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Qui Voyagent ?


"L'homme qui veut s'instruire doit lire d'abord, et puis voyager pour rectifier ce qu'il a appris.”
Giacomo Casanova


Qui voyage ?  Anne et Joe
Pour nous contacter : 
filimen@hotmail.fr

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La photo du jour


Nos Aventures Par Dates

Le voyage en chiffre

Nombre d'heures passées en avion : 54h10
Nombre d'heures passées en bus : 7h04
Nombre d'heures passées en bateau : 39h21
Nombre d'heures passées en tramway : 1h40

Nombre d'heures passées en train : 11h59

Nombre d'heures passées en télésiège : Oh45

Nombre d'heures passées en hélicoptère : 0h05

Quelle heure est il ?

  Melbourne ( GMT + 10h )

Quel temps fait il ?

 

3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 14:10


Vous avez assisté à la naissance d’une nouvelle catégorie intitulée « petits pépins et gros noyaux ».  Nous avons décidé d’énumérer toutes nos petites galères qui pimentent ce voyage. Il y en a des drôles - surement plus pour vous que pour nous - et des plus gênantes, mais jamais rien de très grave au final.
A chaque fois que vous verrez cette catégorie apparaître sur le blog, c’est qu’il nous sera arrivé un petit malheur.
Un dicton bien connu dit « le malheur des uns fait le bonheur des autres », donc amusez- vous de cet article, riez de nous, faites en ce que vous voulez, car ici, en Australie, nous aimons l’aventure et même les galères qu’elle engendre.

 

 

 

CINQUIEME PARTIE


Quoi ?! Déjà la cinquième partie ?! Et oui, le voilà la petite rubrique qui vous fait sourire. Au menu, des chutes, des glissades, du vol organisé et une vengeances matinale…régalez vous…


Une nuit en Enfer…

Nous voilà donc tout content d’être sur les terres aborigènes de Kakadu. Pour faire les choses en grand, on réserve une nuit de camping avec toutes les commodités nécessaires.
Cette fois ci, hors de question de se faire avooir par la nuée de moustiques. Nous nous sommes organisés comme des pros. Nous avons planté la tente, diner et même pris notre douche avant le coucher du soleil qui annonce l’invasion des suceurs de sang. Parfait; Nous sommes dans nos sacs de couchages, prêts pour une bonne nuit.
 Quelques heures plus tard, nous sommes réveillés par la pluie. Oups ! John se précipite à l’extérieur pour refixer la tente et fermer la petite fenêtre.
Bon, ca à l’air d’aller… Puis la pluie reprend de plus belle… ce sont des trombes d’eau qui se déversent sur notre petite tente australienne. Et en quelques minutes, notre abri de fortune s’est transformé en radeau de la méduse. Notre sol dur est devenu matelas à eau ! Impossible de lutter. Tout est déjà trempé! On opte pour la solution de repli : Troopy.
Malheureusement, le calme fut de très courte  durée, car les premiers «  bzzzzzz » se sont fait  entendre… Et en moins de 5 minutes, nous étions au centre du fameux circuit de formule 1 !!! Invasion de moustiques ! L’horreur ! On avait beau se recouvrir de produit anti moustique, ils n’en faisaient cas et testaient le délicieux sang français !!! Commença alors un combat acharné : Moustiques VS les aventuriers. Nous  avons marqué de nombreux points à en croire les cadavres collés sur le plafond de notre pauvre Troopy, mais l’union fait la force, nous avons du déclarer forfait et servir de diner aux moustiques… Snif !
Voilà comment s’est déroulé notre PIRE NUIT en Australie…


Le plus beau coucher de soleil de l’univers…


Vous connaissez le goût bien prononcé des australiens pour le qualificatif : « le plus … du monde »; et bien là, nous avons trouvé mieux avec « le plus … de l’univers » !
Comment résister à un titre pareil ?! Nous n’avons pas pu et nous nous sommes rendu dans cet endroit magnifique : Ubirr, soit disant théâtre des plus beaux  couchers de soleil de l’univers !
Nous étions donc aux premières loges pour assister au spectacle. Tout était parfait: petit pique-nique, bonne discussion, les couleurs chaudes du soleil sur un panorama époustouflant.
Mais en guise de plus beau coucher de soleil de l’univers, nous avons eu le droit au plus décevant coucher de soleil de l’univers ! Dans les nuages !


Gérard Majax n’aurait pas fait mieux. 

Lorsque nous arrivons au camping des Gunlom falls, un panneau nous indique que le prix de la nuit est de 5,50 $/pers. Nous plantons donc notre tente et préparons notre feu pour le diner. Lorsque le « Ranger »vient collecter l’argent il nous demande 20 $…surpris, nous lui demandons alors pourquoi le panneau à l’entée indique 5,50 $. Il nous demande alors « quel panneau ?» ….et effectivement le panneau avait disparut ! Il nous dit qu’il a enlevé ce panneau lui-même en 1998...Nous sommes complètement perdus, et demandons a nos charmants voisins une explication. Mais ils ne savent pas. Ils n’ont pas payé le même prix pour la première nuit que pour la deuxième, mais ça les a pas choqué (ah ces Australiens….) Impossible de comprendre où était son intérêt puisque avec un reçu il ne peut pas voler le gouvernement  qui gère conjointement le parc de kakadu avec les communautés aborigènes locales.
Après une grande prise de tête, nous avons une hypothèse. Il annonce le prix de 5,50 $ qui est l’ancien prix que pratiquait tout le parc de kakadu pour ses campings. Il aurait gardé les anciens reçus, et chaque fois qu’il facture ce prix là il donne un reçu démodé au client et s’encaisse l’argent dans la poche puisque le gouvernement n’attend plus de reçus à 5,50 $ mais à 10 $  Ce n’est qu’une hypothèse, mais JE VEUX comprendre pourquoi le panneau de l’entrée a disparut ! Ca me rend fou !


Appareil photo sous marin…


Ce petit pépin et gros noyaux s déroule dans un cadre complètement idyliique : Les Gunlom falls. Nous faisions donc les fous dans cette eau crystaline. L’objectif était de fairte la plus belle figure accorbatique tout en étant synchro avec le retardateur de l’appareil photo. Une bonne partie de rigolade jusqu’à ce que joe a glissé l’appareil photo à la main. Heureusement le boitier a résisté, mais l’objectif, lui, a fait des bulles…Au secoubloubloublou…voilà pour l’explication de se qui s’est passé dans cette piscine.

Monture cassée, et lentille sale. Impossible de le faire réparer dans un rayon de 2 000 kms….Welcome to the Bush !


Joe a tenté de me tuer !

Vous vous souvenez de la photo de mon petit bras tout abîmé ? Et bien voilà un peu plus de détails sur l’évènement.
Nous randonnions dans les gorges d’El Questro; mi rando, mi escalade.
Nous étions à la recherfche d’art rupestre. John, comme d’habitude ouvre la marche et je le suis. Non sûr du chemin, je m’arrete a 2,50m de hauteur. John quant à lui, puirsuit l’ascension.
C’est à ce moment là, qu’une grosse pierre roule sous son pied. « ATTENTION MON AMOUR !!! » hurle t-il tout en essayant de retenir en vain, l’enorme roc qui s’est détaché de la paroie.
Je vous assure que lorsque vous voyez une pierre de plusieurs dizaines de kilos vous arriver droit dessus, vous analyser la situation très rapidement, et votre temps de réaction est infime. C’est surement ce que l’on appel l’instinct de survie.

En moins de 1 seconde, j’ai incliné mon corps de ùanière a ce que le rocher ne me tombe pas sur la poitirne, mais malheureusement mon bras est resté dessous. Oups ! Il est tellement lourd, qu’il va m’entrainer dans sa chute…Deuxième analyse : « où puis je sauter ? » Je repère de là haut, un petit espace sans cailloux avec un arbre auquel je pourrai me raccrocher. Je ne savais pas que je pouvais sauter de si haut !  Dans un sens, c’est rassurant de savoir que le corps est capable de choses qu’en temps normal l’appréhension le paralyse.
Au final, une belle frayeur, une cicatrice, mais surtout une bonne leçon : ne jamais rester derrière quelqu’un qui escalade !


Et une glissade de plus !

Connue comme une véritable aventurière à El Questro, John, a tenté de me voler la vedette en se blessant à son tour.
A la fin de notre longue et exténuante marche vers les champagne Springs, mon petit homme nous a fait une jolie glissade sur les rochers humides. AIE ! Le coude a cogné sur un cailloux ce qui lui aura valut une bonne incision. Un steristrip, un bisou et plus rien n’y parait !


C’est important d’être bien avec ses voisins…


La nuit est magnifique, pleine d’étoiles qui scintillent. Nous mangeons à la leur de notre lampe a pétrole, tout autour de nous est si calme et si paisible, que la nuit s’annonce parfaite pour nous reposer de notre route. MAIS….bah oui sinon ça ne serait pas dans cette rubrique…..une voiture débarque gentiment alors que nous filions sous la tente. Ils plantent eux aussi leur tente en allumant leur MEGA lampe qui éclaire toute notre tente, et filent à quelques mètres de nous, pour diner sur la table de pique nique. Le monsieur a une grosse voix qui me fait sursauter chaque fois que le sommeil vient me chercher. Je leur demande alors juste de parler un peu moins fort, et ce couple me répond que ici c’est l’Australie, c’est un pays libre et me demande d’où nous venons. Je lui dit que cela ne change rien, nous avons de la route demain et nous souhaiterions juste nous reposer quelle que soit notre nationalité. Il nous répond alors : « ah ces allemands, ils sont couchés a 9h, c’est un free camping et tout le monde peut en profiter »….Ok vous deux….on verra ça demain…

Levé 5h pour les petits Français, montée progressive du volume pendant notre petit déjeuner. Puis nous plions nos affaires sous un vacarme pas possible. Et « BAM » une porte de Troopy qui claque, puis 2, puis 3, a zut j’ai oublié quelque chose et re « BAM »…et enfin un truc hyper bruyant : le capot de Troopy. Mais ce qui va faire sortir pépère de sa tente les valises sous les yeux…ce sera le Double fermage du couvercle de la poubelle en métal juste à côté de leur tente.
Nous montons donc calmement dans Troopy, démarrant le moteur et le laissant un peu chauffer, partant doucement sans faire de bruit, alors qu’il  nous regardera les bars sur les hanches avec une haine pour les allemands. Quoi, 5h ? Ils dorment encore ces Australiens ?  CoCoricoooooo



De quoi exploser !


Nous traversons de part en part, la « grande » ville de Tennant Creek avec ses 3 000 habitants, à la recherche de l’un deux qui veuille bien remplir notre bouteille de gaz VIDE !
1ère station service : « pas possible, nous n’avons pas le matériel nécessaire »
2ème station service : idem
Nous nous dirigeons alors vers la 3ème station service : « pas possible, j’ai le bon matériel mais je ne sais pas m’en servir !»
Grrrrrrr
Aller on en tente une dernière :
- « Pas de problème je vous le ferai à 17h »
- « oui mais là il est que 14h ?! »
Agacés nous reprenons la route dans le désert avec notre bouteille quasi vide.

Le soir venu, nous nous arrêtons sur une aire de repos. Au diner que des choses qui se chauffent vite : flageolets et semoule. Aller on croise les doigts…Nous étions tous les deux a fixer les pauvres flammes du bruleur…nous avions barricadé notre camping-gaz car le moindre courant d’air aurait été fatal à notre diner…
Nous avons toutefois pu manger chaud, mais en compagnie de quelques goutes des pluies.

Finalement, le lendemain, nous traversons une petite bourgade avec une station service qui sera ravi de nous remplir notre bouteille en 10 minutes, pour 5 $ de moins que Rainbow beach et un café gratuit !
Moralité : Vive la campagne !


Un pneu… crevant !


Troopy boite un peu, alors après une route TRES mauvaise, nous voyons un pneu qui s’essouffle lentement. Nous le regonflons et il semble ne plus bouger. Mais deux jours ensuite, le revoilà fatigué. Nous suons un peu à l’idée de devoir le changer, car ils doivent couter la peau des fesses comme on dit. Nous demandons donc conseil à un spécialiste du pneu, qui ni une ni deux, nous démonte le pneu, le prend et part avec…. « Heu non mais nous on voulait juste un conseil en fait » Il revient 10 minutes après un diagnostique : un cailloux l‘a esquinté. Nous faisons donc la réparation sur place en 10 autres minutes et nous voilà repartis sur nos 4 roues,  essuyant la goute de sueur sur notre front…


Une visite surprise…

Alors que nous avions planté la tente à Curtin Springs, nous sommes réveillés en pleine nuit par des bruits étranges. Anne me soupçonne de me frotter à la tente sans en comprendre la raison, mais se rend compte que je dormais bien sagement. Mais alors qu’est-ce que c’est que ce bruit ?
Nous réalisons d’un coup que cet idiot d ‘émeu qui habite le camping s’est pris d’affection pour notre tente verte et est venu manger les fils qui la tendent en s’y frottant . Nous sautons précipitamment pour rentrer nos chaussures que nous avions laissé dehors et voyons apparaitre les pattes de l’animal  SOUS la tente. Nous  avons tenté de l’éloigner en tapant contre la toile pour le faire partir, mais il a tellement d’épaisseur de plumes qu’il ne sent absolument rien. Il est également tellement bête qui ne sent pas qu’il n’est pas le bienvenu. Vu le noir complet et le froid dehors, je ne me voyais pas sortir pour  le chasser. Au bout d’un moment il aura finalement poursuivi son chemin, mais n’aura pas oublié de manger nos chaussettes étendues sur le fil.


