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Qui Voyagent ?


"L'homme qui veut s'instruire doit lire d'abord, et puis voyager pour rectifier ce qu'il a appris.”
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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 01:29
- EPISODE 2 -

3ème  jour.

Réveil matinal après une nuit un peu venteuse. Le ciel se réveil lui aussi doucement et se colore d’or avant de laisser place à une journée qui s‘annonce superbe…mais sous le vent.
Nous repartons direction de la plage de Lombadina sur laquelle nous étions hier. Nous prenons notre petit déjeuner sous la paillote, que nous abritons du vent avec Troopy et une grande bâche. Le sommeil nous gagne, car dormir à la belle étoile sur la plage c’est romantique, mais pas très reposant.


Nous attendons patiemment que 13 h arrive pour partir à notre excursion Kayak. A coup de Uno, de lecture et d’écriture de blog, l’heure arrive vite. Sur le chemin du retour, nous sommes incapables de retrouver la sortie de la plage qui mène à Lombadina, et suivons des traces qui nous mènent à Djarindjin, une autre communauté totalement différente. Là où Lombadina semble certes peu vivante la journée, mais où c’est propre, les terrains entretenus et où chacun vague à ses occupations. Ici tout les déchets sont éparpillés à même le sol dans et devant toutes les habitations qui elles aussi semblent en piteuse état. Des enfants très souriants et mignons, mais bien crades jouent entre les carcasses de voitures et les canettes de bières rouillées. Où sommes nous ? Les gens n’en sont pas moins souriants, mais comment font-ils pour vivre dans une telle crasse ? Ils  n’ont enfin pas bien l’air débordés, marchant d’un pas las visiter d’autres habitations tout aussi précaires ! Nous sommes très surpris de la façon dont (sur)vit cette communauté qui s’apparente plus à un bidonville…mais ce qui nous laissera pantois, ce sera ces 2 grands panneaux à l’entrée de la communauté disant « gardez notre communauté Propre » et « Prix de la ville ordonnée »…Y a un hic…

Nous nous rendons donc à Lombadina, pour au final, revenir avec Robert et deux autres touristes Australiens sur cette même plage où nous avons passé la matinée. Nous nous équipons, mettons les kayak à l’eau…et nous avec.


La voici notre expérience aborigène. Nous souhaitons en apprendre plus sur leur culture et tentons de suivre Robert pour le harceler de questions, mais celui-ci est occupé a tenter de repérer une tortue ou une raie pour nous. Nous apercevrons cette dernière nager sous notre kayak. Elle ne s’apparente qu’a une tache d’ombre mais nous distinguons tout de même ses mouvements majestueux, car certes l’eau est claire, mais le vent brouille notre vision.


Nous arrivons à notre spot de snorkeling et tout le monde saute à l’eau avec masque et tuba, pour admirer la faune et flore marine locale. Pas de grande surprise, même si quelques gros poissons nous filent entre les jambes. Mais pas moyen de voir Némo.

Après ce bon bain, dans ces eaux turquoises, Robert part pêcher quelques huitres sur les récifs qui sortent de l’eau par cette marée basse. Je connais une pitite Bretonne qui se régale… Notez qu’il est difficile de faire huitre plus fraiche !


Nous remontons dans nos kayaks pour entamer le chemin du retour. Enfin NOUS montons dans les kayaks, parce que Jim,  l’un des touristes qui nous accompagnent, par son léger embonpoint passe par-dessus le kayak et retombe immédiatement dans l’eau. Il est trop difficile de nous retenir, alors un bon fou rire nous gagne…« mais non nous ne rions pas de vous, mais avec vous !» Sur le chemin du retour, nous demandons à Robert quelques explications sur la communauté voisine que nous avons visité à notre insu. Il nous explique que les règles de vie en son bien différentes qu’a Lombadina, voir totalement inexistante et que la communauté est laissée plus ou moins à l’abandon. Comme nous nous en doutions, nous apprenons que les communautés aborigènes vivant dans la péninsule de Dampier ne sont pas ici par ce qu’elles l’ont choisie. Comme beaucoup d’endroit en Australie, les aborigènes ont été chassés de leurs terres durant l’expansion coloniale et regroupées dans des régions qui n’intéressaient pas les blancs. Ce qui est le cas sur la péninsule de Dampier. Nous avons appris récemment, que la culture des aborigènes est liée premièrement à leur terre. En la leur enlevant, les colons ont enlevé aux aborigènes toute leur spiritualité, origine et parfois même toute raison de vivre. Robert nous explique que sa famille vivait autrefois à Broome. Mais que aujourd’hui il a son business touristique ici et qu’il s’en sort très bien.  Nous revenons à la plage pour remettre les kayaks sur la remorque.


