés, déjoué les mauvais tours du week end de pâques très busy et du 10 avril férié, de s’avoir s’entouré des bonnes personnes pour réaliser l’impossible, d’avoir perpétué la tradition de mes œufs en chocolats de pâques, d‘avoir organisé ce super anniversaire…et surtout merci ma loute, d’être à mes côtés chaque jour pour mon plus grand bonheur.

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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 05:33
Le 30-31 mars 09

Nous arrivons devant l’embarcadère du bac qui traverse la Daintree River. 2 minutes de traversée pour 10$50... Ca fait cher de l’heure, surtout lorsqu’on vous rappelle très autoritairement que vous devez être à l’intérieur du véhicule… Rrrrrrr !


Bref, deux minutes  plus tard, nous voilà dans un nouveau monde: celui de Jurassique parc !

Nous stoppons le moteur quelques minutes pour jouir de la vue sur Alexandra Range depuis le belvédère de Walu Wugirriga.


Mais ce ne sera pas ici que nous déjeunerons, trop busy, comme on dit. Nous poursuivons notre avancée jusqu’à Cow Bay. Une jolie plage, mais hors de question de rester au soleil, on profitera de l’ombre des palmiers et autres arbres exotiques pour manger.

Ce soir, nous avons prévu de camper à Noah Beach, mais lorsque nous arrivons devant l’entrée: une barrière nous empêche de continuer. Cette fois ci, on respectera l’interdiction car l’annonce d’une grosse amende pour tous outre passeurs nous refroidi. Un peu désemparés nous poursuivons notre route jusqu’au village de Cape Tribulation.
En chemin, nous faisons une petite halte pour marcher un peu dans la forêt tropicale. Toujours aussi impressionnants ces arbres…



Sur la route nous sommes amusés par les panneaux de signalisation trafiqués. Un dos d’âne devient une tête de bonhomme avec un chapeau ou un escargot !


Ou encore celui-ci qui rappelle de rouler doucement pour préserver les fameux casoars que l’on n’a toujours pas vu.

Arrivés au village, on réserve un emplacement de camping, même si la dame de l’accueil n’est pas très accueillante. Une fois la tente montée, on file faire un volley dans la piscine contre 3 israéliens. Quelques minutes plus tard, notre équipe est renforcée par Nina, une allemande. Et devinez qui a gagné ! NOUS !

A la nuit tombée, on utilise la cuisine du camping pour préparer notre petit diner, alors que tous les autres backpackers vont manger au resto de l’hôtel.
John étonnera quelques personnes lorsqu’il ouvrira d’une main de maître notre noix de coco. Deux ou trois bon coup bien placé et hop, elle s’ouvre comme une fleur… Ca sert d’aller au marché de Port Douglas !
En tout cas, une noix de coco, bien fraîche, mangée au Douk Douk… C’est la classe !

Allez dodo après une bonne douche.
Le lendemain matin, avant de quitter  le camping, nous allons faire un tour à la plage juste à côté.
Pas de sable fin et probablement quelques méduses dans l’eau, mais tous ces cocotiers…on ne s’en lasse jamais…



Puis, nous partons visiter la Bat House, autrement dit, la maison des chauves souris. Nous sommes très loin de l’idée de la maison hantée, toute sombre, avec des toiles d’araignée… ah si, il y a avait des toiles d’araignées… mais il y avait aussi un gentil volontaire qui nous a donné plein d’informations sur ces volatiles mal connus.
Surtout, nous avons fait la rencontre de Sunrise. Une chauve souris de 18 ans recueillie dès ses premiers jours par des volontaires alors qu’elle flottait presque sans vie dans la Daintree River.



C’est ainsi que bous avons appris que si une chauve souris n’a pas appris à voler dans ces tous premiers mois de vie, elle ne  volera jamais.
Ces petites bêtes sont totalement différentes de ce qu’on peut imaginer. Elles ne font pas peur et sont même plutôt attachantes.

Après s’être assurés du bon état des routes avec l’épicier du coin qui fait un peu tout, nous nous engageons sur le Bloomfield Track. Ce sont plus de 4 heures de pistes qui nous attendent pour rejoindre Cooktown.
 Ce pays prend une toute autre allure quand vous voyagez en 4x4. Nous avons basculé de l’autre côté d’une barrière. Lorsque vous voyagez en 4x4 en Australie, vous êtes un tout autre touriste. C’est comme si vous avez rentré un code dans votre nouveau jeu vidéo qui vous débloque les niveaux. Là où bon nombre de touristes font demi-tour, vous poursuivez et découvrez des paysages sauvages de carte postale. 