Une inondation dans le désert !


Quoi de plus normal que de se réveiller en plein désert, les pieds dans la gadoue. Et oui, plus fort que le roquefort, vu le temps pluvieux qui sévissait ce jour là dans le désert, nous avions décidé de rester bien au chaud sous la tente. Le problème c’est que nous commencions à prendre l’eau. En ouvrant notre maison de fortune (bien montée cette fois ci),  nous sommes rendus comptes que nous étions sur le passage de l’écoulement de l’eau mais que là où elle était sensée s’écouler encore plus bas….le trou était bouché. Donc flic flac floc nous revoilà les pieds dans l’eau et la pelle à la main pour faire dévier la boue qui arrivait de tout le camping. Nous regardons autour de nous et nous étions les SEULS dans ce cas d’inondation….Nous arrivons à faire baisser le niveau d’eau, mais notre emplacement était toujours  très boueux. Finalement, on bougera la tente 50m plus loin…sur un niveau plus élevé.

 

 

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QUATRIEME PARTIE

Vous vous frottez déjà les mains… et oui, revoici nos petits malheurs qui font votre grand bonheur. Vous en connaissez déjà la moitié, mais nous nous devions de les rappeler ici.

...et en parlant de pepins...Bon Anniversaire Thulix !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! hihi...



Airlie Beach: Attrape moi si tu peux !


Cette ville nous a été peu accueillante, c’est le moins que l’on puisse dire. Nous avons été perpétuellement traqués par les agents de la sécurité de la ville. Un super business à en croire leur grande maison. Oui parce que la première nuit, nous avons planté la tente, juste devant chez eux, sans le savoir. Bien évidemment, ils nous ont délogé de notre petite aire de repos, même si Anne dormait déjà à point fermé dans la tente. Du coup, il fallait faire preuve d’ingéniosité pour trouver des planques. Nous avons rapidement renoncé à la tente. Et même lorsque nous dormions dans la voiture sur un parking, l’agent nous trouvais et nous conduisait à un autre spot duquel nous nous faisons réveiller par les rangers tôt le matin.
Du coup, notre technique, très efficace, était de garer Troopy dans une rue, entre les voitures des habitants et sans mettre de rideaux. Ainsi personne ne savait que nous dormions ici !



Qui craint le grand méchant loup ?


C’est cette vieille histoire du cyclone Hamish qui se dirigeait droit sur nous. Notre première maison, l’abris de pique-nique face à la mer n’aurait probablement pas résisté au puissant souffle du cyclone. Alors, notre solution de repli, était donc de rejoindre notre fidèle compagnon Troopy. Mais encore une fois, la tôle blanche n’aurait surement été emportée par le souffle devenu force 5. Heureusement, Paul and Co, nous ont accueilli dans leur maison de brique !
Mais pas de panique, le cyclone ayant atteint sa force maximale a dévié vers l’océan… Qui craint le grand méchant loup ? C’est pas nous, c’est pas nous ! (nous on chante le Pork’n roll, on passera à la casserole !)

 


Fourmiz


De retour de Magnetic Island, nous découvrons avec stupeur, des centaines de petites  fourmis s’afférant autour de leurs œufs, dans Troopy ! La guerre commence ! D’abord tout vider et tout nettoyer pour bomber la voiture avec l’insecticide. Tout semble être rentré dans l’ordre, mais au fil des jours, les fourmis réapparaissent discrètement et tentent de trop brèves sorties à découvert pour que j’ai le temps de les écraser. Un produit efficace viendra à bout de ces maudites bêtes.



Passer la tente à la machine, faites la bouillir pour savoir si les odeurs d’origines peuvent revenir !


Après un campement rapidement plié et une route hasardeuse, nous découvrons avec bonheur que du kérosène de la lampe à pétrole s’est délicatement déversé sur notre super tente 3 places. Nous tentons tout d’abord de vider un bac de lessive sur la toile et de frotter à la brosse pour effacer cette odeur qui monte au cœur. Rien n’y fait, donc direction le premier point d’eau pour déverser sur la tente des litres de flotte, mais rien n’y fait… La tente sent toujours !
C’est alors au prochain camping où elle prendra un bon bain avec des bulles de lessive, que nous retrouvons notre chère tente 3 places !



Fini les Tongues !


Après une course folle pour trouver de l’eau pour cette tente au kérosène, mes tongues se déchirent et me laissent pieds nus dans la rue.



Une chauve souris aimait un …. Abruti !


Voilà comment terminer une discussion interminable dans un couiple:
1 être en couple
2 avoir des discussions interminables
Note : Si 1 OK, vous avez forcément 2
3 vous mettre sous un arbre où les chauves-souris dorment
4 attendre que l’une d’elle vous chie dessus comme cela m’est arrivé…

Fonction de votre degré d’humour, la disscussion se transformera soit en interminables fous rire, soit en engueulade.
Nous, on a vraiment rit, enfin surtout Anne.



Une vie de chien… une viande en moins…


Nous avions profité d’une super promo pour nous offrir 1kg700 de viande hachée. Nous en avons fait cuire une partie sur un BBQ tandis  que le reste, (environ un kilo) à littéralement disparu de la table derrière nous dans la pénombre. Mais qui ? Une vraie Mickey énigme !
Le petit chien errant qui est monté sur la table ? Nan.. Il n’aurait plus faim et ne tenterait pas de chiper une de nos frites…
Le gros à côté ? Nan… il se lécherait les babines et il y aurait une trace de la barquette en plastique quelque part…
Une blague de Laëti et Carine ? Nan…Elles sont du soir…
Mais alors qui ?
Si vous avez été témoin de l’enlèvement de cette viande, merci de nous téléphoner car on a faim nous !



Les risques du métier


Nous avons fini par rencontrer notre premier kangourou tamponneur ! celui-ci a été charmé par le kangourou d’Outback Import et est est venu embrasser la portière de Troopy !
Il s’est pris une veste alors retour tout bondissant, mais surement un peu sonné dans les hautes herbes.

 

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TROISIEME PARTIE

 

Quoi ? déjà des articles dans cette rubrique ? Et oui, faut dire qu'on a pas mal enchainé ces derniers temps. Vous allez revivre des petits pépins déjà parus dans les articles et en découvir des tout frais (moins de 5 jours) 

Alors régalez vous encore de nos petits pépins, bien plus que de vrais gros noyaux...

 

Homicide  involontaire !

Quoi de plus agréable que de manger une mayonnaise maison ? Mais comme tout se mérite, il faut battre pendant de longues minutes, surtout lorsqu’il fait chaud dehors. Joe avait décidé de réussir sa mayonnaise, quoiqu’il en coûte. Il a battu, battu, battu, pendant près d’une heure. La mayonnaise a fini par monter et même former une boule, assez étrange. Malheureusement, j’ai été trop ambitieuse sur la quantité d’huile et toute la mayonnaise est retombée… Oups ! Je m’acharne alors à mon tour, pour essayer de la faire reprendre. John vient poser sa main sur mon épaule et me dit « Il n’y a plus rien à faire… heure du décès: 8h04 ! » Nous sommes alors partit dans un fou rire… mémorable !

 


Journée presque parfaite

Ca y est le jour est enfin venu; Joe a loué sa première planche de surf. Journée compète consacrée aux vagues australiennes. Arborant fièrement sa planche sous le bras, nous arrivons à la plage. Maillot de bain Billabong, lycra blanc, peau bronzée, un vrai australien… qui se prend des machines à laver ! Les vagues ne sont en effet pas très bonnes pour surfer; elles sont très irrégulières et très fortes ou à l’inverse inexistantes. Mais le plaisir est tout de même au rendez-vous.
Joe m’a donné ma première leçon de surf; après un gros rouleau, j’ai réussi à ressentir la sensation de glisse. Mais ca n’a pas duré très longtemps. Alors que j’étais à plat ventre sur la ^^planche, j’entends mon homme qui hurle en se tenant le bras. J’ai vite compris qu’il venait de se faire toucher par une méduse: la blue bottle jellyfish. Illico presto, on sort de l’eau et direction le poste de secours afin d’’appliquer un peu de glace pour diminuer la douleur. LLeur contact n’est pas dangereux, mais extrêmement douloureux.
Repos sur la serviette le temps de faire passer la douleur. Les jellyfish ont envahie la plage; c’est l’hécatombe, les uns après les autres, les gens sortent de l’eau et se dirigent vers le poste de secours. Nous décisions de changer de plage, la seconde est identique; impossible de se baigner. Nous testons une troisième un peu plus loin. Celle-ci semble préservée des méduses. Lycra manches longues et retour dans l’eau. Les vagues sont mieux et Joe s’éclate comme un petit fou… sous l’eau ! Il s’est pris plusieurs machines à laver, mais il persiste et réussi finalement à en surfer. Il a même eu les félicitations d’un dauphin à une vingtaine de mètres de lui !


J’ai attrapé un coup de soleil, un coup d’amour, un coup de je t’aime…

Voilà un pépin dont nous étions sûr qu’il n’apparaitrait jamais dans cette rubrique…après une bonne journée surf, un ciel pourtant peu ensoleillé nous a rougit le visage. Un petit coup de soleil auquel nous ne nous attendions pas vu que nous sommes sous le soleil depuis près de 4 mois non stop !
Anne se crème un max, alors que je laisse faire, mais le résultat sera exactement le même…nous pellons tous les deux comme des touristes ! Halala….moi en plein sur le front, apparait une couche de peau toute parisienne, et Anne mue de tout le visage. C’était bien la peine d’avoir travaillé le look et le bronzage pour la Fashion Gold Coast. Au final, on va rester encore un peu dans la Rainforest, ça va nous hydrater la peau.

 
17 kms ça use, ça use même les souliers  !


Une bonne confusion dans notre direction et un manque évident de panneau et nous voilà partis pour une marche de 17 kms sur un chemin de rando très ennuyant…et pour cause il s’agissait en fait d’une route de traverse utilisée par des véhicules de pompiers en cas d’incendie…Cool. Il a fallut faire preuve d’une grande complicité pour arriver au bout de notre mauvaise humeur grandissante avec notre fatigue. Un bon coca cola bien frais arrivé à Troopy et tout est oublié…enfin presque.


Je suis Maudite !

Lorsque nous arrivons enfin au Springbrook NP après une route interminable de virages, je constate que nous avons laissé mon sac à dos chez nos hôtes de la veille….aller zou, un aller retour de 80 kms sur route de montagne pour rien. Heureusement, nous avions eu un coup de tel de nos amis de la BDB Canadienne quand nous étions sur la route, qui nous racontaient qu’il patinaient en bas de chez eux. Une super surprise et également un bon sujet de conversation pour notre longue route. Merci les amis !

Arrivés sur place, le poste de Ranger qui délivre les cartes de marches est fermé pour cause de long week end…

C’est pas grave, nous ferons une photo d’un plan sur une affiche pour nous repérer et nous partons marcher car il commence a se faire tard pour entamer une rando. Nous en choisissons une qui semble agréable pleine de points de vues saisissants…à condition de voir quelque chose. En effet, le temps qui était pourtant impeccable sur la côte est désastreux ici, et les fameux points de vues sont simplement des immenses taches blanches de nuages !

Anne pense qu’elle est maudite…


Au troisième top il sera…2 h…

Nous retournons chez nous amis que nous avions rencontré dans le parc ( bientôt sur le blog). Nous avions rendez vous à 15 heures, nous sommes arrivés un tout petit peu en avance (de 10 minutes). Alors qu’ils sont pourtant particulièrement accueillants nous sentons comme une certaine gêne…Nous avons réveillé Ecco et Sam n’était pas là…Nous n’y prêtons pas attention en nous disant qu’il s’agit de notre imagination. Le temps qui passe ici, parait très bizarre, parfois ça passe très vite et parfois très lentement….et pour cause. Nous avons changé d’Etat, nous sommes désormais dans le Queensland. L’heure est 1 heure de moins que dans le New South Wales. Nous constatons donc que nous vivons en décalé depuis presque 4 jours. Du coup nous comprenons pourquoi tout était si bizarre depuis plusieurs jours et pourquoi personne n’était réveillé ce matin dans le camping…il était 6 heures du mat !


Bleu… la couleur des amoureux…


Nos amis Sam et Ecco, nous propose gentiment d’utiliser leur machine à laver. Quel bonheur, car après notre séjour dans les montagnes, nous n’avons plus une fringue propre ni sèche. Du coup, nous mettons tout ! Le blanc avec les couleurs, le jeans avec le coton… Bon on a tout de même pas mis nos draps de soie !
Mode couleur, température à 60° et c’est parti…
4O minutes plus tard, le linge est tout bleu ! La chemise de Anne a déteint, et nous voilà avec de nouvelles fringues. Pas besoin de faire du shopping.