A en croire la photo suivante, ça fait les muscles de ramer !


Au final, nous restons un peu sur notre fin, car nous pensions en apprendre un peu plus sur la culture aborigène, mais nous sommes content d’avoir fait un peu de kayak, c’est un très bon moyen de naviguer sur les eaux australiennes. Quant au snorkeling, pas de grosses surprises, surtout que ayant notre propre matériel et notre 4x4 nous pouvons venir sur le spot quand nous le voulons puisque qu’il se situe à quelques mètres seulement de la plage à marée basse. Mais on ne regrette pas ces bons moments.

Robert nous propose de prendre une douche avant le film dans la salle de bain généralement destinée aux accommodations pour les touristes. Ce que nous faisons sans trainer car la mer est particulièrement salée. Aller zou, direction  l’école pour le visionnage du film.

Lorsque nous arrivons, tous les jeunes sont réunis sur le terrain de basket. Plusieurs parties sont entamées sur les mêmes panneaux. C’est drôle de voir 2 même matchs sur le même terrain, mais nous restons pour admirer le spectacle en attendant que 4 pitchounes sonnent les cloches pour aller voir le film. Nous nous rendons donc dans la classe, prenons notre ticket d’entrée et recevons en échange un Killers Python ! Un nom effrayant pour une grande friandise en gélatine. Les enfants l’étirent pour en faire le serpent le plus grand possible, en se disant surement qu’en étant plus grand, il durera plus longtemps. Ou bien peut être pour faire une meilleure arme pour embêter son voisin devant pendant la projection.   Nous prenons place sur les bancs d’école, et petit a petit la classe se rempli de ceux qui doivent probablement l’animer déjà toute la journée. Le public est  donc très jeune et par conséquent très dissipé. Nous suivons donc d’un œil le film qui commence et d’un autre les enfants qui nous regardent intrigués en riant. Des blagues de « bébés Cadum » filent dans la salle , et les professeurs  un peu débordés séparent les agitateur des groupes dissipés, qui trouvent à leur nouveau voisin un autre complice a pitreries.  Le calme vient enfin pour que nous puissions suivre ce film où encore aujourd’hui nous ne savons quoi  en penser. Un vrai film australien avec des effets spéciaux des années 50 et une histoire d’amour « nian niante » . Nous sommes toutefois sûr d’une choses, c’est que lorsque nous rentrerons en France, nous ne tarderons pas a nous procurer le DVD, car nous visionnerons les paysages spectaculaires avec une grande émotion et nostalgie les ayants traversés nous même. De plus nous voulons absolument voir les bonus pour comprendre a quel degré doit être pris ce film ridicule.

Nous faisons la rencontre avec les professeurs, un couple venu de Melbourne enseigner ici pour 2 ans, ainsi qu’une famille venue elle aussi de Melbourne, et qui fait un voyage depuis 2007 s’arrêtant donner des coups de main dans les communautés alors que les enfants suivent l’école locale. Les Australiens sont vraiment surprenants et qui contrairement aux aborigènes très sédentaires, changent sans problème de vie et de région. 

Après le visionnage du film et quelques grimaces aux enfants, nous repartons de nuit sachant trop où dormir. En effet, nous ne voulions pas booker de camping, nous laissant l’opportunité de partager des moments avec une famille aborigène. Mais l’occasion ne se présentera pas, et nous filons tout droit sous notre paillote qui sera notre toit pour la nuit et dans nos sacs de couchage.



4ème Jour.

Réveillés par Monsieur le Soleil qui commence sa journée de travail, nous le regardons sous ses plus belles couleurs.


C’est donc les yeux encore tout fermés que nous nous dirigeons vers la plage pour une balade main dans la main au levé du soleil et le ramassage de coquillage avant que la marée ne les recouvre. Un décor magique que nous observons avec délice. Anne dit alors: « il ne manque plus qu’un dauphin et ça sera parfait. » A ce moment précis, le soleil éclaire de ses plus beaux rayons un aileron de dauphin qui vient pêcher dans la baie. INCROYABLE !


A quelques mètre nous s’agite donc dans l’eau ce dauphin qui prend son petit déjeuner pour notre plus grand plaisir.

