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Qui Voyagent ?


"L'homme qui veut s'instruire doit lire d'abord, et puis voyager pour rectifier ce qu'il a appris.”
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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 03:52
Du 27 au 30 mai 2009

Cela fait 4 jours que nous patientons autour du gros rocher sans l’approcher car le temps n’est pas de la partie, mais ce matin, on craque !
Alors zou, on va prendre notre pass; de toutes les façons, toutes les prévisions sont mauvaises.

Nous voilà donc en possession de nos billets d’entrée valables 3 jours à Uluru et Kata Tjuta National Park. Je suis étonné que le prix soit le même pour des 4x4 que pour ceux qui circulent à vélo… C’est tout de même beaucoup plus écolo.
Au final, c’est 25$ par personne quelque soit ton moyen de locomotion.

Nous nous rapprochons donc du gros rocher « rouge ». Cet immense monolithe est présenté comme le plus gros du monde mais n’est en réalité même pas le plus grand d’Australie ! Il se dresse tout de même à 348 mètres au dessus de la plaine et sa circonférence est de 9,4 kms. Massif non ?
Au fur et à mesure que nous nous approchons, sa masse impressionnante nous interpelle.

Nous commençons la journée par une visite gratuite guidée par un ranger à la Mala Walk. ( C’est le nom d’un petit marsupial trop craquant malheureusement aujourd’hui éteint de la vie sauvage…)
Durant 1h30, nous sommes familiarisés aux uses et coutumes de la communauté aborigène locale : les Anangus


Bien qu’aujourd’hui plus modernes, leurs cultures sont toujours très encrées à Uluru et son environnement. Durant la visite, nous découvrons également des trous d’eau. Dommage, nous avons raté les chutes d’eau qui jaillissaient du rocher lors des grandes pluies. Du coup, nous qui croisions les doigts pour qu’il fasse beau, nous les avons recroisé pour qu’il pleuve à grande eau !


Nous entamons ensuite le tour du monolithe. Certains sites ont une importance très spirituelle pour les aborigènes, qui y pratiquent encore des cérémonies. Il est donc formellement interdit d’y pénétrer et de les photographier, mais nous n’avons pas manqué de les observer avec plaisir.

Une grande éclaircie nous a rejoint… ce qui nous a fait le plus grand bien car c’est là qu’Ayers Rock (Uluru) se révèle vraiment.







Le tour du rocher nous a fait faire une bonne marche de 2h30 à pas pressés, car le ciel s’est chargés de gris et les orages menacent.









Du coup, on ne sait plus quels doigts croiser !!

Retour un peu crevés à Troopy et direction l’office de tourisme, non pas pour ses chaises manquantes et ses BBQ cassés, mais pour un déjeuner bien mérité.


L’après midi sera consacrée à la visite du musée aborigène du parc. Les panneaux explicatifs fascinants sont situés dans un décor aborigène typique. Nous prenons bien du plaisir à parcourir le long couloir en forme de serpent.
Ce parc d’une étendue de 1325 kms² est désormais géré par lle gouvernement et les anangus; mais seules 20% des recettes leurs sont versées. Les aborigènes doivent travailler conjointement avec le gouvernent pendant 99 ans, date à laquelle ils récupèreront pleinement la possession de leurs terres.

Nous finissons la visite en feuilletant le livre qui regroupe les lettres des voyageurs des 4 coins du monde, qui ont pris un bout de rocher ou de sable, et qui sont désormais persuadés d’être maudit depuis leur larcin
Ils se repentissent donc en renvoyant le caillou pour qu’il soit remis à sa place. Certains envoie nt même ds photos très précises du lieu où doit être restituée la pierre.

Un poste de ranger vous aidera à répondre à la question qui est dans l’esprit de tous les visiteurs : vais-je grimper Uluru ?
En effet, un chemin abrupte vous permet d’accéder au sommet du rocher.


L’histoire veut que ce sentier soit emprunté par les anciens de la tribu depuis des générations et requière donc une importance spirituelle pour les anangus. C’est pourquoi ils vous demandent de ne pas monter Uluru.
Si l’aspect spirituel ne vous émeu pas, sachez que la montée est dangereuse et nécessite une bonne condition physique. Depuis son ouverture, 35 personnes y ont laissé la vie soit par chute ou par crise cardiaque.
Et en haute saison, les secours peuvent intervenir jusqu’à 3 fois dans la même journée..
Dernière raison pour ne pas monter Uluru: l’irrespect des visiteurs. Effectivement, certaines personnes laissent trainer leurs déchets ou les lancent depuis le sommet, polluant la base du rocher et les trous d’eaux permanents. Ces derniers ont une importance vitale pour les tribus aborigènes nomades, comme pour les animaux.