Il pleut, il mouille, c’est la fête aux deux grosses nouilles…

Depuis plusieurs jours nous tentons de faire sécher désespérément  nos affaires qui sont mouillées soit pour cause de pluie, soit parce que nous nous sommes baignés, soit parce que nous avons fait notre lessive au soleil . Le problème est que chaque fois que nous étendons des vêtements sur le fil, la pluie s’empresse de venir nous tremper tout ce que nous tentons de faire sécher.  Résultat, les fringues commencent à ne plus sentir la lessive DU TOUT et sont bonnes pour retourner dans une machine !!

Mr Forget (M. Oublie tout)


Voilà le doux surnom que Sam m’a attribué il y a peu de temps après avoir oublié mon sac chez lui, comme vous avez pu le lire plus haut. Cette fois çi, ce ne sera pas mon sac, ni les tatanes mais les piquets de la tente ! Ils sont en effet restés sur la pelouse de Sam et Ecco.100 km nous séparent de leur maison, donc on va bien évidemment éviter de faire un demi tour pour aller les chercher… Bien joué Joe !

 

 

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DEUXIEME PARTIE (déjà parrue)

  • Quand la maison se vide…

Nous profitons de la gentillesse des australiens et surtout de leur sens de l’hospitalité très développé pour nous détendre dans un vrai lit et prendre une bonne douche chaude.

Mais pas de chance pour nous, Serge n’avait plus de gaz, donc plus d’eau chaude! Ce sera donc une douche froide pour Joe et une douche à la bouilloire pour moi!

Quelques jours plus tard, nous revenons chez Serge afin d’utiliser internet. Nous ne prenons que l’ordinateur avec nous, pour entrer et nous diriger vers le bureau et sa connexion Internet. Stupeur, la pièce est vide ! Plus d’ordinateur, plus d’Internet, seulement une chaise. En effet, Serge est en plein déménagement. Nous montons à l’étage vérifier que le lit est toujours là. Ouf !

 

  • Spider…énorme !

Nous étions à Hobart en Tasmanie, et la petite Elivia frappe a la porte de notre chambre et laisse entrevoir un visage peu rassuré serrant fermement son doudou. Nous avons compris tout de suite l’origine du problème : Une araignée perturbait le sommeil de la petite. D’une voix héroïque, Je (Joe) lui ai dit : « pas de panique, je m’en occupe ». Lorsque j’ai vu la bêbête, j’ai fait un bond de 3 mètres en arrière tellement elle était ENORME !!! J’avais jamais vu ça de ma vie. Trop grosse pour l’écraser ou pour passer dans l’aspirateur, trop petite pour le Napalm, allons chercher le maitre des lieux…c’est sa maison après tout. Il arriva en souriant, en disant que c’est une petite Ansmann très gentille. Il l’a prise d’une main pour la mettre dans une boite sous notre regard ahurit. Anne s’était d’ailleurs perchée sur le lit….au cas où elle lui échappe. La prochaine fois, je reste dans mon lit !

  • Aïe, mon genou

Alors que nous empruntions le chemin de randonnée pour atteindre les magnifiques falaises de Cape Hauy, mon genou a heurté une branche morte qui entravait le passage. Aïe! Cela fait horriblement mal. Mais lorsque vous êtes au beau milieu de la nature, vous ravalez votre douleur pour continuer à marcher ! Heureusement, plus de peur que de mal, le lendemain matin, après une bonne nuit de sommeil, mon genou a désenflé et est beaucoup moins douloureux. Mais aujourd’hui, ce sera repos, bien au chaud dans un petit camping 3 étoiles!

 

  • Une bonne douche en déplantant la tente !

Lorsque l’on est itinérant, nous devons composer avec le temps. Nous avons eu une chance énorme en Tasmanie, car seulement deux grosses journées de pluie en un mois. C’est presque incroyable pour la Tasmanie. Notre principal hébergement se résume à une toile de tente… parfaite lorsqu’il fait beau, un peu moins lorsqu’il pleut plusieurs heures… Le plus gênant, c’est lorsque l’on doit dépiquer la tente sous la pluie. Jonathan en sait quelque chose; c’est sous une pluie torrentielle, en maillot de bain et poncho qu’il a démonté notre maison. Le problème, aussi vite qu’il a pu, la toile intérieure s’est retrouvée complètement trempée, donc notre tente fut inutilisable pendant quelques jours, le temps de la sécher.

 

  • Au secours ! Les moustiques attaquent !

J’ai beau essayer toutes les techniques, même les plus farfelues, les moustiques m’adorent toujours autant, voir plus. En une soirée, j’ai récolté 32 piqures de moustiques ! 16 sur la cheville gauche et 16 sur la cheville droite. A croire qu’ils n’arrivaient pas à se décider entre les deux !

 

  • Donna, notre pire cauchemar…

Nous voilà devenus woofers. Nous sommes hébergés dans la maison des woofers à la yurt farm en échange de matinées de travail. Mike, nous informe que la femme, un peu « malade mentalement » qui habite le yurt village quelques jours, va venir habiter dans la maison le temps du camp des enfants. Super ! Nous faisons la connaissance de cette femme au « bras cassé » qui ne peut pas porter une tasse de thé pour aider Jonathan ! Cette femme, parle avec son ami imaginaire, et je pense qu’elle doit aussi le nourrir tellement elle a un appétit d’ogre ! Elle est à la maison toute la journée, à bouffer nos réserves de nourriture que l’on gagne durement le matin.

Le pire, c’est que c’est une accro du café, donc à 6 heures du matin, madame vient se faire un café en trainant les pieds et en claquant les portes ! Lorsqu’on lui demande d’être plus discrète car les woofers qui travaillent veulent dormir un peu, elle s’en fout !

Ok ! Tu veux jouer à ce petit jeu ? Pas de problème ! On a caché le café, dès que je fais des crêpes, direction la chambre ! On a placé le sofa devant la porte d’entrée, on cache toutes les bouteilles d’eau etc.… et je suis sure qu’on va encore trouver d’autres idées ! La guerre est déclarée !

 

  • Sécheresse, tu nous tiens…

Nous avons passé 10 jours dans la Yurt Farm, et les 3 derniers jours se sont fait sans eau courante ! En effet, ils récoltent l’eau de pluie dans des grands tanks pour boire, se doucher et les toilettes. Mais une fois que le tank est vide, il faut attendre qu’il pleuve. Et en Australie, il ne pleut pas beaucoup en été ! C’est donc à coup de bouteille d’eau que l’on va chercher le précieux liquide dans un autre réservoir, pour notre vie quotidienne.

La vraie petite maison dans la prairie !

 

  • Quand Troopy voit rouge

Finalement Wayne nous retrouve sur le parking d’un MacDo (nous voulions affronter notre sort le ventre plein !). Il nous fait remarquer que Troopy vient d’atteindre ses 400 000 kms et qu’il n’est pas rare que la lumière s’allume tous les 100 000 kms pour nous faire penser à la changer. Ouf…nous prenons rendez vous le garagiste qui n’est autre que le frère du voisin de Wayne et qui nous fait ça…pas cher.

En revanche, lorsqu’il ouvrit le moteur il constata que ce n’est pas celui d’origine et que la courroie commandée n’est pas la bonne. Oups…Wayne nous emmène chez un revendeur proche qui l’avait en stock et nous faisons l’échange. Finalement Troopy a eu une courroie en cadeau de Noël et repart sur les routes cheveux au vent.

 

 

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PREMIERE PARTIE (déjà parrue)

  • 24 heures dans les toilettes

La première galère fut peut être la plus inconfortable pour moi. Pour ceux qui s’en souviennent, j’ai été malade durant le voyage en avion. Je crois que je n’ai jamais autant visité les toilettes d’un airbus ! J’ai passé mon temps la tête dans la cuvette, à rendre le « délicieux » repas de la compagnie aérienne. Je n’ai pas compté mes aller-retour siège-toilette, mais je me souviens d’un moment plutôt délicat, où je me précipite aux toilettes, mais ils étaient tous occupés. Galère, je tape alors sur l’épaule d’un Stewart, qui dès qu’il vit mon visage, m’a tendu au moins 50 serviettes en papier avant de partir, me laissant devant la porte des toilettes marquée « occupée » !
Lorsque la porte s’est ouverte, je me suis engouffrée à l‘intérieur. Mais alors que je vomissais tripes et boyaux, le petit signal « attacher vos ceintures » retenti… Oh Oh!
Je vous assure que lorsque vous êtes coincés aux toilettes pendant les turbulences, vous ne faites pas le fier!
La deuxième partie du vol s’est dans l’ensemble mieux  passée. Mon estomac était vide, mais j’étais toujours nauséeuse. Dans la file d’embarquement, les gens pressaient le pas devant moi, à chacune de mes nausées !
Un voyage assez pénible, mais vite oublié un fois le pied posé sur le sol australien…

  • La carte bancaire fantôme

Alala, une trèèèèèèèèès longue histoire!
Nous avons ouvert un compte à la Westpac, le deuxième jour de notre arrivée à Brisbane. Normalement, nous aurions dû recevoir notre carte bancaire 7 à 10 jours après, mais ca ne s’est pas du tout passé comme prévu…
A chacune de nos étapes, nous passions voir la Westpac de la ville à la recherche de notre carte bancaire. Nous apprendrons que la première carte fut perdue, donc le banquier commanda une seconde. 5 agences plus tard, toujours pas de carte ! D’agence en agences, nous sommes montée dans la hiérachie de nos interlocuteurs jusqu’à parler au manager de la Westpac de Melbourne. Avec beaucoup de difficulté et de patience, elle tenta de démêler, en interne, ce gros sac de nœud. La seconde carte envoyée a elle aussi disparu pendant un temps puis elle est réapparue, par enchantement.
Cette fois ci, elle nous garanti que nous l’aurons à Hobart, en Tasmanie dans 4-5 jours.
Arrivée à Hobart, direction la banque. Pas de carte, revenez demain, ah non pas demain, c’est férié! Revenez dans 3 jours car après c’est le weekend…
Nous repartons encore une fois les mains vides… Mais à peine une demi heure plus tard, nous recevons un coup de téléphone de la manager de Melbourne,  qui a appelé la manager de Hobart et nous confirme que la carte est bien arrivée comme prévue! Donc nous retournons à l’agence pour réclamer notre dû.
Notre interlocuteur du début retourne chercher la carte et la trouve. David Coperfield n’aurait pas fait mieux. La carte devant nous dans une enveloppe, on n’y croyait plus…
Le banquier nous tend fièrement la carte rouge nous annonçant que nous pourrons enfin payer en carte dans les magasins et aussi… quel privilège… retirer de l’argent au distributeur. Nous lui disons que nous attendions cette carte afin de commander notre livre woofing sur internet. Malaise, le banquier nous informe que cette fameuse carte n’est pas valable pour les ventes en correspondance. Donc en clair, il nous est impossible de réserver quoique ce soit par téléphone ou par internet! Bref, cette carte ne nous sert à rien!
C’est incroyable, nous sommes maudits…
Dépités, nous rappelons la manager de Melbourne qui nous explique qu’il est impossible d’obtenir une carte visa en tant que non résident, et qu’il est en de même partout ailleurs, « et bien c’est ce qu’on verra… »
100 mètres plus loin, nous entrons dans la banque bleue ANZ et une charmante hôtesse, nous ouvre un compte en 5 minutes. Nous la harcelons de multiples questions : « si on veut commander un livre par internet Est-ce qu’on peut? Et si on veut réserver un backpacker par téléphone Est-ce qu’on peut, et si on veut booker un avion Est-ce qu’on peut? Et si et si et si …» Amusée, la banquière acquiesçait à toutes nos situations. Nous recevons la carte visa 5 jours plus tard, sans aucun problème! Ma carte est rose et celle de Joe est noire. Et en prime, nous avons eu des stylos à l’effigie de la banque… Le bonheur quoi!
MERCI ANZ…

  • Un backpacker à fuir

Petite galère qui épice notre voyage, nos divers lieux de couchage. Nous vous avons parlé d’un affreux taudis à Melbourne. Je vous assure que sur le moment, nous ne rigolions pas du tout. Dormir dans un endroit rudimentaire nous incombe peu, mais dormir dans un endroit à la propreté douteuse, c’est très difficile! Heureusement, nous avons notre cher partenaire: notre sac de couchage! Une fois emmitouflés dedans, nous tirons la ficelle pour être sûr qu’aucun centimètre de notre peau soit en contact direct avec le matelas. C’est donc emmaillotés comme des bébés que nous nous endormons.

  • Téléphone où es-tu?

Et oui, pour ceux qui ne le savent pas, John, a perdu notre téléphone. Faut bien que je balance un peu ! Il l’a probablement égaré alors qu’il faisait l’idiot sur les jeux d’enfants sur une aire de pique-nique.
Dommage que cela correspondait exactement au moment où nous tentions de démêler par téléphone nos problèmes de carte, d’appeler Hervé pour les problèmes d’envoi de photo, et d’appeler les parents pour les rassurer sur nos premiers kilomètres en 4x4 ici. Dommage aussi ,  c’était son téléphone pro et il y avait le GPS dedans…
Nous avons du acheter un nouveau téléphone…de l’époque du Tamtam.