Nous le suivons le long de la plage pour ne pas perdre une miette de ce moment intime, mais ce paresseux de flipper nous fera même pas de saut….leasy !

Lorsqu’il disparait, nous retournons à notre campement bel et bien réveillés, avec en prime encore des coquillages.


Aujourd’hui, nous retournons sur Broome, mais cette fois ci, nous ne manquerons pas nos arrêts comme à l’aller.
Le premier est Middle Lagoon. Un superbe lagon d’eau clair dans lequel nous avons prévu de faire du snorkeling. Comme dans toute les communautés, vous devez d’abord vous acquitter d’un droit d’entrée de 5 à 10 $/voiture pour la journée qui vous donnent accès à toutes les commodités du camping, comme le téléphone public d‘une modernité indiscutable….


Palmes, masques et tuba enfilés et nous allons nous baigner dans les eaux azurées du lagon derrière ces rochers. 


Nous verrons durant cette plongée quelques beaux poissons, mais surtout notre premier requin ! Un bon mètre vingt, déjà impressionnant surtout quand il est juste en dessous de vous, ce requin de récif est inoffensif tant qu’on lui fiche la paix…recommandation que nous avons bien sûr suivi à la lettre !
Après quelques minutes à l’observer, nous retournons à nos serviettes et sur le chemin croisons une grosses Stinger Raie. Plongée sympa donc, bien qu’au milieu de méduses que nous savons maintenant inoffensives puisque hier Robert en a prise une a pleine main sans savoir trop ce que c’était et n’a pas dit « aie »…c’est une méthode test comme une autre…

J’avais eu l’idée de géni de laisser la gourde au frais dans l’eau avant de partir…Pas folle la guêpe.


Sauf que à notre retour, la gourde gisait en plein soleil sur le sable presque déjà sec, ramené par les vagues et la marrée qui descendait…dommage !

Nous ne résistons pas à l’envie de déjeuner sous ces magnifiques paillotes typiques, alors nous ramenons nos nécessaires de cuisine et nous faisons une bonne salade de pâtes, tomates, feta et tomate séchées…arrosées d’huile d’olive et de vinaigre balsamique (et oui chacun de ces détail de confort à de l’importance pour nous)…


Nous profiterons également des douches avant de reprendre la route.

Dernier arrêt, Beagle Bay, connu pour son église datant de XXX dont l’intérieur est décorée de coquillages sous forme de mosaïques.




On peut trouver cela un peu kitch, mais à l’époque cela relevait surement d’une certaine prouesse technique et originalité. En tous les cas, cette église est visitée par tous ceux qui se rendent sur la péninsule. Nous serons très surpris de la présence de la couleur rouge qui orne certaines des arrêtes de la présente église. Une couleur peu commune pour un bâtiment religieux mais nous trouvons le résultat élégant surtout avec ce blanc pur qui nous rappel notre fabuleux voyage en Grèce

Aller, il se fait tard, et Beagle Bay annonce la fin de la route bitumée, alors c’est parti pour 100 kms de terre défoncée et sablonneuse. Un long trajet pour les nerfs quand tout se met a vibrer de partout dans notre Troopy adoré, mais qui se fait sous l’œil amusé des ânes sauvages.


Nous arriverons a Broome de nuit, passons faire un arrêt au Mc do pour relever nos mails et zou…au « lit » !

            

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Published by Anne & Joe - dans Western Australia
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commentaires

carine et mika 31/05/2009 14:46

a on retrouve notre petite bretonne a la peche, les origines reviennent au galot....
Bisous bisous les chouchous ( je vais regarder rolland garros)

Patrice 29/05/2009 11:48

J'ai envie de me baigner !! et de mettre mon masque
Bises Patrice

maman+jo 28/05/2009 23:07

superbe la photo de l'église coquillage,! on en mangerait! eh ! finalement, il faudra quand même y aller aux Maldives ne serait ce que pour nager en tenant la patte de la tortue géante !! petits veinards ! trop de beauté en quelques clics ! ça use ! allez je plaisante (pour ceux qui pourraient croire....) baisers Mamjo

Papa+&+Maman 28/05/2009 22:06

joli commentaire!

Bullwhip 28/05/2009 21:20

coucou !!
rien de tel qu'un bon requin pour nous rappeler que dans l'ocean, l'homme n'est pas chez lui !!

rien de tel qu'un dauphin pour nous rappeler que dans l'ocean, l'homme à des copains :)

magnifique tout çà dans une même page !
gros gros bisous