Les aborigènes disent également : « la haut, il n’y a pas d’eau, ni d’abris , ni de nourriture. Alors pourquoi monter ? »

Nous avons enfin appris que 80% des asiatiques prenaient la décision de grimper; contre seulement 20% des européens, alors que quasi tous les australiens ont des clichés depuis le sommet du gros rocher.

Pour nous, la question ne s’est pas posée puisque la montée était fermée pour cause de pluie.

Nous partons finalement à notre campement dans le bush après avoir pris connaissance de la météo pour la semaine : pluie !

Désormais de vrais aventuriers, le froid, le vent et ces quelques gouttes de pluies ne nous font plus peur. Nous montons alors une petite bâche derrière le 4x4 sous laquelle nous dinerons comme si de rien n’était.


Le matin, peu de surprise sur le temps. La journée est consacrée à la visite des Kata Tjuta, les autres formations rocheuses du parc.


Anciennement appelés les Monts Olgas, elles ont retrouvées leurs nom aborigène, qui signifie « plusieurs têtes ». En effet, 36 dômes se dressent majestueusement 500 mètres au dessus du sol. Les anagues ne nous feront pas partager le Tjukurpa (dreamtime de ces lieux), car il n’est destiné qu’aux hommes initiés.


Nous nous rendons compte que plus on approche, plus les Kata Tjuta sont in photographiables car trop proches.


Même la plateforme prévue à cette effet est trop proche pour que tout rentre dans l’appareil. Nous entamons la première marche, une boucle de 7,4 kms. Je pense que le temps y ait pour beaucoup, mais pendant cette marche, rien ne nous impressionnera vraiment.









Du coup, nous faisons notre petit tour tranquillement mais sans même apercevoir un seul animal. C’est un peu décevant.

Ensuite, nous effectuerons rapidement la seconde marche, un aller retour au milieu des gorges dans lequel le vent pénètre et vous glace les os.


Cet après midi, nous retournons à Uluru et plus précisément à Mutitjulu waterhole. Un point d’eau plus ou moins permanant qui vous accueille dans un lieu totalement silencieux. Un véritable havre de paix dans lequel vous resté bien volontiers quelques heures à observer les oiseaux depuis le magnifique banc en bois.






La topographie des lieux résulte de l’affrontement de deux esprits serpents créant ainsi éboulements et crevasses dans la roche.

Sur la route du retour, nous observons une dernière fois cet immense rocher dont on peut aisément sentier la puissance. Nous passons tristement devant le point de vue prévu pour les coucher de soleil sans même y jeter un coup d’œil. En effet, ce ne sont pas les sunsets ou sunrise qui nous ont réellement occupés durant ces deux jours !

Nous quitterons donc les lieux demain matin après avoir regardé une dernière fois le temps.
Sur le retour, nous croiserons quelques uns des 1 million de dromadaire qui peuple le désert.


Au final, malgré les échos peu emballés que nous ont rapporté les voyageurs que nous avons croisés, nous avons senti en Uluru et kata Tjuta, un potentiel phénoménal de dépaysement. Dommage que nous n’ayons pu avoir du soleil pour apprécier pleinement ces lieux extraordinaires.

On a tellement roulé dans le désert que sans nous être rendu compte, nous sommes revenu en Bretagne. Allez la bigoudène, allez on se fait des crêpes ?!



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Published by Anne & Joe - dans Northern Territory
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commentaires

carine et mika 30/06/2009 18:33

malgres la pluie, vous voyez toujours d'aussi belles choses, les photos sont toujours aussi magnifique. Sympa le petit hommage a la bretagne, mais, je ne comprend pas pourquoi???? bisous bisous

Sophie 27/06/2009 17:32

oui, je comprends votre déception mais vos photos sont magifiques quand même.
GRos bisous
sophie, en mode déménagement

camille+et+jm 25/06/2009 16:02

On a vraiment trouvé ces photos super malgré le temps! on dirait que vous étiez sur Mars!!! Bisous et profitez bien de votre dernier mois là bas. Camille et JM.

Thulixm qui pétait la forme (qui a choppé une grosse crève) 22/06/2009 21:41

loooooooooooooooooooool

trop chouette la dédicasse BZH !!

Didine 18/06/2009 09:53

Kikooooo!
Nous avons eu tellement chaud à Uluru que ça nous fait tout bizarre de vous voir avec bonnets et pulls à capuche.... Incroyable!!!
C'est vrai qu'avec un peu plus de soleil les photos prennent tout de suite plus de couleurs... mais les photos avec nuages menaçants sont splendide également!!
Bisous à vous