  • S.T.F…

Quand vous êtes un sans domicile fixe, vous êtes un Sans Toilettes Fixes! Nous sommes donc tributaires des toilettes publics, - heureusement plutôt nombreuses en Australie - Alors que nous faisions les courses dans une grande surface, je n’arrivais pas à me concentrer sur les articles tellement j’étais obsédée par l’idée de trouver un toilette. En plein milieu des courses, je ne pouvais plus tenir donc nous avons laissé notre panier à la caisse pour filer tout droit aux toilettes de Mac Donald !

  • Mais où est Charlie ?

Se repérer dans les villes australiennes n’est pas chose facile. Même armés d’une bonne carte, nous tournons facilement en rond et mettons chaque fois un coup à la réserve de carburant.
Le rendez vous est pris pour aller au garage de Mark et Denny…oups….c’est par où ?
Ok ,direction le centre commercial, duquel nous ressortirons avec un nouveau compagnon : TomTom !

  • Mosquitos attaque !

Quelle idée d’être un peu allergique au venin des moustiques! A chaque fois qu’ils me piquent, je gonfle! J’ai d’ailleurs appris ce mot en anglais. Joe était sûr que jamais j’aurai utilisé ce mot, mais moi, je savais que malheureusement j’allais l’utiliser plus souvent que je ne le désirais!
Nous sommes parés pour lutter contre ces parasites, mais certains arrivent tout de même à goûter au sang français!
Les australiens que nous rencontrons nous prodiguent quelques conseils, plus ou moins farfelus. Mais faut tout essayer. Certains disent qu’il faut arrêter de respirer lorsque le moustique s’approche de toi. Dur dur, car il y en a partout, et on risque de devenir bleu très vite! D’autres préconisent de porter en permanence un ventilateur sur soi ainsi les moustiques seraient pris dans une mini tempête et ne s’approcherons pas. Mais il y a la bonne vielle méthode des produits à base  de citronnelle et les moustiquaires, et c’est celle que nous avons choisi !

  • Quelle heure est-il?

Impossible de vous répondre ; nos deux montres ont rendu l’âme à deux semaines d’intervalles!

  • Laissez nous sortir !

Nous vous avons réservé le meilleur pour la fin. Comme à notre habitude, nous changeons nos plans en quelques secondes, et nous avions décidé de retourner chez Serge à Hobart pour prendre une bonne douche. Arrivés à la maison, nous n’emportons que notre fatigue pour le premier voyage et nos affaires de toilettes. Nous retournons à la voiture prendre nos affaires lorsqu’une fois arrivés à la porte d’entrée de la maison, nous nous retrouvons….ENFERMES ! Effectivement, nous avions la clé pour entrer mais apparemment en Australie il en faut aussi une pour sortir. Nous regardons toutes les fenêtres : closes ! Et à l’étage…trop dangereux. Nous sommes donc enfermés dans une maison, sans téléphone et sans nos courses. Bravo.
A force de nous creuser les méninges pour tenter de nous échapper l’Alcatraze, la faim commençait à se ressentir. Le frigo de Serge est vide, Anne se dirige alors vers le congélateur, et entreprend la cuisson des Nuggets.
Pendant ce temps, je me faufila à travers la petite fenêtre des toilettes qui donne dans le jardin, lequel donne dans un chemin lequel arrive à une porte cadenassée à escalader laquelle donne sur la rue dans laquelle est garée la voiture. Je réouvre fièrement la porte de la maison derrière laquelle je croise le regard dépité de ma louloute qui m’annonce que les Nuggets de poulet sont en fait des magnifiques Noix de Saint Jacques pannées ! Oups…

Désolés Serge, on n'a pas osé t'en parler... 

Alors que nous roulions tranquillement, une petite lampe s’est allumée sur le tableau de bord de Troopy. Horreur, une lampe rouge signifie toujours un problème grave et qu’il faut immédiatement s’arrêter. Aucun bruit suspect pourtant, aucune vibration, aucune fumée….étrange, tout semble normal. Nous faisons demi tour pour retourner chez nos hôtes et demander a Wayne de jeter un coup d’œil. Nous demandons tout de même dans une station service ce que signifie cette lumière, il nous regarde d’un air grave en nous disant qu’il s’agit de la courroie de distribution. Oh Ohh !


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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 13:04
Voilà la fameuse photo qui n'est pas passée sur l'article de Broome (voir l'article : cliquez ici). On vous rassure pour ceux qui ne peuvent pas consommer d'alcool, un bon café devant l'ordi aura exactement le même effet....No photoshop !

Savourez bien le Moon Staircase (escalier de la lune) et ùerci à tous pour vos adorables commentaires qui nous ont fait chaud au coeur dans l'entrée de l'hiver.

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Published by Anne & Joe - dans Western Australia
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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 03:36
Du 11 au 13 mai 2009

Jour 1 :

Nous quittons Broome après nous y être très largement attardé, pour cause de la Moon Staircase. Notre programme pour cette semaine est de partir sur les traces du film Australia : la Gibb  River road, qui était autrefois la route du bœuf. Cette route accessible qu’en 4x4 est dans notre esprit le cœur des Kimberley. C’est donc tout excités que nous rejoignons Derby, qui annonce le départ de la Gibb. Nous tentons de prendre quelques informations à l’office du tourisme, mais rien de très informatif.

Le Prison Tree, baobab de 14 m de circonférence, ne nous laisse pas insensible, car outre sa taille impressionnante, il renfermait autrefois des prisonniers aborigènes.



En effet, les blancs les kidnappait pour travailler à la construction des routes, ou sur les bateaux de la culture perlière.

C’est partit donc pour 700 kms de pistes poussiéreuses et de paysages nous attendent. Nous suivons quasi tous les qui nous invitent à la découverte des lieux.

Nous stoppons tout d'abord à Windjana NP.


Nous nous acquittons de notre pass moyennant 10$ et entamons la randonnée dans les gorges qui renfermaient autrefois une barrière de corail.


Difficile a imaginer et pourtant...



 La qui rivière coule au fond de la gorge est calme, c‘est probablement ce qu‘apprécient la colonie d‘une 70aine de crocos qui habitent ici. Ces « Freshies » se lézardent au soleil sans se soucier des marcheurs, car si vous êtes des lecteurs attentifs au blog, vous savez déjà qu’ils sont inoffensifs avec l’Homme…bien qu’ils aient des dents impressionnantes. 





Nous apprécions donc cette balade qui remonte la rivière, que les falaises surplombent, à photographier tous ces crocos. Nous ferons demi tour lorsque  la présence de ces reptiles se fera plus rare et les paysages moins saisissants.







Retour donc à la voiture, pour un verre de crush (sirop) framboise avec le sentiment commun que 10$ c’est l’arnaque !


Retour sur la route de la Gibb, en très bon état (bien que poussiéreuse et caillouteuse), puisque qu’elle vient juste de rouvrir et que les ouvriers terminent les travaux. Il n’en sera pas de même dans 6 mois après que des milliers de 4x4 l’aient empreintée

Il est trop tard pour rejoindre notre prochain arrêt. Nous campons donc au milieu d’un champ d’herbe sèches, sous une lumière magnifique de coucher de soleil.

 
Dépliage de table, Plantage de tente, service de l‘apéritif et préparation des pâtes…nous savourons ce grand air d’aventure au milieu de nulle part.




Nous ne nous lassons vraiment pas de ce spectacle naturel, surtout dans les Kimbeleys…
Nous serons tout de même couché a 6h00 comme des pépés, car la lumière disparait très vite laissant place a un ciel magnifiquement étoilé et à quelques bâillements dues à la route un peu secouante.
Nous laisserons toutefois la tente ouverte pour ne pas perdre de vue ces étoiles qui accompagnent toutes nos nuits ainsi que la lune à laquelle nous tenons comme notre veilleuse.  Dans cette ambiance de charme nocturne, nous perpétuerons notre tradition des soirées écourtées pour cause de fatigues, mais repoussées pour des longues discussions improvisées depuis nos sacs de couchages...comme en colo !


Jour 2 :

Au matin, nous plions notre campement après notre traditionnel petit déjeuner énergétique jus de fruits, céréales et lait frais, pain de mie, Nutella, beurre, confiture et pamplemousse frais…pour ceux qui pensent que l’on souffre de mal nutrition, les voilà rassurés !

A une heure de route se situe l’embranchement pour le King Léopold Gorge. Une route de 29 kms parfois chaotique,  mais qui se fait sans problème si l’on prend son temps et qu’on ne roule pas comme certains bourrins que l’on a croisé.

Cette fois-ci, le coup du parc à 10 dollars pour une marche, sera pour un autre, car nous ne nous arrêterons pas à la guitoune qui collecte par des enveloppes de confiance, les frais d’entrée. Nous tracerons donc directe au début de la marche de Bell Gorge. Une lieu apparemment fréquenté a en croire le nombre de car touristiques. Et pour cause, une courte marche vous permet d’accéder à de magnifiques piscines naturelles, et si vous prenez l’extra de 200 mètres,  vous pourrez vous rendre au pied la cascade pour un bain….FRAIS !


 Anne suivra son instinct (et des piles de petits cailloux que l’on appel des « petits bonhommes ») pour se retrouver plus au fond de la gorge où les gens ne se rendent que rarement, préférant la très belle vue sur la cascade. Ce sera donc petite piscine privée avec massage tout aussi jouissif et solitaire.




Nous repartons direction de Troopy, pour reprendre la route de la Gibb River Road, avec la conviction de n’avoir volé personne…car l’endroit est très beau, mais 10 dollars ça fait cher la marche de 1 heure A/R.

Quelques 80 kms plus loin, les Galvans Gorge nous font un appel du pied, par leur proximité. Nous nous rendons donc sur place, et sommes charmés par ce lieu ravissant.



Presque trop parfait avec le coup du Baobab tout en haut, pourtant nous ne nous y baignerons pas car on connait la température de l’eau et la journée est déjà trop bien avancée pour que soleil ne nous réchauffe suffisamment sur le chemin du retour. C’est dommage, ce lieu doit être parfaitement bien éclairé en journée pour prendre de jolies photos.

Nous ne nous arrêterons pas à Mt Barnet, car nous ne savons ce que nous y trouverons mise a part des hébergements. Cela ne nous concerne donc pas car nous, notre hébergement se situe partout, au milieu de la nature et des petits oiseaux le matin et surtout loin, très loin des générateurs bruyants. C’est donc encore une fois, au milieu de nulle part que nous planterons la tente. L’endroit est moins joli que celui de la nuit précédente, mais tout aussi calme. Bonheur !



Jour 3 :

Nous sommes a seulement 30 kms de Mt Elisabeth. Un ranch qui accueille des woofers, mais trop d’incertitudes nous anime pour oser leur demander d’y travailler seulement quelques 2 ou 3 jours. Tant pis, nous verrons par la suite du voyage.


Nous sommes à l’embranchement qui conduit à la côte nord des Kimbeleys. Là encore, nous ne savons pas si nous sommes suffisamment préparés pour pouvoir arpenter tous les kilomètres qui nous conduisent au Mitchell Falls. Outre la route dont nous ne savons pas grand-chose de l’état, qu’en est il de ce que nous sommes sensés trouver là bas. Pour toutes ces raisons et pour économiser notre Troopy, nous poursuivons sur la Gibb. Et quelle piste…absolument rien, mais rien ne nous fera trembler tant la route est ennuyeuse. Aucun paysage dégagé, aucune montagne…de la pampa sans intérêt. D'autres en revenche sont au boulot et déclanchent les feux controlés pour régénérer la végétation.


C’est donc une bonne journée de route que nous remplissons de kilomètres jusqu’au passage de la Durack River, sur laquelle débute un semblant d’excitation. Un petit passage en mode 4x4 et nous voilà de l’autre côté…Derrière se découvrent peu a peu quelques falaises surplombant notre route.





Ce qui fait en partie la réputation de la Gibb River Road, est la passage de la Pentcoast River. Une rivière dont la traversée peut atteindre 100 m pour une profondeur de plus de 60 cm. En saison humide elle doit probablement faire plus 1.5 m  de profondeur…


Pour nous et notre Troopy, ce serons que quelques 40 cm que nous rencontrerons…pas de gros challenge, mais la traversée d’une rivière mythique avec un super son sorti tout droit de l’ipod (« Car Wash »…énorme non ?) …nous satisfera largement. Troopy’s the Best !






D’autant plus que même dans le film Australia, cette rivière est mentionnée comme une légende. Gare toutefois à ne pas descendre pour prendre une photo de votre 4x4 qui prend un bain....Croco Attack !




 Alors c’est tout sourire que nous reprenons la route, avec derrière la rivière de superbes falaises qui réapparaissent au dessus de nous.







 Le soleil se teinte de ses couleurs les plus chaudes, nos enceintes de voiture crachent ses sons les plus entrainants, et nous roulons à vive allure dans un décor splendide. C’est sans hésitation le moment fort de cette route pour nous. J’adore rouler quand le soleil se couche…c’est un sentiment de liberté exaltant qui me gagne à chaque fois à la Telma et Louise. Et lorsque, j’ai de plus la femme de ma vie qui me sourit à mes côtés, c’est un paroxysme de bien être qui me gagne et l’envie que la route soit comme notre histoire…sans fin !




Nous, nous retrouvons à l’embranchement pour EL Questro, où nous avons fait du woofing il y a 2 semaines de cela, et redécouvrons avec délice les derniers kilomètres de la Gibb qui vous ramènent tout droit à la route goudronnée et à l’air de repos où nous passerons la nuit.