Troopy s’amuse comme un fou sur ces chemins poussiéreux et nous aussi. Nous arrivons à notre premier ruisseau. Après quelques photos, car l’endroit est tout simplement sublime et vraiment typique avec ce panneau « attention aux crocos ! »


Puis très prudemment, encore plus que si je devais traverser une autoroute, je passe de l’autre côté du ruisseau, afin d’avoir de bonne photo de Troopy. C’est que c’est un métier à risque que d’être journaliste pour Génération 4x4 !

Joe au volant de Troopy, s’élance sur ce ruisseau très caillouteux.


Quel terrain de jeu cette piste ! On s’éclate.


Cette piste a un peu l’allure d’un circuit de Grand Huit dans les fêtes foraines, les loopings en moins heureusement. Parfois, c’est tellement pentu que nous nous retrouvons complètement collés à notre siège avec juste le ciel comme vue via le pare-brise. Et lorsque l’on arrive en haut… Woua ! La vue est magnifique, avec au loin, une plage, et un sable blanc… On a l’impression que la plage est en hauteur…Où Est-ce ? On veut y aller !


Quelques kilomètres plus loin, un panneau nous informe de la présence d’une plage. Vite on gare Troopy et direction cette plage. Après quelques mètres au travers d’une végétation luxuriante, nous sommes époustouflés par la beauté de cet endroit.


Une plage complètement déserte bordée par les mangroves, les palmiers, les cocotiers et autres. Juste magnifique.




Nous photographions la plage sous tous les angles; à chaque fois que nous nous retournons, nous reprenons encore une photo, même si on l’a déjà dans la boite. C’est incroyablement beau…


C’est de loin ma plage préférée avec celle de Witheheaven dans un autre style. Celle ci est si sauvage, si déserte… On est tout chose devant tant de beauté.



On veut bien évidemment être sur les photos, alors même si on galère à régler le pied, on persiste !






Il nous reste encore de la route et il faut veiller à ce que l’on traverse les autres rivières à marrée basse, donc en route.
Cette fois ci, c’est moi qui prends le volant. Y a pas de raison, moi aussi je veux jouer avec Troopy !



Le premier « obstacle », super facile,  un petit pont de bois…


Par contre, lorsque j’arrive au pied d’une petite rivière, je fais moins ma maligne. C’est qu’il y a pas mal d’eau quand même…
Allez, je vérifie que je suis bien en mode 4 roues motrices et j’enclenche la première, sous l’œil presque expert du photographe… c’est trop bien ! Troopy passe sans aucune difficulté cette rivière en soulevant des gerbes d’eau ! Encore encore!


J’arrive même à prendre Joe en photo qui prend une photo pendant que je traverse!!!


La suite de la route sera plutôt facile et on retrouvera le goudron. Dernière étape, traverser la Bloomfield River.



Le Lonely Planet nous a fortement conseillé de visiter les cascades de  Bloomfield.
Alors après s’être trompés de chemins, on fait un demi tour, demandons notre route aux ouvriers pour cette fameuse chute d’eau et encore une fois nous ne sommes pas déçus du voyage.







Aucun panneau n’indique cet endroit. C’est comme un trésor caché que tu découvres lorsque tu arrives au pied de la cascade. La lumière du soleil couchant majore encore plus la beauté de ce lieu.



Sur le chemin du retour, des chevaux viennent nous saluer, presque jusque dans Troopy ! Je vous raconte pas comment Ruby s’est caché sous la banquette !


La dernière portion de route avant de rejoindre Cooktown sera elle aussi très belle. Soleil couchant, poussière soulevée sur le passage de Troopy = Super Photo !



Nous terminerons notre journée par les montagnes noires; des collines nées il y a 260 millions d’années et formées de milliers de blocs de granits. Les aborigènes locaux l’ont surnommée « Kalcajagga » (lieu des lances). Certaines cérémonies sont toujours pratiquées dans ces montagnes où certaines choses inexpliquées sèment le trouble…. Il semblerait que plusieurs vaches et chevaux auraient disparus dans ces terres et qu’il a y des turbulences dans l’air juste au dessus de la montagne qui provoquerait des crashs d’avion…
En tous les cas, ces montagnes sont impressionnantes mais nous les regarderons que depuis la route !

Cooktown ! Nous y voilà.
Quelle belle journée et surtout quelle route magnifique.







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