La Gibb River Road en résumé :
Pourquoi tant de locaux attendent si patiemment sa réouverture tous les ans ? Une énigme pour nous. Nous sommes probablement passé à côté de trésors cachés, faute de préparation et d’existence de document sur la route. Les 700 kilomètres jusqu’à la Pentcost river et le cascades ne valent pas tonnes de poussières avalées, mais cette route change de la Highway. Si vous décidez d’en faire un petit bout, c’est définitivement la route entre Durack river et la Highway, qui est la plus spectaculaire, sans oublier bien sûr le parc d’El Questro qui est Gorgeous !




 

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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 01:29
- EPISODE 2 -

3ème  jour.

Réveil matinal après une nuit un peu venteuse. Le ciel se réveil lui aussi doucement et se colore d’or avant de laisser place à une journée qui s‘annonce superbe…mais sous le vent.
Nous repartons direction de la plage de Lombadina sur laquelle nous étions hier. Nous prenons notre petit déjeuner sous la paillote, que nous abritons du vent avec Troopy et une grande bâche. Le sommeil nous gagne, car dormir à la belle étoile sur la plage c’est romantique, mais pas très reposant.


Nous attendons patiemment que 13 h arrive pour partir à notre excursion Kayak. A coup de Uno, de lecture et d’écriture de blog, l’heure arrive vite. Sur le chemin du retour, nous sommes incapables de retrouver la sortie de la plage qui mène à Lombadina, et suivons des traces qui nous mènent à Djarindjin, une autre communauté totalement différente. Là où Lombadina semble certes peu vivante la journée, mais où c’est propre, les terrains entretenus et où chacun vague à ses occupations. Ici tout les déchets sont éparpillés à même le sol dans et devant toutes les habitations qui elles aussi semblent en piteuse état. Des enfants très souriants et mignons, mais bien crades jouent entre les carcasses de voitures et les canettes de bières rouillées. Où sommes nous ? Les gens n’en sont pas moins souriants, mais comment font-ils pour vivre dans une telle crasse ? Ils  n’ont enfin pas bien l’air débordés, marchant d’un pas las visiter d’autres habitations tout aussi précaires ! Nous sommes très surpris de la façon dont (sur)vit cette communauté qui s’apparente plus à un bidonville…mais ce qui nous laissera pantois, ce sera ces 2 grands panneaux à l’entrée de la communauté disant « gardez notre communauté Propre » et « Prix de la ville ordonnée »…Y a un hic…

Nous nous rendons donc à Lombadina, pour au final, revenir avec Robert et deux autres touristes Australiens sur cette même plage où nous avons passé la matinée. Nous nous équipons, mettons les kayak à l’eau…et nous avec.


La voici notre expérience aborigène. Nous souhaitons en apprendre plus sur leur culture et tentons de suivre Robert pour le harceler de questions, mais celui-ci est occupé a tenter de repérer une tortue ou une raie pour nous. Nous apercevrons cette dernière nager sous notre kayak. Elle ne s’apparente qu’a une tache d’ombre mais nous distinguons tout de même ses mouvements majestueux, car certes l’eau est claire, mais le vent brouille notre vision.


Nous arrivons à notre spot de snorkeling et tout le monde saute à l’eau avec masque et tuba, pour admirer la faune et flore marine locale. Pas de grande surprise, même si quelques gros poissons nous filent entre les jambes. Mais pas moyen de voir Némo.

Après ce bon bain, dans ces eaux turquoises, Robert part pêcher quelques huitres sur les récifs qui sortent de l’eau par cette marée basse. Je connais une pitite Bretonne qui se régale… Notez qu’il est difficile de faire huitre plus fraiche !


Nous remontons dans nos kayaks pour entamer le chemin du retour. Enfin NOUS montons dans les kayaks, parce que Jim,  l’un des touristes qui nous accompagnent, par son léger embonpoint passe par-dessus le kayak et retombe immédiatement dans l’eau. Il est trop difficile de nous retenir, alors un bon fou rire nous gagne…« mais non nous ne rions pas de vous, mais avec vous !» Sur le chemin du retour, nous demandons à Robert quelques explications sur la communauté voisine que nous avons visité à notre insu. Il nous explique que les règles de vie en son bien différentes qu’a Lombadina, voir totalement inexistante et que la communauté est laissée plus ou moins à l’abandon. Comme nous nous en doutions, nous apprenons que les communautés aborigènes vivant dans la péninsule de Dampier ne sont pas ici par ce qu’elles l’ont choisie. Comme beaucoup d’endroit en Australie, les aborigènes ont été chassés de leurs terres durant l’expansion coloniale et regroupées dans des régions qui n’intéressaient pas les blancs. Ce qui est le cas sur la péninsule de Dampier. Nous avons appris récemment, que la culture des aborigènes est liée premièrement à leur terre. En la leur enlevant, les colons ont enlevé aux aborigènes toute leur spiritualité, origine et parfois même toute raison de vivre. Robert nous explique que sa famille vivait autrefois à Broome. Mais que aujourd’hui il a son business touristique ici et qu’il s’en sort très bien.  Nous revenons à la plage pour remettre les kayaks sur la remorque.


A en croire la photo suivante, ça fait les muscles de ramer !


Au final, nous restons un peu sur notre fin, car nous pensions en apprendre un peu plus sur la culture aborigène, mais nous sommes content d’avoir fait un peu de kayak, c’est un très bon moyen de naviguer sur les eaux australiennes. Quant au snorkeling, pas de grosses surprises, surtout que ayant notre propre matériel et notre 4x4 nous pouvons venir sur le spot quand nous le voulons puisque qu’il se situe à quelques mètres seulement de la plage à marée basse. Mais on ne regrette pas ces bons moments.

Robert nous propose de prendre une douche avant le film dans la salle de bain généralement destinée aux accommodations pour les touristes. Ce que nous faisons sans trainer car la mer est particulièrement salée. Aller zou, direction  l’école pour le visionnage du film.

Lorsque nous arrivons, tous les jeunes sont réunis sur le terrain de basket. Plusieurs parties sont entamées sur les mêmes panneaux. C’est drôle de voir 2 même matchs sur le même terrain, mais nous restons pour admirer le spectacle en attendant que 4 pitchounes sonnent les cloches pour aller voir le film. Nous nous rendons donc dans la classe, prenons notre ticket d’entrée et recevons en échange un Killers Python ! Un nom effrayant pour une grande friandise en gélatine. Les enfants l’étirent pour en faire le serpent le plus grand possible, en se disant surement qu’en étant plus grand, il durera plus longtemps. Ou bien peut être pour faire une meilleure arme pour embêter son voisin devant pendant la projection.   Nous prenons place sur les bancs d’école, et petit a petit la classe se rempli de ceux qui doivent probablement l’animer déjà toute la journée. Le public est  donc très jeune et par conséquent très dissipé. Nous suivons donc d’un œil le film qui commence et d’un autre les enfants qui nous regardent intrigués en riant. Des blagues de « bébés Cadum » filent dans la salle , et les professeurs  un peu débordés séparent les agitateur des groupes dissipés, qui trouvent à leur nouveau voisin un autre complice a pitreries.  Le calme vient enfin pour que nous puissions suivre ce film où encore aujourd’hui nous ne savons quoi  en penser. Un vrai film australien avec des effets spéciaux des années 50 et une histoire d’amour « nian niante » . Nous sommes toutefois sûr d’une choses, c’est que lorsque nous rentrerons en France, nous ne tarderons pas a nous procurer le DVD, car nous visionnerons les paysages spectaculaires avec une grande émotion et nostalgie les ayants traversés nous même. De plus nous voulons absolument voir les bonus pour comprendre a quel degré doit être pris ce film ridicule.

Nous faisons la rencontre avec les professeurs, un couple venu de Melbourne enseigner ici pour 2 ans, ainsi qu’une famille venue elle aussi de Melbourne, et qui fait un voyage depuis 2007 s’arrêtant donner des coups de main dans les communautés alors que les enfants suivent l’école locale. Les Australiens sont vraiment surprenants et qui contrairement aux aborigènes très sédentaires, changent sans problème de vie et de région. 

Après le visionnage du film et quelques grimaces aux enfants, nous repartons de nuit sachant trop où dormir. En effet, nous ne voulions pas booker de camping, nous laissant l’opportunité de partager des moments avec une famille aborigène. Mais l’occasion ne se présentera pas, et nous filons tout droit sous notre paillote qui sera notre toit pour la nuit et dans nos sacs de couchage.



4ème Jour.

Réveillés par Monsieur le Soleil qui commence sa journée de travail, nous le regardons sous ses plus belles couleurs.


C’est donc les yeux encore tout fermés que nous nous dirigeons vers la plage pour une balade main dans la main au levé du soleil et le ramassage de coquillage avant que la marée ne les recouvre. Un décor magique que nous observons avec délice. Anne dit alors: « il ne manque plus qu’un dauphin et ça sera parfait. » A ce moment précis, le soleil éclaire de ses plus beaux rayons un aileron de dauphin qui vient pêcher dans la baie. INCROYABLE !


A quelques mètre nous s’agite donc dans l’eau ce dauphin qui prend son petit déjeuner pour notre plus grand plaisir.

Nous le suivons le long de la plage pour ne pas perdre une miette de ce moment intime, mais ce paresseux de flipper nous fera même pas de saut….leasy !

Lorsqu’il disparait, nous retournons à notre campement bel et bien réveillés, avec en prime encore des coquillages.


Aujourd’hui, nous retournons sur Broome, mais cette fois ci, nous ne manquerons pas nos arrêts comme à l’aller.
Le premier est Middle Lagoon. Un superbe lagon d’eau clair dans lequel nous avons prévu de faire du snorkeling. Comme dans toute les communautés, vous devez d’abord vous acquitter d’un droit d’entrée de 5 à 10 $/voiture pour la journée qui vous donnent accès à toutes les commodités du camping, comme le téléphone public d‘une modernité indiscutable….


Palmes, masques et tuba enfilés et nous allons nous baigner dans les eaux azurées du lagon derrière ces rochers. 


Nous verrons durant cette plongée quelques beaux poissons, mais surtout notre premier requin ! Un bon mètre vingt, déjà impressionnant surtout quand il est juste en dessous de vous, ce requin de récif est inoffensif tant qu’on lui fiche la paix…recommandation que nous avons bien sûr suivi à la lettre !
Après quelques minutes à l’observer, nous retournons à nos serviettes et sur le chemin croisons une grosses Stinger Raie. Plongée sympa donc, bien qu’au milieu de méduses que nous savons maintenant inoffensives puisque hier Robert en a prise une a pleine main sans savoir trop ce que c’était et n’a pas dit « aie »…c’est une méthode test comme une autre…

J’avais eu l’idée de géni de laisser la gourde au frais dans l’eau avant de partir…Pas folle la guêpe.


Sauf que à notre retour, la gourde gisait en plein soleil sur le sable presque déjà sec, ramené par les vagues et la marrée qui descendait…dommage !

Nous ne résistons pas à l’envie de déjeuner sous ces magnifiques paillotes typiques, alors nous ramenons nos nécessaires de cuisine et nous faisons une bonne salade de pâtes, tomates, feta et tomate séchées…arrosées d’huile d’olive et de vinaigre balsamique (et oui chacun de ces détail de confort à de l’importance pour nous)…


Nous profiterons également des douches avant de reprendre la route.

Dernier arrêt, Beagle Bay, connu pour son église datant de XXX dont l’intérieur est décorée de coquillages sous forme de mosaïques.




On peut trouver cela un peu kitch, mais à l’époque cela relevait surement d’une certaine prouesse technique et originalité. En tous les cas, cette église est visitée par tous ceux qui se rendent sur la péninsule. Nous serons très surpris de la présence de la couleur rouge qui orne certaines des arrêtes de la présente église. Une couleur peu commune pour un bâtiment religieux mais nous trouvons le résultat élégant surtout avec ce blanc pur qui nous rappel notre fabuleux voyage en Grèce

Aller, il se fait tard, et Beagle Bay annonce la fin de la route bitumée, alors c’est parti pour 100 kms de terre défoncée et sablonneuse. Un long trajet pour les nerfs quand tout se met a vibrer de partout dans notre Troopy adoré, mais qui se fait sous l’œil amusé des ânes sauvages.


Nous arriverons a Broome de nuit, passons faire un arrêt au Mc do pour relever nos mails et zou…au « lit » !

            
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 02:28
 Péninsule de Dampier 5 au 8 mai

- EPISODE 1 -

1er Jour.

La péninsule de Dampier n’était qu’un nom pour nous jusqu’à ce que l’on décide d’y aller. Cape Leveque a certes une consonance un peu Bretonne, mais nous sommes loin très loin du paysage du paysage gris et émeraude de la mer d’Iroise. Si son nom semble si français, c’est parce qu’il a été donné par un navigateur Gaulois.
Avant de parcourir les 200 kms de pistes chaotiques, nous n’avions que très peu d’information sur cette langue de terre;  seules quelques photos magnifiques et quelque échos positifs. Nous savions que la péninsule de Dampier (qui doit son nom au pirate qui naviguait dans ces eaux en 1699)  était une terre aborigène ouverte au tourisme. Alors, nous nous sommes doit que c’état peut être une bonne opportunité pour rencontrer ce peuple qui nous intrigue.

Plein d’essence, jerricane d’eau rempli, provision suffisante, nous nous élançons vers de nouvel horizons.

Le premier arrêt n’a toutefois rien de très aborigène, puisque nous avons décidé de visiter la ferme perlière de Willie Creek. Etant dans la région, nous souhaitions en apprendre un peu plus sur cette industrie qui a fait prospérer Broome au XIXème siècle et qui en fait encore sa réputation.
Nous avons commencé la visite par une leçon d’anatomie sur l’huitre perlière.


Et par la même occasion nous avons fait la connaissance d’un petit crabe Woofer ! EN effet, le crabe Pois, petit crustacé à la carapace molle, est venu frappé à la coquille de madame l’huitre en lui proposant ses bons et loyaux services de nettoyage contre le gite et le couvert. Le marché fut rapidement conclu; le petit crabe woofer devait donc nettoyer l’huitre en échange de 10% de sa nourriture et de sa protection.

Après ce cour d’anatomie, on nous explique le principe de la culture perlière, puis il nous montre différents spécimens. Ce cour de 40 minutes est fort intéressant mais le vocabulaire est assez technique, il n’est donc pas toujours aisé de saisir toutes les informations.

Avant de faire un petit tour au bateau, sur les eaux azurés de l’estuaire, nous allons prendre un petit rafraichissement (café, crush, damper (petit gâteau à la bière) dates…délicieux. 


C’est a ce moment que la pilote de l’hélicoptère vient faire son coup de pub. Différentes formules vous permettent d’apercevoir la ferme et l’océan vu du ciel. Il y en a même un pour les « petits budget » qui permet d’avoir la sensation du décollage plus 5 minutes de vol. Tentant…mais apparemment nous n’avons pas la tête du client, car la pilote passe devant nous sans nous demander si nous voulons participer. Par contre elle s’arrête à la table d’à côté, pensant que les 3 séniors aurons un budget plus approprié. « Mademoiselle s’il vous plait ! Backpacker que nous sommes, nous aimerions faire un tour d‘hélicoptère ! Non mais dis donc ! » Et voilà, c’est réservé ; 5 minutes de vol à la fin de la visite.

En attendant, le tour reprend. Nous nous regroupons devant une vielle machine, qui permet de nettoyer la coquille de l’huitre. Le jet d’eau est tellement puissant, que si vous passer la main un peu trop loin, vous aussi vous serez décapé jusqu’aux os.


Aller tous dans le bateau. Nous naviguons doucement vers un amarre à laquelle les paniers d’huitres sont fixés le temps de la formation de la perle. L’eau turquoise et les bancs de sables blanc ne font qu’attiser notre excitation pour l’hélico ! Nous assistons à une petite démonstration de nettoyage des huitres…



 La visite se poursuit dans les méandres de l’estuaire, et nous croisons un paresseux crocodile marin, puis retour à la ferme.


Dernière étape du tour, découvrir le produit fini. Nous sommes réunis dans la boutique de la ferme pour un dernier résumé et surtout ils nous montrent leur plus belles pièces. Colliers, pendentifs, boucles d’oreille, bague…la perle est déclinée sous  toutes les formes. Tous les bijoux sont très jolis, mais aucun ne retient mon intention plus qu’un autre. Je demande alors à notre guide si elle a dans sa collection une perle en forme de goutte.   Elle revient avec une perle magnifique qui illuminera quelques instants mon coup…

Bon aller voilà l’hélico qui s’approche…c’est notre tour. C’est tout excités que nous montons pour la première fois à bord de cet oiseau de fer.  Casque mis, essai radio et c’est parti !


Le décollage se fait tout en douceur, c’est incroyable. Nous survolons la ferme perlière et sa baie. Les couleurs sont magnifiques…c’est génial !

 


Notre hélico n’a pas de porte ce qui augmente la sensation de vol en liberté. On en prend plein les yeux.




5 minutes plus tard, nous sommes de retour sur la moquette d’atterrissage. Aucune secousse, le tapis est a peine froissé. C’était 5 minutes de pur bonheur. Rien a voir avec l’avion, le vol en hélicoptère est fluide avec une visibilité remarquable.


De retour sur la terre ferme, mon amoureux me demande de tenir compagnie a Troopy quelques instants…hum hum…?

Il est midi passé, il est temps pour nous de reprendre la route vers Cape Leveque. La piste de poussière rouge est vraiment caillouteuse, ce qui rend parfois notre progression difficile. Aucun panneau ne nous indique les points d’intérêt. C’est ainsi que nous avons loupé les 2 premiers arrêts prévus. Tant pis, on les fera au retour. Du coup, on roule jusqu’à la pointe. Nous atteignons le petit village de Kooljaman. Nous réservons notre nuit de camping et obtenons le meilleur des emplacement. Face à l’océan, où le soleil se couchera. Merci !



Une fois la tente montée, et un petit gouter sucré avalé, nous descendons vers la plage. Le décor est magnifique, exactement comme sur les photos. Falaises escarpées rouges, sable blanc et océan turquoise.





Nous nous baladons main dans la main sur cette jolie plage, puis nous regardons le coucher du soleil dans les bras l’un de l’autre.





Oui oui, c’était super romantique.
Arès un bon diner, nous irons nous coucher sous un ciel étoilé, bercés par le roulis des vagues. Nous fermerons alors les yeux sur cette journée bien remplie…le sourire aux lèvres.


2ème jour

Le matin, nous nous réveillions pour petit déjeuner avec la vue toujours aussi magnifique. Nous quittons les lieux en direction de Lombadina, une autre communauté aborigène. Nous ne savons pas vraiment ce que nous pouvons y trouver. Arrivés sur place, nous descendons de la voiture lisons quelques panneaux sur les tours que proposent la communauté et remontons dans Troopy peu emballés. Un regret nous fait toutefois faire demi tour, et nous nous laissons finalement tenté par le tour en kayak réservé pour le lendemain.

Nous faisons la connaissance de notre guide de demain : Robert, un nom peu aborigène pour un homme qui l’est bel et bien. Il nous a donné son vrai nom mais impossible de nous en souvenir. Trop de consones pour trop peu de voyelles ! Nous prévoyons également d’assister demain à la projection dans l’école du film Australia que nous n’avons toujours pas vu.

Notre programme de demain est tout organisé, mais pas celui d’aujourd’hui. Robert nous présente un plan qui vous invite a faire un tour (très rapide) des lieux. En effet, Lombadina est une communauté regroupant seulement 60 âmes. Elle a comme règle de vie que chaque habitant doit travailler dans la communauté si il veut y vivre.


Nous déambulons donc au milieu de pelouses entretenues, de magasins d‘art local, d’accommodations pour visiteurs et ce qui nous surprendra le plus sera cette église au milieu du « village ».





Comment une église a pu venir jusqu’ici et surtout comment a-t-elle pu survire dans une communauté aborigène quand l’histoire vous rapporte tout l’horreur des missions catholiques en Australie ! Certes les choses ont bien changé, mais la culture aborigène est très loin d‘une religion monothéiste. La petite Eglise construite en XX garde toutefois plein de charme et doit bien servir quelques fois….puisque elle est encore là.


Derrière nous apercevons le magasin de vivre qui vend la réputation de la communauté…un délicieux pain qui sort du four 3 fois par semaine. Nous nous en délectons donc et filons tout droit sur la plage avec Troopy.

Derrière les dunes de sable le spectacle est simplement saisissant !





Le sable le plus blanc que nous n’ayons vu, la mer se teinte d’une nouvelle couleur encore inexistante sur nos clichés…voilà un endroit parfait pour une petite baignade, sous ce soleil écrasant.


Notre bain sera toutefois de courte durée, puisque nous apercevons quelques méduses rapportées par les vagues. Ne sachant trop a quoi nous avons a faire nous remontons un peu frustrés vers la voiture.



Nous utiliserons toutefois la paillotte pour déjeuner à l’ombre.


Nous passerons un après midi ici, a collecter quelques coquillages,  ou a nous reposer…Oui nous aussi on a besoin de se reposer des fois !
 

Nous retournons a Cape Leveque pour voir la côte Est de la pointe. Le matin nous avions plus ou moins convenu de passer la nuit sur la plage de Kooljaman, là où nous avions campé la nuit précédente. En voulant toujours plus, nous nous estimions ne pas être encore assez près en étant au camping, nous voulions être aux premières loges pour le prochain coucher de soleil. C’est l’inverse du théâtre…les premières places sont gratuites ! Dans ce cadre romantique, nous sortons notre nécessaire de camping, notre bonne bouteille de vin offerte a noël par Wayne et Annie, et nos fameuses pâtes en Cœur car ce soir…c’est notre Saint Valentin !



Nous conclurons cette soirée spéciale en se couchant sur la plage dans nos sacs de couchage avec la lune qui veille sur nous…mais malheureusement pas une seule étoile ce soir…
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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 04:18

Un peu de culture sur…

Broome

14 000 Habitants
Western Australia


    Généralités

Cette petite ville de la côte Ouest, se définie par les couleurs chatoyantes de la terre rouge, du bleu turquoise de l’océan Indien, du sable blanc de la plage, et des multiples nuances d’une grande palette colorée pour les couchers de soleil.

Broome était un centre perlier dans les années 1880 établi par les Japonais. Cette activité a très vite attiré les commerçants Chinois et les hommes Malais qui plongeaient aux cotés des aborigènes. Ceux-ci étaient kidnappés pour travailler sur les bateaux. Malheureusement beaucoup étaient victimes d’attaque de requin.
L’activité perlière a connue son apogée au début du XXème siècle alors qu’elle fournissait 8O% de la nacre mondiale. Aujourd’hui, la culture des huitres perlières, a remplacé la plongée en mer, beaucoup moins dangereuse et beaucoup plus rentable.


    Qu’avons-nous fait ?

        Cable Beach la journée


Décrite comme l’une des plus belles plages d’Australie, elle ne nous qu’à moitié séduite. Néanmoins, c’est ici que nous nous sommes baignés pour la première fois dans l’océan Indien et ce dans une eau à 30°, puis probablement la dernière fois dans l’océan en Australie.


 
Enfin, là sur cette photo, l’eau n’est que à 28°  et en plus les sauveteurs venaient de trouver une méduse dangereuse !


        Cable Beach le soir


Tous les soirs, cette immense plage offre un magnifique coucher de soleil dans l’océan. 



Vous pourrez même faire le réputé tour de chameaux le long de la plage sous le soleil couchant pour le plus grand plaisir des photographes amateurs et professionnels.




C’est également sur cette plage que nous avons fait la connaissance d’Andrew et de sa fille Pippa. Ils nous ont donné notre première leçon de  Boomerang.
La soirée s’est donc terminée, une bière à la main à tenter de déchiffrer le ciel de l’hémisphère Sud.





        Gantheaume Point à marrée Haute

A 7 kms au sud de Broome, à la fin de la plage de Cable Beach, vous pourrez découvrir le vieux phare (sans trop d’intérêt), mais la pointe est tout simplement magnifique.
L’érosion a sculpté ces falaises de sables colorés. Les couleurs sont incroyables. Promis, il n’y a aucune retouche Photoshop !










        Gantheaume Point à marrée basse



Nous avons eu la possibilité d’être à Broome lors d’une grande marrée, ce qui nous a permis de découvrir les empruntes de dinosaures vielles de 120 millions d’années, en compagnie de Pippa.
Non signalées, elles sont difficiles à repérer et même lorsque vous en avez trouvé une, vous restez dubitatifs sur l’authenticité de l’emprunte. 



Bref, nous nous attendions à voir quelque chose d’incroyable et d’insolite, au final, juste quelques petites traces et même pas grandes, dans de la roche… On profitera tout de même d’un joli coucher de soleil.






Nous avons emprunté le chemin de poussière longeant la côte afin de rejoindre la jetée.




        Le wharf

Cette grande jetée fait le bonheur des pêcheurs… Et pour la première fois, un pêcheur australien nous a fait mentir en attrapant un gros poisson !  Pas facile de le sortir de l’eau car les requins, qui tournoyaient dans l’eau avaient bien décidé de s’emparer de la prise…


Les pêcheurs au filet, quant à eux, se trouvaient ravis depuis la plage.



        Les cimetières

Il est vrai que c’est un  peu étrange que de visiter des cimetières; mais ceux là font parti de l’histoire de Broome.
Le cimetière des premiers colons…


Puis le cimetière japonais qui regroupe 919 tombes, essentiellement celles des plongeurs de perles.




        Le Sun Picture


Le plus vieux cinéma en plein air du monde. A l’origine, c’était un bazar asiatique, mais en 1916, il fut vendu et son nouveau propriétaire en fit un cinéma de 500 places.
Nombreux habitants venaient alors regarder les films muets. Puis en 1933, le premier film parlant a été diffusé.
C’est un de ces cinémas où tu regardes les stars du grand écran allongés dans un transat et sous les étoiles…




        Le Mac Do


Encore une fois, Oncle Ronald le kidnapeur d’enfant sera notre plus grand allier dans la course folle à la mise à jour du blog avec son wifi gratuit. Une colonie de Backpacker comme nous,  squatte sans répit la terrasse du Mac Do avec pas même une glace consommée.
Notons tout de même que si vous venez manger quelques fruits de mers à Broome, il faut apparemment éviter le Black Pearl Restaurant !!!




        L’office de tourisme


C’est la première fois que nous voyons un office de tourisme  qui fait payer toutes les informations ! Pour connaitre les adresses et les tarifs des campings, c’est un dollar. Des informations sur la Péninsule de Dampier ? Pas de souci, c’est 3 $ !
Bien décidés à ne pas payer pour obtenir des informations, nous sommes revenus une, puis deux, puis trois …fois, et ce jusqu’à ce qu’à obtenir les renseignements désirés ! Non mé dites donc !


        Town Beach


Quel plaisir tous les matins lorsque nous prenions notre petit déjeuner devant un tel décor. Palmiers, animés par le vent, eaux turquoises, rochers rouges… Superbe !
Rien de tel pour commencer une bonne journée de voyage.







        Le Moon Staircase ou l’escalier de la lune


Phénomène naturel qui se produit deux fois par mois, lorsque le reflet de la pleine lune sur la vase à marrée basse donne l’illusion qu’elle grimpe un escalier.
Pippa, nous a indiqué un lieu connu que des locaux pour ,profiter de ce spectacle. Nous étions donc loin des touristes, assis sur notre petite chaise de camping, surplombant la plage. C’est un verre de vin à la main, que nous avons salué l’entrée de la lune. Elle devait faire son entrée à 6h00, mais elle devait surement avoir le trac, car elle s’est fait un peu attendre. Puis, un auréole orange colore un peu le ciel noir et la lune. Enorme… Orange… Magnifique. Et le spectacle commence, elle monte lentement vers le ciel et au fur et à mesure, l’escalier apparait…
Moment magique.





        Le old Broome galery


Ahhh…un simple nom pour nous tout au début…mais un lieu unique pour moi.
Cette galerie tenue par Paul, se situe dans une ancienne prison aborigène.  Vous avez dans chaque cellule des peintures et des objets d’artisanat qui peut être comme nous, vous séduirons. . Ma douce et tendre me fera le plus beau des souvenirs de ce voyage…MERCI MERCI MERCI mon Cœur !!!!!!





Broome est donc une petite ville tranquille où il fait bon vivre. Vous avez le sentiment d’être perpétuellement en vacances, ce qui est fort agréable même si vous vous avez l’impression de n’avoir rien fait de vos journées… Juste pris le  temps de vivre…


ET...
Bons Anniversaires à Souphy et la Breillouze !

                                
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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 03:28
29 & 30 Avril 2009

Je n’ai pu résister à l’envie de vous mettre ce coucher de soleil, qui nous a éclairé notre route de mille et une couleurs la veille de notre départ pour les Bungle Bungle. Je ne sais combien de fois je me suis exclamé que le ciel était magnifique !


C’est tout sourire que nous entrons  dans le parc de Purnululu après avoir réveillé nos voisins de camping…. (cf petits pépins et gros noyaux).  Oui Purnululu…pas facile a dire hein  mais c‘est bien son nom?! D’ailleurs, il y a bien des théories sur son origine, mais rien de bien certain. En tous les cas cela n’a rien avoir avec toi Lulu !


Tout d’abord, c’est 53 kms de piste qui nus attendent. 53 kms pendant lesquels nous ne cesserons d’être béats des paysages alors que le soleil se réveil doucement. Des mélanges de couleurs propres à cette région des Kimberleys.



Ce parc est à proximité d’une grande ferme d’élevage de têtes de bétailles…que nous croiserons bien sûr au milieu de la route…Parfois aussi, les herbes sont brulées pour les raisons que vous connaissez désormais et ne laissent apparaitre que les immenses termitières.


La route est superbe mais très mauvaise; alors pour ces deux raisons, nous mettrons deux bonnes heures pour nous rendre au centre des visiteurs. Nous prenons notre passeport pour les deux jours que nous passerons ici et la nuit de camping puis filons au Sud du parc pour nos visites de la journée. 2 marches de 3 heurs chacune.

L’arrivée nous laisse sans voix. Un paysage tout a fait inhabituel que nous avons vraiment hâte d’approcher de plus près…


Hue, au gallot Troopy !


Aller chaussures de marches, chapeaux et beaucoup beaucoup d’eau  et nous voilà partis dans les méandres du parc !

Nous entamons le Piccanniny lookout: un point de vue sur les Bungle bungle en passant par le  Dôme walk. L’endroit est tout simplement splendide. Nous marchons au milieu de ces formations rocheuses, que j’avais vulgairement appelé des gros cailloux, refusant de faire 1000 kms rien que pour ça. Mais nous avons changé notre itinéraire pour venir dans les Kimberleys, et je ne regrette absolument pas d’être dans ce lieu vraiment unique.

Ces gros cailloux donc ont été formés il y a 20 millions d’années par l’érosion d’une couche sédimentaire de sable de 360 millions d’années. Ces formes arrondies sont dues aux vents et aux  grosses pluies. Et les couches de couleurs, aux oxydations au contact de l’air et de l’eau. A l’intérieur de cette roche friable, le sable est d’un blanc pur.




Voilà pour le cours de géologie…*

Nous marchons au milieu de ces formations inhabituelles et ce pour le plus grand plaisir de nos sens.








Nous arrivons facilement au bout du lookout, ravis d’avoir marché sur un vrai sol dur et non pas sur les gros cailloux instables d’El Questro.



(Quoi ?! Seulement 5 lignes pour parler d’une de mes rando préférée…ça va pas ça. Marcher au travers des Bungle Bungle vous procure une sensation vraiment incroyable : C’est comme si vous étiez montés  dans une machine à remonter le temps. Tout est si calme… seule souffle une petite brise… Du rouge,  du jaune, du marron, du orange et même du blanc colorent de stries ces formations rocheuses qui se dressent majestueusement dans le paysage. Et le lookout… Incroyable ! J’avais l’impression d’être devant un décor de cinéma. Tout était parfait… on imaginait aisément Bip Bip et le coyote s’adonner à une folle course poursuite !
Pour moi, le parc de Purnululu est un de ces endroits magiques qui réveillent ton âme d’enfant.  Juste sublime… )

Pas besoin de Purnululu pour réveiller ton âme d’enfant…t’as déjà Ruby que tu prends pour une marionnette ! Haha !

Nous entamons la seconde marche, Cathedrale Gorge, où nous passons entre des falaises sur 1 km et à l’autre bout, une véritable salle de concert, à l’acoustique résonnante !





De retour chaudement à Troopy, l’horloge de ce dernier nous indique qu’il est encore tôt. 2 solutions : soit ils ont calculé le temps de marche d’un aveugle à cloche pied, soit ils les sur-évaluent pour que nous prenions une nuit de camping ! Car ce parc est en fait faisable en une bonne journée; mais vous ratez du coup le coucher de soleil sur les roches ocres et c‘est bien dommage !

Toutefois, nous filerons au camping où nous lézarderons tout l’après midi, prenant bien le temps de déjeuner, car il faut que nous mangions rapidement un kilo de nuggets, plus 2 kilos de bœuf, plus 1 kilo de poissons panés qui ont été congelés à El Questro.


…humm bon appétit !  Hé bah c’était trop bon…mais désolé le Kukaburra, y a rien pour toi.


 Nous ne manquerons tout de même pas le superbe coucher de soleil près de notre Walrdi campsite sur ces rochers façon Uluru.







Alors vous voyez que c’était pas de la nioniotte !

Après une nuit calme et surprenamment fraiche, nous partons au Nord du parc pour faire le restant des marches. Nous croisons un groupe d’aborigènes qui a bien amorti la location du pick up !!!


Nous apprendrons ensuite qu’ils sont venus se retrouver dans cet endroit d’importance spirituelle, pour une réunion. Les hommes d’un côté et les femmes de l’autre.

La marche de mini Palms Gorge nous conduit entre les palmiers et les rochers à une énorme cave.


Certains palmiers ont tellement eu peur des inondations, qu’ils sont allés se percher bien haut !


Mais avant cela, un test naturel pour savoir si vous n’avez pas abusé du Donut…



Un test passé haut la main par ma louloute héhé ! Moi c’est juste les pectoraux qui coinçaient mais je le dis pas ça ferait prétencieux…lol



Cette cave donc est immense, mais rien de fou non plus.

La seconde marche est beaucoup, beaucoup plus excitante, car vous commencez par un petit lookout…



…puis vous marchez dans les couloirs d’un mètre de large et quelques 250 mètres de haut ! Au dessus de votre tête, les lumières du soleil se fraient un chemin à travers les roches et en se reflétant contre les parois. Seul un rayon pénètre directement cette galerie sombre éclairant votre route. Ces couches de lumières forment toute une palette de tons rouges à orange réchauffant chacun de vos pas.

Nous voici donc tel Indiana Jones, à la poursuite de belles images (sauf que lui il aurait eu un pied pour prendre ces satanées photos grrrrrr) !




Mais pas de quête sans piège, alors gare à vous car au dessus de votre tête…



…haha encore raté le coyote ! Bip Bip !

Notre autre récompense, ce sera ce magnifique déjeuner à l’ombre (avec au menu…encore de la viande hachée !
Aller courage plus que 1 kg !) avant de reprendre, la route inverse sur le chemin chaotique entre les termitières.



Nous revoilà sur du goudron du vrai, presque triste d’avoir quitté l’essence des Kimberleys. Allez, plus que 800 kms et demain on sera à Broome.





   
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 05:33
Du 21 au 28 Avril 2009

Nous voilà donc membre du staff de El Questro Wilderness Park pour une semaine. 4 heures de travail par jour et repos le samedi et dimanche… Que demander de plus ?!
J’ai été nommée responsable en chef  du jardin… Autrement dit, je devais faire la guerre aux mauvaises herbes et autant dire qu’après une saison des pluies, ce n’est pas ce qui manque ! Réveil matinal pour éviter les grosses chaleurs, j’ai remis au goût du jour ce grand jardin…
D’abord autour des citronniers, puis des bananiers, puis du Ginger et finalement sur les parterres. Aucunes mauvaises herbes n’ont résisté à ma main de fer dans un gant … de coton !



Le dernier jour, Joe a  renforcé mon équipe, avec Alex, un autre woofer américain vivant également en Belgique qui avait eu la bonne idée de passer son passeport à la machine !


Un petit coup de tondeuse, histoire de rafraîchir un peu la pelouse…


Mon cher et tendre, quant à lui, avait rejoint l’équipe de maintenance la plus désorganisée d’Australie, pour le montage des tentes avant la haute saison. Un boulot facile, mais épuisant car rien n’était fait pour rendre ce travail aussi simple qu’il n’y paraissait. Taille de tente différente, personnel absent … ou planqué ! (devise australienne : « look busy » parait débordé), équipement cassé et des délais raccourcis… Bref, dur dur !



Le soir, je complétais ma journée de travail auprès de Maggie, la cuisinière. Une dame d’une cinquantaine d’années, un peu folle, qui n’entendait que ce qu’elle voulait!
Du coup, une heure de travail se transformait souvent en deux ! Mais c’est aussi par ce que je le voulais bien. Vaisselle, dressage d’assiettes et un bon coup de nettoyage avant de rejoindre notre chambre climatisée.


Voila donc notre travail pour cette toute petite semaine de 20 heures à peine.
Nous avons plus eu l’impression de passer notre temps à manger et à découvrir la région plutôt que de travailler !

Nous avons donc profité de notre temps libre pour randonner.

Amalia : Kimberley nous voilà !

Première ballade de 3,4 kms en compagnie d’Alex. Nous avons découvert cette gorge plutôt facile d’accès,  se terminant par une cascade dans laquelle on peut se baigner.





Sur le chemin du retour, nous avons croisé un drôle d’oiseau digne d’une bande dessinée…


Ce premier aperçu des Kimberleys laissent présager de bonnes marches bien rocailleuses…

Le lendemain, c’était déjà notre « day off », car nous avions négocié avec Karen notre chef, une journée entière de repos en échange de 4 heures le samedi. Objectif de cette journée, effectuer  la sportive  randonnée de El Questro Gorge.

El Questro : Je t’ai dans la peau !


6,8 kms d’escalade dans une gorge magnifique. Les premiers kilomètres se font assez facilement; des planches de bois sont mises de manière à éviter de se mouiller les pieds et même lorsqu’on doit traverser un petit cours d’eau, il est facile de passer sur de gros rochers…



Puis ca se complique un petit peu. Des cailloux partout qui rendent la marche complètement instable.


Ensuite, ces petits cailloux se transforment en gros rochers à escalader !


L’eau est toujours présente au fond de la gorge… Nous passons donc plusieurs petites cascades.



Plus nous progressons dans cette gorge, plus le niveau se complique. Nous sommes maintenant obligés d’utiliser nos mains pour continuer à avancer sur certaines portions…


Lorsqu’on ne doit pas se mouiller complètement pour traverser les piscines naturelles…



Mais tout cela est plutôt amusant, car vraiment inhabituel.

Puis la grosse frayeur ! Un gros rocher s’est détaché de la paroi alors que John grimpait. Il est retombé sur ses pieds, mais moi, j’étais en dessous à près de 2 mètres de hauteur… ATTENTIOOOONNNN !!! Heureusement plus de peur que de mal, j’ai réussi, en partit, à éviter la pierre… Juste une grosse cicatrice sur le bras… Plus de détails dans « Petits pépins et gros noyau ».


Bon allez, ce sont les risques du métier, on ne va tout de même pas faire demi tour si près du but !

Quelques acrobaties plus loin, nous atteignons le fond de la gorge. C’est super joli…  Une cascade avec une petite piscine rien que pour nous, pour nous récompenser de tous ces efforts…




Troopy lui aussi devra se mouiller les baskets pour traverser les petits ruisseaux qui coupent la route.


De retour au campement, une bonne douche puis un petit pansement et…. A Table !


Le soir, nous profitons que je  n’ai pas de coup de main à donner à la cuisine pour aller voir le coucher du soleil via Saddleback Ridge.

Saddleback track : vive le 4x4 !


Un chemin de 4x4 réservé aux experts, mais que tout le monde nous conseille avec notre cher Troopy.

Mode 4 roues motrices et Low range enclenché et c’est parti. Le chemin est superbe et au fur et à mesure que nous prenons de la hauteur, nous découvrons les Kimberley…


Au final, la piste n’est pas si difficile, il faut juste rouler doucement. Mais pas de problème étant donné que je cours devant pour prendre les photos !


Après 20 minutes de conduite, nous arrivons bien à l’heure pour profiter du coucher de soleil.




L’endroit est paisible et de toute beauté.


Le  samedi, nous travaillons comme convenu le matin puis l’après midi, nous faisons la croisière sur la rivière Chamberlain.

Chamberlain : a glass of champagne !

Cette croisière nous a été gracieusement offerte par El Questro Wilderness Park, alors, on ne va surtout pas s’en priver… Même si on ne raffole pas des tours.

Nous voilà donc à bord d’un petit bateau métallique qui descend la rivière à une allure digne d’une personne du 4ème âge ! Heureusement les animateurs sont charmants et surtout hilarants ! La gorge est très jolie sous ce soleil couchant…




L’eau est tellement calme que l’on a l’impression que c’est un miroir.



Les choses intéressantes commencent lorsque nous atteignons le bout de la rivière, du moins celui accessible en bateau.
Nous faisons la connaissance des poissons cracheurs ! Oui oui, vous avez bien lu… Ces petits poissons vous crachent dessus! Et c’est qu’ils visent  bien en plus !


Nous avons également aperçu les fameux barramundis, ces gros poissons qui font la fierté des pécheurs.

Pour nous remettre de nos émotions (et oui, il ne faut pas oublier que c’est une croisière pour les retraités… ), l’équipage nous offre un verre de champagne, puis deux,  même trois ! Etonnamment, le retour sera beaucoup plus rigolo !

Noter tout de même que certaines personnes ont coupé le champagne avec du jus d’orange !!!! On aura tout vu !

Notre petit bus de touristes nous attend bien sagement sur la berge.


Nous avons donc bien débuté notre soirée ! A la mode australienne. Tous les samedis soirs à El Questro, un grand barbecue est organisé avec spectacle de lasso et musiciens. Une soirée à ne pas manquer… Encore une fois aux frais de la princesse !


Le lendemain dimanche… jour de repos… et oui encore !
Nous en profitons donc pour effectuer la randonner de Champagne Springs.

Les sources de champagne : similaire au bagne


9,6 kms de quazi torture avant d’arriver à un petit coin de paradis. La marche est très jolie, mais horriblement longue du fait du terrain inapproprié à la marche. Cailloux pointus, sable, galets et même marche à travers des herbes irritantes le tout sous un soleil de plomb.


A mi chemin, nous profitons de l’ombre d’un baobab vieux de 1000 ans avant de repartir.


Il fait tellement chaud que nous devons re remplir nos gourdes. Tels de vrais aventuriers, nous utilisons l’eau du ruisseau…


Et c’est reparti… On va l’atteindre ce paradis !


Et là, comme un oasis en plein désert, nous croisons la première cascade… nous regardons sur la carte… Allez plus que quelques centaines de mètres avant de plonger dans une piscine naturelle.


Puis la seconde… Enfin !


Impossible de rester pieds nus, tellement la roche est brulante… Alors plouf !


Nous profitons d’un massage naturel bien mérité !



Cette marche fera partie des plus difficiles que nous aurons fait jusqu’alors…
Heureusement que nous ne travaillons pas ce soir… On est claqués au retour à la base.
Joe se fera une bonne assiette de glace  à la vanille et Milo pour se requinquer.


Mardi…
Jour du départ.
Nous nous renseignons sur le prix du tour en hélico… arg ! tentant… Mais on doit y aller… A voir au retour…


Tout est de nouveau bien rangé dans Troopy et on repart sur les routes… Toutefois on ne va pas bien loin car nous nous arrêtons aux Zebedee Springs.

Les sources de Zebedee : Ca c’est le paradis !

750 mètres de marche possible en tatanes pour atteindre un vrai spa naturel ! Le pied ! Tout est agencé d’une telle manière que l’on a l’impression que l’homme est passé par là pour créer ce petit coin d’harmonie. Nous sommes restés plus de 2 heures dans une eau naturellement chauffée à 32°…
Le bonheur !

Puis retour dans Troopy pour découvrir le dernier endroit qui fait la renommé de ce parc.

Emma Gorge : un petit tour et puis s’en va.

1,6 km de marche pour atteindre une cascade avec une piscine d’eau cristalline.



La baignade Est-ce qu’on peut dire très très revigorante ! L’eau est particulièrement froide… Peut être même la plus froide dans laquelle nous nous sommes baignés en Australie… Mais l’endroit est magnifique. Désolés, impossible à prendre en photo du fait des ombres et lumières.


Voilà, il est temps pour nous de quitter le parc de El Questro pour découvrir celui de Purnululu.
Une dernière photo de Troopy avec un baobab et c’est reparti pour 5 heurtes de route.

          

      
 
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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 02:39
Du 20 au 21 avril

Nous avons quitté quelques temps le Northern Territory au profit de l’état du Western Australia. Depuis le début de notre voyage, de nombreux australiens nous ont fortement conseillés, voir même presque obligés, d’aller visiter les Kimberleys.
Alors nous revoilà sur les routes en direction du dernier état de ce pays magnifique.
Quelques kilomètres avant la zone de quarantaine, nous nous cuisinons nos dernières tomates et surtout dégustons de savoureuses poires au miel; nouvelle recette car ces produits sont interdits à la frontière !
Le Western Australia a en effet une zone de quarantaine presque aussi rigoureuse que la Tasmanie, sauf que nous y étions moins bien préparés, car nous l’avons seulement appris la veille. Nous laisserons donc au charmant douanier un bon kilo de pommes de terre et quelques oignons… Snif !


Et dire qu’il ne va même pas en profiter de crainte que nous y ayons injecté du poison ! Ah pas bête ! Je n’y vais pas penser… A méditer pour la prochaine fois !

Bien en règle, nous partons à la découverte de ce dernier état…


La végétation est déjà différente puisque nous croisons notre premier baobab.


Ainsi qu’une grue cendrée ! Je connais le nom de cet oiseau migrateur puisque j’ai fait un exposé dessus alors que j’étais en primaire !


Nous arrivons à la première ville: Kununarra. Direction l’office de tourisme pour se renseigner sur les  Kimberleys. Nous apprendrons que c’est une région qui se découvre à travers le très prisé chemin de 4x4 : la Gibb River Road. Il y a juste un problème, c’est que cette fameuse piste est fermée suite aux inondations ! Pratique… Elle doit ré ouvrir d’ici peu, mais cela ne veut absolument rien dire.
Ok, on ne va pas se laisser abattre et on se renseigne sur les autres centres d’intérêt de la région.

El Questro. Ce nom nous est plus ou moins familier car des français croisés à Darwin nous avaient conseillés ce petit coin de nature.
Les prix pratiqués dans ce parc privé sont un peu élevés, mais nous n’avons pas fait plus de 700 kilomètres pour s’arrêter là.
Nous avons un peu de temps à passer dans les parages en espérant que la route soit de nouveau praticable. Je jette donc un coup d’œil sur le livre de woofing et Bingo ! El Questro cherche des woofers ! Ni une ni deux, on prend la route et on demandera sur place s’il y a un poste pour nous.

Nous dormirons sur une aire  de repos juste avant l’embranchement du début de la Gibb River Road. Nous partirons au lever du jour lorsque la lumière sera parfaite pour les photos.


Un panneau annonce la présence des road trains; ces immenses camions à 3, 4, voir même 5 remorques qui soulèvent un nuage de poussière impressionnant.


Le paysage est magnifique, complètement différent de ce que nous avons vu jusqu’alors. Et sous cette couleur d’or, on craque !



Nous nous arrêtons presque tous les kilomètres pour prendre des photos. Alors que John m’avait déposée sur le bas côté de la route le temps de faire un demi tour pour que je puisse prendre Troopy en photo, je tente de photographier une vache à côté d’un baobab. Mais celle ci se met à courir… Oh oh ! Au loin, j’entends le grondement sourd d’un camion et puis un énorme nuage de poussière… Oh oh pas bon pour moi… un road train ! Je range l’appareil photo, prends une bonne inspiration et attends que ca passe. J’ai dû attendre plusieurs secondes avant de voir à nouveau mes chaussures !

Zut, John qui arrive !


Au final, elle sera pas mal cette photo avec cette poussière environnante !

Le track est toujours en réparation, car les grosses inondations de la saison des pluies ont emportées des pans entiers de route.
Nous avons d’ailleurs croisés de très près un camion de travailleurs qui à même offert une douche gratuite à Troopy !



Nous atteignons le panneau de El Questro Wilderness park… On approche, on approche !



Mais nous roulons toujours aussi doucement; nous ne nous lassons pas de ce paysage grandiose.


Cette fois ci, c’est moi qui suis au volant et c’est Joe qui se mouille les pieds !



Pour notre plus grand plaisir et celui de Troopy, nous avons dû traverser plusieurs petites rivières, bien que nous sommes désormais au début de la saison sèche.


Nous arrivons finalement à la station Township.


Livre de woofing à la main, nous allons nous présenter, habillés de notre plus grand sourire. Besoin de woofers  pour une semaine ?
Une semaine ? Parfait !
Et voilà en moins de 5 minutes, nous nous retrouvons avec un toit, un vrai lit, une machine à laver, une salle TV et surtout… Une cuisinière qui nous préparera de bons petits plats !





Hum, je sens que l’on va bien se plaire ici …




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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 01:16
Samedi 18 avril

Après  un bon petit déjeuner, nous commençons la journée par une très brève marche pour découvrir le lookout de Bukbukluk. Ruby a fait des siennes ce matin là et a réclamé voir même exigé de venir avec nous sur cette petite marche. Comment résister à cette adorable bouille ?



A peine 20 minutes plus tard, nous voilà enfin sur la fameuse piste de 4x4 qui nous conduira à l’endroit magique de Gulnom.

Cette piste est agréable et plutôt de bonne qualité; à telle point que certaines voitures normales peuvent l’emprunter en roulant doucement. Mais c’est toujours mieux avec un 4 roues motrices et d’autant plus avec un Troopy !


Nous roulons vitres fermées tellement nous soulevons de la poussière sur notre passage.


Avant d’arriver à destination, nous faisons une petite halte pour découvrir Yurmikmik lookout. 5 kms A/R pour un point de vue sur le parc qui  nous donne le sentiment que le temps s’est arrêté. On entend presque les cow boys à cheval, ou les aborigènes travailler la pierre pour se confectionner un outil…




Allez, retour sur la piste où nous filons à toute allure (70 kms/h) vers la cascade de Gunlom.


37 kms plus tard, et un bon moment de détente au camping, nous découvrons la cascade.



Jolie, mais nous ne nous y attarderons pas, car nous voulons absolument la découvrir d’en haut.
Une bonne ascension plus tard, nous arrivons au Paradis…


Nous plongeons dans une piscine naturelle à débordement… délicieux ! L’eau est d’une clarté surprenante mais surtout, nous avons une vue imprenable sur tout le parc, alors que l’on est en train de se baigner !


C’est tout simplement magique…


Un ensemble de petites cascades crée plusieurs petites piscines privées… C’est le pied; nous sommes quasiment tous seuls dans ce lieu si magnifique…



Nous nous amusons comme des petits fous…



Jusqu’à ce qu’il nous arrive un « petit pépin et gros noyau »… et oui encore un !

Il commence à se faire tard, donc encore une dernière photo et repartons.


Nous montons  un tout petit peu, juste pour voir la partie haute des piscines naturelles… Tout aussi joli…


Voici une photo des rochers; ils sont de différentes couleurs. Ces roches sont collectées par des tailleurs de pierres qui en font de très beaux objets de décoration…


Sur le chemin du retour, nous reprenons encore une photo de la vue… Dire que l’on se baignait tout à l’heure devant ce tableau !


De retour au camping, nous  préparons notre diner : pomme de terre au feu… Yummy!


Et voilà, notre séjour à Kakadu touche à sa fin. Ce fut 4 jours pleins de surprises et de beautés. Nous comprenons mieux maintenant pourquoi les aborigènes chérissent tant cette terre pourtant si hostile…



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Published by Anne & Joe - dans Northern Territory
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